31 octobre 2009

Accident de chasse à Guipronvel : Guipavas faire un tour à l'hôpital...

PERMIS

De toi à moi (et tu ne répèteras pas), il y a des jours où je me tartine la prostate pour commenter les accidents de chasse, toujours plus nombreux, toujours plus fréquents.
Aujourd'hui, je fais du SLAM. Si tu ne sais pas ce que c'est le SLAM, débrouille-toi en tapant ce mot dans n'importe quel moteur de recherche dont le nom commence par un G.
Yo man ! Je cause d'un asquident qui s'est déroulé le 25 octobre.

Nous on kiffe la mort et ça s’entend
On fait du bruit n'importe quand
On picole beaucoup, la musette est bien chargée
La nature on la connaît, on en a fait nos cabinets
Les consignes on s'en balance, j'ai confiance ce sont mes potes
Guipronvel c’est notre cour, notre royaume et ça dépote
Avec eux quatre j’ai moins de failles, avec eux quatre j’me sens de taille

Avec eux quatre ça a merdé, rien à foutre de la sécurité
Avec eux quatre j’ai pris du plomb et lui qu'est-ce qu'il est con
Niqué partout, vingt bouts de ferraille dans le poitrail, et dans le cou
Dimanche pourri pour un viandard, Guipavas ri et moi j'en chie

 

30 octobre 2009

Accident de chasse à Saint-Coulitz : il ne faut jamais toucher un viandard blessé

chien

Comment expliquer le comportement de ce chien ? C'est tout bonnement incroyable et triste à la fois. Un accident de chasse comme ça, c'est du pas banal...C'est à ranger dans les archives, bien étiqueté pour que ce soit facile à ressortir.

Je te situe le topo : on est dans le Finistère, à Saint-Coulitz (de tomate) exactement. Jeudi matin 29 octobre.
Dans les parages, on est en atmosphère raréfiée en intelligence, la tension est grande, la connerie batifole avec les chiens...Une partie de chasse privée est en cours. Dix chasseurs sèment la terreur.

Mais l'un des viandards a pris la sauce aux plombs sur lui. Partout. Tout est tâché. Le cou, le torse, le visage.
Il est atteint sérieusement. Appelés, les secours rappliquent.
Et voilà-t-il pas que l'un des toutous se jette sur un pompier, le mordant profondément à la cuisse gauche.
Les deux blessés ont été transportés à l'hosto de Quimper.

Qu'est-ce qui est passé par la tête de ce chien hein ? J'ai voulu en avoir le coeur net et je l'ai appelé. Comme je connais du monde là-bas, j'ai pu obtenir son numéro de mobile.
Figure-toi que l'animal a agit par dépit. A la suite d'une grande déception. Il en a ras la casquette de la chasse. Cette vie ne lui convient pas. Enfermé toute l'année, lâché quelques mois pour rattraper des bestioles ensanglantées, plus question ! Trop sensible, ce monde brutal et vulgaire n'est pas fait pour lui.
Alors, quand il a vu que son maître s'était fait poivrer, il a espéré secrètement que c'en en était fini. Enfin.
Le châtiment était tombé. Vive la liberté.

Sa satisfaction est devenue perplexité puis amertume en voyant les secours faire leur travail.
D'où son geste malheureux sur ce pauvre pompier.

29 octobre 2009

Faire le portrait de l'âme des animaux

wild_animals_14

"Ce qui m'intéresse en définitive, ce n'est pas de créer une œuvre purement documentaire ou remplie d'action et de spectacle, comme c'est généralement la règle dans le domaine de la photographie d'animaux. Mais de montrer les animaux en train d'être, tout simplement. En train d'être avant qu'ils ne soient plus. Avant qu'ils cessent d'exister, à l'état sauvage en tout cas."

Ces propos sont tenus par Nick Brandt, artiste photographe. C'est un photographe animalier reconnu, acclamé par la critique et le public.
Nick Brandt a fait le choix du noir et blanc. Il a laissé les téléobjectifs à la maison. Il s'approche ainsi, patiemment, distant de quelques mètres parfois, avec empathie, des sujets qu'il veut photographier.
En réalité, ce sont plus que des photos; ce sont des portraits.
Portraits d'animaux sauvages :  lions, guépards, éléphants, rhinocéros, girafes, gnous...Vivant en Afrique de l'Est, au Kenya ou en Tanzanie.

Nick Brandt aime les animaux. Tous les animaux. Il ne les mange pas. Il est végan.
Son premier ouvrage "On this earth" a été préfacé par Jane Goodall.

Un nouvel ouvrage présentant ses oeuvres vient tout juste de sortir : "L'Afrique au crépuscule"-Editions La Martinière (35 euros).

Son site : http://www.nickbrandt.com/

wild_animals_02

28 octobre 2009

Accident de chasse à Rosières : le viandard est très toxique

vl0003b058

Malheureux sanglier.
Comment pouvait-il savoir qu'en agissant ainsi, au delà de ses forces, il s'exposerait inéluctablement à la mort ? Comment deviner que cette chair est aussi dégueulasse, aussi toxique que celle de l'Entolome livide (Entoloma lividum) ? Nulle part il est écrit que sa consommation est mortelle.
Viande vénéneuse...bidoche corrosive et funeste...

C'est pourtant ce qu'il a fait, lundi 26 octobre, du côté de Rosières (Haute-Loire).
Surpris par un viandard (60 balais), il a été flingué. Touché, il a attaqué le type et l'a croqué au mollet.
La blessure fut profonde, si sérieuse que le chasseur fut conduit à l'hosto du Puy.
Mais le pauvre animal succomba quelques minutes après son geste désespéré.

 

27 octobre 2009

Accident de chasse à Villars-les-Dombes : lièvre-toi, je te dis !

li_vre

Avec Super Lapin, c'est l'assurance tout risque; c'est comme un rasoir à deux lames; si tu rates ton coup la première fois, la deuxième lame fait quand même le turbin.
Super Lapin, il veille à pacifier les campagnes et à ce titre, quand il devine qu'il a affaire à des glandus de premier choix qui viennent exterminer de la bestiole, il se frise les moustaches.
La preuve.

Dimanche 25 octobre au matin, Villars-les-Dombes (Ain).
Concentrés (je l'ai écrit en un mot mais on peut, ça va sans dire, l'écrire en deux mots) sur leur tâche, à l'affût du petit gibier qui passait, nos compères (idem) viandards ne voyaient pas le temps passer.

Soudain, un lièvre traversa le champ de vision de l'un deux. Ce dernier épaula et tira.
Loupé. Raté. Foiré.
Déterminé, sûr de son adresse, il recommença.
Le deuxième coup fut le bon. Son obstination paya. Pas son adresse.
Son pote reçut la blédine aux plombs dans les cannes.
Le sexagénaire de pas grand chose fut transporté à l'hosto de Rillieux-la-Pape.

26 octobre 2009

Vous reprendrez bien encore un peu de foie malade hypertrophié ?

CANARD

Bientôt, ça va tenir du gloussement de joie et du "Han !". Bouche pleine, ils vont grogner de plaisir. Une bouchée de cruauté par ci, une tartine de saloperie par là. Quel bonheur que de devoir ingurgiter du concentré de souffrance...

Fêtes ou pas fêtes... Le malheur, c'est tous les jours ma bonne dame.
Tiens...Voilà un propos de Florence Burgat sur le foie gras. Tout est dit.


"Noël et le 1er de l’an ne sont-ils pas d’abord synonymes de «bonne chère», en particulier du sacro-saint foie gras sans lequel, semble-t-il, la fête serait triste ?
La France est le premier producteur (76%) et le premier consommateur (68%) de foie gras. Le Parlement a jugé bon d’ériger le foie gras en «patrimoine culturel et gastronomique protégé en France» (Art.L.645-27-1 du code rural), encourageant ainsi une demande déposée auprès de l’Unesco pour obtenir qu’elle classe la gastronomie française dans le "patrimoine immatériel de l'humanité"!

Comment choisir un bon foie gras ? Telle est la préoccupation qui balaye actuellement toutes les autres et occupe tous les esprits : silence, on mange du foie gras !
L’affaire est sérieuse, car c’est à cela que l’on juge votre capacité à «jouir des plaisirs de la vie», à «savoir ce qui est bon».
Mais pour en jouir tranquillement, mieux vaut ne pas en savoir trop long sur le processus qui transforme le foie malade en ce «mets délicieux», et plus généralement les animaux en viande.

Cette matière semble étrangère à l’individualité : la logique de la série prend le pas sur celle du propre, aucune biographie ne précède ce devenir-viande des animaux, de sorte que nous n’avons aucun imaginaire de ceux dont la chair équarrie nous est donnée à manger : du poulet, du veau, du porc…
Nés pour cela, leur identité est celle de la chair à l’étal. N’en faisons pas une histoire, à tous les sens du terme. L’habitude de voir ces pièces plus ou moins informes est entrée dans la banalité de notre paysage.
Aucune violence ne se dégage de l'artifice des morceaux «dont la forme, l'aspect nous sont depuis longtemps assez familiers pour avoir acquis, à nos yeux, une autonomie, une réalité indépendante de l'ensemble dans lesquels ils étaient inclus. (...). La boucherie est un lieu d'innocence». (Pierre Gascar, Les Bouchers).

Comment voir ce que l’on ne voit plus, ce à propos de quoi aucun étonnement, aucune question, aucune inquiétude ne surviennent ?
Comment troubler le calme de la viande ? Certains étals le devraient pourtant, si l’on voulait bien les voir. Volaille, lapins, «gibier» ne sont-ils pas présentés de la manière la moins abstraite qui soit ? Oiseaux entiers, parfois partiellement plumés, lapins écorchés mais jamais décapités, carcasses ouvertes, exhibant dans une pornographie trop évidente, le plus intime du corps.
Faisans, lièvres, biches… alignés à l’état de cadavres non encore «préparés» par la main experte, flattant ainsi le goût de la traque (il s’agit en réalité d’animaux d’élevage et d’un abattage par balle pratiqué dans un enclos).

Les abats ne rappellent-ils pas sans détour l’individu : ce n’est plus à de la viande que l’on a affaire, mais à la tête, aux oreilles, à la langue de tel animal ?
Le particulier est bien là. Mais rien n’y fait : tout cela appartient à l’ordinaire de la perception, révélant un ordre où chaque chose semble à sa place, puisque chaque jour, de la viande remplace indéfiniment de la viande… 

Particulièrement importuns sont donc ceux qui se mêlent de faire la lumière sur ces plaisirs dont il s’agit d’ignorer la fabrique. La promotion s’y emploie du reste à merveille : tout brille, tout pétille !

Tandis que de l’autre côté du miroir, quelque 90 millions de naissances de canards et d’oies sont nécessaires aux 45,7 millions de canetons mâles mis à l’accouvage. La moitié des oiseaux (les femelles) est éliminée à la naissance ; ils sont généralement jetés au broyeur, car bons à rien (la race n’a pas été sélectionnée pour la viande) : les femelles présentent en effet un foie trop veineux. 39 millions de canards sont gavés, et 34,5 y survivent et sont donc abattus pour la collecte de leur précieux foie hypertrophié.

On fait naître 710 000 oisons pour fabriquer le foie gras d’oie (chiffres 2007, source : rapport annuel du CIFOG, Centre Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras). Il y a ensuite la contention dans des batteries de cages, le geste réitéré à la pompe introduite jusqu’à l’estomac, blessant l’animal, pour y introduire d’énormes quantités de nourriture…

La vue du matériel que seuls les professionnels connaissent, nous fait peut-être mieux pénétrer cette réalité que les étals auxquels notre œil est accoutumé : la «gaveuse super» monovitesse, permettant de gaver 90 canards ou 70 oies par heure, «maniable, légère, sûre, grâce à sa commande par gâchette et à ses entonnoirs en matière plastique non agressifs», la plumeuse, l’extracteur de poumon, la broche perforante, le saignoir rotatif…  Le gavage, qui dure une douzaine de jours, laisse les animaux haletants, exténués, atteints de maladies qui entraînent une mortalité environ six fois plus élevée que dans des conditions d’élevage ne comportant pas de gavage.

Le témoignage de gaveurs est aussi révélateur d'un malaise ressenti par les acteurs mêmes de cette industrie. Le gavage fait l’objet d’une contestation internationale : interdit dans des pays qui en étaient récemment producteurs comme l’Italie et Israël, il l’est de fait dans bien d’autres pays européens du simple fait qu’il est incompatible avec les textes de protection des animaux. En 2004, la Californie a décidé d’interdire la production et la consommation de foie gras (l’interdiction entrera en vigueur en 2012).

Une fête où l’on découvre derrière la fine porcelaine, le champagne millésimé, le bruissement des robes et les rires légers, les ateliers de gavage, les batteries de cages qui ne laissent que passer la tête des canards, les pompes hydrauliques qui s’enfoncent dans la gorge de millions d’oiseaux, les salles d’abattage…
Vous reprendrez bien encore un peu de foie gras ?"

Florence Burgat-Philosophe.

 

25 octobre 2009

Chasse, biture, bagarre et traditions : la beauf attitude

bouteille_

La classe ! Formidables. Dignes. Irréprochables. En un mot, ils sont emblématiques.
Ces deux chasseurs peuvent (et doivent) représenter le monde de la chasse, lui servir de porte-drapeaux.
Personne ne pourra nier, surtout pas ici, qu'ils sont des figures de la société des viandards. Levons les étendards, que voici que voilà.

Ils sont deux, disais-je. Un homme de 45 ans et son gendre (26 balais). Dimanche 18 octobre, de retour d'une partie de chasse, ils rentraient dans leurs crémeries. Le jour avait cédé aux avances de la nuit, il commençait à faire frais. C'était du côté de Mirefleurs (Puy-de-Dôme).
Le beau-père a alors tiré délibérément sur son gendre, en pleine poire.

Les deux viandards venaient de se prendre la tête. Ils s'engueulaient, si tu préfères.
La victime n'a été que légèrement blessée.
Cependant, les gendarmes ont constaté que les deux types avaient bien éclusé. Toute la journée. C'est apparemment l'alcool qui est à l'origine du conflit.

Tiens-toi bien à la rampe d'escalier : ils ont relevé un taux de 2,24 g d'alcool par litre de sang chez le beau-père.
Il était alors 21 heures !

Humm...Tout ça laisse songeur non ? Ces deux clampins étaient complètement bourrés une bonne partie de la journée et ils se promenaient avec des flingues. En toute liberté. Et vas-y que je tire à droite, à gauche...En l'air, n'importe où...

24 octobre 2009

ALF (Animal Liberation Front)

photo_alf_militant_chien

Après Alinéa 3, film choc contre la corrida, Jérôme Lescure et l'équipe de Minotaure Films s'intéressent à ces personnes révoltées contre le sort ignoble qui est réservé aux animaux au nom de la science, de la mode ou de la bouffe.
Ces activistes de la cause animale font le choix de répondre à des situations insuportables par des méthodes illégales et sont considérés comme faisant partie de la mouvance de l'ALF (Animal Liberation Front).
Le tournage du film va débuter le 15 février et s'achèvera le 14 mars 2010.

Jérôme Lescure a préparé un synopsis et parle de ce projet beaucoup mieux que je ne saurais le faire; c'est ici : http://www.minotaurefilms.com/im...

 

 

23 octobre 2009

Accident de chasse à Cours-La Ville : tout le plaisir est pour moi...

CARTOUCHE

 

Drôle de façon de s'épiler les pattes. S'il veut faire pareil pour le maillot, il va couiner; et bonjour les rougeurs...

Samedi 18 octobre en fin d'après-midi, il n'était pas dans sa salle de bain avec la crème dépilatoire mais en forêt avec son fusil, du côté de Cours-La Ville (Rhône).
Un collègue viandard lui a aimablement arrosé la guibole de plombs. Charmante initiative mais il y a plus simple.

 

22 octobre 2009

Accident de chasse en Savoie: un tiens dans la gueule vaut mieux que deux dans les fougères

images

L'amicale du gibier malheureux et de ses protégés nécessiteux du lac d'Annecy, de Menthon-Saint-Bernard, Duingt et Bout-du-lac, Mouxy, chartreusedu pays du massif des bauges et de Chambéry réunis aura l'occasion, quand elle aura 30 secondes à perdre, de se lamenter sur le sort des ci-devant viandards esquintés dans l'exercice de leur  passion :

-Le maire (64 ans) de la commune de Doussard, mourru dans le massif de l'Arclusaz, dimanche 18 octobre, après une chute vertigineuse dans le ravin.

-Wonder viandard, atteint au cou par la balle qui frappa un sanglier, ce même dimanche, dans les parages de Montmélian.

Une soirée-débat sera organisée éventuellement par la suite sur les bords du lac autour de la phrase de l'écrivain Paul Guimard : "L'ironie du sort, c'est la face cachée de notre destin."

Buffet végétarien. Poil au chien. Tenue correcte exigée. Poil au périnée.

Toutes les notes