07 novembre 2009

Bavure de la chasse à Rochefort-du-Gard : peinard nulle part, viandards partout

CHASSE

Dimanche 1er novembre ; un temps de Toussaint. Peu importe, c'est toujours agréable de se promener dans la nature; et on constate, avec une pointe de mélancolie, que la lumière s'affaiblit, que le soleil, décidément, se refroidit, que ces feuilles splendides tombent comme nos ans... Salut, derniers beaux jours ! disait le père Lamartine.

Et ces deux femmes, qu'ont-elles ramassé, ce dimanche : des feuilles pourpres ou jaunissantes ? Des champignons ? D'ailleurs, trouve-t-on des champignons entre les rangs de pieds de vigne ?

Elle, 61 ans, a ramassé 5 plombs; dans la main, le torse et au visage.
Sa fille, 37 ans, a ramassé 16 plombs; au visage et dans une oreille.
Certains plombs sont si profondément incrustés qu'ils n'ont pas pu être extraits. Ce qui est dommage, tu en conviens,  empêchant ces femmes, par exemple, de passer une IRM s'il en était besoin.

Mais ces deux promeneuses ne tenaient pas spécialement à prendre du plomb dans leurs chairs.
C'est un chasseur qui s'est chargé de distribuer la ferraille.
Oh! ...Il ne l'a pas fait exprès, bien sûr...C'est entendu...C'est involontaire, il est désolé et patati et patata...
Il visait un perdreau. Il a touché deux femmes.
Qui se promenaient gentiment dans les vignes, chemin de Bel Air, du côté de Rochefort-du-Gard.
Chapeau bas l'artiste.
La racaille des talus fait ce qu'elle veut, quand elle veut, où elle veut et elle emmerde ceux qui ne sont pas contents.
Compris ?
La campagne, en automne, c'est beau comme un coup de fusil.

 

06 novembre 2009

Accident de chasse super mortel à Lirac : Maurice, genou voit très mal barrés

sanglier

-Tu trembles encore !
-Bin ouais, mets-toi à ma place, j'ai failli y passer quand même et je peux te dire qu'une battue, c'est traumatisant à vivre
-Excuse-moi...
-Ce n'est pas grave, le principal c'est que je m'en sois tiré et que ces types soient tellement choqués qu'ils envisagent d'arrêter tout net leur saison
-Bon, faut pas traîner dans le coin, ça pourrait chauffer pour nos meules s'ils ont envie de se venger, des fois que...
-T'as raison, en plus je suis vidé, je m'arrache...Babaille...

C'est sur ces mots que Sylvère, ce gentil mais imposant sanglier mâle prit congé de Manuel, sanglier un peu plus jeune, très impressionné bien sûr par l'incroyable histoire vécue par son camarade mercredi matin 04 novembre au lieu-dit Jas du porc, à proximité de Lirac (Gard).
Pour Sylvère, les affaires étaient très mal engagées en début de matinée. La battue avait débuté, chiens, piqueurs, chasseurs postés, ça sentait le carnage. Quadrillant militairement la campagne, comme à la guerre, la racaille des bosquets s'était mise en route.
Acculé, Sylvère l'était. Ses feintes, ses fausses pistes, ses courses multipliées n'avaient servi qu'à retarder l'échéance fatale et à agacer les viandards.
Sylvère s'était dirigé vers l'endroit le plus boisé du coin...Surtout ne pas leur faciliter la tâche, à ces tueurs...

Un coup de feu. Du très gros calibre assurément. Le truc qui fait un maximum de dégâts.
Un hurlement. Humain.
Le deuxième piqueur avait ramassé une balle de calibre 300 dans le genou gauche. 
Le tireur croyait qu'il s'agissait de Sylvère qui tentait de fuir à couvert.

Le temps que les secours rappliquent, le blessé (72 ans) s'était vidé de son sang. Forcément. L'artère fémorale avait été touchée.
Il est devenu tout à fait mort.

05 novembre 2009

Accident effroyablement mortel et humide à Fresnes-sur-Marne ou la fable du canard et du viandard

CANARD

Maître canard, palmipède sage à l'oeil malicieux trouvait proie dans l'eau...Fouillant et remuant vase qu'il savait abondante, du côté de Fresnes-sur-Marne.

Occupé puis agacé quand un groupe d'autres canards perturba grandement son labeur.
Ces volatiles malpolis battaient des ailes, cancanaient à qui mieux mieux, ameutant toute la population à plume de cette écluse du canal de l'Ourcq.

Maître canard vint s'enquérir de cette agitation bavarde et il lui fut rapporté que la présence d'un chasseur sur les berges du canal inquiétait la gent ailée.
A juste titre, semble-t-il; cet homme d'une soixantaine d'années donnant la désagréable impression d'être venu précisément pour trucider du canard.

Maître canard, peu avare en conseils avisés, du fait de son grand âge, ordonna un prompt repli qu'il exigea discret, pour ne pas attirer l'attention du viandard.
Ce mouvement d'ensemble troubla-t-il plus que de mesure le pékin en kaki ? Il glissa ainsi de son poste, la vase accompagnant sa chute vers l'eau froide du canal.
Le viandard malhabile périt en cette occasion devant la foule des canards.

03 novembre 2009

Accident de chasse à Pontevès : le massacreur de 42 fillette habite dans le 83

cheville


Quel spectacle ! Ou plutôt quelle prestation ! Pareil que dans un film d'action américain...Tout y était...Le drame, du rebondissement, du suspens...
Notre héros des bacs à sable n'a pas fait semblant. Abdiquer devant tant d'infortune ? Jamais, foi de chasseur. Démerdard au possible. Aurait-il pris une potion magique pour se sortir d'un tel pétrin ?

Tu veux que je te raconte ? Même si ça date de quelques semaines ?  Bon, en même temps, ce n'est pas une antiquité donc on peut y aller. Je t'assure, ça vaut le détour...

Nous sommes le 14 septembre, à Pontevès, toute petite commune du Var (83). Il était parti à la chasse.
Alors qu'il crapahutait, il manipulait en même temps sa seringue.
Devine ?
Il s'est pulvérisé le ripaton gauche au calibre 12; juste au niveau de la malléole.

Mais notre loustic s'était avoiné le panard à proximité de son domicile, à quelques 150 mètres. Rampant, tremblant, haletant, souffrant, il n'en pouvait mais...
Comment prévenir les secours ?
C'est là qu'il a eu l'idée de tirer un coup.
Deux coups.
Trois coups...Quel gaillard !

En entendant cette série de coups de feu, sa compagne s'est trouvée alertée et s'est rendue sur place.
Le viandard a ainsi pu être déposé à l'hosto de Toulon.

02 novembre 2009

Accident de chasse carrément mortel à Brignoles : le ciseau à bois, la caravane passe

balles

Les mois d'octobre sont meurtriers.
Lui, 72 balais, il n'a pas attendu la Toussaint, voire le jour des Défunts, pour sortir rapidement de son existence.
Nous sommes tous condamnés à vivre par contumace. Certains plus que d'autres.

Samedi 31 octobre, à Brignoles (Var), il était parti chasser tôt le matin.
Mais l'imprudence associée à une occupation futile, conne et cruelle, a fait équitablement son boulot.
Il s'est tiré une bastos dans le baquet. On a retrouvé son corps vers les 20 heures.

Il y a grand tort à aller trucider de malheureuses bestioles. 
Eugène Delacroix disait que l'homme est un animal sociable qui déteste ses semblables. S'il n'y avait qu'eux !

01 novembre 2009

Accident singulièrement mortel à Moux-en-Morvan : à la Saint-Quentin, t'iras pas bien loin

morvan

J'en connais, de ces types qui affirment avec conviction que la chasse est un loisir sportif qui n'est pas plus dangereux que n'importe quel  autre loisir de plein air (équitation, planche à voile...), que partout, il y a également des pépins, des drames...
Prenons-en acte pour une fois.
Et livrons-nous à un petit exercice.
L'accident que je vais te relater est intervenu hier, samedi 31 octobre, du côté de Clamecy, à Moux-en-Morvan précisément.
Comme je suis facétieux, j'ai placé deux mots qui n'ont rien à voir en réalité avec ce fait divers. Ajoutent-ils de la crédibilité au texte ?
Et d'abord, sauras-tu les retrouver ? Je te préviens de suite, ce n'est très facile...

Bois de Simplex. Il est 16 heures. Après l'effort, le réconfort. Il faut dire que la journée a été longue et fatiguante. Ils en ont fait des kilomètres, soufflant parfois. Pour certains, les plus âgés, c'était même ardu.
A proximité des véhicules, coffres ouverts, tout en se changeant, ils échangeaient leurs impressions sur la splendeur du massif forestier. Le Morvan, en automne, c'est quand même quelque chose...

Et soudain, l'accident !
Alors que l'un d'entre eux manipulait ses jumelles pour les ranger, l'étui toucha un collègue en pleine tête.
Il mourut.
Il avait 65 ans.

31 octobre 2009

Accident de chasse à Guipronvel : Guipavas faire un tour à l'hôpital...

PERMIS

De toi à moi (et tu ne répèteras pas), il y a des jours où je me tartine la prostate pour commenter les accidents de chasse, toujours plus nombreux, toujours plus fréquents.
Aujourd'hui, je fais du SLAM. Si tu ne sais pas ce que c'est le SLAM, débrouille-toi en tapant ce mot dans n'importe quel moteur de recherche dont le nom commence par un G.
Yo man ! Je cause d'un asquident qui s'est déroulé le 25 octobre.

Nous on kiffe la mort et ça s’entend
On fait du bruit n'importe quand
On picole beaucoup, la musette est bien chargée
La nature on la connaît, on en a fait nos cabinets
Les consignes on s'en balance, j'ai confiance ce sont mes potes
Guipronvel c’est notre cour, notre royaume et ça dépote
Avec eux quatre j’ai moins de failles, avec eux quatre j’me sens de taille

Avec eux quatre ça a merdé, rien à foutre de la sécurité
Avec eux quatre j’ai pris du plomb et lui qu'est-ce qu'il est con
Niqué partout, vingt bouts de ferraille dans le poitrail, et dans le cou
Dimanche pourri pour un viandard, Guipavas ri et moi j'en chie

 

30 octobre 2009

Accident de chasse à Saint-Coulitz : il ne faut jamais toucher un viandard blessé

chien

Comment expliquer le comportement de ce chien ? C'est tout bonnement incroyable et triste à la fois. Un accident de chasse comme ça, c'est du pas banal...C'est à ranger dans les archives, bien étiqueté pour que ce soit facile à ressortir.

Je te situe le topo : on est dans le Finistère, à Saint-Coulitz (de tomate) exactement. Jeudi matin 29 octobre.
Dans les parages, on est en atmosphère raréfiée en intelligence, la tension est grande, la connerie batifole avec les chiens...Une partie de chasse privée est en cours. Dix chasseurs sèment la terreur.

Mais l'un des viandards a pris la sauce aux plombs sur lui. Partout. Tout est tâché. Le cou, le torse, le visage.
Il est atteint sérieusement. Appelés, les secours rappliquent.
Et voilà-t-il pas que l'un des toutous se jette sur un pompier, le mordant profondément à la cuisse gauche.
Les deux blessés ont été transportés à l'hosto de Quimper.

Qu'est-ce qui est passé par la tête de ce chien hein ? J'ai voulu en avoir le coeur net et je l'ai appelé. Comme je connais du monde là-bas, j'ai pu obtenir son numéro de mobile.
Figure-toi que l'animal a agit par dépit. A la suite d'une grande déception. Il en a ras la casquette de la chasse. Cette vie ne lui convient pas. Enfermé toute l'année, lâché quelques mois pour rattraper des bestioles ensanglantées, plus question ! Trop sensible, ce monde brutal et vulgaire n'est pas fait pour lui.
Alors, quand il a vu que son maître s'était fait poivrer, il a espéré secrètement que c'en en était fini. Enfin.
Le châtiment était tombé. Vive la liberté.

Sa satisfaction est devenue perplexité puis amertume en voyant les secours faire leur travail.
D'où son geste malheureux sur ce pauvre pompier.

28 octobre 2009

Accident de chasse à Rosières : le viandard est très toxique

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Malheureux sanglier.
Comment pouvait-il savoir qu'en agissant ainsi, au delà de ses forces, il s'exposerait inéluctablement à la mort ? Comment deviner que cette chair est aussi dégueulasse, aussi toxique que celle de l'Entolome livide (Entoloma lividum) ? Nulle part il est écrit que sa consommation est mortelle.
Viande vénéneuse...bidoche corrosive et funeste...

C'est pourtant ce qu'il a fait, lundi 26 octobre, du côté de Rosières (Haute-Loire).
Surpris par un viandard (60 balais), il a été flingué. Touché, il a attaqué le type et l'a croqué au mollet.
La blessure fut profonde, si sérieuse que le chasseur fut conduit à l'hosto du Puy.
Mais le pauvre animal succomba quelques minutes après son geste désespéré.

 

27 octobre 2009

Accident de chasse à Villars-les-Dombes : lièvre-toi, je te dis !

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Avec Super Lapin, c'est l'assurance tout risque; c'est comme un rasoir à deux lames; si tu rates ton coup la première fois, la deuxième lame fait quand même le turbin.
Super Lapin, il veille à pacifier les campagnes et à ce titre, quand il devine qu'il a affaire à des glandus de premier choix qui viennent exterminer de la bestiole, il se frise les moustaches.
La preuve.

Dimanche 25 octobre au matin, Villars-les-Dombes (Ain).
Concentrés (je l'ai écrit en un mot mais on peut, ça va sans dire, l'écrire en deux mots) sur leur tâche, à l'affût du petit gibier qui passait, nos compères (idem) viandards ne voyaient pas le temps passer.

Soudain, un lièvre traversa le champ de vision de l'un deux. Ce dernier épaula et tira.
Loupé. Raté. Foiré.
Déterminé, sûr de son adresse, il recommença.
Le deuxième coup fut le bon. Son obstination paya. Pas son adresse.
Son pote reçut la blédine aux plombs dans les cannes.
Le sexagénaire de pas grand chose fut transporté à l'hosto de Rillieux-la-Pape.

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