03 juin 2008
Francis Wolff a fait beaucoup d'études pour devenir con et méchant
En échange des moments moroses que tu aurais pu vivre ces derniers temps, je t'offre une bonne partie de poilade.
Tu vas lire le texte ci-dessus.
C'est Françis qui l'a écrit. Tu ne connais pas Françis ? Mais si...Le penseur suprême des aficionados, recruté sur diplômes.
C'est quelqu'un Francis. Prof à Normale sup'.
Il se tire sur l'élastique en matant des corridas mais c'est une tronche.
Enfin, il paraît.
J'ai déjà eu l'occasion de lire, péniblement, ses écrits. C'est du niveau du CM2.
Françis, c'est le king du sophisme. Un killer des prémisses vaseuses.
Son sophisme favori (un sophisme c'est un raisonnement visant un but fallacieux, qui est conçu avec l'intention d'induire en erreur) c'est : les défenseurs des animaux sont végétariens, Hitler était végétarien, donc les animalitaires sont des nazis.
Et ça marche avec tout, Ben Laden, le terrorisme, l'anti-France, la pornographie...
Françis, c'est un cador des confusions des valeurs; un fana du relativisme culturel (ma tradition, je la garde et je t'emmerde eh cong !).
Francis, il est binaire : un taureau, soit il meurt dans l'arène, soit il crève dans un abattoir. Ya pas de demi-mesure.
Son prénom c'est Françis, son nom c'est Wolff. C'est lui que le lobby de la tauromachie a choisi et dépêché pour lutter contre les végétariens livides, séquestreurs d'enfants, mi-terroristes mi-sataniques, oeuvrant dans des caves humides et sombres (mais cablées en très haut-débit) à saper les fondements de notre civilisation judéo-chrétienne.
Les zoolâtres. Qui couchent avec leurs lapins nains et sont dégoûtés par le sang versé.
Allez, je te laisse rigoler un peu.
Parce qu'après, ça reste du cradingue...
05:45 Publié dans Les malfaisants | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18 avril 2008
Cluny : le trou du cul de la Bourgogne a des rougeurs
Certes, ce titre est quelque peu trivial, voire vulgaire.
Que veux-tu, c'est pourtant bien ce qui m'est venu immédiatement à l'esprit en pensant à la singulière ironie de l'histoire qui voit une ville, reconnue comme le centre intellectuel incontesté en Europe du moyen-âge classique (c'est à dire après le 1er millénaire), devenir le trou de balle de la Bourgogne, endroit anatomique qu'on a honte d'exposer à la population.
Je parle de Cluny, en Saône-et-Loire. célèbre pour son abbaye qui a réformé la règle bénédictine.
Mais je te présente quand même mes excuses, belle adolescente aux yeux cernés qui, arrivée par hasard sur ce blog après avoir tapé 'branle' dans la barre de recherche de Gougueule, demeure interloquée par mon vocabulaire hardi.
Et je prends l'engagement ici-même, main droite en avant, main gauche sur le coeur, de ne plus traiter les chasseurs de connards si, eux-mêmes, cessent de considérer le renard et le blaireau comme des nuisibles.
De toute façon, il faut appeler un chat un chat et les précautions de langage, quand il s'agit de maltraitance à l'endroit d'êtres sensibles, je m'en tamponne le coquillard.
Cluny, au 1er tour et à l'unanimité du jury, ramasse le prix de la commune la plus naze de l'année.
Elle accueillera en effet, les 16, 17, 18 mai prochains le championnat national de déterrage.
Je te demande de te reporter à mon article du 25 avril 2007 (http://taomugaia.canalblog.com/archives/2007/04/25/765377...) pour bien comprendre ce qu'est ce loisir lamentable, appelé par ailleurs vénerie sous terre.
Pratiquée par des simplets, des hommes et des femmes frustres qui n'ont pas eu le bonheur d'intégrer un équipage de chasse à courre, cette distraction peut être envisagée comme étant le sadisme du pauvre.
A part exercer ses penchants vicieux sur des enfants ou des handicapés, ya pas mieux pour eux car en plus, c'est légal.
Oui, légal ! Grâce à un arrêté ministériel de janvier 2005 fixant les conditions applicables à ce genre de concours et d'épreuves.
Tu vois, cette semaine là, quelques 40 équipages ratisseront la campagne (comme l'armée française ratissait le Djebel algérien pendant la guerre d'Algérie afin de débusquer les rebelles) pour extraire de leurs terriers de pauvres bestioles, renards et blaireaux, puis de les massacrer.
Chaque équipage se verra attribuer un terrier occupé. Le combat de ces têtes de noeuds vise à acculer, à l'aide des chiens, l'animal au fond de son abri puis de l'en sortir avec des pinces, des pelles et pioches.
Et ça peut durer plusieurs heures.
Quelques associations de protection animale (l'ASPAS, FNE/Confédération des Associations de Protection de l'environnement et de la Nature en saône-et-Loire...) ont demandé aux autorités, ministère de l'environnement comme préfecture, de ne pas autoriser ce carnaval sanglant.
Pfff...C'est mal barré pour obtenirquelque chose.
Tu peux écrire au maire de Cluny et lui préciser ce que tu penses de cet évènement.
En attendant de rayer cette ville de tes lieux à visiter. Malgré son riche et remarquable passé.
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13 avril 2008
L'argent canadien a l'odeur du sang
Putain, j'ai la rage.
Ils ont osé. Il a osé. Lui, Loyola Hearn, ministre canadien de la pêche.
II a ordonné aux garde-côtes, armés, à bord des brise-glace Des Groseilliers et Sir Wilfred Grenfeld d'arraisonner le navire de SSCS (Sea Shepherd Conservation Society), l'association de Paul Watson, de le saisir, le perquisitionner puis de présenter les membres de l'équipage devant la justice canadienne.
Cet abordage est intervenu hier, dans le détroit de Cabot (côte ouest de Terre-Neuve).
Le Farley Mowat est dans les eaux glacées du golfe du Saint-Laurent pour contrarier la colossale tuerie de 275000 bébés phoques et montrer au monde entier que cette abjection, encouragée par les autorités canadiennes, au nom du fric et du commerce de la fourrure, est aussi la face la plus visible, la plus choquante, de la haine de la vie et l'expression d'une cruauté sans qualificatif.
Le navire de SSCS a été remorqué le 12 avril vers Sydney (Nouvelle-Ecosse. île de Cap-Breton) en toute illégalité car il est sous droit néerlandais et naviguait en eaux internationales.
Paul Watson considère ça comme un acte de guerre.
Les médias canadiens, connement patriotiques, s'en félicitent. Tu pourras d'ailleurs vérifier que pas un seul ne montre des photos de phoques massacrés.
Trop choquantes ? Pourquoi être si fiers de cette tradition ignoble et ne pas l'assumer jusqu'au bout en exposant des images de ces rudes chasseurs au boulot ?
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06 avril 2008
Le con, la brute et le tuant
Alors que je me préparais à livrer un article sur Mathieu Da Silva (25 ans), apprenti tueur en série, roi du collet, dont le semestriel Nos chasses-spécial piégeage nous tire le portrait (il prend 20 renards et 30 mustélidés par an plus quelques carnassiers) en s'extasiant sur son inventivité (ce sinistre abruti a imaginé des techniques sortant de l'ordinaire, du genre laisser vieillir les câbles sous la pluie), voilà t-il pas que je tombe sur une merveille de tradition absolument conne et foutrement cruelle.
Et zyva; comment passer ça sous silence ?
Puis tu te dis : "Que se passe t-il dans la tête de ces individus pour en arriver là ? C'est hallucinant ! On manque de mots pour les qualifier, eux et leur distraction".
Car c'est une distraction, un chouette moment, que de la balle, quelle éclate !
Bon, ça se passe en Espagne, dans la région de Tarragona (à Amposta, Deltebre, Alcanar...) sud de la Catalogne. Mais cette tradition, mon bon, est largement exportable dans le pourtour méditerranéen, civilisé comme peut l'être la corrida, phare de la culture taurine.
Le taureau justement. Pas de bol pour lui, il est dans tous les mauvais coups, objet du ressentiment sadique, de la perversion ensoleillée, du vice alcoolisé.
A la faveur de l'été, des pauvres types chopent un malheureux taureau et lui attachent deux flambeaux fixés entre les cornes.
Immobilisée, la bestiole constate ensuite que ces flambeaux sont allumés et ces cons la lâchent après dans les rues du village.
Pliés en deux de la voir courir complètement affolée (si besoin, ils balancent des pétards et autres feux de Bengale pour la perturber davantage), ils la pourchassent en attendant son épuisement définitif et fatal.
Si l'animal a eu assez de forces pour échapper à ce calvaire, il va resservir la prochaine fois, dans un autre village.
Cette fête, c'est le correbous.
Je te rappelle que nous sommes au 21ème siècle. Mais que la barbarie, la noirceur d'âme, la connerie la plus profonde s'expriment encore joyeusement, librement, de façon festive.
Je te rappelle que ce sont des êtres humains (Homo Sapiens Sapiens) qui prennent leur pied à faire des trucs semblables.
Comment veux-tu vouloir vivre dans un monde en paix, juste, fraternel, avec ces raclures de bidet, piégeurs, aficionados, viandards, tous ces malades, ces déséquilibrés, méchants comme pas deux, idiots magistraux, crétins absolus ?
17:20 Publié dans Les malfaisants | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03 avril 2008
La racaille des talus et des sous-bois s'est soulagée
Ce qui devait arriver est arrivé.
A force de pressions, de menaces, de plaintes, les tueurs de l'aube et autres fracassés ont obtenu de l'hébergeur Le Monde et de son équipe de modérateurs craintifs et paresseux la désactivation définitive de mon blog.
Une première mort. Pour la liberté d'expression comme pour l'illusion de croire que les accros au sang peuvent tolérer la critique du moment qu'on les laisse exercer leurs penchants sadiques.
Non...Ces enfoirés n'aiment pas qu'on leur renvoie une image d'eux un peu différente des platitudes consensuelles.
Viandards jusqu'au trognon, addiction au meurtre de loisir. Qualité et symptôme.
C'est dommage pour eux : la seule occasion qu'ils avaient d'enrichir leur pauvre vocabulaire leur sera donc retirée.
En effet, pour prendre connaissance de mes articles, ils devaient se diriger vers le site du Monde.
Bien sûr, ça leur semblait du chinois mais au moins, ils lisaient autre chose que le mode d'emploi d'un piège à mâchoires.
Laissons-les dans leur ignorance crasse et continuons le combat.
Ici et sur les 2 autres blogs hébergés par Canalblog et hautetFort.
Ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront.
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29 mars 2008
Pauvre fille !

Aurélie, est-ce vraiment de ta faute ?
A priori, oui, mais en réalité, on dirait bien que tu as été bercée trop près du mur.
C'est une image hein ! Ce que je veux dire par là, c'est qu'avec le père que tu as (et on ne choisit pas sa famille), tu as des excuses pour être devenue ce que tu es aujourd'hui.
A bien réfléchir, ça n'aurait pas été pire si tu avais été livrée à toi-même toute petite, du genre Mowgli, élevée par une meute de limaces ou bien de Mantes religieuses (Mantis Religiosa).
Car nous sommes bien en Gironde, pile poil sur le tracé de l'A10, à Marcillac exactement.
Et Aurélie n'aurait jamais pu être recueillie par des chevreuils, des renards ou des blaireaux car il n'y en avait quasiment plus.
Tués par son vieux, Philippe, dont le quotidien Sud-Ouest nous dit qu'il a reçu la médaille du mérite cygénétique pour ses 28 ans d'engagement dans la gestion (sic) du territoire de Marcillac.
Je te précise, estimé lecteur : un chasseur ne tue plus; il prélève. Un chasseur ne chasse pas : il gère la biodiversité.
Tu es calme, détendu ? Roule ma poule et accroche-toi aux rameaux.
Aurélie est donc la fille de son père, viandard reconnu.
Aurélie a 19 ans et n'a jamais été abandonnée.
En conséquence de quoi, elle a été éduquée par qui tu sais.
Voici pourquoi Aurélie, marcillasaise, délivre ce cri du coeur : "Ça ne me gêne pas de donner de mon temps pour réguler les nuisibles".
Pour ce faire, à l'âge où des jeunes gens s'engagent pour l'amélioration morale et matérielle de l'humanité, elle a décidé de créer son équipage de vénerie sous terre.
Affublé d'un joli nom : Rallye la Livenne.
La vénerie sous terre, la pratique du déterrage, c'est du carrément dégueulasse. De l'ignoble en barre, du concentré de cruauté.
A cet effet, je te demande de te reporter à l'article que j'avais fait le 25 avril 2007.
Bref, quelqu'un qui me dit, "moi ma passion, c'est le déterrage, je kiffe grave, c'est trop de la balle de déchiqueter un blaireau", je le regarde consterné et je vais gerber de suite sur ses pompes.
Aurélie en rajoute : " J'aurai bientôt mon habit de chasse. J'ai déjà créé mon propre écusson avec un renard et un ragondin et sur lequel on lit " Rallye la Livenne ", que je ferai mettre sur les tee-shirts et vêtements de chasse. Tout cela a un coût financier, mais j'ai puisé dans ma tirelire".
Cette personne a 4 clébards pour faire le sale boulot.
Mais n'oublie jamais : comme les viandards, la vraie passion d'Aurélie, c'est d'être en contact avec la nature.
Sa nature, elle pue le cadavre, elle bruisse de douleurs muettes, elle ressemble à du sang séché, elle a l'image des convulsions raides de terreur, folles de souffrance.
Sa passion, à Aurélie, c'est de la haine ardente pour le vivant, la douceur, la gentillesse.
Elle regarde la vie au travers des yeux vitreux de ses trophées.
Il n'y a rien à retirer de cette fille. Tout à raturer.
Ce putain d'article extrait de Sud-Ouest me fout le cafard. Rester indifférent, je ne peux pas.
Dans les pas de ton père ? Maîtresse d'équipage ?
Pauvre fille...
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12 mars 2008
Les journées du tueur Pedro Gutiérrez Lorenzo, ‘El Capea’, sont très occupées

Pedro Gutiérrez Lorenzo, 'El Capea', est un tueur de toros. Un matador si tu préfères. Ce sombre guignol va atteindre la trentaine dans quelques mois. Il est originaire de Salamanque.
C'est un vicieux polyvalent. Je veux dire par là qu'il a plusieurs cordes à son arc.
Pour faire court, voilà donc le genre de type qui ne peut pas rester, même pour une heure, passif.
Il doit toujours faire du mal, torturer, tuer, faire crever ce qui vit.
Un hyperactif de la cruauté.
La presse espagnole nous raconte qu'une cellule spéciale de la Guardia civil (l'équivalent de notre Gendarmerie nationale) a gaulé ce jeune homme et 3 de ses compères dans la propriété d'El Espino Rapada de son père, ancien matador lui aussi, à San Pelayo de la Güareña.
Cette cellule, le Seprona (Servicio de Protección a la Naturaleza), enquêtait sur un vaste réseau de braconnage à l'échelle nationale.
Ecoutes téléphoniques, filatures, perquisitions, tout a été employé pour démanteler cette organisation de viandards délinquants.
Notre matador s'est avéré être l'un des maillons importants de ce réseau de brigands.
Les gendarmes ont trouvé dans cette ferme des armes détenues illégalement et un stock conséquent de trophées de chasse (dont la valeur globale est estimée à 12000 euros).
Pedro Gutiérrez Lorenzo, il chassait du sanglier, beaucoup, de la chèvre hispanique (espèce protégée) pas mal, du chevreuil et du cerf, énormément.
Il s'est payé une bonne garde à vue des familles et a été présenté au juge d'instruction dans la foulée pour répondre de délit du destruction d'espèces protégées, d'atteinte à la faune, flore et animaux domestiques, d'association de malfaiteurs et de détention illicite d'armes.
Si tu veux mon avis, vivre au quotidien avec cette enflure, ça ne doit pas être coton. Tu ne sais pas s'il va se servir du couteau à pain pour découper ta boîte crânienne, s'il va ramasser vite fait la paire de ciseaux pour transformer ta carotide en viande hachée...
14:00 Publié dans Les malfaisants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 mars 2008
Jaime Ferrero Ávila est un chasseur vraiment très spécial
Si tu y tiens, Sébastien, tu pourras vérifier toi-même. Tu ne seras pas déçu du voyage. Ne te gêne pas, si t'as pas confiance en moi.
Donc, je te dis qu'il suffit d'aller sur une dizaine de blogs de chasseurs pour constater que la plupart d'entre eux te balancent des photos atroces de leurs exploits, eux tout sourire devant des corps poisseux de sang, tête d'animal aux yeux vitreux, langue pendante.
Tableaux de chasse sordides, comme celui-là par exemple

Ou celui-ci

Et le dernier

Et si tu te reportes à mon article de fin décembre intitulé "Le renard et le connard", tu verras que je ne mens pas.
Maintenant, je vais te montrer des tableaux de chasse un peu spéciaux. Si tu es trop sensible, tu as le droit de zapper.
Le gars qui tue ces animaux, c'est un espagnol. Il a un blog sur Myspace et il montre bien volontiers ce qu'il sait faire.
Il s'appelle Jaime Ferrero Ávila et quand il a des moments à tuer, il aime bien, avec des copains, chasser des chats errants.

Pourquoi cette ordure est-elle célèbre ?
Parce qu'il a été le candidat n° 24 sur une liste municipale pour la mairie de Talavera de la Reina.
Parce qu'il appartient à une organisation de jeunesse, Nuevas Generaciones, du Partido Popular (PP), le parti de la droite conservatrice d'Aznar et de Rajoy.
Parce que le comité exécutif de cette même organisation, dont le siège régional est à Tolède, l'a radié sans préavis, lui et l'un de ses copains de chasse aux chats (Juan Carlos Vásquez), à la suite de la réception de milliers de messages indignés.
Parce que ces images ont fait le tour de l'Espagne et qu'elles arrivent en France et ailleurs.
Inutile de te préciser que les associations de protection animale lui sont tombées sur le dos, le Code Pénal espagnol réprimant de tels actes de cruauté.
10:27 Publié dans Les malfaisants | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25 décembre 2007
Le renard et le connard
Mais tu n'as pas honte ?
Non, tu es fier visiblement, puisque tu as encouragé, minable tueur des bosquets, ta fédération départementale de viandards (celle du Pas-de-Calais), à publier cette photo ignoble pour l'édification des générations à venir, pour leur donner le goût du piégeage.
Piégeur agréé tu l'es. Depuis 2001, ajoutes-tu, tout glorieux.
Et dois-je compléter ? Vicieux certifié. Idiot manifeste.
Comment veux-tu que ton fiston, devant un tel tableau, un tel score (6 mâles, 1 femelle) puisse semer plus tard les graines de la gentillesse, de la paix, de la finesse d'esprit ?
Tu voulais prouver quoi ? Eprouver quoi ? Affirmer une virilité raffinée comme un pack de bière ? Quelle déception affective, sexuelle, quelle misère morale et psychologique essaies-tu d'oublier ?
La plaie de l'humanité, voilà ce que tu es. Un fardeau. Tu penses comme une gibecière, soumis à tes pulsions indignes. Barbotant dans ta bouillasse rustique.
Tu me dégoûtes...Virtuose de la laideur.
Pour régurgiter votre repas, le lien : http://www.fdc62.com/actu.php?id=37
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16 novembre 2007
L’extrême-chasse ou les turpitudes de l’écologie kaki
Au début, ça énerve. C'est bien naturel. Ce qui a été commis l'a été pour, justement, qu'on ait les nerfs en pelote.
Et puis, on s'aperçoit que l'effet est de courte durée.
Il faut dire que la charge est grossière, risible même. Digne d'eux.
CPNT, le parti des miliciens de la nature, protecteurs du vivant en treillis. Et armés.
Ecologistes aux yeux morts, comme ceux de leurs trophées, ressuscitant la nostalgie Vichyste. L'ordre doit régner, dans les têtes comme dans les champs. La terre ne ment pas, elle boit le sang versé par leur enthousiasme guerrier.
Le besace de CPNT devait être vide ce jour là. La nuque raide, dans un demi-sommeil, un responsable de ce gang de viandards a saisi, le 06 novembre, Rachida Dati, ministre de la Justice et des tribunaux vides pour lui demander de rappeler à l'ordre Gérard Charollois, magistrat de son état.
G. Charollois n'est pas un simple quidam. C'est le président de CVN (Convention Vie& Nature), un mouvement de réflexion et d'action visant à promouvoir ce que je résumerai comme étant l'écologie radicale, courant de pensée qui s'appuie notamment sur des convictions biocentristes.
Le site de CVN est indexé par ce blog depuis la création de ce dernier. C'est ici : http://www.ecologie-radicale.org
G. Charollois est l'objet du courroux des délateurs de CPNT car il aurait, dans quelques éditos (visibles sur le site), dit pis que pendre de la chasse et des chasseurs.
Rien de bien suspect, direz-vous...
Pour les cerveaux étroits de CPNT, si ! Car G.Charollois est vice-président du TGI de Périgueux et ils considérent que dans l'exercice de ses droits de citoyen, il aurait dépassé les bornes, enfreignant son devoir de réserve, "attitude gravissime d’un juge de la République qui ne peut que porter atteinte à l’Honneur et au crédit de la justice française"(sic) .
CPNT a donc bavé auprès de la Chancellerie pour qu'une mesure disciplinaire soit prise à l'endroit du président de CVN.
Je vous donne connaissance ci-après du communiqué officiel de CVN au sujet de cette aventure menée par les bras vengeurs de la ruralité et des chemins forestiers, semeurs de trépas et briqueurs névrotiques de fusils.
"Le parti politique d'extrême-chasse, CPNT, créé en 1989 par un Président de fédération de chasseurs qui l'anima jusqu'en 1998, date à laquelle il fut condamné en correctionnelle pour délit de droit commun, révèle sa véritable nature en demandant au gouvernement de sanctionner un magistrat de l'ordre judiciaire, M. Gérard CHAROLLOIS, en raison de ses écrits, nullement professionnels, hostiles à la chasse.
Il fut un temps, de sinistre mémoire, où des centaines de Français adressaient ainsi aux autorités publiques, des lettres de délations d'opinions contre les juifs, les communistes, les francs-maçons, les socialistes, les anglophiles, vouant ainsi leurs ennemis à nuit et brouillard.
On espérait ce temps révolu, mais les traditions ont la vie dure dans certains milieux hermétiques aux évolutions de la conscience.
Sur le fond, la saisine de la garde des sceaux par les chasseurs est incompréhensible juridiquement et participe d’une manifestation haineuse dirigée non pas contre une pensée, une conviction, mais une personne qui les porte.
En trente ans de carrière, ce magistrat a rencontré des milliers de justiciables.
Il ne s'en trouvera pas un seul pour soutenir que ce juge ait manqué, en quoi que ce soit, dans l'exercice de ses fonctions, à une quelconque obligation de réserve, à l'impartialité et même à la bienveillance à laquelle tout justiciable a droit.
Il ne se trouvera pas un seul avocat pour soutenir que ce juge ait été partisan, prosélyte dans l'exercice de ses fonctions.
Inversement, dans ses écrits, le Président de la CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE n'a jamais fait mention de sa qualité professionnelle totalement étrangère et dissociée des activités associatives.
Dès lors, l'accusation outrancière et malodorante du CPNT ne fait que déshonorer ce groupement de chasseurs qui, incapables de soutenir le débat des idées, attaquent personnellement leurs adversaires idéologiques.
Que dissociant rigoureusement ses fonctions et sa vie privée et militante, ce juge soit résolument antichasse participe de la liberté de conscience et d'expression de la pensée, liberté reconnue par un régime démocratique à tous les citoyens, y compris aux juges.
Ainsi, ce qui sépare irréductiblement les écologistes et les chasseurs n'est pas qu'un fossé plein de sang, c'est aussi une certaine conception des droits fondamentaux des femmes et des hommes, une certaine conception de la dignité humaine.
Lorsque le fondateur du CPNT termina sa carrière sur un banc de correctionnelle, les écologistes se gardèrent bien d'en tirer un quelconque profit politique et d'en faire une quelconque exploitation, car eux, à la différence de leurs ennemis, mènent le combat des idées, des valeurs, des convictions et non le combat contre des personnes.
Par ses agissements, le CPNT démasque son vrai visage qui est celui de la négation des droits de l'animal, bien évidemment, mais aussi l'injure faite à la liberté de pensée.
Que de tels hommes existent encore nous afflige.
Qu'ils soient nos ennemis nous en console un peu."
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