19 mars 2008

Marée noire en Loire-Atlantique : le fioul de Total à la place du printemps

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Ras le bol; dégoût; colère; indignation.

J'avais le choix pour composer le titre de mon article de ce jour.

Ici, en Loire-Atlantique, ce sont ces sentiments qui jaillissent devant le spectacle consternant de cette marée noire.

Près de 30 km de berges souillées par ce fioul lourd. De Paimboeuf à Saint-Brévin.
Parfois, des nappes de mazout de 40 cm d'épaisseur. La vasière de Paimboeuf est totalement recouverte d'hydrocarbures.
L'odeur est nauséabonde.

Ce sont en définitive près de 400 tonnes de pétrole qui se sont échappées dans la nature dans la nuit de dimanche à lundi, lors du chargement d'un avitailleur, l'Ocean Quest, dans la raffinerie de Donges, en pays de Retz.

C'est l'estuaire de la Loire, un site classé Natura 2000, où l'on trouve vasières, roselières, accueillant des dizaines d'espèces d'oiseaux (Pluviers argentés, Avocettes, Bécasseaux variables, Tadornes, Barges rousses...).

Lors du chargement, une canalisation s'est ouverte, libérant l'équivalent de 3 dégazages de pétroliers en mer !

La société Total reconnaît la faute et assume la responsabilité de la catastrophe. Il faut dire que certaines installations de la raffinerie sont vétustes et que cet accident s'avéraît plus que prévisible.

La région, le département et la préfecture emploient donc les grands moyens : déploiement de personnels trés équipés (combinaisons, masques car ce fioul est très toxique) pour nettoyer les berges et les quais, utilisation de 20 suceuses (gros camions aspirateurs), moyens aériens, mobilisation du navire Argonaute et d'un chalut anti-pollution...

Les premiers comptages sont tragiques : sur la rive sud de l'estuaire, on trouve beaucoup d'oiseaux mazoutés (notamment les avocettes).

Les bestioles atteintes ont été dirigées vers le Centre de soins.

C'est une catastrophe écologique majeure, même si la discrétion des médias vise à faire croire qu'il en est différemment.
Les oiseaux sont durement touchés car on est en pleine période de migration.
Le littoral nazairien vient d'être endommagé par les nappes de la pollution.

Qu'est-ce qu'on en a à foutre des excuses de Total, de sa promesse de payer les dégâts ?
Y'en a marre de ces négligences criminelles, de ce détachement odieux devant l'éventualité d'accidents environnementaux.

Il faudra demander des comptes à Total, bien sûr !

Mais en attendant, le mal est fait.

02 février 2008

Le groupe minier Iamgold-Cambior prend une branlée au 5ème set et perd le match

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Tu veux que je te dise Denise ?

J'ai une sacrée bonne nouvelle à te balancer !

C'est rare que je sois aussi joyce mais tu verras, ça vaut le déplacement car en plus c'était inattendu.

Je fais le ménage d'ores et déjà sur le sujet et je te renvoie illico à mon article du 20 mars 2007.

Vazi donc faire un tour si tu veux goûter le sel de la chute de cette histoire mais si tu n'as pas 4mn à consacrer à la lecture de ce chef d'oeuvre, ya pas de mal, je vais dérouler le truc pour que même les simples d'esprit ils puissent piger. 

Un conglomérat minier de taille internationale, Iamgold-Cambior, avait décidé de réaliser une mine d'or à ciel ouvert en Guyanne, à Kaw, près de Cayenne.

Une véritable catastrophe que ce projet. Ce serait un écocide majeur s'il venait à se concrétiser.

En échange de quelques malheureux 600 emplois rémunérés au lance-pierres, Iamgold-Cambior sollicitait l'autorisation d'assassiner la stupéfiante biodiversité de ces grands marais et de cette forêt primaire remarquable.

Après des mois de mobilisation, de pétitions et de recours en tout genre, le gouvernement français, au terme d'une réunion intergouvernementale mercredi 30 janvier, a tranché : c'est rapé, foutu, baisé, cuit, pour le projet de la multinationale canadienne.

Le sanctuaire naturel sera préservé.

Après une nouvelle expertise menée à l'issue du Grenelle de l'environnement, l'avis est sans appel : " Le Président de la République a décidé de ne pas donner suite à ce projet".

C'est une grande victoire, quasiment historique.

Le groupe minier, qui avait lâché la bagatelle de 240 millions d'euros en investissements, est  vert de rage. Il a promis de se venger et ira devant la justice.

Pour le fun, tirons une bonne droite au MEDEF local qui, la bouche tordue et la sueur au front, s'est indigné "du mépris du Président".

Ça fait mal aux gencives que de prendre une telle branlée !

 

17 janvier 2008

Chasse : y a du sang, du blessé, ça plombe, perfore …

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Ce matin, la journée avait l'air engageant. Elle a tenu ses promesses.
Le jugement rendu par le tribunal correctionnel de Paris dans le procès de l'Erika est tout à fait satisfaisant.
Le préjudice écologique, l'atteinte portée à l'environnement, sont bel et bien, pour la première fois, reconnus par le droit français.

J'y reviendrai. Ça ne fera pas revenir les eiders à duvet à la vie (cette catastrophe a décimé la population entière) mais c'est bon à prendre. Les assasins de la nature sont prévenus : pour qui voudra, il y aura moyen.
Faudra pas être timoré, craindre pour sa mise en plis. Les sociétés qui sucent le sang de la terre devront rendre des comptes.
Un saccage, une pollution ? Hop! Partie civile ... Avec des avocats compétents, le crime environnemental sera sanctionné.

Pourquoi pas contre lui, d'ailleurs, si on voulait faire un autre exemple ?
Le viandard charançonné du bulbe, le milicien de la ruralité bas de plafond.

Il a d'ailleurs été promu chef de son gang de killers couperosés.
Frédéric Nihous, candidat grotesque et ramassé (1,15 % des voix) de CPNT à la dernière élection présidentielle, rallié à Sarko, a été élu à la tête de ce mouvement sentant fort la botte trempée et la poudre.

Il remplace Jean Saint-Josse, qui dirigeait cette bande de noeuds volants depuis 1995.

Car les chasseurs, c'est la plaie. Flétrir la beauté de la nature, ils savent faire.
Exterminer des millions de bestioles, aussi.
Ce sont des âmes mal nées, à l'esprit étroit comme une bonde de lavabo.

Demandez à Faustine Morel ce qu'elle en pense.

Faustine, elle a 19 ans et crêche en Haute-Saône.
Avec son copain, dimanche dernier, le 13 janvier, elle se dirigeait, au volant de sa caisse, vers la charmante bourgade de Grattery quand elle a senti un impact brûlant, violent, au niveau de la nuque.

Un viandard (75 ans) avait fait feu sur un chevreuil et manque de bol (toujours la faute au ricochet, c'est pigé ?), la balle s'est barrée n'importe où.

Enfin, pas n'importe où, tout compte fait.
Elle a traversé la vitre arrière gauche du véhicule, a frôlé l'occiput de Faustine (ça s'est joué à 1 millimètre) puis est ressortie par la vitre avant droite.

Faustine, elle a mangé les éclats de cuivre du culot de la cartouche. Le sang, il ne coulait pas pour faire semblant.

Son ami l'a conduit dare-dare aux urgences de Vesoul. Les toubibs ont réussi à retirer un morceau mais pas l'autre.
Soit il restera là pour la vie, soit il sera rejetté par les chairs.

Le patron de ces glandus, un certain Eric Bedin, reste affirmatif :"Depuis dix ans que je chasse, rien de tel n'est arrivé. Toutes les règles ont été respectées, le plan de chasse aussi. La balle a dévié à un angle d'environ 110 º, c'est regrettable et tout le monde est sous le choc ici".

Faustine a eu chaud ! C'est presque une miraculée.

Eux, ils sont toujours cons comme une brouette, gâtés de l'intérieur, pétillants d'intelligence comme une peau de sauciflard.  

 

01 octobre 2007

L’une part, l’autre reste, les chasseurs tuent

  

Hier matin, ça n'arrêtait pas...

Les semeurs de trépas, les soldats de la chasse, ratissaient la campagne et j'avais eu du mal à terminer mon article, passablement agacé par le bruit des détonations alentour.
Raté ? Touché ? Je songeais à ces pauvres bestioles, courant, volant, dans tous les sens, effrayées, le coeur battant, le sang montant à la tête. 

C'était le 30 septembre. L'été carrément fini ... La chanson de Tété  " A la faveur de l'automne" qui trotte dans la tête, va savoir pourquoi... (Bin, c'est facile, t'es con toi, ça parle de l'automne, de la mélancolie, des gouttes de pluie...).

Et je leur ai crié : bonne chance !

Soyez fortes, les copines. Ya de la route, des obstacles, des difficultés. Comme d'hab.

Oui, je vous rappelle que les derniers départs de tourterelles des bois vers des contrées plus sympas c'est maintenant. Les premières se sont barrées fin août, vers le sud, pour traverser la Méditerranée, survoler le Sahara puis se poser dans la savane sahélienne verdie par les pluies récentes.

La tourterelle des bois, c'est celle qui est sur la photo du haut. Au dessous, c'est sa cousine, la tourterelle turque, qui est sédentaire. Elle ne migre pas.

Elle est arrivée en Europe au début du XXème siècle et il faut croire qu'elle s'y est trouvée bien car elle fait désormais partie des oiseaux les plus communs de nos régions.

Les viandards aimeraient bien lui tirer dessus mais comme elle fréquente de préférence les parcs et jardins des agglomérations, elle est relativement à l'abri des "prélèvements".

La tourterelle des bois est plus exposée, vous le savez, notamment en avril/mai,  quand elle revient de sa villégiature estivale. Après un trajet de plusieurs milliers de km, elle est attendue par les tueurs de l'aube dans les couloirs de migration du sud-ouest.

La migration, ce n'est pas de la petite bière; les déplacements se déroulent la nuit en général (surtout lors de la 1ère moitié) et après effectué quelques centaines de kilomètres, l'oiseau voyageur se pose, plus ou moins au hasard, pour se reposer et manger.
Il doit impérativement reconstituer, ne serait-ce que partiellement, ses réserves énergétiques entamées par le vol.
Puis il repart.

L'une part, l'autre reste. Cette dernière comptera sur vous cet hiver pour becqueter. Elle mange des graines au sol et vous remerciera pour votre prévenance et votre gentillesse en roucoulant toute la journée.

Elle peut vivre jusqu'à 10 ans, voire même un peu plus. Elle vous sera si familière à force que vous serez presque obligé de lui donner un nom.

L'une part, l'autre reste.  Mais ça, les chasseurs s'en foutent, le principal pour eux, c'est de tuer.

PS : au fait, dans le parc naturel de la Brenne (coucou Michelle !), " la Terre aux 2000 étangs", une expo est organisée sur le sujet des migrateurs d'automne. Pour les renseignements : www.parc-naturel-brenne.fr.

                             

24 août 2007

OGM : une loi pour ne rien changer ?

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Et s' il y avait un rapport ?

Et si la FNSEA avait passé un petit coup de téléphone à J-L Borloo afin de lui faire part de l'énervement croissant de ses adhérents devant les destructions  renouvelées de parcelles OGM par les Faucheurs volontaires.

Je vous ai parlé hier de la plainte de Monsanto déposée à l'occasion de la destruction, samedi dernier à Janville (Eure-et-Loir), d'une parcelle de 2000 m2 de maîs.

Rebelote hier. Monsanto (associé à cette occasion à Biogemma), a porté plainte pour le pliage, effectué dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 août, de 3 ha de parcelles d'essai à Mauroux (Gers) où elle menait 4 expérimentations.
La société Biogemma, elle, se plaint de la destruction d'une culture de 360 m2 à Sauvetat (toujours dans le Gers).

Jean Louis Borloo s'est donc indigné hier de façon opportune; il a déclaré qu'au sortir du Grenelle de l'environnement, une loi sera présentée afin  de mettre fin à une "situation complètement hypocrite en France".

En effet, les possibilités de réaliser des essais en plein champ sont encadrées par un décret pondu à la va-vite par le gouvernement Villepin (auquel appartenait Borloo !).

Les faucheurs volontaires ne sont pas preneurs de cette loi. Ils exigent un moratoire. C'est pas sorcier et compliqué et c'est déjà le cas en Allemagne !

Mais, ici, le poids de la FNSEA et des nécroentreprises comme Monsanto, Syngenta, Pioneer Génétique, Seeds SAS et autres est loin d'être négligeable.

Le site interministériel qui recense (avec localisations et surfaces) les parcelles d'expérimentation : www.ogm.gouv.fr

23 août 2007

Monsanto : l’empire du mal

  

-Et toi, au fait, tu bosses où ?
-Dans une grosse boite, une multinationale américaine. Monsanto...Tu connais ? Je suis en R/D (Recherche & Développement)
-Vaguement... C'est un semencier, c'est ça ?
-Pas seulement, on fait pas mal de choses mais en définitive, on est plutôt discrets. Faut dire qu'il n'y a vraiment pas de quoi la ramener
-Comment ça ?
-Notre taf, c'est de faire crever ce qui vit. Monsanto, c'est une nécroentreprise. Et ça remonte à loin. A la fin de la 2ème guerre mondiale, par exemple, on avait noué un partenariat avec IG FARBEN, la société allemande de chimie qui avait produit le Zyklon B, le gaz utilisé dans les camps d'extermination
-Mais c'est ignoble !
-Oui, pour Monsanto, l'argent n'a pas d'odeur, même si elle est nauséabonde
-Mais tout ça c'est le passé, tout le monde s'en fout désormais
-Eh bien non, dans l'abject, on a de la constance ! Tu ne savais pas que grâce à nous, l'armée américaine a pu déverser 83 millions de litres de défoliants sur le ViêtNam pendant la guerre. Cet herbicide, chargé de la dioxine la plus toxique, il était connu sous le nom "d'agent orange". Cette pluie chimique, cette mort tombée du ciel, a stérilisé, empoisonné tout ce qui vivait, pour des décennies et des décennies. Encore aujourd'hui, les enfants qui naissent au ViêtNam, au Laos et au Cambodge sont victimes de malformations graves.
-C'est hallucinant ! Personne ne dit rien ?
-Pour la majorité, Monsanto c'est clean, c'est le Round-up, l'herbicide que tu balances dans ton jardin le week-end...
-Ah bon ? C'est dommage !
-Tu as raison, c'est d'autant plus dommage que Monsanto poursuit son oeuvre de mort en forçant les populations paysannes à utiliser ses semences génétiquement modifiées, comme le 'Terminator', en intimidant tous ceux qui veulent s'opposer aux OGM. Monsanto, c'est un géant mondial qui, en vendant de la mort, pesticides, herbicides, en plaçant ses OGM, en brevetant le vivant, vise à contrôler la totalité de la chaîne alimentaire et sanitaire, pour faire du fric et du fric.
-Mais ils ont des complices pour faire ça ?
-Evidemment, que ces complices soient passifs, complaisants ou actifs. Gouvernements, groupes agrochimiques, syndicats de producteurs, consommateurs, pub, citoyens, tout le monde participe à cette servitude.
Et si tu veux t'énerver pour la journée, lis ce qui suit :

21/08/07- PARIS (Reuters) -
       
Monsanto France annonce le dépôt d'une plainte contre les auteurs présumés de la destruction d'une parcelle de maïs transgénique samedi dernier à Poinville en Eure-et-Loir.

La parcelle, d'une surface de 2.000 m2, a été détruite "en totalité par piétinement, arrachage et casse des pieds de maïs", précise le groupe agrochimique dans un communiqué.

"Au-delà du préjudice moral pour les employés qui travaillaient sur ces essais et du retard que ce nouvel acte de violence aveugle fait prendre à la recherche française en biotechnologies végétales, le dommage économique est estimé à 50.000 euros", ajoute Monsanto.Le semencier estime que "loin de constituer un quelconque risque environnemental, les essais biotechnologiques menés dans le respect de la loi permettent justement d'évaluer la sécurité et l'efficacité des plantes concernées." 
   

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Vous avez bien compris que, question 'violence aveugle' (sic)  et 'préjudice moral', Monsanto est très bien placé pour en parler !

Pour s'infomer, lutter contre Monsanto et les OGM, pour soutenir le Collectif des faucheurs volontaires, c'est icihttp://www.monde-solidaire.org

21 juin 2007

Le Canada menace les pays européens qui ne soutiennent pas une chasse aux phoques cruellement responsable et durable.

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Loyola Hearn n'est pas content. Mais pas du tout. Il est même fâché, on peut dire. En serrant, de rage, ses petits poings, il a menacé.

L. Hearn est le ministre canadien de la pêche et il vitupère contre ces enfoirés de pays de l'Union Européenne qui ont osé prononcer un embargo sur les produits dérivés du phoque (peaux/fourrure, graisse, huile...).

Ce blog s'en était fait l'écho : le mouvement initié par l'Italie avait été prolongé par la Belgique, l'autriche et la France (fin avril 2007). L'allemagne et les Pays-Bas étudient sérieusement cette éventualité.

Mieux, le ministre autrichien de l'environnement, Josef Proll, s'est engagé à faire le forcing pour promouvoir l'interdiction totale et définitive de ces saloperies de produits à l'échelle de l'Union Européenne.

C'est pour cela que le gouvernement canadien est irrité; le business va en prendre un coup. Il se rend compte également que les sensibilités européennes vont contrarier durablement la pratique de ce massacre ignoble.

Malgré le fait qu'il dépêche, régulièrement, à Bruxelles ou à Strasbourg, des émissaires experts en lobbying chargés de retourner les consciences, munis de délégations 'financières' confortables.
Tentatives conduites à fonds perdus, visiblement...

Car l'objectif du Canada, c'est de prouver que cette chasse est 'humaine', qu'elle respecte, si je peux me permettre, les fondamentaux de la chasse.

Alors, en indiquant que ces initiatives des pays européens constituaient un 'sérieux précédent', qu'Ottawa allait 'agir en conséquence', ce ministre a promis que démonstration sera faite que 'la chasse aux phoques n'est  pas inhumaine'.

On ne sait pas ce qu'il faut comprendre derrière cette menace de représailles mais à la limite, on s'en tamponne grave...

Ce qui est certain, c'est que cette chasse n'en est pas une;  c'est un massacre abominable perpétré au prix de souffrances inouies.

Que ce soit à l'aide de ce bâton/piolet appelé hakapik ou pas, ces très jeunes phoques sont saignés, trainés sur la glace et dépecés, souvent devant leur mère.

On sait que 42 phoques sur 100 sont écorchés alors qu'ils sont toujours vivants.

Cette réalité, l'opinion publique européenne la connaît et rien, aucun bourrage de crâne, ne pourra annuler le fait que cette pratique barbare, revendiquée comme traditionelle (les autorités canadiennes la font passer pour une chasse de subsistance) sera mise au ban du commerce international d'abord, au ban de l'humanité ensuite.

 

          

11 juin 2007

On a tué la Vallée d’Aspe une deuxième fois

 3286972.1181549381.jpg   Demain, ça fera une semaine que le Gave, en pays Béarnais, a été assassiné. L'info n'est pas passée au niveau national, d'autres préoccupations (Sarko au G8, Paris Hilton en taule...) ayant sûrement saturé les filtres médiatiques.

Mais croyez-moi, au niveau local, ça bouge, ça gueule, ça serre les poings, ça fulmine, ça déborde de rage. 

Le tunnel du Somport, en vallée d'Aspe, vous vous rappelez ? La mobilisation des habitants, des écologistes, pour empêcher la réalisation de cet ouvrage de béton et de bitume, qui défigurait cette vallée si belle, qui faisait courir des risques industriels majeurs à l'environnement du fait du trafic routier vers et en provenance de l'Espagne.

Le tunnel a pourtant été ouvert il y a 4 ans.

Tronçon dangereux, route en lacet. Succession de virages. De 300 à 400 camions au quotidien. Poids lourds chargés de matières dangereuses (72% des accidents de TMD mettent en cause les camions citernes, de part le tanguage et le déplacement du centre de gravité occasionné par les liquides transportés).

Le Gave, c'est la rivère qui coule en contrebas de la route.
Elle a reçu, mardi 6 juin, au niveau des lacets du fort de Portaler, sur la RN 134, 20000 litres du chargement d'un camion espagnol qui s'était renversé.

Ce camion transportait de la lessive de potasse (KOH), produit très toxique, dont l'effet est très similaire à celui de la soude. En gros, ça brûle, ça dégage les canalisations bouchées, c'est corrosif.

Le Gave s'est mis à mousser. Et la flore, la faune, les poissons en particulier, ont été cramés vivants. 50000 poissons décimés. Une pollution chimique foudroyante sur plus de 10km de rivière.

Le seul recours pitoyable pour sauver ce qui pouvait l'être encore ? Des lâchers d'eau, depuis le barrage d'Urdos, afin de diluer un peu plus le produit toxique.

Le détestable député Jean Lassalle, ennemi du vivant, de l'ours, est de ceux (avec son ami Lasserre, président du Conseil Général) qui ont bataillé ferme pour faire percer ce tunnel, au prétexte que cela permettrait d'amener de la richesse (sic).

Désenclavement, développement économique, aménagements routiers, ils n'ont que ça à la bouche, que ce soit en zone sensible ou pas. Que ce soit au péril de la santé humaine ou de l'environnement.

Ils méprisent tous ceux qui, pleins de bon sens, les alertent sur la nocivité, les nuissances du tout-camion. Ils font les sourds quand les mêmes suggèrent, en conséquence, de promouvoir le ferroutage, moins dangereux, moins pollueur.

Jean Lassalle (sortant) se présentait hier dans la 4ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques.
Il est en ballotage favorable face à son concurrent de l'UMP.

C'est désespérant non ?

             

09 juin 2007

Le docteur Frankenstein s’occupe de votre alimentation

 images2.1181382858.jpg   Cet article vous semblera un peu long mais il vaut le coup d’œil.

Il s’occupe de la réputation de la multinationale Monsanto, célèbre pour son cocktail OGM-pesticides-phytosanitaires.
Monsanto fait dans le lourd; son métier ? L’empoisonnement des sols et des eaux et le contrôle absolu de l’industrie des semences, c’est à dire du facteur génétique.
Car là est la clé ; celle qui détermine l’agriculture, l’alimentation et les sciences agronomiques. Petit rappel : un OGM, c’est un organisme vivant qui a été modifié de manière artificielle de façon à manipuler son patrimoine héréditaire.
Pourquoi les OGM sont-ils dangereux ? Parce qu’ils causent à la nature (avec ou sans pollution génétique) des modifications écologiques irréversibles.
En résumé, les gènes lâchés dans les organismes manipulés pour les recevoir sont irrécupérables.

Le célèbre herbicide Roundup, produit phare de Monsanto, arrive en fin de course. L'enjeu est de taille : lancer sur le marché un produit capable de le surpasser.

Les plus pessimistes l'avaient annoncé, quitte à être traités d'écologistes radicaux et par conséquent ennemis du progrès et de la science. Les mauvaises herbes ont fini par résister au célèbre herbicide Roundup. Monsanto en a pris conscience, mais ses solutions ne présagent rien de bon pour la santé des terres cultivables de la planète.

Petit retour en arrière. En 1970, John Franz, chimiste chez Monsanto, découvre les propriétés d'une substance capable de sécher et de tuer les plantes : le glyphosate. Un produit idéal pour éliminer les mauvaises herbes qui prolifèrent dans les champs cultivés. Le glyphosate était considéré comme moins nocif pour la santé que les autres substances de l'époque.

Petit inconvénient : cet herbicide, qui sera commercialisé en 1974 sous le nom de Roundup, tue aussi les bonnes plantes à consommer. C'était sans compter sur les chercheurs de Monsanto, qui découvrirent un gène capable d'immuniser les plantes contre les effets du Roundup. Il suffisait donc de modifier génétiquement les plantes à protéger afin que l'herbicide ne fasse que son effet sur les mauvaises herbes.

Un herbicide vedette.
 

Pendant des années, Monsanto a donc vendu aux agriculteurs le Roundup avec les graines modifiées génétiquement. Malgré l'opposition de nombreuses associations écologistes et même de certains gouvernements, le succès du Roundup a été fulgurant. Les ventes record de l'herbicide vedette ont été accentuées par un phénomène important : en 2000, le brevet qui le protégeait est arrivé à échéance. L'ouverture à la concurrence a permis de faire baisser les prix et le glyphosate s'est vendu comme des petits pains à travers le monde.

Ces dernières années, le succès a été tel que les herbicides à base de glyphosate ont pratiquement supplanté tous les autres.
La revue Science du 25 mai 2007 estime que le Roundup a fortement contribué au développement des cultures OGM. Ces onze dernières années, les surfaces agricoles de produits OGM ont été multipliées par soixante !
Aux Etats-Unis, selon Syngenta,56% des cultivateurs de soja n'emploient que du glyphosate.
Résultat : de part cette pression sélective, la nature s'adapte et fini par résister. Des mauvaises herbes résistantes ont commencé à pousser un peu partout. La première mauvaise herbe « rebelle » est apparue en 1996. Aujourd'hui, on en compte une douzaine. Les pays les plus touchés sont les Etats-Unis, l'Argentine, l'Afrique du Sud et l'Australie;

Cela prouve que, malgré ce que prétendent les anti-darwiniens, la nature est capable d'évoluer à tout moment et à s'adapter pour survivre. Ces mauvaises herbes sont  à parvenues à retenir l'herbicide dans leurs feuilles, sans le faire descendre dans les racines, là où il aurait été fatal. Un coup de génie ! 

Le plan B de Monsanto

Face à cette situation, il existe trois solutions :

a) opérer un tournant radical et produire des cultures biologiques sur toute la planète

b) ralentir l'emploi du glyphosate pour éviter de passer à des substances bien plus nocives, quitte à diminuer le rendement des terres

c) chercher des herbicides plus puissants et vendre les graines OGM qui vont avec.

La deuxième solution est appliquée actuellement, mais ce n'est qu'une phase de transition, puisque Monsanto a d'autres idées dans ses tiroirs. L'herbicide de dernière génération s'appelle « dicamba ». Il existe depuis quarante ans, mais ce n'est qu'en 2003 que Monsanto a découvert la modification génétique à opérer sur les plantes pour le rendre très efficace. La multinationale de l'agroalimentaire assure qu'il sera commercialisé dans sa nouvelle version dans trois ans, et son brevet durera vingt ans.

Cet article est paru dans le quotidien "il manifesto" du 31 mai.- Traduit et adapté par Luca Benetti.

           

12 mai 2007

Naufrage de l’Erika : 20000 bénévoles en danger

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Alors que le procès de l'Erika se poursuit (clôture prévue le 13 juin 2007) avec les auditions des experts présentés en défense par RINA, la société de certification, une étude vient de révéler que le fioul déversé sur les plages bretonnes par le pétrolier est cancérigène, génotoxique plus précisément.

Près de 20000 bénévoles avaient prêté leur concours pour nettoyer les côtes en 1999.

Selon les chercheurs toulousains de l'ENSA, les premiers cas de cancer pourraient se développer dès 2010.

Rappelons que le gouvernement avait minimisé les risques (comme d'habitude hélas) et n'a toujours pas lancé d'étude épidémiologique (c'est à l'Institut de veille sanitaire qu'il revient de le faire).

Je le redis; pour suivre le déroulement du procès, c'est ici : www.proces-erika.org  

L'association des bénévoles de l'Erika a un site : erika.benevoles.free.fr

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