31 mars 2009
37,2 le matin (à l'ombre)...C'est normal ?

Sommes-nous prêts à consommer mieux ? Moins ? Pour préserver ce qui peut l'être de cette planète amochée ? Pour corriger les effroyables inégalités qui subsistent entre des occidentaux gavés et des milliards d'êtres humains ?
Est-il concevable de sortir des crises économique, sociale, écologique en employant de vieux modèles productivistes et surconsuméristes ? Ces vieux schémas du passé, pollueurs, gaspilleurs ?
Ces questions font l'objet du dossier du dernier numéro de Terra Economica (n° 2 nouvelle formule), mensuel désormais en vente en kiosques et non plus uniquement sur abonnement.
Pour te donner un avant-goût de la qualité de ce magazine, je te livre un article court rédigé par Stéphane Hallegatte, un économiste climatologue, membre de la délégation française qui approuva le 4ème rapport du GIEC.
Le climat ? Une histoire de dés pipés.
Pourquoi a-t-il fait aussi froid cet hiver alors qu’on nous répète que les températures à la surface du globe montent ? Et ces tempêtes à répétition, sont-elles un signe du réchauffement ? Et cette terrible canicule en Australie, est-elle due au changement climatique ?
A chaque fois qu’un événement météo remarquable se produit quelque part – canicule, tempête, inondation –, on se pose la question du rôle du changement climatique.
Entêtés, les climatologues donnent toujours la même réponse : quand on parle de climat, un événement n’a aucune signification.
Seules comptent les répétitions. Ainsi, une canicule – disons celle de 2003 – n’est pas une preuve que le climat change : un tel événement, même s’il est inédit et improbable, n’est pas impossible dans un climat non perturbé par l’homme.
En revanche, le fait que l’on trouve dans les douze dernières années (1997-2008) les dix les plus chaudes depuis que l’on fait des mesures dans le monde est quasiment impossible en l’absence d’un réchauffement global.
De la même façon, le froid et la neige de cet hiver ne signifient pas que le climat se refroidit.
Au contraire, l’observation qu’il y a de moins en moins souvent de tels hivers rigoureux est une indication qu’il se réchauffe.
Pour mieux comprendre, imaginez que la température chaque saison est donnée par un lancer de dé. Quand le dé tombe sur 1, il fait beaucoup plus froid que la normale ; quand c’est sur 6, il fait vraiment plus chaud. Le changement climatique, c’est l’activité humaine qui pipe le dé.
Il donne alors plus souvent des 4, 5 et 6, et moins de 1, 2 et 3. Il a donc tendance à faire de plus en plus chaud. ça ne veut pas dire qu’il ne donne plus jamais de 1.
Nous en avons tiré un cet hiver, et nous nous sommes retrouvés avec 30 cm de neige à Marseille. Mais plus souvent, le dé donne des 6 et des canicules, comme à l’été 2003 et 2006.
Cette image permet aussi d’expliquer pourquoi l’on est capable de dire que le climat sera différent en 2070, alors qu’on ne sait pas quel temps il fera dans quinze jours… Comme avec un dé pipé, on sait qu’on aura à l’avenir de plus en plus de 6 et de fortes températures, mais on ne peut deviner ce qui va sortir pour chaque lancer.
La mauvaise nouvelle, c’est qu’il existe une différence notable entre un dé pipé et le changement climatique.
A l’avenir, ce dernier nous apportera quelques surprises, comme celle de voir notre dé donner des 7 ou des 8, c’est-à dire des conditions météorologiques aujourd’hui inconnues et avec lesquelles il faudra apprendre à vivre.
07:54 Publié dans Biosphère en danger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 mars 2009
Le seigneur des anneaux est un travailleur de l'ombre

"Je suis un ver et non pas un homme."
Aussi les ramassait-ils sur la route et les mettait à l'abri, de peur qu'ils ne fussent écrasés sous les pieds des passants.
Vie de saint François d'Assise.Celano.Vita Prima. Chap.29
Une migration printanière incroyable de par son ampleur a lieu en ce moment et personne ne s'en rend compte : en moyenne, pour chaque hectare de bonne terre accueillante (un sol de forêt par exemple), une tonne de lombrics se sont lancés dans une ascension lente mais implacable.
Les lombrics glissent sans bruit vers la surface, boulottant, creusant des galeries aussitôt comblées par le produit de leur digestion. Et cela facilite le drainage et l'aération des sols, le développement des racines.
Ce ver tout mignon, au cours de sa vie (deux ans environ), il aura produit quelque 100 à 150g d'humus. C'est un saprophage, c'est à dire qu'il se nourrit de matière organique en décomposition.
Tu savais que les vers de terre représentent 80% du poids global des animaux terrestres ?
Il y a de quoi nous rendre humbles.
05:53 Publié dans Biodiversité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 mars 2009
Cirques animaliers : revue de stress

J'avais évoqué ici-même la campagne 'Pour des cirques SANS animaux' et l'évènement que fut la manifestation du 20 février 2009 organisée à Paris.
Aujourd'hui, la chargée de campagne fait le point sur cette mobilisation.
1- cette manifestation a marqué la fin de la campagne "pour des cirques SANS animaux" qui s'est déroulée de novembre 2008 à février 2009. Quel bilan en tirez-vous, peut-on trouver les détails de ces actions sur internet ?
La manifestation du 20 février a clôturé une période de 4 mois d'activités intensives pendant laquelle nous ciblions principalement les cirques installés dans la capitale, mais la campagne se poursuivra tant qu'il y aura encore des animaux dans les cirques.
A présent, nous agissons essentiellement au niveau des municipalités -- auprès desquelles nous avons déjà pu obtenir des retours tout à fait favorables-- et nous n'organisons que ponctuellement des opérations sur le terrain, et ce sont par ailleurs aussi les seules occasions où nous communiquons auprès du grand public.
En effet, il nous paraît judicieux d'éviter la multiplication des sites et la dispersion des informations d'autant plus que Code Animal (www.code-animal.com), par exemple, traite déjà très bien du sujet.
En revanche, certaines rubriques de notre plateforme de travail (http://cirque.frenchboard. com/forum.htm) sont librement accessibles, notamment celle qui répertorie les actions récentes.
2 - les médias se sont-ils intéressés à cette campagne ?
Les cirques collaborent régulièrement avec les médias et il s'est avéré d'autant plus indispensable que nous prenions la parole en invitant le public à prendre du recul. Les médias nous ont accompagné depuis le début de la campagne, c'est le cas notamment d'une radio partenaire d'un de nos cirques cibles et dans l'ensemble, les retombées ont été positives au vu de la réaction du public, ce qui atteste encore une fois que nous sommes (de plus en plus) nombreux à être sensibilisés sur le sujet.
3 - votre revendication sur l'interdiction des animaux sauvages dans les cirques, a-t'elle été écoutée par le gouvernement ? Peut-on espérer des suites de cette action ?
Notre objectif à court terme a été atteint : nous avons voulu profiter de la période de présence des cirques à Paris, ainsi que de la communication qui se faisait autour, pour interpeller le grand public sur les sérieux problèmes posés par l'utilisation d'animaux dans les cirques, mais aussi pour réactualiser ce combat au sein du réseau militant et appeler à une mobilisation. En effet, ce combat n'est pas nouveau, les associations travaillent sur le sujet depuis bien longtemps, notamment en agissant auprès des politiques et il est important que nous soyions nombreux à les soutenir car c'est ainsi que nous parviendrons plus rapidement à notre objectif final.
4 - que pensez-vous de l'argument des circassiens à ce sujet, à savoir que leurs animaux sont nés en captivité et n'ont donc rien de sauvages ?
En plus du fait que le dressage soit coercitif et contre-nature, il est important de noter que même né en captivité, l'animal a un patrimoine génétique lié à son comportement en liberté et de ce fait, la détention contraint l'animal à survivre dans un milieu inadapté à ses besoins physiologiques et qui ne lui permet pas de développer des comportements propres à son espèce (comportement social, maternel, alimentaire,locomoteur, territorial...).
La privation de certains aspects de l’environnement -- qu'il n'aurait même jamais connus-- le met dans un état de frustration et de souffrance conduisant à la dépression, à la passivité et à la folie (balancements, automutilations, allers-retours incessants...).. A cela s'ajoutent les déplacements permanents du cirque, la foule et la musique qui génèrent du stress supplémentaire.
L’animal est donc dénaturé dans un environnement qui nie ses besoins physiologiques et élémentaires, ses attributs naturels n’ont plus d'utilité fonctionnelle et sont par ailleurs remplacés par des attributs humains avec le dressage (accessoires, postures...).
5 - pouvez-vous nous parler de votre projet de fédération ?
Nous concentrons actuellement notre travail sur le développement du réseau en province, en tentant d'unir les groupes locaux (associations, collectifs,..) travaillant déjà sur le sujet, en invitant les autres groupes déjà existants à inscrire un combat de plus dans leur agenda mais aussi en créant de nouvelles équipes locales spécialisées. Au programme, se présentent des activités communes à l'ensemble du réseau ainsi que des activités spécifiques en fonction des régions.
La plateforme mentionnée ci-dessus est l'outil de travail des acteurs de la campagne : elle présente un tableau de bord des activités de chaque groupe et centralise les informations sur les cirques ainsi que les ressources militantes. Le but étant de favoriser un travail harmonieux et complémentaire.
Nous avons les moyens de faire évoluer les cirques et devons pour cela être unis, nous invitons chacun à rejoindre la campagne en nous écrivant : cirques.animaux@yahoo.fr.
09:52 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 mars 2009
Expérimentation animale, martyre, extrême terreur: une semaine contre la folie scientifique

En 1912, le médecin allemand Wolfgang Bohn écrivait dans une revue médicale : "La vivisection a causé de graves dommages, a été fatale à des milliers de gens. La propagation constante de la méthode scientifique n'a obtenu qu'une chose : l'augmentation de la torture scientifique et du meurtre d'êtres humains.
Nous pouvons nous attendre à ce que cette augmentation se poursuive car elle ne serait que la conséquence logique de la vivisection animale."
En mai 1941, le docteur Rascher demandait à Himmler l'autorisation d'utiliser des hommes à la place des singes pour ses recherches sur le vol à haute altitude, car les "singes offrent des conditions tout à fait différentes".
Du 18 au 26 avril 2009 aura lieu en France (et partout dans le monde) la Semaine Mondiale pour la libération des Animaux de Laboratoire (SMAL).
Depuis 1986, chaque année à cette période du printemps, des centaines de groupes locaux, groupements et associations luttent à travers le monde contre l’expérimentation sur les animaux et organisent des actions tout au long de la Semaine.
L’objectif de cette campagne est double :
- Dénoncer sans compromis l’expérimentation et la dissection et
- Informer le grand public des sévices que supportent les animaux dans les laboratoires et de l’inutilité et de la nocivité de ces pratiques barbares et dangereuses.
Le principe de la SMAL est la multiplication d’actions organisées par des groupes locaux de militants, des groupements ou des associations animalistes de toute taille. Aller à la rencontre du public, l’informer sur ce qui se passe dans les laboratoires de recherche et de tests locaux ou nationaux, dénoncer la cruauté, l’inutilité ainsi que les méfaits et dangers de l’expérimentation animale, proposer des produits non testés et informer sur les alternatives sont autant de moyens d’agir concrètement contre l’utilisation et la souffrance des animaux dans les laboratoires.
Un grand nombre d'actions sont déjà préparées dans les villes françaises.Tu trouveras la liste-ainsi que les contacts nécessaires-ici : http://semaine-mondiale-animaux-laboratoire.org/les-actio...
08:30 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 mars 2009
Bouleversement climatique et biosphère en danger : pourquoi on ne fait rien ?

Dérèglements climatiques, réchauffement planétaire, banquise en lambeaux, montée du niveau des océans, pénurie d'eau potable, phénomènes météorologiques irréguliers et extrêmes, épuisement des ressources en combustibles fossiles, érosion de la biodiversité, extinction massive d'espèces animales et végétales...La catastrophe majeure est annoncée, pour bientôt, quelques dizaines d'années, le pire va arriver...Mais l'homme ne fait rien, les hommes restent passifs face à ces menaces toutes plus crédibles les unes que les autres.
Pourquoi se comporte-t-il ainsi ?
Le magazine Psychologies du mois d'avril (numéro 284) qui vient tout juste de sortir s'est penché sur cette question qui tient du déni de réalité et tente de répondre à l'interrogation suivante : " Pourquoi la catastrophe la plus probable est-elle celle qui nous inquiète le moins ?".
Quatre raisons sont soulevées.
- Le réchauffement climatique n'a pas de barbe; c'est à dire que notre cerveau enregistre surtout les menaces d'origine humaine et les intentions agressives de nos semblables.
- Le réchauffement climatique ne nous choque pas moralement. Autrement dit, cela ne nous indigne pas. Nous ne sommes pas furieux, comme nous le sommes par des actes de séquestration et torture ou de pédophilie par exemple.
- Le réchauffement climatique n'est pas pour cet après-midi. En effet, notre cerveau est conçu pour éviter des dangers imminents. L'évolution ne nous a pas encore appris à considérer le futur comme le présent qu'il doit devenir.
- Le réchauffement climatique est trop lent pour que notre cerveau, qui n'enregistre que les changements nets et brutaux, y croie.
Comment s'en sortir ?
Faire un voyage dans le temps, en 2050 par exemple, et constater, horrifiés, que c'est vraiment la catastrophe.
07:32 Publié dans Biosphère en danger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 mars 2009
Un ministère de l'Ecologie qui sent le faisandé...

Lettre ouverte au ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire
NON, M.BORLOO,LA CHASSE N'EST PAS L'AVENIR DE LA BIODIVERSITE
Les associations de protection de la nature signataires dénoncent la dérive pro-chasse du ministère de l’Écologie. Dérive qui de toute façon ne contentera pas les chasseurs qui n’en ont jamais assez. La preuve, JL Borloo vient d’en faire la triste expérience ce samedi 21 mars, où les chasseurs sont venus manifester violemment dans sa propre ville.
À l’approche des élections européennes et en totale contradiction avec l’esprit du Grenelle de l’Environnement, le ministre de l’Écologie, qui a déjà beaucoup donné aux chasseurs ces derniers mois a annoncé une série de mesures et de promesses sans précédent en faveur de la chasse et des chasseurs : extension de la période de chasse, recul sur le statut des nuisibles, légalisation de nouveaux procédés de chasse, aides et facilitations financières diverses, création de nouvelles structures destinées à conforter la chasse, remise en cause du statut d’espèce protégée, création d’une infraction d’entrave à la chasse assortie d’une lourde condamnation pécuniaire, financement du déplacement de huttes de chasse illégales…
Le ministre chargé de l’Écologie a pris ces mesures et ces engagements à l’issue de plusieurs rencontres particulières avec les dirigeants de la chasse (fédération nationale de la chasse, association nationale des chasseurs de gibier d’eau, union nationale des piégeurs agréés de France), auxquels il a fait complète allégeance pour des motifs électoraux et sans aucune concertation avec les associations de protection de la nature.
Les associations de protection de la nature signataires :
- condamnent sans réserve ce dévoiement de la politique du ministère de l’Écologie à des fins électorales et la confiscation de la faune sauvage par les chasseurs ;
- rappellent que l’urgence est à la préservation de la diversité biologique, partout menacée par la régression et la fragmentation des espaces naturels du fait de l’étalement urbain et de l’aménagement du territoire, et par les excès de l’agriculture ;
- dénoncent l’opération de communication du ministre de l’Écologie destinée à faire croire à l’opinion que ces mesures sont le fruit d’une concertation avec les associations de protection de la nature ;
- dénoncent la nouvelle loi chasse en préparation, qui sera la 8ème loi chasse depuis 1994 après celle du 18 décembre dernier ! Les parlementaires français ont sans doute mieux et plus urgent à faire que de donner cadeaux législatifs sur cadeaux législatifs aux chasseurs ;
- demandent une véritable politique de préservation de la diversité biologique comportant une réglementation de la chasse plus respectueuse de l’environnement, notamment la suspension de la chasse des espèces « gibier » en mauvais état de conservation ;
Associations signataires : AOMSL, ASPAS, Autun Nature Environnement, AVES France, CAPEN 71, Connaissance & Protection de la Nature du Brabant, CORA Faune Sauvage, CVN, DECAVIPEC, Fondation Bardot, IDAE, La Maison des Insectes, LFDA, Le Varne, Loiret Nature Environnement, LPO France, Oiseaux et Nature, RAC, Veg Asso …
07:30 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 mars 2009
Chasser ou picoler ? Quel dilemme !

Quel dommage que ce blog était encore dans les limbes quand cet accident de chasse est arrivé !
Les circonstances qui l'ont entouré étaient si sinistrement irresponsables que je me serais régalé des réactions des viandards à la lecture de mon article le relatant.
Car...Quelle belle image de la chasse il révèle ! La grande classe. La chasse dans toute sa désinvolture imbécile et meutrière.
On était à Trédrez-Locquémeau, dans les Côtes-d'Armor, en ce mois de novembre 2006 quand lui, 45 ans, en fin d'après-midi, a placé avec délicatesse une balle dans le genou d'un collègue de battue au sanglier.
Quand les pandores sont arrivés sur les lieux de l'accident, ils ont très vite constaté qu'il n'y avait pas que les fusils qui étaient chargés !
Le tireur maladroit était toujours blindé, depuis le midi. En effet, avant de partir en vadrouille, avec un pote, ils avaient copieusement descendu les verres d'un apéro maison à base d'anis.
Quand il a soufflé dans l'éthylotest, il avait encore 0,84g d'alcool par litre de sang !
Ce type nous a tout fait : mauvais positionnement, tir en direction de la route, non-respect des directives de battue et bien sûr, pour conclure, ce tir à l'instinct dans la guibole d'un viandard. Un vrai catalogue de conneries.
Lundi 23 mars 2009, il a chopé 3 mois avec sursis, 500 euros d'amende et l'interdiction de posséder un permis de chasse pendant trois ans. Ses armes lui ont été confisquées. Pas ses bouteilles d'apéro.
07:46 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 mars 2009
Pâques sanglantes à Arles
Le Club des Amis de la Nature et des animaux (CLAN), auquel adhère la Filiale Locale AntiCorrida du Pays d'Arles (ex comité FLAC), organise une MANIFESTATION ANTICORRIDA LE SAMEDI 11 AVRIL 2009 A ARLES.
RENDEZ-VOUS A 14h15 sur le PARKING situé à l'entrée du STADE FOURNIER
Pour y accéder à partir de l'autoroute A 54 Nîmes-Salon :
prendre la sortie 6, direction Fourchon. Au rond-point du Géant Casino tourner à gauche, direction centre ville.Après avoir franchi le pont sur le canal et les feux tricolores, tourner à gauche. Filer entre le canal et la grille de clôture du stade, au bout tourner à droite pour accéder devant l'entrée du stade Fournier.
Cette manifestation pacifique se déroulera sur une place publique d'Arles, à l'occasion de la féria pascale.
Toutes les personnes, associations, partis politiques, etc... qui partagent notre point de vue et qui viendront honnêtement nous soutenir, seront les bienvenus.
Soyons nombreux pour dénoncer ces spectacles barbares, inadmissibles au 21° siècle.
06:10 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 mars 2009
Animaux captifs

(photo : http://www.st-antigone.com)
Aller voir des animaux au zoo...Simulacre de plaisir...Bénéfices secondaires et honteux. Comédie au masque grimaçant...Qui laisse un quelque chose de jouissance du pire.
J'ai trouvé sur le net un texte épatant. Repris par le site Code Animal -http://www.code-animal.com/
Il a été rédigé par un pédiatre, M.Philips.
Cet homme publie pour Mediapart, un site participatif, indépendant, d'informations et de débats.
Le voici le voilou :
En pensant à Boris Cyrulnik
"Vous souvenez-vous de vos passages d'enfant au détour d'un zoo ou dans l'animalerie d'un cirque de hasard?
Vous souvenez-vous de ces animaux (des tigres, un ours, une panthère, voire un éléphant) que vous avez vu animés de mouvements répétitifs, des allées et venues perpétuelles d'un bout à l'autre dans leurs cages étroites, ces balancements permanents de tête, de trompe?
Des professionels qualifient ces mouvements sous le vocable de "Tic de l'ours", une sorte de curiosité en quelque sorte, d'après eux.
Les éthologues connaissent aujourd'hui très bien l'origine de ces mouvements répétitifs que rien ne peut empêcher, et pour cause! Il s'agit tout simplement de la très grave manifestation d'une sorte de désespérance de vie, le cri silencieux d'animaux pour qui la vie se résume à un lieu réduit à une cage, à un espace indécent. L'appel désespéré vers des échanges, des rencontres, un peu de liberté, un peu d'espace.
Ces tics, on les rencontre aussi chez certains chevaux qui vivent dans certains cercles équestres pourvus des derniers outils de la modernité: boxes aérés, paille renouvelée, eau claire, nourriture adaptée.
De quoi se plaignent-ils, ces animaux que certains osent appeler "bourrins"?
Ils crèvent tout simplement d'ennui! Ils ne sont souvent montés qu'une fois par semaine et passent ainsi souvent les 167 autres heures de la semaine à s'emmerder ferme au fond de leur box. D'où balancements perpétuels: le fameux "tic de l'ours", pour eux aussi.
Mais quel rapport avec Boris Cyrulnik, me direz-vous?
Le rapport est direct, simple, d'une implacable cruauté. Des humains, en l'occurrence le plus souvent des enfants, peuvent également être les victimes d'un sort identique et insupportable.
Dans le passé on nommait ces troubles du comportement "hospitalisme". Il s'agissait d'enfants qui, porteurs d'affections chroniques, étaient condamnés à des hospitalisation de longue durée. Il s'ensuivait de graves carences de stimulations, une extrême pauvreté d'échanges conduisant à l'apparition de ces mouvements de balancements, de va-et-vient, l'expression, comme chez les animaux, d'une désespérance de vie.
Manque de personnel ? Sans doute. Incompréhension: certainement.
Ailleurs, dans certains milieux sociaux très gravement carencés, on rencontrait ce que les médecins appelaient le "nanisme social". Un retard de croissance associé à un retard mental que l'on mettait sur le compte de graves carences de tous ordres.
Ailleurs encore, dans des sortes de mouroirs pour enfants comme il en existait en Roumanie (où, avant la fin du communisme, on encourageait l'abandon d'enfants à la naissance), on rencontrait également ce "tic de l'ours", des mouvements répétitifs accompagnés de sévères retard mentaux.
Boris Cyrulnik montra que cette forme de comportement n'était pas irrémédiable ni définitive et qu'en redonnant vie à ces enfants, en leur proposant des échanges, quelque chose de l'ordre d'une vie de famille, il était possible d'améliorer les choses.
Par son courage à aborder de multiples disciplines, sans a priori, Boris Cyrulnik nous fait passer un message: faisons attention, respectons la vie et les conditions dans lesquelles elle se manifeste. La vie n'est pas un simple outil que l'on peut éventuellement laisser sans risque dans un garage, comme une voiture.
La vie ne se résume pas à l'alimentation. Pouvons-nous affirmer qu'aujourd'hui cette question est résolue?
On parle partout de résilience, mais ne faudrait-il pas aussi, et avant tout, parler de prévention, d'accompagnement à la petite enfance?
Par exemple, dans combien de familles l'écran n'a-t-il pas remplacé, pour le plus grand malheur de nos touts-petits, les cages de nos ours des zoos, ou même, les boxes hygiéniques de nos chevaux?"
05:28 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22 mars 2009
Dix-mille nuisibles envahissent Valenciennes ! Ou étaient les piégeurs ?

Peut-être es-tu de celles et de ceux qui ne comprennent pas pourquoi une petite dizaine de milliers de gros nazes en treillis s'en sont pris à Jean-Louis Borloo ("Borloo, prédateur des chasseurs"), samedi 21 mars, à Valenciennes alors même que les cadeaux pleuvent sur Viandards Land depuis 3 mois ?
Le dernier en date ? Le reclassement de la martre et de la belette dans la liste des nuisibles.
Cette manif des vrais nuisibles, ceux-là, dans le fief du ministre de l'Environnement est bien sûr considérée comme une démonstration de force par la presse régionale mais peut-on parler de puissance quand cette mobilisation interrégionale recueille tout juste 10000 braillards peu finauds ?
Non.
L'objectif est ailleurs. Il est purement politicien. L'échéance électorale de juin s'annonce catastrophique pour la droite. Et les décisions en matière de gestion de la nature, faune et flore, se prennent désormais (ou se consolident) à Bruxelles.
Je vais te donner à lire deux propos, que j'ai eu du mal à obtenir. Si tu les lis avec soin, tu comprendras qu'il est contre-productif, de notre côté, d'allumer J-L Borloo.
Il s'agit de deux messages adressés par Thierry Coste aux décideurs du monde de la chasse. Thierry Coste fait du lobbying pour toutes les distractions connes et cruelles. Il représente l'extrême-chasse. Je t'en ai parlé il y a peu, le 23 janvier 2009 exactement.
Il commentait l'éviction programmée (il n'y a pas d'autres termes) de Nathalie Kosciusko-Morizet et son remplacement par Chantal Jouano, grande copine de la droite anti-écolo.
" Dans ce monde de brutes en pleine crise financière, les bonnes nouvelles sont si rares qu’elles font chaud au cœur et que l’on a immédiatement envie de les partager avec ses amis.
C’est pour cette raison que je ne résiste pas au plaisir de vous annoncer le départ de Nathalie Kosciusko-Morizet qui migre de l’Écologie au poste de secrétaire d’État chargé de la Prospective et du développement de l’Économie numérique.
Je me permets d’insister car j’avais peur que cette information vous échappe entre le dernier bombardement de Gaza et la baisse du taux du livret A.
[...] Les chasseurs de France peuvent sabler le champagne « sans modération », car depuis 2002, elle nous pollue la vie avec acharnement dans toutes les fonctions qu’elle a occupée.
Cependant, il faut lui reconnaître un mérite qui est celui d’avoir tout fait pour que la droite fasse un « copié/collé » de la politique de la gauche dans le domaine de l’écologie, au mépris des acteurs de terrain.
Comme les bonnes nouvelles arrivent parfois groupées, j’espère qu’elle va emmener sa directrice de Cabinet avec elle et prendre Allain Bougrain-Dubourg, comme spécialiste de la prospective et des comptages."
Et le deuxième : "Je profite de ce message pour dire que la FNC se réjouit officiellement de la nomination de Chantal Jouano avec qui nous avons beaucoup travaillé pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et au cours de son bref séjour à l’Elysée.
A titre personnel, je vais même un peu plus loin car je pense que l’Elysée et J-L Borloo ont fait un excellent choix car elle est pragmatique et qu’elle apprécie vraiment le monde de la chasse."
09:17 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



