27 juin 2008

Nous n'acceptons du monde que ce qui renaît à la vie

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Tu vas couler un oeil sur cet extrait du livre vertigineux de Raoul Vaneigem (en ces moments de célébration de mai 68, ça s'impose, si tu vois ce que je veux dire !) "Nous qui désirons sans fin".

Les champs magnétiques du vivant, ça te parle ?

C'est pas du frelaté ou même de l'éventé. Et la photo prise par mes gentils poteaux du blog  www.naturesauvage76.com, elle n'est pas magnifique ?

" L'ordre même que les sociétés imputent et identifient à leur état de civilisation est-il autre chose que l'ordre issu du chaos, grâce auquel la nature se rééquilibre en détruisant ses surplus ?

Comme la prolifération des lapins attire les renards, l'espèce prétendument humaine exige pour se perpétuer les coupes sombres de la guerre, du massacre, de la maladie, de la misère, de la même façon que le Dieu des marchés alimentaires élimine la surproduction de bovins."

01 juin 2008

Si ne n'est pas maintenant, pourtant cela viendra

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Je suis en train de finir le dernier bouquin de Patrick Declerck. Acheté mercredi de cette semaine, je me suis plongé dedans en sachant exactement ce que j'allais y trouver.

Des valeurs communes, des ressentis identiques. Physiquement, on est complètement dissemblables mais à part ça...

J'avais découvert Patrick Declerck lors de la sortie de son avant-dernier bouquin, 'Le sang nouveau est arrivé', en 2005. 
Un pamphlet corrosif et sans concession sur le phénomène SDF, sur la mise en scène de cette misère structurelle, bonne conscience  mais salauds de pauvres, discours généreux mais mise au rebut.

Depuis, Patrick Declerck a appris, à 50 balais, qu'il avait une tumeur au cerveau, inopérable.

Il a fait de cette expérience un livre, 'Socrate dans la nuit', Editions Gallimard.

Un truc comme ça, qui te précipite vers une fin prématurée, c'est pas du banal. Ce fut donc pour lui l'occasion de revisiter sa vie, de régler des comptes, de regarder avec lucidité et désespoir ce qu'il avait accompli ou négligé, d'interroger ses choix, ses relations amicales et amoureuses, sa réalité.

Patrick Declerck ne fait pas dans la mièvrerie. Il y a de l'excès, de l'exagération, de la mauvaise foi, du radical, du dégoût, de l'outrancier, dans ce qu'il balance.

Il est misanthrope, perpétuellement en colère contre la connerie du monde. Il ne peut pas blairer l'hypocrisie sociale, le bal des faux-culs, les résignés des cuisines à repeindre et des garages à aménager.

Patrick Declerck est psychanalyste et philosophe. Il convoque, pour son bien et notre bien à tous, Nietzsche, Epicure, Shakespeare et Socrate bien sûr, sur le point d'avaler le poison, afin de se pencher sur le destin d'une existence et les illusions qu'elle trimballe.

Patrick Declerck, enfin, donne à l'animal une place essentielle dans sa vie en sursis.

Voici un extrait du bouquin :

" Le chien. Elles sont innocentes les bêtes. Ce sont bien les seules d'ailleurs. Du coup, bien sûr, c'est toujours elles qui trinquent. Leurs pauvres échines...Elles savent pas...

Anne, qu'est-ce qu'elle va lui raconter au chien, après...Quand je ne rentrerai pas. Quand il guettera pour rien mon pas dans l'escalier. Quand mon odeur, petit à petit, disparaîtra des choses. Quand mon armoire sera aux Emmaüs...Que Papa est parti mais qu'il est au ciel ?
Au paradis même des chiens, des chiens aussi...
Qu'il est plus là, mais qu'il est bienheureux Papa, là-haut....

À bouffer sa gamelle comme un roi. Une gamelle qui ne se vide jamais. À se lécher les burnes à l'infini dans l'extatique contemplation de Celui Qui Suis, le supra super Saint-Bernard de toute mystique ?

Qu'est-ce qu'elle va lui dire, Anne ? Et qu'est-ce qu'il va comprendre, le chien ?
Je sais ce qu'il va comprendre...Rien du tout, il va comprendre.
Alors, il va attendre et attendre...Un clebs, ça a toutes les patiences. Bien plus qu'un homme.Idée fixe...

Et puis, à force, va lui venir l'informe évidence que je l'ai abandonné.

Que j'en voulais plus.

Moi qui l'ai tant aimé, que je ne l'aimais plus..."

 

29 mai 2008

Bien fait pour ta gueule !

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Hier, j'ai reçu un mail assez long de la veuve d'un chasseur dont j'avais relaté l'accident mortel il y a quelques mois. Il avait laissé 3 gosses et une épouse éplorée.

Elle m'a traité de salopard, m'a dit que se moquer ainsi, avec des mots si blessants, du malheur d'autrui lui donnait envie de vomir.

Que cet homme était un père et un mari charmant, gai.

Je n'ai pas répondu.
Déjà, je n'avais pas envie. Pour tout te dire, j'ai lu ce courrier de façon désinvolte. Je n'aime pas les gens qui geignent quand ils n'obtiennent pas la satisfaction pleine et entière des plaisirs primaires (et odieux) qui occupent totalement leur vie. Ils m'emmerdent.

Il y a autre chose à foutre, je pense, que de passer le peu de temps qui nous est accordé sur cette terre en bouffant, en picolant et en tuant des êtres sensibles.

Ce type s'amusait (ou trompait son ennui ?) en flinguant des piafs.  Tu veux que je te dise quoi ?  Que je regrette qu'il soit becqueté aujourd'hui par des asticots ?

Je ne lui demandais pas d'être Montaigne ou Shakespeare...Mais au moins, qu'il laisse les autres bestioles profiter de la pluie, du soleil, de leurs amours précaires, des aubes fraiches et des printemps lumineux.

Les frivolités sanglantes, je ne supporte pas. Dans ce cas, pas de civilités, seulement du cynisme teinté de désespoir.

Il aimait bien s'aérer la tronche en crevant des animaux ? Il en est mort. Et ça me fait plutôt marrer. J'ai le droit non ?

Tiens, pour en finir avec ça sur un ton plus académique, un extrait du Traité sur les animaux, de Plutarque (1er siècle de notre ère).

"Vous me demandez pour quelle raison Pythagore s'abstenait de manger de la chair de bête ; mais moi, je vous demande avec étonnement quel motif ou plutôt quel courage eut celui qui le premier approcha de sa bouche une chair meurtrie, qui toucha de ses lèvres les membres sanglants d'une bête expirante, qui fit servir sur sa table des corps morts et des cadavres, et dévora des membres qui, le moment d'auparavant, bêlaient, mugissaient, marchaient et voyaient ?

Comment ses yeux purent-ils soutenir l'aspect d'un meurtre ?
Comment put-il voir égorger, écorcher, déchirer un faible animal ?
Comment put-il en supporter l'odeur ? comment ne fut-il pas dégoûté et saisi d'horreur quand il vint à manier l'ordure de ces plaies, à nettoyer le sang noir qui les couvrait ?

[...] Et après cela vous appelez bêtes féroces les dragons, les panthères et les lions, tandis que, souillant vos mains par des meurtres, vous ne vous montrez pas moins féroces qu'eux.
Ils tuent les autres animaux pour vivre, et vous les égorgez pour vous livrer à vos cruels délices." 

 

06 mai 2008

Fajardie est mort, les téléphones sans fil, Nicolas et Carla aussi et Mario Aguilar est malheureusement encore vivant...

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Ne pas relâcher la pression sur ces saletés, bien évidemment.
Mais là, ça me gave un peu de parler de Mario Aguilar, poupée de sang qui s'est fait chiquer par son 3ème toro dans l'arène de Villanueva de Perales, le 03 mai.
Fracture sévère de la clavicule après un zoli vol plané. Miettes de biscuit au niveau de l'omoplate. Sa saison est quasiment carbonisée.

Tant mieux. Toutefois, la verve me fait défaut pour commenter le truc. Il faut dire que ça sature à donf, cette collection d'ignobles encornés. C'est de la frénésie, qui filera en  incontrôlé si ça continue.

Et puis, Frédéric H.Fajardie vient de claquer (le 1er mai, tu te rends compte !) et ça me fout le bourdon.

Quelle occasion charmante alors que de te parler du dernier disque d'Alain Bashung ' Bleu pétrole'.

Je l'ai acheté samedi dernier et j'en suis tout retourné. C'est son chef d'oeuvre.
Tu me diras, il faut déjà aimer Bashung et sa voix de revenu d'entre les morts, détruite par les excès.

En même temps, tu ne peux pas la ramener en disant que je te cours sur la tige en faisant la promo de bouquins ou de disques.
Je suis presque certain que c'est la 1ère fois, depuis la création de ce blog, que je fais de la pub à un album de zicmu.

Donc, ce disque est puissant, déchiré, si séduisant qu'il va transformer ton printemps en automne et te faire regretter d'avoir quelques instants sympas.

Ne te casses pas !Je plaisante ! Tout ça pour dire que les compositions (réalisées par Gaëtan Roussel, chanteur et guitariste du groupe Louise Attaque) sont vénéneusement intemporelles. Si ton humeur se barre en sucette, c'est parce que tu le vaux bien.

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Tiens ! Les paroles (pour télécharger le morceau, je te fais confiance) de "Tant de nuits".

Mon ange je t'ai haï
Je t'ai laissé aimer

D
'autres que moi
Un peu plus loin qu'ici
 

Mon ange
J
e t'ai trahi
Tant de nuits,
alité
Q
ue mon coeur a cessé
D
e me donner la vie

Si loin de moi
S
i loin de moi
Si loin de moi

D
es armées insolites,
E
t des ombres équivoques,
D
es fils dont on se moque,
Et des femmes que l'on quitte


Des tristesses surannées
D
es malheurs qu'on oublie
Des ongles un peu noircis

D
es ongles un peu noircis

M
on ange je t'ai puni
A
tant me sacrifier
Ic
ône idolâtrée
Immondices à la nuit 

Mon ange je t'ai haï
J
e t'ai laissé tuer
N
os jeunesses ébauchées
Le
reste de nos vies

S
i loin de moi
S
i loin de moi
Si loin de moi
Si loin de moi
 

Des armées insolites

Et des ombres équivoques
D
es fils dont on se moque,
E
t des femmes que l'on quitte

D
es tristesses surannées
D
es malheurs qu'on oublie
Des ongles un peu noircis D
es ongles un peu noircis

Mon ange je t'ai h

Mon ange je t'ai
h

 

14 avril 2008

Danser sur le volcan

squeak

To squeak, en anglais, ça signifie couiner, c'est à dire pousser de petits cris.

Comme la mignonne souris blanche que voilà.

J'ai beau ne pas mâcher mes mots, ne pas me laisser impressionner par des monomaniaques cruels et cons à pleurer, ces rafleurs de vie et taper là où ça fait mal, j'ai parfois l'impression que ça se perd dans l'immensité de la voie lactée.

Comme beaucoup, je voudrais que ces couinements se transforment en rugissements, capables de foutre la trouille à tous ces fumiers, violeurs de dignité, tortionnaires d'êtres sensibles et jouisseurs sadiques du malheur du plus faible.

Mais fais ce que dois et advienne que pourra. C'est un impératif délivré par la tradition maçonnique templière.

En Inde Boudhiste, ça devient : détache-toi des fruits de tes actes.

Le mauvais sort jeté sur l'espèce humaine, je ne l'accepte pas. La fatalité, très peu pour moi.

Détruire la nature pour survivre, non merci.

Je vais donc continuer à couiner.

Dans ce monde qui s'aperçoit, comme un 'ravi de la crèche' que ses conneries passées, présentes et à venir, vont le conduire à de graves emmerdements.

Il ne t'a pas échappé que ces derniers jours, il y a eu de nombreuses et sanglantes émeutes de la faim dans quelques pays du globe.

Les effets du réchauffement climatique aidant, la crise financière et économique y rajoutant, les habitants de cette planète dansent sur un volcan. Et ce n'est que le début de la fête...

Il va y avoir un moment où quelques centaines de millions d'êtres humains, affamés, qui en ont plein le dos d'avoir de l'eau jusqu'aux cuisses, de se taper des moussons ahurissantes, désespérés de voir mourir leurs gosses (aujourd'hui, un enfant de moins de 10 ans meurt toutes les 5 secondes) car sous-alimentés, vont débouler là où il fait (encore) bon vivre.

Je vais te dire 3 petites choses : il faut 7 grammes de protéines végétales pour produire 1 gramme de protéines animales. Pour nourrir les quelques 60 milliards de bestioles qui seront bouffées par la suite, il faut produire des céréales qui pourraient être servies à...4 milliards d'habitants. Enfin, si les chinois mangent autant de viande que les américains, il faudra utiliser 50%  des ressources mondiales en céréales pour ce faire.

Ces chiffres, ils ne seront jamais balancés au JT de TF1 ou de France 2.

Je couine et je couine, comme dirait Elisabeth.

"De quel droit ôtez-vous la vie aux vivants ?"

Victor Hugo

 

12 avril 2008

Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment son aile tout à coup s'ensanglante et descend...

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Il est 18h09; samedi 12 avril.

Je viens tout juste de la recevoir.

Elle ? L'affiche de la prochaine Veggie Pride pardi !

Elle est classos, hein ?

Pour te remercier d'avoir été  patient(e), je te donne à lire et à relire le merveilleux poème de Francis Jammes (1868-1938) qui a été repris, en chanson, par le grand Brassens.

Toi je ne sais pas mais moi, j'ai la gorge serrée à chaque fois que je l'ai devant les yeux.

La prière

Francis Jammes

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: Mon Dieu ! par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie.

10 avril 2008

La chasse à Nathalie Kosciusko-Morizet est ouverte

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Il y a ceux qui lui filent des coups de lattes et ceux qui assistent au spectacle, réjouis, regrettant qu'il arrive à son terme.

Elle les a désignés comme 'les lâches'.

Et depuis c'est la curée.

En plus, c'est une femme, alors tu penses... C'est Byzance, ils en profitent...

Elle, c'est NKM (34ans), soit Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.

Eux tous, qui lui savatent la tête, courageux car très nombreux contre une seule personne, ce sont les députés UMP et leurs électeurs, ennemis du vivant, gros pollueurs, sacrés bétonneurs, céréaliers repus, viandards et aficionados aigres et revanchards.

La crédibilité, le savoir-faire, l'intelligence, dans sa partie, de cette femme, les ont agacé.

Le Grenelle de l'environnement leur a mis la rate au court bouillon et ils se sont promis de lui faire payer ce qu'il faut bien appeler un précédent. Sans trop de suites positives, bien sûr, mais tu sais pourquoi.

Alors quand Nathalie Kosciusko-Morizet a proposé de lancer les travaux d'un Grenelle bis sur la condition animale, ils ont eu la diarrhée.

Toi qui me visite depuis pas mal de temps, tu ne peux pas imaginer l'état d'arriériation morale et mentale des ennemis du vivant et des animaux.
Parce que tu es sain(e), cultivé(e) et ouvert(e) sur le monde.

Eux non. C'est glacé et désert dans leur tête. Et le reste est à l'avenant, sensibilité comprise.

Il faut bien te rendre compte que nous partons de très loin. Que demander la lune à NKM, soit l'obtention d'un statut juridique de l'animal véritablement protecteur, portant des droits réels, c'est benêt et contre productif.

Ce genre d'exigence ne sera acceptable que dans quelques années, si et seulement si elle a été précédée de petits succès.

La camp d'en face ne laisse rien passer. Et ne laissera rien passer.

Ils ont demandé la démission de la secrétaire d'Etat. Ses excuses, ils s'en branlent. Ils veulent sa peau.

Elle a trébuché à l'occasion de l'examen du projet de loi encadrant les cultures OGM. Ils ne l'ont pas ratée.

Je peux t'assurer qu'au moindre faux pas, ils l'allumeront encore, bave aux lèvres.

Si tu parcours les sites et forums de chasse et tauromachiques, tu vérifieras que tous les propos, pas seulement alcoolisés, taillent NKM.
En résumé c'est : "Prends ça dans ta gueule".

Je n'ai pas pour habitude de dire du bien d'un membre d'un gouvernement de droite, surtout quand ce gouvernement est réactionnaire dans l'âme, dans ses valeurs, sujet à des suées pétainistes.

Mais je soutiens NKM, comme je l'ai fait en pleine crise de l'ours, cet été, quand ces fumiers d'éleveurs-chasseurs se voyaient bien mener la guérilla dans les Pyrénées avec battues sauvages et traque à l'animal comme animations champêtres.

Allez Nathalie, tiens bon, hold the line...

Nota : aujourd'hui, jeudi 10 avril, dans Libération, un excellent papier sur le dernier ouvrage d'Elisabeth de Fontenay- "Sans offenser le genre humain. Réflexions sur la cause animale- Albin Michel-218 pages".

http://www.liberation.fr/culture/livre/320310.FR....

Et cet extrait de l'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera : " La bonté de l'homme ne se manifeste en toute sa pureté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force et de ceux qui sont à sa merci : les animaux."

 

31 mars 2008

Du mou dans la corde à noeuds

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Voici le papier publié sur mon blog hébergé par Le Monde.

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Aujourd'hui, pas d'article !

Enfin, pas vraiment.

Je m'adresse à toutes celles et tous ceux qui aiment la vie et abhorrent la souffrance.

Je vous cause, à vous qui n'avez pas une intelligence précuite et une sensibilité congelée.

Les autres, cassez-vous, miliciens de la ruralité, tortionnaires du dimanche, nostalgiques du kaki faisant régner l'ordre dans les esprits et les campagnes, aficionados peine à jouir.

Car je rappelle que le blog que vous visitez en ce moment a donné naissance à de vigoureux gaillards, en tous points identiques à leur daron (un daron, c'est un dabe, un pater si tu préfères).

Et que, grande loi de la nature oblige, il va devoir s'effacer pour laisser place à ces 3 lascars qui, ma foi, se portent plutôt bien.

Bien sûr, il aurait bien voulu garder sa place mais, trop exposé aux vents mauvais, il tremble, attaqué de toute part par la moisissure.

Ecume naissant aux commissures de leurs lèvres gercées par les patrouilles, les ennemis des animaux, de la nature, font tout pour hâter la fin.

Ne t'affole pas Carole, ya pas le feu au lac mais j'aimerai bien que tu notes, définitivement, qu'il est préférable de fréquenter ce blog ici : http://cabranledanslemanche.blogspirit.com/

C'est pas compliqué, bordel !

Mais ne t'inquiète pas : avec ma faconde habituelle, je te rappelerai à ton devoir.

Tu devras changer tes habitudes, Gertrude. Organiser tes favoris différemment par exemple.

Je remets le couvert : dirige-toi vers là   à partir de dorénavant : http://cabranledanslemanche.blogspirit.com/

Crois-moi, ça vaudra toujours le coup.

Les autres, ils pourront toujours tressailler et trépigner de rage... Le malheur les emportera !

La photo de ce lièvre est extraite du blog de deux amis, Jean-Marie et Anne-Marie.

Ce sont des photographes animaliers, de véritables photographes animaliers devrais-je dire, car ils saisissent la vie animale et végétale dans ce qu'elle a de plus merveilleux à espérer : échapper à la prédation imbécile de l'homme.

http://www.naturesauvage76.com 

09 mars 2008

Perfection et imperfection

La grande aventure de l'évolution des espèces. La toujours actualité, validité du Darwinisme, face à l'offensive créationniste. Formidable réflexion sur les mécanismes (et la plasticité) du vivant.

Ce superbe et sensationnel livre est paru en septembre dernier.

EVOLUTION

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Son titre est simple mais évocateur. Les auteurs en sont Jean-Baptiste de Panafieu, professeur agrégé de sciences naturelles et Patrick Gries, photographe spécialiste de l'édition d'art.

Ils ont utilisé des spécimens (après restauration) des collections de squelettes conservées par le Muséum national d'histoire naturelle (mais aussi d'autres musées) pour donner à voir la stupéfiante inventivité de l'évolution naturelle, avec ses ratés, ses innovations, ses succès.

Cet ouvrage est composé comme suit : sur la page de droite, les photographies, sur un strict fond noir.
Sur la page de gauche, explications et commentaires.

gorille.1205052279.jpg  oiseau.1205052265.jpg  fourmilier.1205052249.jpg

Cela tombre sous le sens, l'évolution qui est retracée sous vos yeux est celle des vertébrés !

Ce qui charme et sidère en même temps, c'est l'incroyable parenté, rendue visible, entre des espèces pourtant semblant fort éloignées, morphologiquement, esthétiquement, les unes des autres.

Ces 230 photographies sont en quelque sorte un révélateur et devraient nous conduire, nous Homo Sapiens, à plus d'humilité.

Ces squelettes nous renvoient ainsi, de manière scientifique, neutre, didactique à nos propres origines, quand il a fallu que nous nous adaptions à la marche, à la station verticale...

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La nature bricole. Sans cesse. Pour vivre, résister, se reproduire, le vivant imagine toutes sortes de subterfuges, parades ou surprises.

La pression sélective fera le reste.

Ce bouquin (co-édition Ed.Xavier Barral et Muséum national) coûte 49,90 euros, prix public.

Ce n'est pas donné certes mais la qualité se paie et la fascination provoquée par ces illustrations rembourse largement l'investissement.

Au sortir de ces pages, c'est en fait à une véritable démolition des préjugés culturels que l'on assiste et se vérifie le sentiment que s'il y a eu des anomalies dans l'évolution des espèces, le règne de l'animal humain en est une.

 

28 janvier 2008

Tu ne tueras aucun être vivant et tu ne feras de mal à aucun

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Soyez-en assurés, j'ai bien compris le message du proverbe africain qui dit que, certes, la lionne n'a qu'un petit mais que ce dernier est un lion.

Pour ceux qui ont l'esprit embrumé ou frigorifié, ça veut dire que quantité n'est pas forcément synonyme de qualité.

Si je vous balance les quelques chiffres qui suivent, ce n'est pas par gloriole ou vanité déplacée.

Entre nous, il n'y a pas de gêne à avoir. Ce n'est pas le genre de la crémerie que de tortiller des fesses en minaudant.

Je suis content, tout simplement, d'avoir réussi à capter autant d'intérêt, d'attention sur une thématique vraiment pas folichonne.

Des fois, les sujets que je traitent prêtent plutôt à pleurer, quand ce n'est pas à indignation et colère.

Ce n'est pas bal à tous les étages, plumes et paillettes, actualité futile, sujets à la con, coucheries de peoples, analyses à la mode TF1, propos nombrilistes...

J'ai pris le parti de causer de problèmes et de questions souvent tristes, rudes dans leur approche et finalement très peu abordés.

J'ai fait le choix d'exprimer ouvertement ma détestation des chasseurs, des aficionados et de tous ceux qui exploitent, mutilent, blessent, tuent, moquent et ridiculisent nos frères en animalité.

J'ai crié ma crainte, ma rage et mon pessimisme vis-à-vis des atteintes (et de leurs effets souvent irréversibles) à l'environnement, à la biosphère.

J'ai vilipendé les Diafoirus qui se penchent sur notre planète malade et qui, en plus de leur incompétence, nous infligent leur lâcheté mercantile, prêts à tous les honneurs en échange de leurs reniements.

Tout ça pour dire que le blog et ses 3 autres copains (qui sont, comme celui-ci précisément, des blogs miroirs, créés à effet de contourner la censure) ont accueili un peu plus de 100000 visiteurs, qui ont eu l'heur de lire 432 articles et de poster 2105 commentaires.

Je ne pensais pas, en ouvrant un blog il y a 16 mois que ça exigerait autant de boulot.

C'est un taf gratifiant, pas du tout ingrat.

Et ça grâce à vous, mes biquets et biquettes.

Je vous salue, vous les lecteurs qui m'accompagnez dans ce labeur.

Désormais, je sais que vous êtes partout, de la Malaisie à la Pologne en passant par l'extrême nord-ouest de la Norvège (tu bosses sur une plate-forme pétrolière, estimé visiteur ?) et le bassin du fleuve Congo.

Sans oublier les italiens, les espagnols, les algériens, tunisiens, marocains, belges et suisses (nombreux), slovaques, américains et canadiens.

Et tous les autres ...

On continue !

Dont give up the fight !

" En secourant par exemple un insecte qui se trouve menacé, je ne fais rien d'autre que d'essayer de restituer aux animaux dans leur ensemble un peu de la dette coupable, toujours renouvelée, que les hommes ont contractée envers eux".

Albert Schweitzer

 

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