17 octobre 2007

Vers la fin du système immunitaire Sarkozyste !

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ON STRIKE !
EN GRÈVE !

Parce que je n’ai pas envie que ce pays devienne un champ de ruines, à l’égal de l’Angleterre de Thatcher et de Blair.
Parce que ”du chacun selon ses besoins” on passe au “chacun selon ses mérites”.
Parce que je ne veux pas du “travailler plus pour gagner moins”.
Parce que l’odeur de décomposition avancée qui flotte sur la France me fait gerber.
Parce que ” l’évidence paralyse la démonstration” (P.Reverdy).
Je serai en grève. Demain. 24 heures et plus si affinités.
A tous ceux qui s’empressent de ramasser les hochets de la gloire dans les latrines du pouvoir, qui s’en mettent plein les fouilles, je leur dis :

Avertissement !

Suivi d’une liquidation ?




Commentaires
Je savais bien que ça allait péter. Motivés motivés motivés !
Amie entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?

Rédigé par: seb | le Mercredi 17 oct 2007 à 15:45 | Gérer

J’aurais bien voulu faire grève aussi ! Mais femme au foyer c’est pas possible ! J’espère seulement que les salariés refuseront les infos des médias officiels qui vont s’empresser de déformer la vérité, et si possible de monter les salariés les uns contre les autres !!

Rédigé par: Raksha | le Mercredi 17 oct 2007 à 16:26 | Gérer

Cécila ? Sarko a surtout trompé … La France
>> http://fr.netlog.com/Aladin87/blog/blogid=1819756#blog

Rédigé par: Aladin | le Mercredi 17 oct 2007 à 17:31 | Gérer

Il serait temps que les français se rappellent une date, une seule, 1789 !
….ça fait longtemps que j’attends ça !
A l’époque, on avait servi d’exemple au monde entier…
Ce n’est pas interdit de recommencer!

Rédigé par: chris | le Mercredi 17 oct 2007 à 20:08 | Gérer

Comme Raksha, je ne travaille pas, donc faire la grève…eh non,, ça ne sert à rien. Mais je vous soustiens dans votre combat!!

Rédigé par: zara whites | le Jeudi 18 oct 2007 à 08:44

06 juillet 2007

Sarkozy, papier tue-mouches !

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Je m'amuse garçon, je m'amuse !

Comment dire ? Je me la joue grave de chez grave.

Plus ça va, plus je me frise...

Au début, j'ai chopé les minables, les larves, les jaunes, les moins que rien qui vendraient leurs convictions de 30 ans pour un écran plat et une bonniche malgache.

Kouchner, Besson, Amara, Bockel, Jouyet : des demi-portions, mais des traîtres parfaits, qui n'ont même pas l'excuse d'être pauvres pour être achetés.

Des repentis foireux, aigris, prêts à tout pour un bol de potage.

Nullités expérimentées mais assumées.

Mais j'ai fait mieux, si on peut dire...

J.Lang, qui, pour présider une commission à la noix qui se réunira sous les ors de la République (trés important, les ors-et les notes de frais-) est dispo pour rallier, le con, ceux qu'il appelait l'ennemi de classe (était-il bourré, l'animal ?).

Et D.Strauss-Kahn, à qui j'ai promis mon soutien total pour l'accession à la présidence du FMI (Fond Monétaire International), institution célèbre pour avoir étranglé, garotté, liquidé des décennies et des décennies de politiques sociales.

Le FMI ? C'est l'acronyme de 'politique d'ajustement' ! Mais ce sont toujours les pauvres et les misérables qui sont, humm, disons, plus ou moins (plus, tout bien réfléchi) contraints de s'ajuster. 

Je sais, je me la donne easy balance mais que voulez-vous, du potentiel de corrompu décomplexé comme ça, yen a pas à chaque coin de rue.

         

      

18 juin 2007

Accident environnemental en Gironde : Juppé saute du train en marche !

 file_254895_195845.1182163084.jpg   Il n'y a vraiment rien qui pourrait nous donner envie de grimper aux rideaux dans les résultats et les leçons tirés de ces élections législatives.

Certes, Juppé est descendu du train brutalement et s'est bien ramassé la fraise. Très digne dans la défaite, il a ainsi lancé aux journalistes du coin, ce matin : " Si je pouvais crever, vous seriez contents".

Mais des peigne-culs comme Loncle, Lassalle (misère...) ou Bachelot, adeptes de trophées de chasse et de prédateurs empaillés, font un nouveau tour de piste.

Et, si le PS a limité la casse, ce n'est assurément pas grâce à la mobilisation du peuple de gauche, qui attend autre chose d'un parti qu'il se pose simplement comme contre-pouvoir à l'Assemblée nationale.

Contre-pouvoir au parti bleu, c'est léger comme programme : il faudrait songer à développer.

Ce sont les électeurs du MoDem qui ont permis, avec de bons reports de voix, d'assurer ce score inespéré pour le PS (avec l'aide d'une certaine démobilisation des électeurs qui se lèvent tôt) et rien que pour ça, il n'y a pas de quoi faire le fier.

Cela risque de valider les stratégies d'ouverture au centre des Royal et Strauss-Kahn et d'empêcher la seule refondation utile et nécessaire à la gauche.

Au lieu de voir émerger un parti du genre Die Linke (La Gauche) en Allemagne, qui suscite un enthousiasme certain, on risque donc de se taper un machin vaguement rose qui tentera de :
- réconcilier les français et l'entreprise
- réconcilier les français et l'esprit d'initiative (mais donnant/donnant, hein, pas de blague !)
- réconcilier les patrons et les allègements de charges (merde, c'est déjà fait depuis longtemps !)

La mine réjouie de S.Royal, aperçue hier soir dans les lucarnes télévisuelles, en dit long sur la déliquescence de ce parti. Après avoir pris une branlée sérieuse à la présidentielle (qui était imperdable, je persiste) et avoir connu une défaite électorale un mois après, la voilà quand même qui affiche une mine satisfaite.

Allez, je me calme; la lutte continue, dans la rue, dans les boites et dans les assoc's.

Le futur ministre de l'écologie sera vraisemblablement M.Barnier. On n'est pas couché; les ours des Pyrénées (enfin, ceux qui sont encore vivants) s'en rappellent encore.

Oooouuiii...C'est un ami de J.Lassalle !

     

28 mai 2007

Vol Paris-Bamako : pour le même prix, N.Sarkozy et la compagnie Air France ont le plaisir de vous offrir le baillon, les menottes, les coups et le coma.

 060129120625_23.1180360195.jpg  Vous allez lire ce qui suit, bien posé dans votre siège. Ce qui est arrivé n’est pas marginal.

Très régulièrement, des incidents de ce type se produisent.

La brutalité dans les faits. La France des droits de l’Homme prise la main dans le sac de l’ignominie.

Ceux qui s’opposent à ces pratiques qui craignent salement sont intimidés, bousculés puis poursuivis. Cela porte un nom : criminalisation de la solidarité.

Après la lecture de ce témoignage, je vous dirai ce qu’il est advenu de ce malien sous procédure d’expulsion, extrait de l’avion  puis évacué en ambulance, inconscient.
      
  

TEMOIGNAGE DES PASSAGERS DU PARIS-BAMAKO DU 26/05

Samedi 26 mai. Vol AF 796 pour Bamako.        
Quelques minutes avant la fermeture des portes, des cris au dernier rang de l'avion. Une reconduite à la frontière classique.
Deux personnes tentent de contenir un homme d'une quarantaine d'années qui se débat violemment. On croit d'abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer mais en sont vite dissuadés par les policiers qui se font alors connaître.
S'ensuit une scène d'une grande violence : l'un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l'autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transforment en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix bonnes minutes, peut-être plus, et suscite immédiatement chez les passagers un  mouvement de protestation qui n'a aucun effet sur les violences en cours.
L'un des passagers filme la scène avec son téléphone, ce qui énerve un peu plus la responsable de l'opération, qui menace d'arrestation les personnes les plus proches et photographie les protestataires. Pour tenter de faire taire tout le monde, la policière explique que l'homme n'est pas un simple sans papiers, mais un repris de justice, soumis à la double peine.
Cela semble à ses yeux justifier la méthode et toute la violence exercée sur lui.Sous les huées des passagers, l'homme finit par être immobilisé et sanglé. Il perd connaissance, yeux révulsés, langue pendante, écume aux lèvres.
Un mouvement de panique gagne les policiers. Ils prennent alors la décision de l'évacuer.
Autour de nous, de nombreux passagers imaginent que l'homme est mort, ce qui fait encore monter d'un cran l'émotion.
          
Des femmes pleurent, des gens convergent de tout l'appareil, rajoutant à la confusion.
C'est alors qu'une bonne dizaine d'agents de la Police des Air et des Frontière, la PAF, fait irruption dans l'appareil.
Désigné par la responsable de l'opération, Michel Dubois, qui comme nous tous avait pris part aux protestations, est débarqué pour auditions.
              
D'autres passagers, choqués par cette arrestation, sont à leur tour menacés du même sort.
              
A bord, on nous demande vainement de nous rasseoir, de nous calmer mais beaucoup exigent le retour de Michel Dubois. Un des policiers, visiblement dépassé par la situation, nous propose alors un marché : Michel pourrait réembarquer à condition que l'expulsé remonte lui aussi à bord. La balle était donc dans notre camp, nous serions responsable du retard de l'avion, et même de l'éventuelle annulation du vol. Michel devenait clairement une monnaie d'échange.
                   
C
ette proposition inacceptable est d'ailleurs tout de suite contredite par un policier de la PAF qui annonce la garde à vue de Michel Dubois et réitère ses menaces à l'égard des passagers qui campent sur leurs positions.
          
Le commandant de bord finit par faire une annonce, dans laquelle il fait état de "manoeuvres" d'un individu refusant d'être reconduit dans son pays d'origine, et de manifestations d'une minorité de passagers pour expliquer l'annulation du vol. Nulle mention des violences dont nous avions été témoin, ni de l'état de santé du passager pourtant aperçu dans une ambulance stationnée au pied de l'appareil, toujours inconscient et sous assistance respiratoire.
                     
Nous sommes nombreux, comme Michel Dubois, à être choqués par la barbarie de la scène, par le traitement excessivement violent qui a été infligé sous nos yeux à cet homme, fut-il repris de justice, (ce dont il nous est d'ailleurs permis de douter, puisqu'afin de ne pas attirer l'attention des autres voyageurs, les policiers avaient d'abord décidé de le faire voyager sans le menotter). Nombreux aussi à avoir la désagréable impression d'avoir été pris en otage par les autorités et profondément choqués par l'attitude du Commandant de bord d'Air France qui n'est pas intervenu pour faire cesser ces violences les tolérant même au mépris de la sécurité des passagers qu'il se soit d'assurer et en prenant la responsabilité de faire annuler le vol empêchant du même coup des centaines de personnes de faire le voyage pour lequel elles avaient acheté un billet.
                  
Nous sommes enfin révoltés d'avoir été contraints de devenir complices des policiers en obéissant aux différentes injonctions et menaces proférées à notre encontre. Devions-nous laisser se dérouler sous nos yeux des actes d'une telle brutalité ?
         
Pouvions-nous accepter l'arbitraire de l'arrestation de l'un d'entre nous dont le seul tort avait été de s'indigner et de parler avec les policiers pour tenter de faire cesser la violence ?  Il y a là une pénalisation de la solidarité qui nous semble inadmissible et inquiétante quant à l'état de notre démocratie. Nous ne sommes pas assez naïfs pour croire que cette scène est un cas isolé, une bavure en somme.
             
Nous savons qu'elle se reproduit quasi quotidiennement, et nous tenons à manifester notre indignation en relatant les faits le plus exactement possible.
Michel Dubois a été relâché quelques heures plus tard, mais on l'a informé que des poursuites seraient engagées contre lui. Quant au passager Malien, nous n'avons aucune nouvelle de lui, et son état de santé ainsi que le sort qui lui sera réservé dans les prochains jours nous inquiètent au plus haut point.
          
Bien que la police ait particulièrement chargé cet homme en  portant plainte pour trois motifs (« opposition à une mesure d'éloignement », « refus d'embarquement » et « coups et blessures contre un policier »), le Juge des libertés et de la détention du TGI de Bobigny a décidé de ne pas le traduire en comparution immédiate, de le libérer et de le convoquer en justice le 28 juin.
               
Une décision qui est un démenti cinglant aux rumeurs colportées aussi bien par les policiers dans l'avion que par un collaborateur du ministre tendant à le faire passer pour un dangereux délinquant.
                  
D'après RESF.      

23 mai 2007

T’es malheureux ? Prends ça ! Tu vas savoir pourquoi tu pleures maintenant…

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Il fallait bien sûr comprendre : "on va lâcher les chevaux, c'est clair, croyez-moi, ça va dépoter au niveau protection sociale et droit du travail et faudra pas nous gonfler avec le maintien de vos acquis".

Aussitôt dit, aussitôt prouvé; F.Fillon, le 1er ministre bien coiffé aux yeux de poisson mort vient de mettre les points sur les i.
Au sujet du service minimum dans la fonction publique (c'est à dire la volonté de remettre en cause le droit de grève inscrit, c'est accessoire, dans la Constitution), il a assuré aujourd'hui qu'à défaut d'accord entre partenaires sociaux au cours de l'été, il fera le nécessaire pour faire adopter une loi bien dégueulasse en septembre.

Car le MEDEF en a marre d'attendre et c'est François Fillon qui s'en fait l'écho : "c'est un sujet sur lequel on a réfléchi les uns et les autres pendant 15 ans (...) on ne va pas encore réfléchir pendant neuf mois". 

Et ça, c'est pas une vanne bien grasse de Jean Marie Bigard, la référence culturelle des quelques 19 millions d'abrutis qui ont choisi le petit despote comme symbole de la France qui se remet au travail.

C'est du sérieux de chez sérieux; comme la volonté, de ce même Fillon, de remettre à plat, sans tarder (pour juin 2008 a-t-il précisé), les formes du contrat de travail et de faire un joli cadeau à ses amis du CAC40 en flinguant le CDI pour lui substituer un contrat unique moins emmerdant, plus souple, moderne quoi !

Le choc de croissance promis par cette droite dure et réac, ça va être en définitive un ramponneau 'appellation d'origine contrôlée',  un magnifique aller-retour, dans la gueule de ceux qui ont déjà bien morflé et qui, sans réfléchir, ont voté comme leurs patrons.

       

21 mai 2007

Fillon, Bachelot et Juppé au gouvernement : sale temps pour les mouches (et les taureaux).

  

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Quelle équipe de branquignols tiens ! Et méchante comme la teigne par dessus le marché...

C'est du gouvernement  issu du 6 mai dont je parle.  Déjà que j'ai, encore (oui, encore) un mal fou à digérer le succès de Jean Marie Sarkozy, voilà que je retrouve Alain-droitdansmesbottes-Juppé ministre d'Etat, en charge de l'écologie et du développement des autoroutes qui plus est.

Et pourtant, au sortir de ce mois de grèves et de manifs en 1995, alors que je m'étais bien caillé les miches, je pensais être débarrassé enfin de ce guignol, rattrapé ensuite par la justice pour son rôle dans le dossier des emplois fictifs à la mairie de Paris.

Et non, il revient, lui dont on connaît l'appétence pour la chasse, la corrida et les traditions culinaires cruelles du sud-ouest.
 
D'ailleurs, les aficionados de l'art de torturer sous le soleil s'en réjouissent d'avance.
Michelle (son blog c'est ici :
berry-aspas.spaces.live.com) m'a ainsi gentiment permis de vérifier que sur les forums de chasseurs et autres fanas de la tauromachie on est particulièrement content de la constitution de ce gouvernement.

Mais s'il n'y avait que lui ! Il y a R.Bachelot,  pire ex-ministre de l'écologie jamais installée (même N.Ollin s'est montrée supérieure) dont on sait le goût pour la corrida et Fr. Fillon, qui affiche ouvertement sa passion pour la fréquentation des arènes.

A ce propos, la présidente de l'Alliance anticorrida, Claire Starozinski, l'a invité, par courrier, à mettre cet enthousiasme barbare en veilleuse compte-tenu de sa nouvelle fonction de 1er ministre.
Vous êtes incités à en faire autant, à lui adresser une petite bafouille (c'est plus efficace qu'un mail) disponible ici :
www.anticorrida.org.

Et l'Alliance anticorrida organise, comme beaucoup d'autres associations, un déplacement à Barcelone pour renforcer les rangs de la grande manif qui se tiendra le 17 juin devant cette arène "mythique" qu'est le Monumental.

L'objectif de cette action organisée par nos amis espagnols ? Eradiquer la tradition tauromachique à Barcelone, faire "tomber Barcelone" pour entraîner à la suite toutes les autres villes espagnoles dans la chute.
Le 17 juin devrait être un jour marquant pour les aficionados car il  y aura  la présence d'un sinistre bouffon dénommé José Tomàs, matador très connu.
Il faut que cette journée soit la dernière dans la capitale Catalane pour ce loisir sadique et hors d'âge et qu'elle puisse permettre d'en foutre un coup au moral du lobby taurin espagnol comme français.

L'enjeu est d'importance, surtout qu'à la différence de la France, le gouvernement espagnol manifeste de bien meilleures dispositions pour la protection de l'animal.
Il a prouvé qu'il n'entendait pas tolérer les traitements cruels et dégradants vis-à-vis  des animaux.

Ici, en cette France qui se lève tôt, née le 6 mai, c'est mal barré !

 

07 mai 2007

Oouuiiiii Nicolas ! Vas-y, continue… c’est trop bon !

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Depuis le plébiscite décomplexé de Margaret Karcher hier, tout va super bien dans le meilleur des mondes.
Cet homme, aussi petit soit-il, rayonne et tranforme, brutalement, le vil métal (roue de poussette, écumoire, brochette de barbecue...) en or.

Mon chat avait une gale tenace et moche depuis la fin de l'hiver : exposé aux rayons cathodiques procédant de ma télé lors du discours de N.Sarkozy. salle Gaveau, sa maladie (celle du chat, pas de la télé) a disparu en 32 secondes.

Le bulletin électoral accompagné de la photo de Jean marie Sarkozy (il m'en restait quelques exemplaires) placés au pied des bulbes de crocus du jardin hier soir les ont, de façon fantasbuleuse, fait refleurir ce matin (j'ai les photos !). Et nous sommes en mai !

Le président de l'identité nationale qui se lève tôt (mais qui sent un peu de la bouche quand même) est parmi nous.
           
Je n'ai aucun doute alors, vous pensez bien, sur le bonheur retrouvé des salariés qui vont pouvoir se faire les couilles en platine en travaillant un peu plus, sur l'épanouissement programmé de nos enfants à l'école, dans des classes de 42 élèves (ben oui, un fonctionnaire sur deux ne sera pas remplacé) et la fin de toutes les incivilités sur les biens et les personnes dans toutes les petites communes du Haut-Rhin qui n'ont pas vu l'ombre, béni soit le seigneur, d'un arabe depuis 1945.  

 

24 mars 2007

Sarkozy rajoute les brutalités policières au programme d’éducation civique de l’école primaire

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Le (encore) ministre de la chasse à l'enfant tient absolument à former les très jeunes têtes aux sombres réalités de la vie.

Désormais, les élèves du primaire qui se rendront à l'école pourront assister à des rafles grandeur nature, interpellations musclées de leurs petits camarades de classe, intimidations et dispersion des parents d'élèves par gaz lacrymos et, au final, arrestation vigoureuse suivie d'une garde à vue de la gentille maitresse/directrice d'école qui voulait mettre fin à ce spectacle de rue.

C'est arrivé près de chez nous, cette semaine, à Paris, à Belleville, aux abords d'une école de la République (dont la devise est, je le rappelle, Liberté, Egalité, Fraternité).

C'est arrivé à Valérie Boukobza, directrice de cette école, indignée du traitement que Karcher 1er fait subir à ces enfants, dont le seul "tort" serait d'avoir des parents en situation irrégulière. Parents qui font tout et même plus pour obtenir la régularisation de leur situation, remplissant tous les critères nécessaires.

C'est arrivé mardi, c'était violent.

Il y a quelques semaines, les rafles policières se déroulaient à proximité des stands des restos du coeur.

Pour faire flipper les crève-la-faim et les dissuader de venir se nourrir sous peine d'expulsion, c'est l'idéal.

Au cas présent, le sinistre de la chasse aux gosses dissuade les parents d'accompagner leurs enfants à l'école au risque de se faire embarquer et de recevoir un arrêté de reconduite à la frontière.

En même temps, il en profite pour taper sur la gueule des enseignants, ça défoule et ça fait réfléchir les parents qui voudraient s'élever contre ces pratiques d'un autre âge.

Allez, je poste le communiqué de RESF (www.educationsansfrontieres.org ) à ce sujet, tout le communiqué, car il est impeccable.

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” L’affaire de l’école de la rue Rampal (Paris 19e) est une sorte de parabole et, peut-être, une anticipation de ce qui attend la société si le ministre de la chasse à l’Enfant atteignait son objectif.

                              

Mis en demeure de battre cette année un nouveau record de nombre d’expulsions de sans papiers fixés par le ministre de l’Intérieur, des policiers se sont présentés par deux fois cette semaine à la porte de l’école Rampal pour y interpeller la première fois la tante sans papiers d’un élève, la seconde fois un grand-père dans la même situation.
Les deux fois les choses se sont mal passées : aux parents d’élèves qui demandaient ce qui se passait, les policiers ont répondu de façon rogue. A ceux qui s’indignaient de voir des parents innocents interpellés sous les yeux des enfants, ils ont répliqué en les bousculant et en projetant des gaz lacrymogènes au beau milieu d’une petite foule d’élèves de maternelle, de mères et d’enfants en poussettes ! 
Il ne s’agit ni d’initiatives intempestives de policiers maladroits, ni de bavure. La preuve en est que ce matin, la directrice de l’école maternelle Rampal était convoquée au commissariat de la rue Erik Satie où elle a été mise en examen pour « outrage et dégradation de biens publics en réunion ».

Il semblerait que les autorités aient envisagé (avant d’y renoncer devant le tollé) de convoquer d’autres personnes pour  d’éventuelles mises en examen.            
On est en plein délire sarkozien ! La police n’a-t-elle réellement rien de mieux à faire que d’aller interpeller une mère et un grand-père à la porte d’une école pour la gloire d’un ministre arriviste ? Quelle image donne-t-elle en se comportant de façon violente à l’égard d’enfants de maternelle et leurs parents ?
Qui peut estimer légitime la mise en examen sous un motif grotesque d’une directrice d’école maternelle « coupable » d’avoir voulu protéger des parents (innocents !) de deux élèves et les enfants dont elle est responsable.L’indignation soulevée par cette affaire a conduit les autorités à renoncer à la mise en examen au motif grotesque pour « outrage et dégradation de biens public en réunion » de la directrice. 
                       
                    
Ces événements surviennent après la rafle des sans papiers venant aux restos du cour à Belleville, après la mise en examen de Florimond Guimard, instituteur et militant RESF de Marseille « coupable » d’avoir défendu un père d’élève expulsé, de Kadidja, militante de l’Apeis « coupable » d’avoir protesté dans un  avion contre l’expulsion d’un étudiant malien, de Michel Guérin « coupable » d’avoir dénoncé vivement la politique de Sarkozy, du placement en garde à vue d’un militant et d’une marraine citoyenne à Strasbourg.
      
             
                     
Du fait des ordres du ministre et du gouvernement, la police passe les bornes. Il est temps, grand temps, que des voix s’élèvent, y compris des rangs de la police et de la haute fonction publique,  pour dire que ça suffit.
     

Que le temps de la République de la chasse à l’enfant et de l’emprisonnement de ceux qui les défendent n’est pas encore venu.