Mettons-nous bien d’accord, les potesses et les aminches. Un gars comme lui, ça ne court pas le pavé.
C’est même étonnant que les médias s’intéressent à lui et lui prêtent l’oreille. Je pensais qu’il était tricard depuis ce mois de mai 2007 où la France qui transpire des aisselles avait décidé de faire suer les pauvres et de lécher les puissants.
Gilles Clément, c’est de lui qu’il s’agit. Si vous n’êtes pas trop encombrés des neurones, vous vous souviendrez que je lui ai consacré quelques articles.
Jardinier-paysagiste-poète-voyageur radical, entré en résistance il y a peu. Il a sorti un bouquin : “Gilles Clément, une écologie humaniste“-Editions Aubanel-39 euros (c’est un peu chérot mais ça vaut la peine, car c’est le catalogue de ses réalisations depuis le début des années 80).

Gilles Clément a accordé un entretien à l’hebdo TELERAMA de cette semaine (n° 3012).
Le mieux, c’est de l’acheter. Mais je pense à vous, mes lascars. Je vais vous livrer le best of de cet interview.
Forcément subjectif, vous me connaissez (le best-of, pas l’interview) !
TELERAMA sort le mercredi en kiosque. Ça vous laisse encore 2 jours pour vous le procurer si vous êtes de l’espèce des bondissants et non des ramollos.
En attendant, voici :
“ Aujourd’hui, où en êtes-vous ?
Les agissements du gouvernement n’ont fait que renforcer ma position.
Nous sommes face à un projet ultralibéral qui favorise la santé des entreprises plutôt que la santé humaine, mené par un président ouvertement fasciné par le modèle américain.
Le modèle même qui menace le plus la vie, la diversité, la société, la démocratie sur la planète.
Vous y allez fort !
Je reprends les mots de la guerre car j’estime que la situation est aussi grave. Voire plus, dans la mesure où le désastre écologique et social atteint aujourd’hui des dimensions planétaires, alors que la dernière guerre mondiale, elle, est restée localisée.
Vous ne croyez pas au Grenelle de l’environnement ?
Cela fait partie de la grande tricherie. Nicolas Sarkozy va parvenir à faire exactement ce qu’il veut, en ayant obtenu l’assentiment des ONG et des syndicats, auquels il aura promis beaucoup de choses …qu’il ne tiendra pas.
Je ne pense pas qu’il s’agisse de sa part d’une prise de position en toute conscience.Pas question pour lui de revenir sur notre mode de vie, d’abandonner notre logique boursière, nos 4X4 et notre égoïsme.
Or il est illusoire de penser qu’on va résoudre cette crise écologique sans changer de système économique. Le capitalisme financier est fondamentalement destructeur.
[…] Tout le reste sera de la poudre aux yeux, avec quelques résultats, habiles et ultra médiatisés. De petites concessions, comme diminuer la vitesse de circulation des voitures ou faire couler moins d’eau sous la douche. Bref, un écologisme mondain qui permet de cautionner le système.
D’où vient cette radicalité ?
La nature et le jardinage m’ont appris à observer. A constater, par exemple, que les insectes constituent un maillon-clé dans la chaîne du vivant.
Et que tuer un insecte revient à tuer le jardinier aussi.






Mais dites-moi que c'est pas vrai ! Que j'hallucine grave; qu'au minimum, il aurait pu faire semblant d'être un poil moins méprisant à l'endroit des défenseurs du vivant !
C'est très louche. Il y a trop de coincidences mal venues pour que ce ne soit pas prémédité. Sale temps sur la Camargue en définitive.
Il y a certes un côté sanitaire, de confort, qui préside à ces campagnes d'éradication des moustiques mais aussi et surtout, un bienfait économique évident : les politiques d'urbanisation de ces territoires 'infestés' s'en trouvent grandement facilitées. Tout devient plus facile, d'un coup.