31 juillet 2009
Les intégristes de la corrida de muerte commençent à flipper sérieusement

"Les hommes seront toujours assez simples et assez pressés par les besoins présents pour que celui qui veut tromper trouve toujours des dupes."
Nicolas Machiavel-Le Prince
Il serait très paradoxal de constater que la fin de la corrida, dans ce qu'elle a de plus ignoble, soit l'oeuvre des aficionados eux-mêmes.
Les anti-corrida pourraient alors crier victoire car en toute objectivité, cette réussite leur reviendrait.
Mais le coup de grâce, le coup de saton léthal et définitif dans la tronche de cette tradition conne et cruelle pourrait avoir été donné par les fanas de ce spectacle.
Je m'explique.
Pedro Haces, alias 'Don Bull', est un organisateur de spectacles à l'américaine, genre rodéo et combats de boxe dans les états du sud des Etats-Unis (Texas, Nouveau-Mexique...); tu imagines bien les shows qu'il propose : des trucs délirants, 'all inclusive' comme on dit, casinos et salles de jeux à proximité, feux d'artifice en veux-tu en voilà, alcool et bouffe presque à volonté du moment que ton forfait te le permette.
En résumé, t'en as pour ton pognon si tu as les moyens de douiller et surtout si tu apprécies ce type de distractions.
'Don Bull' va organiser en septembre prochain des corridas à Las Vegas.
L'originalité, c'est qu'il n'y aura pas une seule goutte de sang de taureau de versée. Pas de tercio de pique. Et les banderilles seront factices (du velcro sera utilisé !).
Bien sûr, ce sera sans mise à mort.
Il a déjà calé son programme; quelques toreros célèbres seront de la partie. Espagnols et latinos-américains.
'Don Bull' a allongé la monnaie et ça aide. Les tueurs courent après la tune et sont prêts à tout pour s'exhiber.
Cette semaine, 'Don Bull' était en Espagne pour faite la promo de son business. Comme il n'a pas les deux pieds dans le même sabot, il envisage d'importer son idée de corrida sans cruauté, comme il l'appelle, en terre espagnole, en débutant si possible à Barcelone.
Pourquoi Barcelone ? Parce que l'hostilité de la population catalane est très forte à l'égard de la corrida, parce que 'Don Bull' s'est aperçu qu'aux Etats-Unis, cette hostilité est équivalente mais qu'elle s'atténue devant cette forme de corrida édulcorée, sans cruauté et sans mise à mort.
Mais voilà, les intégristes de la corrida de muerte, celle qui est née dans les abattoirs de Séville et qui a été codifiée au XVIIIème siècle sont fous de rage à l'écoute des propositions de 'Don Bull'.
Les puristes du sadisme, les ayatollahs de la mort festive tapent sans discontinuer sur 'Don Bull' et sa corrida 'moderne'. Et ils crachent sur les 'traitres et les vendus', ces toreros qui ont accepté de participer à cette mascarade, comme ils disent.
Au motif que s'il réussissait dans ses projets, ce serait la disparition assurée de la corrida de muerte assez rapidement.
Simon Casas, imprésario nîmois et producteur de corridas, ardent défenseur de la cruauté esthétique, est finalement monté au charbon et a accusé, jeudi 30 juillet en conférence de presse, 'ceux de Las Vegas' d'aider à la disparition de la corrida dans les 10 ans.
Au passage, Simon Casas a relevé qu'en France, son pays, 80% de la population était opposée à la corrida.
C'est lui qui le dit. Venant de sa part, c'est réconfortant.
Méditons; les amis de nos ennemis peuvent-ils parfois être nos amis ? Soufflons sur les braises de la discorde.
09:31 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 juillet 2009
Bayonne, une ville à éviter à tout prix (le prix du sang)

En août, il y a deux très bonnes raisons d'éviter absolument Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Les fêtes de Bayonne se dérouleront du 29 juillet au 02 août et elles seront suivies, les 07,08,09 et 15 août, de novilladas et de corridas.
Les festayres, comme on dit, auront largement l'occasion de picoler avec les apéros-concerts gratuits (il y en a tous les jours) pour devenir réceptifs ensuite aux charges désespérées des toros et au spectacle merveilleux du descabello perforant la nuque de l'animal à l'agonie.
Bayonne fait donc très fort cette année. Entre l'initiation des enfants à l'encierro le 30 juillet, les courses de vaches le 31 juillet et les exécutions de toros dans l'arène (en loge, les 4 corridas d'août sont au modeste prix de 395 euros), il y en aura pour tous les goûts.
Ces goûts qui faisaient dire à Angelo Rinaldi : "Il m’a toujours semblé que lorsque le taureau était tué, une part même d’humanité périssait avec l’animal."
08:02 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 juillet 2009
Les estivales 2009 de la question animale

La huitième édition des Estivales de la question animale se tiendra au même endroit que l'année dernière, en Isère. Ce sera du 15 au 22 août 2009.
Le programme des Estivales comprend habituellement des conférence-débats ainsi que des débats libres; typiquement deux événements par jour. En soirée est souvent proposée la vision d'un film, une fête...
Les conférence-débats commencent généralement par une intervention de durée variable (entre un quart d'heure et deux heures), suivie d'un débat.
Les inscriptions sont encore ouvertes mais il faudra te magner le train quand même et surtout, prévenir le plus tôt possible les copains de ta participation.
Le programme, il est visible ici : http://question-animale.org/fr/e09/cnt.html
07:46 Publié dans Protection et libération animale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 juillet 2009
Corrida : Vicente Yestera...burne in the USA !

Vicente Yestera n'aura aucune difficulté à enfiler ses collants couleur rose bonbon, même les plus ajustés.
De source bien informée, il risque même de flotter dedans, ce qui la fout mal pour un tortionnaire...
Pour être certain d'échapper aux quolibets de la foule, l'idéal serait qu'il bazarde toute sa panoplie de poupée sanglante et qu'il s'achète désormais ses déguisements pailletés au rayon enfants d'une grande surface.
En effet, lundi 27 juillet dans l'arène de Tudela (Navarra), Vicente Yestera s'est fait dénoyauter une olive par le 4ème toro de l'après-midi.
Précisons de suite que le lascar l'avait bien cherché ! Il est banderillero et forcément, il ne cessait pas de planter ses harpons dans les chairs de la malheureuse bestiole.
Un coup de corne dans la couille gauche (oui, c'est la gauche) a suffit pour le calmer et le faire conduire à l'hôpital de la reine Sophie.
Les pies ont becqueté le testicule égaré dans le sable.
08:38 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 juillet 2009
Malaise blaise, vagal Chantal et ça calanche pas mal en Espagne

Quel triple manche, cet Antonio Bandalez*, il a raté la paella populaire (pour 600 personnes !) prévue à 14 heures dimanche 26 juillet, paella géante suivie d'un deuxième lâcher de taureaux vers 19 heures, du bal animé par l'orchestre Marfil à 23 heures** et enfin, du feu d'artifesses. Quel dommage...
Mais en fait, Antonio Bandalez avait une excellente raison de louper la dernière journée de la fête du saint patron du coin, un dénommé Santiago Apostol.
Il est canné la veille, en début de soirée. Deux coups de corne l'ont expédié boulevard des allongés.
Un dans la calebasse, l'autre au cou.
Faut préciser que l'Antonio, il participait au premier lâcher de taureaux de cette fête à la noix, du côté d'Isso, district d'Hellín (Albacete). Dans les parages, en communauté de Castilla-la Mancha, ce ne sont pas les traditions connes et cruelles qui manquent.
L'Antonio avait 65 balais. Voulait-il faire le kakou ? Faire frissonner les touffes grisonnantes de quelques spectatrices admiratives (la sangria, ça monte vite à la tête) ?
Nul ne le saura...Un jeune taureau de l'élevage d'Apuljarra lui a composté son billet aller simple vers l'éternité.
*Compte-tenu des circonstances, le prénom et le nom ont été modifiés et de toute façon, je fais ce que je veux. Si tu souhaites obtenir la véritable identité du type, fais-moi parvenir un courrier avec une enveloppe pour retour à ton adresse et des timbres pour un montant total de 150 euros.
**Tout est vrai. Si tu veux t'en assurer, procède comme indiqué précédemment (en ajoutant 20 euros de prime de pénibilité); je t'enverrai derechef le lien ad hoc.
00:40 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 juillet 2009
Des massacres humains perpétrés sur fond de massacre animal...

"J’ai le sentiment que toutes les tragédies que nous avons vécues, d’abord avec le colonialisme, puis avec le fascisme, enfin les camps d’extermination, cela s’inscrit non en opposition ou en contradiction avec le prétendu humanisme sous la forme où nous le pratiquons depuis des siècles, mais dirais-je, presque dans son prolongement naturel, puisque c’est en quelque sorte d’une seule et même foulée que l’homme a commencé par tracer la frontière de ses droits entre lui-même et les autres espèces vivantes et s’est ensuite trouvé amené à reporter cette frontière au sein de l’espèce humaine, ses parents, certaines catégories reconnues seules véritablement humaines, d’autres catégories qui subissent alors une dégradation conçue sur le même modèle qui servait à discriminer entre espèces vivantes humaines et non humaines, véritable pêché originel qui pousse l’humanité à l’autodestruction.
Le respect de l’homme par l’homme ne peut pas trouver son fondement dans certaines dignités particulières que l’humanité s’attribuerait en propre, car alors, une fraction de l’humanité pourra toujours décider qu’elle incarne ces dignités de manière plus éminente que d’autres.
Il faudrait plutôt poser au départ une sorte d’humilité principielle : l’homme commençant par respecter toutes les formes de vie en dehors de la sienne se mettrait ainsi à l’abri du risque de ne pas respecter toutes les formes de vie au sein de l’humanité même."
Claude Lévi-Strauss -Anthropologie structurale deux-Plon-1973
09:33 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 juillet 2009
Drôle d'animal, le plus sauvage...

Drôle d'animal
Qui ne sait pas voler,
Mais chasse les oiseaux.
Qui sous l'eau ne sait pas respirer.
Mais qui suis je donc ?
Pour me croire le plus fort.
Pour me croire tout permis.
Me donner le droit de vie et de mort,
Devine que dire encore.
Je suis le moins humain des animaux,
je suis le pire.
Je pense à rien qu'à sauver ma peau. (pour ainsi dire)
Le plus sauvage des fauves en cage.
Je suis de loin le moins beau.
Qui invente la bombe ?
Qui se moque du monde ?
Qui tue pour le plaisir de tuer
Mais qui suis-je donc ?
Pour me croire au dessus
De tout ce que je tue.
Qui ne respecte rien ni personne,
Qui donc si ce n'est l'homme ?!
Je suis le moins humain des animaux.
Je suis le pire.
Je pense à rien qu'à sauver ma peau (pour ainsi dire).
Le plus sauvage des fauves en cage.
Je suis de loin le moins beau.
Je suis le dernier maillon de la chaîne.
Un homme qui n'a plus figure humaine.
Le plus sauvage des fauves en cage.
Je suis de loin le moins beau.
Oui je suis bien
Le plus sauvage des fauves en cage.
Je suis de loin le moins beau.
A quoi me sert mon cerveau ?!
(Zazie / Calogero) - "Pomme C" - Mercury - 2007
07:54 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 juillet 2009
La Galice s'apprête à jeter la corrida à la benne

Nos ami(e)s de la communauté autonome de Galice ne sont pas des feignasses quand il s'agit de débarrasser leur région de cette saloperie populaire (et touristique) qu'est la corrida.
Il faut dire qu'il y a de quoi avoir les nerfs en pelote quand tu constates que cette activité ne prospère que grâce au pognon extorqué au contribuable par les collectivités locales.
C'est ainsi que les associations Galicia Mellor Sen Touradas et Libera! ont calculé en 2008 que chaque habitant de la Galice raquait 42 euros par an pour la tauromachie alors que seuls 14% des habitants de la communauté s'affichent comme adeptes de ce spectacle charognard.
Alors oui, les rassemblements succèdent aux manifs cet été. Le 1er août, ce sera à Ponte Vedra que la Coordenadora Antitouradas de Pontevedra (plateforme anti-taurine qui regroupe 20 collectifs) appelle les gens de bien à manifester leur farouche opposition à la corrida.
A ce propos, les opposants à la corrida ont reçu un renfort de poids en la personne de Bieito Lobeira, député du PNG (Partido Nacionalista Galego, bloc nationaliste galicien qui recoupe ce que l'on appellerait ici la gauche nationaliste) au parlement régional de la Galice, qui a déclaré il y a peu qu'au nom de son parti, il allait demander au gouvernement autonome d'abolir les corridas.
La majorité absolue a échappé de très peu (1 siège) à la coalition de gauche PSOE-PNG aux dernières élections de mars 2009; c'est le PP (Partido Popular) qui a repris les commandes. Ce parti dont la figure historique locale est M.Fraga Iribarne, vieille ordure franquiste, plusieurs fois ministre de Franco.
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23 juillet 2009
Abeilles : la mort aux trousses

Au cours de l'hiver 2006-2007, les Etats-Unis ont perdu 40 à 80% de leurs colonies d'abeilles.
Au Canada, ce sont 40% des ruches qui manquent à l'appel.
En France, depuis 1995, ce sont plus de 500000 ruches qui auraient été anéanties.
A chaque fois, les symptômes de la mystérieuse épidémie baptisée Colony Collapse Disorder (Syndrome d'effondrement des colonies) sont les mêmes : les abeilles crèvent.
Natacha Calestrémé, militante environnementaliste et cinéaste (elle a notamment réalisé un épatant documentaire sur Paul Watson, "L'oeil du cachalot", en 2001) a enquêté pendant 3 années sur les causes de ce Colony Collapse Disorder.
Un peu partout dans le monde, experts et scientifiques divergent dans leurs conclusions avec les apiculteurs catastrophés et en colère : les raisons de ces morts massives seraient multifactorielles.
L'enquête de Natacha Calestrémé va, à son terme, relever qu'en fait de coupables, il n'y en a qu'un seul : les pesticides, ces cocktails neurotoxiques, type Gaucho, Régent TS, Cruiser...
La France est, à ce sujet, le premier consommateur de pesticides (on met sous ce vocable les produits phytosanitaires tels que les pesticides à proprement parler, les fongicides et les herbicides) en Europe et le troisième à l'échelle mondiale.
Cette enquête est remarquable. Elle a fait l'objet d'un film (durée 52 mn) : "Disparition des abeilles, la fin d'un mystère."
Ce film a été diffusé sur France 5 en mars et en avril derniers.
Tu penses bien que les firmes pharmaceutiques et les lobbies agro-industriels ne se sont pas précipités pour lui faire de la pub !
Si tu as raté les 4 diffusions (dont une à 03h55!), tu peux quand même te rattraper en allant sur le site de Natacha Calestrémé : http://www.natachacalestreme.fr/
Il est proposé à la vente en DVD.
Mais il est possible de le voir en streaming sur le site de vidéo à la demande de France 5. Cela t'en coûtera 2,99 euros.
C'est ici : http://www.francetvod.fr/site-vod/disparition-des-abeille...
10:05 Publié dans Biodiversité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 juillet 2009
Le chien

Le chien (1965)
Dans le froid, la boue et le vent,
Il a franchi mille monts et torrents,
Dans le ciel clair et dans la fièvre de mai,
Il a battu mille prés et sentiers
A perdre haleine,
A grande peine,
Par tous les temps, il a marché.
Il mangeait ce qu'il pouvait trouver,
Parfois c'était des restes qu'on lui jetait,
Il s'arrêtait tard le soir et cherchait
Le lit profond d'un fossé et dormait
Trois heures à peine,
Pour prendre haleine
Avant le jour il repartait.
La route est longue pour les humains,
Elle fut plus longue pour ce chien.
Tête basse et pattes ensanglantées,
Le chien sans race inlassablement marchait,
Guettant le moindre souffle d'air, le palpant,
Il espérait, dans les odeurs du vent,
Y reconnaître
Celle du maître,
De son vieux maître qu'il aimait.
Dans le froid et la bise qui mord,
Un chien vaincu a hurlé à la mort,
Trois longues nuits, mais de moins en moins fort,
Dans la vallée sa plainte pèse encore,
Puis en silence,
La neige dense
Posa un manteau sur son corps.
La route est longue pour les humains,
Elle fut moins longue pour ce chien.
Georges Chelon
08:58 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

