31 octobre 2011

Accident de chasse à Saint-Agnan : viandard du lundi va à l'hosto de Château-Thierry

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C'est du bon travail, il ne sera pas vain. L'initiative demande à être poursuivie car il en est ainsi de tous les grands mouvements de résistance. Les résistants de la première heure sont très minoritaires mais ils ne sont pas découragés par l'ampleur de la tâche. Montrant l'exemple, ils prouvent que ce qui était alors impensable bascule dans l'ordre du possible.
Tous les sangliers de France doivent prendre la relève de Désiré, tombé au champ d'horreur lundi 24 octobre du côté de Saint-Agnan, mégalopole délirante (120 habitants quand le temps n'est pas trop à l'humide) de l'Aisne.
Oui Désiré ! Que ton acte généreux soit reproduis par les tiens afin de bouter cette racaille des talus hors de nos campagnes et de nos forêts, rendant à nos taillis et futaies une tranquillité bien méritée.

Apercevant un viandard qui se contentait de surveiller une battue en position assise, dans le massif forestier de la Grange-aux-Bois (c'était entre 13 et 14 heures, ceci explique peut-être cela), Désiré le contourna afin de le prendre à revers et fonça sur lui.
Le percutant au niveau des omoplates, il le sécha proprement, occasionnant au chasseur des plaies sévères qui ont obligé les secours à le conduire à l'hosto de Château-Thierry.
Les (con)génères du tamponné ont rappliqué à toute vitesse et ont exécuté Désiré, au mitan d'un automne prometteur en glands.
R.I.P. Désiré.

30 octobre 2011

Accident de chasse à Eus : âge dur et cuisse de plomb

EUS

Eus, dans les Pyrénées-Orientales, est un village absolument charmant mais le problème, c'est qu'il est à l'image de tous les villages de France : ses alentours sont infréquentables pendant la saison de chasse. Il y a de la racaille des talus partout et en plus, compte-tenu de la moyenne d'âge des effectifs des viandards, elle a tendance à sucrer les fraises. Un mauvais coup est donc vite arrivé.
Tant que ça reste confiné au périmètre de la milice des campagnes, ça reste jouable et c'est même plaisant mais ce n'est pas assuré.

Les mauvaises langues disent qu'une consommation excessive de boissons fermentées serait à l'origine de toutes ces maladresses et bavures. C'est possible, mais je te signale que dans tous les sports, on trouve également des cas de dopage. La chasse est un sport comme un autre, avec ses tricheurs qui sirotent sec pour se donner du courage et montrer qui a la plus grosse.
Tu vois un chasseur descendre 50 cl de thé à l'orange toi ? Et becqueter, pendant les pauses (c'est un sport très exigeant physiquement donc il y a pas mal de pauses) des gaufrettes à la framboise ?
Pourquoi ai-je parlé d'Eus au fait ? Ah oui, samedi 22 octobre, un petit camarade de jeu a aimablement truffé de plombs la cuisse de son pote (66 balais). S'il avait visé un poil plus haut, c'est à dire son cul, on aurait pu dire, au sens propre du mot, et sans exagérer, que la victime avait pété les plombs.
En tout cas, elle a eu droit à un voyage gratos en hélico, direction l'hosto de Perpignan. Le personnel hospitalier lui a aussitôt donné ce délicat surnom : l'homme de fer.

 

29 octobre 2011

Accident de chasse à Feuchy : écoute, il faut lui dire papa, ne tire pas sur moi...

lapin

-Papa, t'es sûr que je dois y aller avec toi ?
-Evidemment, ça te fera du bien.
-Mais, tu sais que j'aime pas tu...
-Recommence pas avec ça ! Ta mère elle s'en fout peut-être mais moi, j'ai pas envie que tu deviennes pédé et écolo en plus!
-C'est pas trop mon truc...
-M'en branle ! Dans la famille, la chasse, on l'a dans la peau depuis longtemps, ton grand-père m'a donné ce goût, je ferai pareil avec toi, allez prépare-toi et magne-toi...

Feuchy (dans la colle), à proximité d'Arras, dimanche 23 octobre.
En voulant dégommer un lapin, un chasseur a arrosé de plombs son fils qui l'accompagnait.
Faire naître des vocations, c'est pas évident.

28 octobre 2011

Accident de chasse à Grand-Brassac : la palombière met la pression

palo

Les circonstances qui entourent cet accident de chasse sont floues, ma chère Constance. Des détails, on n'en a pas bézef. On sait simplement qu'il s'est amoureusement placé une bastos dans l'abdomen alors qu'il se trouvait dans un endroit à peine plus spacieux que des chiottes, sa palombière.
Une palombière, fourbi en bois qui sent les aiselles et la vinasse, c'est pas un palace. En principe, à l'intérieur, tu économises tes gestes et tes déplacements.
Comment s'est-il fait ça, mystère et boule de gomme ? Déjà, on sait que ce n'est parce qu'un animal l'aurait chargé (ou alors un moustique ?). Un ricochet ? C'est très improbable. Et je le vois mal ranger son fusil dans son calbute.
La seule explication qui me vient à l'esprit serait qu'il se serait endormi avec son flingue en bandoulière, chargé (son flingue, c'est sûr, lui, on ne sait pas encore) et qu'à la suite d'un faux mouvement, un coup de feu serait parti.
Tout ça pour dire que les secours qui interviennent en milieu périlleux ont été obligé d'aller chercher l'autre zouave hébété là-haut.
C'était à Grand-Brassac (Dordogne), dimanche 23 octobre. On a appris par la suite que la palombière avait été placée en garde à vue.

27 octobre 2011

Accident de chasse mortel à Argagnon : pas de Pau

TRAIN

De septembre à mars, ils sont partout, dans les chemins creux, sur le bord des routes, à proximité des habitations, près des stades de foot, le long des sentiers de randonnée, derrières les haies, escaladant les clôtures, entrant dans les champs, pour satisfaire leur passion et faire chier, autant que faire se peut, ceux qui n'ont pas le goût de tuer pour s'amuser.
On parle bien des chasseurs, de la racaille des talus, postée toujours là où on n'aimerait pas qu'elle soit, s'attendant à en prendre une vu la maladresse et l'inconscience de ces types.
Si tu penses être plus peinard en prenant le train, tu te goures. Tu vas les croiser et tu risques, ce faisant, de te faire allumer. Surtout quand ils traquent le gros gibier, le sanglier notamment. Une balle Brenekke, par exemple, fait du 450 mètres seconde et a une portée de plusieurs kilomètres. Tu crois vraiment que le viandard va se poser la question de savoir si son tir foireux ne va pas finir dans ta tête, toi qui sommeille dans ton siège, plusieurs centaines de mètres plus loin en contrebas ?

Dimanche 23 octobre, du côté d'Argagnon (Pyrénées-Atlantiques), des chasseurs avaient décidé, après le déjeuner, d'organiser une battue au sanglier près de la voie ferrée qui relie Pau à Orthez. Faut vraiment qu'ils n'aient eu que ça à foutre, surtout que cette voie ferrée, elle n'est pas vraiment désaffectée. Même le garde-chasse du coin était contre, c'est dire.
Un chasseur marchait le long des rails pour sécuriser la zone de battue. On se demande bien ce qu'il essayait de faire d'ailleurs. Faire traverser les chiens ? Ne pas leur permettre de traverser ? Sonner du clairon en entendant un train arriver pour demander à ses potes de cesser leur traque ?
Bref, un TER a déboulé, à 120 km/h. Apercevant des hommes sur les voies, il a klaxonné, évidemment.
Y'en a un qui a glissé et qui est tombé. Il a été happé par le train.
Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? A toujours imposer leur présence mortifère en tous lieux et à tout moment (à quand une battue organisée à proximité des pistes d'un aéroport tiens ?), les viandards n'obtiennent que mépris.

26 octobre 2011

Accident de chasse mortel à Beauvezer : l'attraction avant

 CHUTE

Il faudra compléter la gamme des panneaux "Attention chasse en cours" par une autre signalisation "Chute de chasseurs" et la poser partout (oui, même en Beauce) où la racaille des talus exerce ses méfaits, même si c'est dans le Sud-Ouest que ces chutes sont les plus fréquentes, depuis les palombières et autres cabanes pourrites qui sentent la chaussette mouillée et le sauciflard moisi.
Nos amis vététistes comme randonneurs seraient ainsi prévenus qu'ils peuvent se prendre un viandard sur la gueule s'ils passent trop près d'un arbre ou du versant d'un pic ou d'une barre rocheuse. Un bonhomme en bottes et treillis qui te tombe sur les endosses, crois-moi, tu le sens passer car ça pèse son poids...

Regarde lui, dimanche 23 octobre, du côté de Beauvezer (Alpes-de-Haute-Provence). Il revenait d'une bonne partie de tuerie quand le sol s'est dérobé sous lui. Après une glissade, il s'est cogné une chute de quelques 80 mètres.
L'hélico est allé sur les lieux mais ça n'a servi à rien, le gars était claqué de chez claqué. 

25 octobre 2011

Bavure de la chasse à Cazevieille : ça bouge ? Tu tires !

images
(Sus scrofa)

 

Il allait faire la prise de la saison ! C'était un gros, un mâle mastoc, c'était évident. Gros mais véloce. Les sangliers, faut pas croire que ça se traîne.
Le bestiau filait et il fallait le taper sans hésiter; il n'était pas du genre à se fixer sur un territoire et la vraie chasse, c'est pas répandre du goudron de norvège sur des souches pour attirer le gibier. Non, si t'es pas prêt à te fader une bonne battue pour lever un sanglier, c'est que t'es un chasseur à la noix.
Il évacua vite fait un doute : et si ce n'était pas un sanglier mais un clebs ou un autre animal ? Pfff...Tant pis ! J'tire quand même.
De toute façon,la zone était sécurisée. Ils avaient panneauté, pas de risque qu'un con de promeneur laisse son chien courir dans la zone de battue.
Même si la consigne avait été répétée plusieurs fois de n'effectuer aucun tir sans une complète et parfaite visibilité de la zone, il fit feu. Le sanglier se barrait trop vite sur le chemin, si tu restes là à attendre, c'est pas la peine de chasser, autant rester chez toi à mater Seasons !
La balle de gros calibre pulvérisa la guibole d'un vététiste, lui arrachant le mollet.
Dimanche matin 23 octobre, du côté de Cazevieille (Hérault), un viandard a prouvé qu'il n'avait pas ouvert le blister du DVD sur les règles de sécurité en battue distribué par sa fédé de chasse. 

24 octobre 2011

Accident de chasse mortel à Saint-Arnoult : 2011, c'est une année à glands

fusil

Des chasseurs aguerris (basmati) qu'ils disent. Si des chasseurs aussi expérimentés se comportent ainsi, qu'est-ce que ça doit être pour les autres ! On comprend mieux le nombre délirant de bavures, d'accidents, de merditudes viandardesques...

On est à Saint-Arnoult, lieu-dit la Trémaudière, dans le Loir-et-Cher, dimanche 23 octobre.
Ils sont quatre à participer à la tuerie dominicale. Parmi eux, deux beaux-frères.
L'un deux marche derrière le petit groupe. Il n'est pas à vrai dire à la traîne, il est à 1m50 de son beauf. C'est peu, c'est à peine plus grand que la longueur d'un fusil.
Il a aperçu une bestiole fuyant devant ses congénères. Il a épaulé et tiré, sans doute un peu précipitamment. Et pourtant, l'empressement est mauvaise conseillère quand on porte une arme de 5ème catégorie. Quelle idée aussi de ne pas respecter les consignes de sécurité élémentaires ! C'est du propre, ça la fout mal quand on se dit expérimenté !
Au fait, vu la distance, il a tué net son beau-frère. Pas de cadeau. Dégommé à bout portant.

23 octobre 2011

Accident de chasse domestique à Saint-Nazaire-en-Royans : les consignes de sécurité, c'est pas fait pour les noeuds

fusil

J'ai trouvé le chasseur idéal pour sensibiliser les écoliers sur les questions de la biodiversité (comme le rappelait judicieusement M-C Blandin, à l’heure des fermetures de postes d’enseignants, alors que le Gouvernement a supprimé l’année de formation pédagogique des maîtres, est-ce vraiment opportun de conforter la légitimité des chasseurs à venir parler à l’école de biodiversité ?).
Car il fera coup double, ce chasseur. Il parlera aux enfants attentifs des accidents domestiques. Ces derniers sont la première cause de mortalité enfantile. Chaque jour, deux enfants décèdent.
Lui, au moins, devant les gosses, il mettra l'accent sur les consignes de sécurité que les viandards en action de chasse suivent toujours strictement (comme ne jamais tirer en direction d'une route) pour ne pas mettre la vie des promeneurs en danger et de l'exemple qu'ils doivent aussi montrer à la maison car une arme à feu, c'est très dangereux.
Un fusil de chasse, c'est une arme de 5ème catégorie, il faut prendre des précautions.

Nettoyer un fusil chargé, c'est comme ranimer les braises d'un barbecue avec de l'essence. Il faut être totalement inconscient pour faire ça.
Ou enlever l'herbe qui bloque la lame de la tondeuse à gazon quand le moteur n'est pas éteint. Seul un abruti s'y essaierait...
Notre chasseur, il l'a fait.
Chez lui, bien peinard, à Saint-Nazaire-en-Royans (Drôme), samedi 22 octobre, il nettoyait son arme. La sécurité n'était pas actionnée et il y avait une balle dans le canon.
Il a pris la semoule dans la guibole.

22 octobre 2011

Accident de chasse à Cessens : et moignon plus je n'ai pas changé

cessens

En voilà un autre dont la saison de chasse est sérieusement abrégée et de toi à moi, surtout ne le répète pas, je pense que son avenir de chasseur est carbonisé.
En effet, comment veux-tu tirer en utilisant une seule main ? Déjà avec un seul pied, c'est pas gagné : t'imagines le boulot, venir avec des béquilles en forêt, les poser rapidement quand tu aperçois un animal, faire feu, vite reprendre tes béquilles avant de te gaufrer, ramasser le flingue que tu as donc laissé tomber...
Pourquoi je raconte cela ?
Parce que lui, la bonne soixantaine, s'est détruit la mimine droite le  19 octobre, sur les hauteurs de la Biolle, du côté de  Cessens (Savoie).
Son taf, c'était de débusquer les sangliers que ses potes étaient chargés (au sens figuré) d'abattre.
Mais dans le bois où il est entré, il y a des narbes et ces fumiers de narbes, ils ont des branches. Ces branches, quand elles sont mortes, elles font rien qu'à tomber, les crevures. Et ça, c'est dangereux car tu peux te mélanger les pinceaux et chuter.
Notre chasseur, il s'est ainsi fraisé la gueule mais le souci, c'est que son flingue était chargé (au sens propre). Le coup est parti, pulvérisant sa main.
Il a été conduit à l'hosto de Chambéry. Il aurait mieux valu qu'il s'appelle, en l'eau cul rance, Chamquipleure.

21 octobre 2011

Accident de chasse mortel à Plibou : chemin faisan vers le cimetière

FAISAN

Il ne sera pas mort pour que dalle. La satisfaction est mince mais au moins, on peut dire que son flingueur ne l'emportera pas, ni dans son arrière-cuisine, ni au paradis d'ailleurs car il a calanché aussitôt son méfait commis.
Lui, c'est un faisan.
Il a été tiré hier jeudi matin, le 20 octobre donc, à côté de Plibou (deux chèvres), au coeur du Poitou, au lieu-dit la Barre précisément.
Dégommée depuis la route, la bestiole est retombée de l'autre côté, dans un champ bien protégé par une haie de ronces et d'arbustes divers.
Le chasseur, 80 balais aux fraises, a voulu récupérer sa prise et comme un viandard averti n'en vaudra jamais deux (t'imagines le cauchemar ?), il s'est mis en tête de franchir l'obstacle avec son fusil chargé (il restait une balle) non cassé. Tant qu'à faire... 
Résultat des courses : la queue de détente (la gâchette,comme on dit par chez nous) a été touchée et le type s'est mangé un coup de feu au niveau de l'aine, à bout portant.
Dois-je te préciser qu'il est devenu mort en grande partie et que les secours l'ont trouvé allongé tout raide sur la chaussée ?

20 octobre 2011

Accident de chasse à Bessède-de-Sault : tartare de cuisse et sa sauce gribiche

biche

Il l'a pris pour sa petite biche, c'est gentil comme tout, il l'a calmé pour un bon bout temps et ça m'étonnerait qu'il revienne chasser. Il faudra déjà qu'il remette un pied devant l'autre et là, c'est pas joué.

Bessède-de-Sault, c'est dans l'Aude (chef-lieu Vichy, si tu trouves pourquoi, tu as gagné le droit de ne pas voter pour F.Hollande).
Du côté du col du Triby (344 mètres) exactement, des viandards faisaient régner l'effroi en ce samedi 15 octobre.
Quoi de mieux, pour ramener de la sérénité dans la nature, qu'un bel accident des familles ? Certes, y'a le bruit des sirènes des secours, le boucan que font les pales de l'hélico de la sécurité civile mais ensuite, le petit peuple de la forêt est bien tranquille.
Un collègue de la victime tentait de dégommer une biche; il a été maladroit le bougre puisqu'il a dézingué la jambe droite de son pote.
La balle a traversé sa cuisse de part en part. Et c'est parti pour un tour en hélico...

19 octobre 2011

Accident de chasse mortel à Blaisy : cette saison s'annonce exceptionnelle

chasse

C'est bien la peine de rajeunir les effectifs si c'est pour dessouder les impétrants aussitôt !
Lui, 32 balais, il venait tout juste d'intégrer la société de chasse de Blaisy. Son âge, c'est moitié moins que la moyenne nationale.
Et il s'est pris un pruneau à sanglier dans la tête.
Y'a pas à dire, la chasse, c'est une distraction plutôt rude.
Faut aimer donner la mort et la recevoir pour y trouver du goût, ce qui, je te l'accorde, atteste quand même d'un net déséquilibre psychologique et affectif. 
Alors, que s'est-il passé ce dimanche matin 16 octobre, à Blaisy (Haute-Marne), à l'orée de la forêt des Rêpes ?
Il y avait une battue au sanglier. Une bonne vingtaine de viandards débusquaient les animaux tandis que la recrue, elle, était postée un peu plus loin, à l'écart du groupe.
Après plusieurs coups de feu, silence radio. Ils étaient un peu intrigués par l'absence d'enthousiasme du petit nouveau.
- Au fait les gars, il est où Nicolas ? Qu'est-ce qu'il fout ?

Les traqueurs sont allés à sa recherche. Et ils l'ont trouvé claqué, avec une balle dans la tronche.
Tous les flingues ont été saisis, pour expertise, par les enquêteurs. Bin oui, il faut trouver le tireur. Et ça va être chaud pour lui s'il se fait gauler : il écopera pour solde de tout compte d'un retrait de permis de chasse, disons de... 5 ans au max.

18 octobre 2011

Accident de chasse mortel à Saint-Jean-du-Bruel : Aveyron petit patapon

panneau_signalisation

La chasse est un loisir plaisant : à la différence de tous les autres loisirs où, quand tu es bousculé, soit par un animal, soit par un individu, tu vacilles ou tu tombes, là, dans ces circonstances, tu dézingues net un petit camarade.
La presse nous dit que ce chasseur a été bousculé par un animal qui venait de surgir devant lui. De quoi pouvait-il s'agir ? D'un chien ? D'un héron ? D'un tapir ? Un loup peut-être ? Ou un hérisson ?
Certes, ils participaient à une battue au sanglier. Et tu me répondras fort justement que ce faisant, le type qui a été surpris et qui a commis l'irréparable devait tout de même s'attendre à ne pas croiser la route d'une gazelle ou d'un kangourou.
Si à chaque fois qu'un viandard, déstabilisé par la fuite d'un animal traqué, dégomme un pote à lui, ça ne va pas arranger les bidons des fédés de chasse. Mais moi, ça me convient tout à fait.

Alors restons factuel; le 17 octobre, à Saint-Jean-du-Bruel (et non à Saint-Patrick-du-Bruel, évitons la confusion), resplendissante commune de l'Aveyron, un chasseur a déquillé un congénère pour de bon. L'irruption d'un animal (une otarie ?) dans son champ d'action a provoqué un mauvais réflexe de sa part (s'il avait joué à la belote, c'est seulement son verre de pastaga qu'il aurait renversé brusquement).
Il a placé une balle de gros calibre dans l'aine d'un type de 52 ans qui a eu du mal à s'en remettre puisqu'il est devenu mort.

17 octobre 2011

Accident de chasse à Leuc : thorax pas le beurre et l'argent du beurre

fusil

C'est vrai ça ! Ce serait dommage qu'une si belle arme, elle ne puisse pas t'accompagner partout. Car ça coûte la peau du dos en plus. Donc, autant la porter en bandoulière tout le temps, sous la douche, en faisant du trampoline, du cheval...
C'est un drilling, une arme mixte avec trois canons, qui te permet de flinguer ce que tu veux (gros comme petit gibier) sans te fatiguer. On en fabrique des pas trop lourdes maintenant. 
Evidemment, il faut toujours la laisser chargée sinon ça n'a pas de sens.
Nous sommes à Leuc (Aude), samedi 15 octobre, au lieu-dit Saint-Charles exactement, là où les narbes perdent leurs feuilles. En pleine battue au sanglier.
Il a voulu arrêter des chiens qui traquaient un animal et s'est vautré. Comme il portait son beau drilling en bandoulière et qu'il y avait de belles balles dedans, il s'en est pris une dans le baquet. Le projectile est entré au niveau de l'abdomen et il est ressorti, pourquoi faire simple, je te le demande, à hauteur du thorax.  
Comme il avait touché la queue du Mickey, il a eu droit à un joli tour en hélico, direction l'hosto de Toulouse. 

16 octobre 2011

Bavure de la chasse à Jutigny : viandards partout, en sécurité nulle part

 panneau

Chasseurs partout, en sécurité nulle part. La milice des forêts t'en fait baver où que tu sois. Personne n'est à l'abri de leur connerie.
Dimanche 9 octobre dernier, du côté de Jutigny (Seine-et-Marne), ces deux promeneuses, une mère et sa fille, empruntaient un chemin communal.
Elle ont été arrosées de plombs par un viandard. La première a été touchée à l’épaule et au mollet, la seconde, au coude et à la clavicule.
Comment on le sait ?  Elle ont été conduites à l'hosto de Provins, pardi !
On prend énormément de risques, en ce moment, si on décide de sortir respirer le bon air dans une nature parée des atours de l'automne. Dans tous les cas, il faut veiller à être à proximité des urgences d'un hôpital.

 

15 octobre 2011

Bavure de la chasse à Pollestres : les consignes de sécurité, faut bien être con pour les appliquer

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De septembre à mars, si tu as l'intention de faire un jogging dans la campagne ou une belle marche en forêt, casse-toi une jambe avant, ce sera plus prudent.
T'es pas convaincu(e) ?
Demande-lui ce qu'il en pense !

Dimanche 9 octobre, du côté de Pollestres (Pyrénées-Orientales), casque sur les oreilles et baladeur MP3 accroché à la taille, il part faire son jogging.
Il voulait faire son parcours dans les vignes mais la racaille des talus y était déjà; tant pis qu'il s'est dit, c'est baisé... Allons plutôt sur la route, ce sera plus tranquille.
Et au moment où il dépassait le pont de l'A9, il a reçu du plomb derrière la tête et dans le cou.
Il a été transporté à l'hosto de Perpignan.

Pourquoi, d'après toi, ce joggeur qui a cherché à éviter les tueurs du dimanche a-t-il été dégommé ?
Soit il ressemblait diablement à un gibier rare et le viandard n'a pas voulu laisser passer l'occase.
Soit le viandard a fait exactement le contraire de ce qu'il ne faut jamais faire. On le leur répète cent fois; ça passe et ça repasse en boucle mais rien n'y fait, con comme un rateau, il persiste. Les consignes de sécurité, il s'en tape. Surtout de celle-là : ne pas tirer en direction d'une route.
Parce que le viandard, il pense encore que les animaux, ils prennent leur bagnole pour aller chercher à manger ou tout simplement pour fuir (d'ailleurs, dit le viandard, si ça se trouve, ils n'ont même pas le temps d'attacher leur ceinture !). 

14 octobre 2011

Accident de chasse mortel à Gilley : Winchester minus, boulevard des allongés

sanglier

Il n'y a rien à dire, c'est impeccable. Le parfait respect des consignes de sécurité, du bon sens, de l'intelligence pratique, tout est réuni. Chapeau.

On est au lieu-dit le Lessus, à proximité de Gilley (Doubs), jeudi 13 octobre après-midi. Il se fait tard. Trois chasseurs terrorisent les environs et notamment les sangliers.
Les chiens débusquent, cernent les pauvres bestioles.
Un animal traqué trouve refuge dans un bosquet.
-Eh les gars, bougez pas de là, je m'y colle, je vais aller le chercher, cet enculé de sanglier, il nous a donné assez de mal comme ça...

A la suite des chiens, il est entré dans le bosquet. Ses deux potes sont restés en lisière.
L'un deux a fait feu. Il a dégommé son ami du premier coup. Une balle de gros calibre, c'est pas fastoche à avaler.
Malgré les secours, le flingué est devenu extrêmement mort.  

13 octobre 2011

Chasse, picole, décès et tradition

 chasse

Je ne sais pas ce que les viandards emploient comme accroches pour attirer les petits jeunes vers la chasse mais visiblement, la sauce ne prend pas. Les effectifs diminuent sans que la relève arrive. Ils ne sont pas très vendeurs, je trouve.
Et pourtant, ça urge...Entre les accidents et les morts naturelles, ça déquille rapidos dans la population.
Pourquoi ne pas valoriser ces faits divers justement ?
Un exemple.
Lui, à 80 balais, il était parti chasser avec plein de potes, du côté de Selens (Aisne) dimanche 9 octobre. Il a écourté la partie de tuerie sur les coups de midi parce que le temps devenait merdique, a-t-il précisé à ses con-génères.
Le soir, tout le monde s'est cassé sans remarquer que leur copain, il n'était en fait jamais reparti chez lui. Forcément, il était devenu tout mort dans la forêt.
Dans un cas comme cela, il faut insister à l'intention du jeune public émerveillé par la couleur kaki sur le fait que ce chasseur est claqué en vivant sa passion, comme Dalida (qui voulait, elle, mourir sur scène). En plus, il est mort en respirant du bon air (comme Sandrine), entouré de ses deux chiens. Et si ça se trouve, il avait pris l'apéro juste avant. Céti pas beau la mort vu ainsi ?
Mais pour que ça arrive, il faut respecter certaines règles; ce serait trop con que tu crèves en débouchant tes chiottes.
Alors, si tu veux te donner toutes les chances de calancher comme lui après avoir tiré quelques coups dans la campagne et donc mourir en bonne santé, il faut : bien se charger en cholestérol; avoir une bonne descente; bouffer gras; taquiner la bouteille; manger déséquilibré (gibier + patates); siroter tôt le matin.

 

12 octobre 2011

Accident de chasse à Alle-sur-Semois : cerf toi une ration, c'est à l'oeil !

 cerf

Lazare commençait à s'affoler. Cette pénible situation, si elle se prolongeait, le rendrait vite hagard.Il avait perdu ses repères depuis longtemps au milieu des taillis mais il devinait que l'un des chemins qu'on voulait lui faire emprunter le conduirait à la mort.
Car là-bas, en lisière, la racaille des talus l'attendait.
Son instinct de cerf commençait à lui jouer des tours. A chaque fois qu'il s'éloignait du rabatteur, il s'approchait du groupe de viandards.

Merde alors, il était pourtant bien peinard dans cette forêt. La forêt d'Ardenne est sufisamment vaste pour accueillir tout le monde mais dans ce tout le monde, y'a les nuques épaisses à front bas qui viennent faire des cartons... Comment les empêcher ?
Allez ! Reprends-toi Lazare... Faut t'en sortir mon vieux !
L'autre rappliquait; tout en faisant du boucan, style 'Je vais en plus te faire flipper grave'. 
Et soudain, Lazare eut une illumination. D'un côté, un type certes armé mais seul et vieux par dessus le marché. De l'autre, plusieurs flingueurs, probablement plus vigoureux. Y'avait pas à hésiter car ça commençait à sentir le cramé.
Il fonça à toute berzingue, tête en avant, sur le rabatteur. L'un de ses cors, qui plaisaient tant aux biches, entra par l'oeil du chasseur et perfora, de l'intérieur, sa boîte crânienne.
Lazare traça sa route, laissant le transpercé pour mort. Ce mardi 11 octobre, il lui faudra tout de même plusieurs heures pour récupérer de ses émotions.