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31 juillet 2008
Corrida : pour son 8ème anniversaire, Michelito a eu un déguisement de bourreau
Retour au Trias (première période de l'ère secondaire).
La vie commençait à peine à s'organiser.Le hasard et la nécessité exigeant de très longues durées pour produire leurs effets.
Retour au Trias,donc, quand toute notion de progrès moral, tout concept visant le juste, étaient encore dans les limbes.
En tout cas, il ne fallait pas compter sur les trilobites, arthropodes classés X, pour faire évoluer la conscience vers le bien ou l'empathie.
Retour au Trias, avec le cri du coeur de Michel Lagravère (quotidien Sud-Ouest daté du 29/07) prenant la défense de son fils Michelito, 10 ans.
Tu ne connais pas Michelito ? L'équivalent de Mozart ou de Maradona ( c'est pas moi qui le dit, c'est son père) pour la corrida ?
Mais flûte alors, tu n'as pas lu mon article à son sujet : http://taomugaia.canalblog.com/archives/2008/03/14/831777...
Michelito est au centre d'une polémique .L'Alliance Anticorrida s'interroge légitimement sur son cas et stigmatise la latitude donnée à ce petit tortionnaire pour s'exhiber, à droite, à gauche, dans les arènes, lors de becerradas.
Son dabe n'en peut plus. Il veut qu'on foute la paix à son brillant rejeton.
Il a fini par s'exclamer : "Il faut laisser mon fils s'amuser".
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30 juillet 2008
La chasse française va mal et la France est malade de sa chasse
Ainsi, la vérole cygénétique avait la rage, en fin de semaine dernière.
Les trognes violacées, sueur au front (assommées par les litres de rosé du Gard en cubi ?) et agressives ont manifesté samedi 26 juillet dans l'Hérault, le Pas-de-Calais, la Somme et la Manche pour le droit à massacrer le gibier d'eau quand elles le souhaitent et non pas en fonction du statut des espèces, de leur répartition, de leur vulnérabilité, de l’évolution des effectifs (dépendante du nombre et de la qualité des lieux d’hivernage, de la protection des littoraux etc).
Toutes choses que n’importe quel enfant en bas-âge peut comprendre.
Les nuques épaisses gueulent pour obtenir l’uniformisation des dates d’ouverture. Ce qui est permis au nord doit l’être dans le Médoc. Ce qui est légal en baie de Somme doit l'être en façade méditerranéenne.
Et ces délicats parfumés au sang ont bloqué des routes et distribué des tracts près de Sète, conduit des opérations escargot au Touquet, perturbé l'accès au Mont Saint-Michel, empêché les arrivées aux bacs permettant de traverser l'estuaire de la Gironde.
Avec ce même mot d'ordre : " l'ouverture de cette chasse est de plus en plus tardive ".
Que demandait Jean-Michel Becquet, responsable régional et membre du comité national du CPNT : "une ouverture unifiée de la chasse le 2 août partout en France".
En colère, oui, qu'elles étaient, ces brutes mais aussi malicieuses. Car il s'agissait bien de mettre la pression sur Jean-Louis Borloo et le Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage (CNCFS) qui étaient chargés de concrétiser les débats, parfois très houleux, entre les représentants des viandards et les associations de protection de la nature lors de la table ronde sur la chasse, présidée par Jérome Bignon, grand chasseur lui-même.
Le ministère de l'Ecologie a donc publié lundi un calendrier des dates d'ouverture de la chasse au gibier d'eau qui représente en définitive ce que l'on pouvait espérer de mieux compte-tenu des rapports de force.
Il faut savoir que les chasseurs ne voulaient pas l'extension d'un moratoire à d'autres espèces que la Barge à queue noire et le Courlis cendré.
Cette protection va cependant bénéficier à l’Eider à duvet (photo).En plus, quatre autres espèces de limicoles, le Courlis corlieu, la Barge rousse, le Bécasseau maubèche et le Chevalier gambette feront l’objet d’un suivi attentif, pouvant conduire si nécessaire à la suspension temporaire des prélèvements.
Certes, la chasse de 24 espèces d'oiseaux d'eau est ouverte dans les zones humides hors littoral dès le 21 août plutôt qu'à la fin août.
Ce qui peut ressembler à une abdication n'en est pas une.
Cette date a été négociée dans la douleur et au delà du fait qu'elle ne soit pas avancée début août, elle s'accompagne de contreparties certaines; par exemple, le Vanneau huppé ne sera chassable qu'à partir du 15 octobre, partout en France alors qu'obtenir la date du 15 septembre paraissait déjà, au début des discussions, presque idéal.
Il en est de même pour le sort de la martre et de la belette, actuellement classées comme nuisibles, statut qui sera rééxaminé.
Quant au plan de restauration du Grand Tétras, c'est un succès indéniable.
Il faut bien avoir présent à l'esprit que la lutte, au niveau départemental comme national, est rude et ingrate et que les chasseurs n'attendent qu'une chose : que les associations de protection de l'animal et de l'environnement, telles la LPO ou l'ASPAS (coucou Michelle) foutent le camp des instances de concertation.
Si c'est la politique de la chaise vide qui l'emporte, les semeurs de trépas feront et décideront ce qu'ils voudront : chasser toute l'année et n'importe quelle espèce.
Bien sûr, ce n'est pas rigolo de se batte des heures et des heures pour assurer un semblant de protection au Chevalier gambette, pour sortir le renard roux de son statut de nuisible mais c'est un taf important pour ceux qui n'ont pas de voix pour se faire entendre.
Cela étant, quand tu lis les réactions de CPNT devant l'accord sur les dates d'ouverture, tu te dis que tu n'as pas bossé pour rien.
En effet, selon Laurent Jaoul (délégué CPNT pour l'Hérault), le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Allain Bougrain-Dubourg "a mené la danse" et l'accord annoncé lundi soir entre chasseurs, associations de protection de la nature et représentants du monde rural est "gagnant pour les ultras de l'écologie radicale et perdant pour les chasseurs".
Les viandards sont donc livides cette fois et ont annoncé qu'ils allaient remettre le couvert en continuant les mouvements de protestation le week-end prochain.
10:30 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 juillet 2008
Mobilisation pour l'harmonisation des dates d'accidents de chasse
Samedi 26 juillet, quelques centaines de viandards foutaient la grouille un peu partout en France pour exiger l'uniformisation ou l'harmonisation des dates d'ouverture de la chasse au gibier d'eau (je t'en reparle plus largement demain).
En Basse-Normandie, c'était également très agité. Il y avait notamment une opération escargot sur l'A84 en direction du Mont-Saint-Michel.
Bref, du Touquet à Sète, c'était le bordel, à l'appel de CPNT, la milice des sous-bois et des talus et de la Fédération nationale de la chasse, association de nettoyeurs du vivant.
Mais à Bayeux (Calvados), il s'est passé quelque chose de pas banal : la mort accidentelle d'un chasseur bien avant l'ouverture de la campagne de chasse.
Etait-il encore excité par les actions de la journée dans la région ? Astiquait-il l'engin ? L'enquête suivra son cours.
Toujours est-il qu'un homme s'est fait sauter le caisson dans la nuit de samedi à dimanche en manipulant un fusil de chasse chez un couple d'amis.
En voilà un, qui, de toute façon, ne suivra pas l'appel à la désobéissance civile lancé par F.Nihous pour se rendre à la chasse dès le 02 août.
07:55 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 juillet 2008
Corrida : Luis Conrado a fait le paon mais sans la queue
Je te présente Luis Conrado, jeune matador élevé à la mamelle du vice, qui a fait un zoli numéro le 26 juillet dans l'arène d'Arroyo (México, D.F.).
La grande aiguille, que ça s'appelle. C'est un tour très difficile à réaliser
Il s'agit de tourner dans le sens des aiguilles d'une montre et de montrer, pendant 10 secondes, 18 heures.
Tête en bas. Fixé par la corne d'un toro au plus proche du centre de gravité du corps (l'idéal, c'est l'abdomen mais c'est réservé aux meilleurs).
Sur la photo, il montre 16h50. Luis a fait son maximum et il est parvenu à faire 17h10.
T'es vraiment une burne, Luis. En même temps, quand on s'appelle Conrado, faut pas attendre des exploits de ta part.
Mais, diras-tu, estimé(e) lecteur, lecteuse, ça doit faire bobo, ce genre de figure ?
Tu me vois désolé mais la réponse est affirmative. D'ailleurs, je suis incapable de te reporter les blessures et plaies que Luis Conrado s'est mangées car je n'ai pas fait mon internat de médecine. Trop de noms savants.
07:56 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Corrida : Luis Conrado a fait le paon mais sans la queue
Je te présente Luis Conrado, jeune matador élevé à la mamelle du vice, qui a fait un zoli numéro le 26 juillet dans l'arène d'Arroyo (México, D.F.).
La grande aiguille, que ça s'appelle. C'est un tour très difficile à réaliser
Il s'agit de tourner dans le sens des aiguilles d'une montre et de montrer, pendant 10 secondes, 18 heures.
Tête en bas. Fixé par la corne d'un toro au plus proche du centre de gravité du corps (l'idéal, c'est l'abdomen mais c'est réservé aux meilleurs).
Sur la photo, il montre 16h50. Luis a fait son maximum et il est parvenu à faire 17h10.
T'es vraiment une burne, Luis. En même temps, quand on s'appelle Conrado, faut pas attendre des exploits de ta part.
Mais, diras-tu, estimé(e) lecteur, lecteuse, ça doit faire bobo, ce genre de figure ?
Tu me vois désolé mais la réponse est affirmative. D'ailleurs, je suis incapable de te reporter les blessures et plaies que Luis Conrado s'est mangées car je n'ai pas fait mon internat de médecine. Trop de noms savants.
07:51 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 juillet 2008
Contre la religion de l'hyper propre et de l'eau claire
Aurais-je été récompensé de mes efforts ?
Passant pour un illuminé, j'avais diversifié il y a un an les réceptacles d'eau dans le jardin avec pour objectif d'en faire des points d'eau stagnante, croupie, vaseuse à souhait, pour accueillir davantage d'oeufs et de larves d'insectes divers.
J'ai eu pleins de moustiques. Normal. Un paquet de Syrphidés. Evidemment. Et elle, hier.
Belle chérie. Magnifique demoiselle. Anax impérial (Anux imperator). Commune en Europe, certes, mais elle est présente chez moi et c'est super.
J'ai aperçu Libellula depressa (abdomen jaune et brun chez la femelle). Un couple, je crois.
Pour fêter ça, je te livre un court extrait de l'ouvrage majeur de François Terrasson, décédé en janvier 2006, naturaliste, conférencier, journaliste.
"La peur de la nature" aborde le problème des vraies raisons de la destruction de la nature. Ces causes, elles sont psychologiques, tu t'en doutes, ayant un rapport profond aux forces originelles.
"Laisser exister la friche ou le marais, c'est laisser vivre en soi les émotions.
Toutes les émotions, même les plus désagréables, les difficiles, les négatives.
L'un de nos comportements appris est de toujours tenter de nier la réalité de ce qui ne nous convient pas.
Quand nous avons peur, nous voulons à toute force ne pas avoir peur.
Ainsi d'un problème de gestion des écosystèmes, nous sommes passés à un problème de gestion des émotions.
Les systèmes naturels ne peuvent être préservés que par des gens dont le management émotionnel suit la voie du libre passage de l'énergie, plutôt que celle de la contrainte.
Nous ne trouvons pas, c'est évident, dans la nature, que des individus de ce type.
Beaucoup de personnes ayant bétonné leurs pulsions vont dans des lieux naturels justement pour trouver là ce qu'elles ont tué en elles."
07:30 Publié dans Nature et vivant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 juillet 2008
Corrida : Domingo López Chaves, le vendredi c'est pas son jour !
C'est pas grand-chose, j'en conviens mais comme apéro, ç'est pas mal. Disons que ça vaut le déplacement et promesse de moments plus festifs.
Domingo López Chaves s'est fait chahuté vent force 7 ce vendredi 25 juillet de l'ère Sarkozienne, en l'arène de Santander (Espagne).
Le deuxième toro de sa fournée sanglante, qui a été massacré malgré tout, a réussi à coller un vigoureux coup de corne dans le haut de la cuisse droite de cette poche d'eau graisseuse costumée.
Vingt centimètres de profondeur (on voyait le jour déclinant à travers la plaie), le sang qui pisse partout, le thorax en vrac et la hanche disposée à procéder immédiatement à un contrôle technique.
Bonsoir à tes vieux, mon con et ne reviens pas. On t'a assez vu.
Visiblement, tu cherches les coups. En décembre dernier, un pauvre toro t'avait découpé en tranches dans l'arène de Quito (feria de Jesús del Gran Poder...Tu parles d'un nom à la noix).
La prochaine fois, c'est la bonne.
08:49 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 juillet 2008
Corrida : ce sadisme délectable a besoin de ton argent sinon il serait liquidé depuis longtemps
Trois chiffres :
- chaque habitant de la communauté autonome de Galice (Saint-Jacques de Compostelle, Vigo, La Corogne) apporte chaque année, au titre de ses impôts, 42 euros rebalancés au milieu tauromachique.
- l'état espagnol distribue, annuellement, 500 millions d'euros de subventions au business de la corrida.
- selon un récent sondage conduit par l'institut Gallup, seuls 14% des galiciens sont aficionados.
On les fait quand, ces calculs, en France ?
Et le fric soutiré à l'Union Européenne au nom de cette tradition souffreteuse fondue dans le sang ?
A combien ça se monte, le financement par l 'argent public de cette fête du sévice ?
La mafia du toro, en Espagne comme en France, vit aux crochets d'une population qui réprouve ces crimes d'impuissants.
07:15 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 juillet 2008
Science et démence : ces macaques rhésus du Népal promis à l'enfer
Il y a à peine un an qu'il est décédé. Son combat reste plus que jamais actuel.
Hans Ruesch s'est battu contre l'expérimentation animale, contre ce sordide accès à la connaissance médicale.
http://taomugaia.canalblog.com/archives/2007/08/29/676101...
Hans Ruesch n'est plus mais les vivisecteurs sont toujours présents, motivés par l'idéal de la recherche l'argent, l'ambition, la carrière professionnelle, buts ultimes confortés par un sadisme inégalé car voulant se faire passer, quelle usurpation ignoble, pour de l'altruisme.
Le bien de l'humanité, pour ces tortionnaires modernes en blouse blanche, je te prie de me croire, c'est d'abord et avant tout une question de fric, d'enveloppe budgétaire.
N'importe quel type est capable (enfin, tu me comprends...) de s'adonner à la recherche, d'empoisonner, de dépecer, de découper, un singe, un lapin, un rat, un chien.
Quiconque peut exercer ses penchants pervers sur un 'modèle' comme ils disent. Du moment que tu tapes dans le budget recherche qui est alloué à ton département.
Laboratoires médicaux, industriels, universitaires : ce sont ces lieux où l'on torture, avec raffinements, au nom du progrès scientifique.
Le macaque rhésus du Népal.
Animal charmant et sacré, en plus. Je veux dire par là que, comme la vache en Inde, c'est une bestiole qui bénéficie, dans ce pays, d'un statut peu banal.
Il vit à proximité des hommes, qui lui donnent à becqueter. Il vit et pionce, s'il le désire, dans les temples Hindouistes.
Un film récent, Hanuman, a retracé ce qui fait la singularité de ce singe-dieu, protégé et vénéré.
Mais le WaNPRC (Washington National Primate Research Center) s'en fout, de tout ça !
Son docteur maboul, Randall Kyes, veut du singe.
Pour occuper ses journées et celles de ses collaborateurs qui bossent pour la sécurité nationale américaine (sur les effets de l'anthrax par exemple) après avoir fait semblant de travailler sur le virus HIV dans l'un de ses laboratoires d'immunologie virale qui fait des envieux dans le monde entier.
Randall Kyes s'occupe de l'une des plus grosses unités de primatologie expérimentale sur cette planète malade.
Donc, il lui faut de la matière fraîche. Faut que ça tourne !
L'Inde l'a envoyé se faire voir il y a quelques années quand il a demandé officiellement un approvisionnement régulier en macaques rhésus.
Toutefois, Randall est loin d'être un con : il s'est tourné vers le Népal et a conclu un protocole d'accord en 2003 qui prévoit que des fermes d'élevage de macaques seront constituées localement, en prélevant si besoin est des singes vivant dans des réserves naturelles, puis d'exporter ces animaux vers les Etats-Unis pour y subir le martyre.
Mais ça coince. Sérieusement.
Déjà, les Népalais ne sont pas trop d'accord car le macaque, je le rappelle, est à leurs yeux un animal sacré.
Ensuite, l'accord a négligé certaines dispositions réglementaires en matière de protection de la faune sauvage.
Enfin, des associations se sont mobilisées pour empêcher cette ignominie.
Stop Monkey Business est un collectif qui rassemble 8 associations de défense des animaux, d'ampleur nationale comme internationale.
Ce collectif fait le maximum pour plomber la concrétisation de cette collaboration démente qui doit prendre effet en septembre prochain : recours judiciaires, campagnes de pétitions, pressions sur les autorités etc.
Voici le site du collectif : http://stopmonkeybusiness.org
Je t'invite simplement à adresser un courrier très court à la représentation népalaise de ton coin (ambassade ou consulat), poli, mais indigné.
Le succès n'est pas loin. Le Népal gère difficilement cette affaire. C'est un petit pays. Ta lettre peut faire la différence.
Ce faisant, tu mettras un sale coup dans la tête de cette recherche barbare et régressive.
Et les gentils macaques du Népal garderont leur calotte crânienne.
06:25 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 juillet 2008
Corrida : Mario Aguilar s'est déguisé en hématome
La foudre n'est pas passée loin.
Il a du fion, ce soudard en gants blancs maculés de sang.
Ya de la chance pour la vermine.
La prochaine fois, il y aura droit.
As-tu déjà vu un hématome de plus d'un mètre soixante quinze ? Un stroumph grotesque endolori jusqu'à la racine des cheveux ?
C'est Mario Aguilar, qui s'est fait démâté sévère dimanche 20 juillet dans l'arène de Las Ventas à Madrid.
Cette crème d'enflure a des bleus partout. Des orteils aux gencives. Moulu, concassé, mais pas une fracture.
Un milliard de contusions mais aucune plaie.
Rien de vraiment sérieux. Bon, en même temps, il prend des anti-inflammatoires dans un grand bol, le matin au petit déj', mais il va s'en sortir et recommencer son taf de pourri.
C'est pas juste, je dis. Il y a des gosses, des personnes âgées, qui connaissent un sort tragique quand ils tombent dans l'escalier et voilà une ordure qui a valdingué dans les airs sans trop de dommages parce qu'il avait prévu de torturer puis de tuer une bestiole amoindrie devant un parterre de vicieux friqués.
Ce n'est pas trop mon truc, ces exploits de l'extrême, ces hommes et ces femmes trompe-la-mort qui escaladent à mains nues des voies d'escalade vertigineuses et terriblement lisses et verticales; ces déjantés qui font le funambule entre deux gratte-ciel; ces individus qui repoussent les limites de la plongée en apnée.
Mais il faut reconnaître, eux, qu'ils encourent de vrais risques.Ils peuvent y laisser leur peau à la moindre minute de relâchement. Il n'y a pas de tricherie, pas de malice. C'est ce qui fait la sincérité, parfois folle et attachante, de leur passion.
Mais un matador, lui, ne risque rien. C'est du pipeau, son courage. L'animal est affaibli, diminué, handicapé, quand cette épave daigne le tuer.
Le matador est un lâche qui macère dans son jus de haine et de frousse et voilà pourquoi, mon bon, ma mie, je n'ai, absolument, aucun respect pour cet homme.
C'est une mécanique à tuer. Je me réjouis quand elle s'enraye.
07:25 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












