25 juillet 2008
Corrida : ce sadisme délectable a besoin de ton argent sinon il serait liquidé depuis longtemps
Trois chiffres :
- chaque habitant de la communauté autonome de Galice (Saint-Jacques de Compostelle, Vigo, La Corogne) apporte chaque année, au titre de ses impôts, 42 euros rebalancés au milieu tauromachique.
- l'état espagnol distribue, annuellement, 500 millions d'euros de subventions au business de la corrida.
- selon un récent sondage conduit par l'institut Gallup, seuls 14% des galiciens sont aficionados.
On les fait quand, ces calculs, en France ?
Et le fric soutiré à l'Union Européenne au nom de cette tradition souffreteuse fondue dans le sang ?
A combien ça se monte, le financement par l 'argent public de cette fête du sévice ?
La mafia du toro, en Espagne comme en France, vit aux crochets d'une population qui réprouve ces crimes d'impuissants.
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23 juillet 2008
Corrida : Mario Aguilar s'est déguisé en hématome
La foudre n'est pas passée loin.
Il a du fion, ce soudard en gants blancs maculés de sang.
Ya de la chance pour la vermine.
La prochaine fois, il y aura droit.
As-tu déjà vu un hématome de plus d'un mètre soixante quinze ? Un stroumph grotesque endolori jusqu'à la racine des cheveux ?
C'est Mario Aguilar, qui s'est fait démâté sévère dimanche 20 juillet dans l'arène de Las Ventas à Madrid.
Cette crème d'enflure a des bleus partout. Des orteils aux gencives. Moulu, concassé, mais pas une fracture.
Un milliard de contusions mais aucune plaie.
Rien de vraiment sérieux. Bon, en même temps, il prend des anti-inflammatoires dans un grand bol, le matin au petit déj', mais il va s'en sortir et recommencer son taf de pourri.
C'est pas juste, je dis. Il y a des gosses, des personnes âgées, qui connaissent un sort tragique quand ils tombent dans l'escalier et voilà une ordure qui a valdingué dans les airs sans trop de dommages parce qu'il avait prévu de torturer puis de tuer une bestiole amoindrie devant un parterre de vicieux friqués.
Ce n'est pas trop mon truc, ces exploits de l'extrême, ces hommes et ces femmes trompe-la-mort qui escaladent à mains nues des voies d'escalade vertigineuses et terriblement lisses et verticales; ces déjantés qui font le funambule entre deux gratte-ciel; ces individus qui repoussent les limites de la plongée en apnée.
Mais il faut reconnaître, eux, qu'ils encourent de vrais risques.Ils peuvent y laisser leur peau à la moindre minute de relâchement. Il n'y a pas de tricherie, pas de malice. C'est ce qui fait la sincérité, parfois folle et attachante, de leur passion.
Mais un matador, lui, ne risque rien. C'est du pipeau, son courage. L'animal est affaibli, diminué, handicapé, quand cette épave daigne le tuer.
Le matador est un lâche qui macère dans son jus de haine et de frousse et voilà pourquoi, mon bon, ma mie, je n'ai, absolument, aucun respect pour cet homme.
C'est une mécanique à tuer. Je me réjouis quand elle s'enraye.
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21 juillet 2008
Corrida : snobisme, muflerie et sauvagerie
Michel Foucault disait de la torture qu'elle consiste à maintenir la vie dans la souffrance.
Mise à mort constituée en spectacle, la corrida n'est, aujourd'hui plus que jamais, qu'une commercialisation de la souffrance animale.
Il faut voir le scandale, pour les vicieux adeptes de cette distraction sanglante, provoqué par le refus du tueur Morante de la Puebla de s'exhiber dans l'arène de Roquetas de Mar (Almería) samedi 19 juillet au motif que sa rémunération allait être très réduite compte tenu de la faible assistance (moins de 500 connards).
Ce bouffon, il a dit : je ne viens pas, démerdez-vous, ya pas assez de monde, je ne fais pas mon beurre.
Business de la mort. Lynchage d'animaux affaiblis au préalable pour procurer des frissons à des peine à jouir. Plaisir frelaté pour impuissants.
La corrida s'adresse à des malades. Cela relève d'un érotisme morbide. Mais elle rapporte du pognon. Beaucoup de blé. La tradition tauromachique pue le fric mal gagné, le vomi et la tripe à l'air.
La corrida est l'esthétisation de la violence brute, disent les demeurés.
Définitivement, c'est la nudité des sentiments les plus vils qui se montre au regard de la civilisation.
06:40 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19 juillet 2008
Corrida. Au menu de Salvador Barberán ce soir : émincé d'adducteur sur son lit de fibres musculaires et méli-mélo de veines.
Il venait d'avoir ses vingt ans
Il était con comme un balai
Fort comme une brute
C'était l'été évidemment
(d'après Dalida).
Salvador Barberán est un novice dans l'art de torturer sous le soleil d'été.
Né en février 1988, son impatience grandit et il veut enfin se débarrasser de son acné pour devenir un crétin furieux donnant la mort après avoir lacéré et épluché une pauvre bête frissonnante de douleur.
Vendredi 18 juillet à Valencia, avant qu'il ne rentre dans l'arène, le 4ème toro destiné à périr lui a demandé ce qu'il avait choisi comme menu.
Salvador n'a rien compris. Forcément, il ne pouvait pas renouer son lacet et réfléchir en même temps.
Bin, il a eu du steak haché par défaut (voir la photo de ce qui reste de sa cuisse droite).
Un coup de corne, deux trajectoires de 20 et 10 cm : tout a été balayé (moyen adducteur, couturier, aponévrose fémorale, veine saphène...).
Anesthésie générale et tout le tintoin puis direction l'hosto Casa de la salud.
J'espère qu'il ont réussi à congeler un peu de bidoche. Faut pas gâcher quand même...
09:50 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 juillet 2008
On n'arrête pas l'inévitable évolution des êtres et des choses...
Ils sont pugnaces, nos amis espagnols. Combatifs. Manifester à Valencia, il faut le vouloir. C'est une ville taurine et fière de l'être.
Mais même si le combat s'annonce rude, ingrat, ils ne sont pas découragés.
Quand je vois ici ou là quelques signes de lassitude concernant les nobles mobilisations que nous conduisons contre la maltraitance animale et pour la reconnaissance de la dignité de l'animal, je renvoie aux premiers temps du féminisme, en France ou en Angleterre, au 19ème siècle.
Les rares femmes qui se sont élevées contre l'infériorité de leur statut social, ont osér vouloir améliorer leur place dans la société, ont été moquées, insultées, méprisées.
Très minoritaires qu'elles étaient. Toutes puissantes par contre, étaient l'autorité patriarcale, l'emprise religieuse, la morale familiale.
Il fallait être courageuse pour clamer que le droit de vote des femmes ne servait à pas grand chose tant que ces dernières continuaient à dépendre entièrement du bon vouloir d'un homme pour vivre.
Il fallait être rebelle pour revendiquer le contrôle des naissances (ce qui a mené un certain nombre de femmes en prison), pour remettre en cause la maternité, convention écrasante et totalitaire.
Il ne fallait pas être avare d'efforts pour obtenir l'accès au travail (et sa juste rétribution), condition qui procure l'indépendance matérielle.
Toutes ces exigences sacrilèges devaient affaiblir l'édifice social de l'époque, répondait-on. L'attaquant à la base. Frappant son pilier : une morale de préjugés masculine fondant un ordre social vieilli, injuste et aigre.
On n'arrête pas l'inévitable évolution des êtres et des choses...
08:00 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 juillet 2008
Corrida : l'afeitado au service de la comptabilité de la chair morte
Imagine que, complètement éperdu(e), après avoir pris un phénoménal coup de soleil sur la tronche, après avoir éclusé 3 boutanches de rosé de Provence, tu te trouves coincé(e) à table à côté d'un aficionado très proche de ta famille et que, bordel, tu songes : "j'ai chaud aux étiquettes, faut pas se fâcher, fais un effort, assure un peu, ya du monde et si je plombe l'ambiance...C'est mort pour l'après-midi et les siècles des siècles".
Et là, tu lui lances : " Dis-moi, mon con joli, l'afeitado, t'en penses quoi ?" " Le combat équitable entre l'animal et le torero, il est gravement vérolé au profit du sadique costumé, non ?"
Ne te fatigues pas pour lui rabâcher ta leçon sur l'afeitado, cet épointage des cornes, cette pratique qui consiste à scier à vif quelques centimètres des cornes pour affaiblir et rendre dingue de douleur le toro avant qu'il entre dans l'arène.
Ton interlocuteur te répondra, énervé, limite agressif : "l'afeitado ça n'existe plus. Manip' d'un autre âge. Basta. C'est désormais illégal. En vérité je te le dis, c'est la plaie de la corrida, beurck et beurck, il s'agit même d'une véritable perversion de l'art taurin puisqu'il en dénature complètement le sens. Dès lors que le toro est privé d'une partie de ses défenses naturelles, la corrida n'est plus qu'une parodie d'elle-même. Il lui manque ce qui en fait la substance: l'affrontement avec la mort."
Bon, il a picolé plus que toi et tu hésites donc à dégueuler sur la nappe. En plus, il n'est pas fini. Tu sais qu'il a loupé le programme essorage.
Poli(e) et indulgent(e), tu rétorques : "ouais, t'as raison, c'est comme le dopage dans le cyclisme et notamment dans le Tour de France ! C'est terminé tout ça, hé hé hé."
Erreur ! Il ne faut jamais contrarier un aficionado avec ce sujet de l'afeitado sinon il pète un câble.
Surtout si tu lui racontes ça.
Ce mardi 15 juillet 2008, le tribunal adminisratif d'appel de Huesca (Aragón, Espagne) a confirmé la décision, en première instance, de condamner l'élevage González Sánchez-Dalp pour manipulation frauduleuse des cornes d'un toro exécuté dans l'arène de cette même ville le 11 août 2006.
Le montantde l'amende (8000 euros), on s'en cogne.
Demeure le fait que tu sais pourquoi, à ta grande stupéfaction, le combat entre un artiste de la mort, aidé par son équipe de banderilleros et un pauvre toro mutilé tourne toujours à l'avantage de ce charlatan du vice après que la bestiole ait connu un calvaire innommable sur le sable ocre d'une arène.
PS : l'élevage María José Barral a également été sanctionné pour les mêmes raisons. Le tueur El Juli, le 10 août 2006, s'était facilement débarrassé de son toro. On sait pourquoi. Les professionnels du martyre ont des cadences à respecter. La jouissance des primitifs a ses raisons...
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15 juillet 2008
Dax, belle comme du sang caillé...
Lundi 14 juillet à 20h55 sur France3 : jeux, glissades, chutes, grosse rigolade, ce n'est pas original, depuis le temps que ça dure, c'est Intervilles, émission présentée par J.Lepers et N.Simon.
Dax contre Anglet.
Et là, ça devient nettement moins rigolo. Les embarras qui peuvent être amusants de ces anonymes en piste pour la victoire de leur commune sont encadrés par des commentaires à la gloire de la tauromachie et de Dax, ville de traditions gerbantes.
Ou plutôt.
Dax, accueillante comme la mort. Dax en été, douce comme une banderille. Dax, en juillet et en août, haut-lieu d'avanies et d'agonies. Pour un tourisme désespérant, visitez Dax. Découverte de méfaits. Arènes brûlantes et chambres froides.
"La cruauté envers les bêtes est la violation d'un devoir de l'homme envers lui-même".
Emmanuel Kant. 1724-1804
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14 juillet 2008
Corrida : El Fundi gagne une tringle à rideaux et Alejandro Amaya passe à la radio...
Des aficionados égarés sur ce blog m'ont maintes fois demandé ce qui motivait mon obstination à relever si gaillardement, parfois avec griserie, les coups de cornes délivrés par de pauvres toros à ces sordides charognes que sont les matadors.
C'est parce que dans ma vie, j'ai trop senti, trop écouté, trop admis et pas assez haï .
Mais enfin, ce sont des hommes, des êtres humains, comme toi et moi, répondent-ils !
Non...Ce sont des petites frappes qui sirotent le sang de bestioles amoindries, des canailles psychopathes, des zéros sociaux adorateurs de viscères, des larbins du mal indifférents à toute pitié.
Et ceux qui les admirent font partie de ce troupeau de truands marchant au nom du déclin, de la bassesse morale, jamais assez gavés de sang et d'agonies.
Je ne suis pas de cette humanité là, de celle qui recherche l'euphorie dans l'intolérable et la douleur.
Que ces tueurs déshérités intellectuellement et affectivement finissent poinçonnés, découpés, taillés, ce n'est que faible justice par rapport aux supplices qu'ils infligent.
Cette lie arrogante, qui sautille devant un animal esquinté, qui profite d'une misérable supériorité, qui se dandine devant sa victime sécrétant tant de souffrance, qu'elle crève la gueule ouverte.
Fêtes de San Fermín. Pamplona. Un interminable calvaire. Une semaine sculptée dans de la chair sanguinolente.
Entre encierros (lâchers de toros dans les rues) et corridas, c'est la cadence infernale pour les cons alcoolisés.
Dimanche 13 juillet, José Pedro Prados 'El Fundi' se préparait à tuer son 4ème toro de l'après-midi.
L'animal lui a décoché un sérieux coup de boule dans le fondement. Dans le derche, si tu préfères. Ou dans le prosibus.
Une douzaine de centimètres dans le cul de cette gale atrophiée du bulbe.
Ce même jour dans l'arène de Las Navas del Marqués (Ávila), c'est le tueur méxicain Alejandro Amaya qui a dérouillé un magnifique coup de corne dans le haut de la cuisse droite avec un sympathique traumatisme thoracique (compte-tenu du vol plané qu'il a effectué, fallait bien ça!).
10:30 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 juillet 2008
Benavente serait-elle la commune la plus rétrograde, la plus vile de l'Espagne ?
Nous avons en Espagne des voisins monstrueux, qui en sont restés au 15ème siècle, abrutis épais baignant dans le catholicisme le plus rétrograde.
Cette espagne 'noire', qui suit à la lettre l'invitation du Dieu tout puissant : " Soyez la terreur des êtres vivants -Genèse IX 2" reste accrochée à des traditions barbares parfaitement légitimées par la religion catholique, traditions qui sont une honte dans l'Europe qui se construit.
La communauté européenne aura du mal à éradiquer ces manifestations sanguinaires, ces fêtes répugnantes, ces délires festifs atrocement cons.
Regarde la ville de Benavente, dans la province de Zamora, qui demande que sa fête pluri-séculaire du toro encordé soit désormais reconnue comme une fête d'intérêt touristique national et non plus local.
Cette tradition associée à la Fête-Dieu consiste à attacher un toro avec une corde et à le traîner toute la journée dans les rues de la commune.
Entouré d'une meute saoule et hurlante, l'animal est moqué, maltraité, serré pendant des heures et des heures jusqu'à sa mise à mort.
Cette année, au tout début des réjouissances, la corde a cédé et Manzanero, le pauvre toro, s'est trouvé libre de foncer dans le tas de ces fumiers. Il en a chopé pas mal, une bonne trentaine (il y a des vidéos qui circulent un peu partout sur l'incident, notamment ici http://www.truveo.com/Toro-Enmaromado-2008-Salida-a-pie-d...).
Il n'a pas réussi à en crever un mais il a fait son boulot quand même. Epuisé, il a été repris, attaché à nouveau et remis dans son enclos.
Mais plus question de repartir pour un tour. Manzanero ne voulait plus prêter son concours à cette persécution ludique.
Le comité des fêtes était bien emmerdé. Les blessés avaient été évacués, la foule attendait impatiemment la suite.
Ces cinglés ont décidé de le traîner de force. Vers 21 heures, voyant qu'il ne tenait plus debout, ils l'ont achevé d'un coup de poignard dans la nuque (le puntillo, qui sert bien sûr à tuer le toro dans l'arène).
Les élus de Benavente sont très fiers de leur saloperie de fête et c'est pour ça qu'ils souhaitent en faire un évènement touristique d'intérêt national. Toutefois, leur connerie étant quelque peu connectée aux impératifs de notre siècle, ils se sont dit qu'ils pouvaient gratter au passage des subventions grassouillettes.
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10 juillet 2008
Sébastien Castella s'est fait épiler le maillot intégralement à Pamplona
Pamplona . Pampelune ? Comment écrire le nom de cette ville à la con qui rassemble, début juillet, des milliers de tarés alcoolisés munis d'un neurone très dégradé ?
Laisse pisser le mérinos...Plutôt que de s'occuper de cette localité située en royaume de Navarre et gna gna gna, célèbre (pas le royaume, la localité) pour sa fête de San Fermín (sadisme festif, mouvements de foule grotesques, hystérie perverse mais bien arrosée car collective), portons attention à Sébastien Castella, tueur français qui s'était fait découper à la corne il y a à peine une petite quinzaine de jours à Algeciras (je t'en ai causé, tu n'as qu'à te reporter à mon extraordinaire article).
Encore dans le pâté, Sébastien le vicieux a tenu néanmoins à honorer l'arène de Pamplona (ou Pampelune) de sa présence.
Son 5ème toro, mercredi 09 juillet 2008 dans l'après-midi, lui a enlevé ce qui restait de ses couilles.
Oui Madame, oui Monsieur... Sébastien Castella est désormais aussi bien pourvu en testicules qu'une mouche.
Le coup de corne a touché ce que, pudiquement, la presse taurine spécialisée appelle scrotum.
Examine la photo avec soin si tu as un doute.
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