06 décembre 2008

Bavure de la chasse à Crozet : faire de nos campagnes des cimetières

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La guerre, c'est comme la chasse.Mais à la guerre, le lapin tire."
Charles De Gaulle

Si tu n'es pas chasseur mais simplement promeneur, randonneur, passant, tu ne crains pas grand chose de ce passe-temps à la condition d'avoir énormément de chance. Un poil de scoumoune ? C'est rapé pour toi.

Dis-toi bien que le simple fait d'être dehors, dans ton jardin, en forêt, en vadrouille sur un VTT, sur un banal terrain de foot, t'expose, alors même que tu ne l'as pas envisagé, au risque de prendre une balle dans la peau si des viandards sont de sortie à ce moment là, pour ton malheur.

Tu ne me crois pas ? Un exemple !

Crozet (Ain), au pied du Jura. Samedi 29 novembre, 16 heures.

Ce garçon (13 ans) avait commencé la séance d'échauffement avec son équipe de foot quand il a arrêté une balle avec son genou. Une balle de fusil, pas un ballon ! Une balle destinée à un sanglier, du gros calibre par conséquent.

Les tueurs traquaient de l'animal dans les environs. Les gendarmes estiment que le tireur était situé à près d'un kilomètre du terrain de foot.

Accroche-toi aux branches, Jeannot : d'après eux, la balle aurait ricoché sur une pierre, serait montée en chandelle et passant au dessus du bourg, serait redescendue en direction du stade, pile dans le genou du jeune footballeur.

La fédération des chasseurs de l'Ain estime que c'est un coup de malchance !

Le procureur de la République de Bourg-en-Bresse relève qu'avec ce type de munition, un tel accident est possible.

Tu veux mon avis ? Non ? Je te le donne quand même : personne n'est en sécurité, nulle part, avec des chasseurs. Qu'ils soient loins, proches, à jeun, bourrés, âgés ou vigoureux, que ce soit le samedi ou le mercredi, qu'il pleuve ou qu'il vente, ce sont des dangers ambulants.
Des névrosés armés qui quadrillent le territoire, ça ne te fout pas les foies ?

A moins de te trimbaler en armure (et encore), tu es susceptible d'en prendre une. Même chez toi, t'es pas tranquille.
Souviens-toi, je t'avais parlé de balles qui avaient fracassé des vitres puis traversé des appartements, terminant leur course terrifiante dans un berceau ou le bas d'une armoire.

La seule solution ? L'interdiction totale, sans exception, de cette distraction guerrière pour dégénérés.

 

 

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