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29 février 2008

Notre méthode ? L’expérimentation animale. Notre but ? Faire du fric…

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HLS

Huntingdon Life Sciences. Le plus grand centre d'expérimentation animale européen.

Situé à Huntingdon, comme son nom l'indique. En Angleterre.

Depuis 1952, des milliers de molécules, de médicaments, de produits chimiques ont été testés sur des centaines de milliers d'animaux pour le compte de multinationales comme Sanofi-Aventis et bien d'autres.

Sanofi-Aventis, les essais cliniques sur les animaux, ils les sous-traitent au HLS; si tu préfères, ce groupe pharmaceutique est un très gros client de cette unité de tourments.

Mais je me répète; je t'en ai déjà parlé.

Des copains m'ont demandé de passer le message comme quoi, aujourd'hui, devant le siège de cette entreprise pas mal portante, en pleine forme dirais-je, il y a une action.

Un rassemblement. A Paris, dans le 13ème arrondissement.

Tu vas faire le maximum pour t'y rendre, j'y compte bien.

Ils ont besoin de ton soutien, certes. Mais dis-toi que si tu viens, c'est surtout pour ceux qui n'ont pas de voix, lâchant seulement des plaintes, dans ces cages et antichambres de la torture médicalisée.

Voici l'appel

Vendredi 29 Février

15h30 - 18h00

SANOFI-AVENTIS

RV: départ à 15h20 Sortie de Métro Bibliothèque (ligne 14)

Sanofi, 174 av de France, 75013 PARIS

La coalition a besoin de VOUS TOUS!

Venez élever vos voix au nom de ceux qui ne peuvent le faire et qui croupissent dans l'horreur des laboratoires d'HLS à cause de monstres sans scrupules comme Sanofi qui financent la torture au nom du profit et exploitent hommes et animaux confondus....
HLS tue 500 innocents chaque jour!
N'oubliez jamais que le droit des animaux est aussi celui des humains!
Plus nous serons nombreux plus nos arguments seront de poids...

 

28 février 2008

Accident de chasse à Saint-Viâtre : Hou you youille

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François avait péniblement réussi à s'asseoir sur son lit d'hôpital; malgré la morphine, la douleur s'imposait.

Fallait pas se plaindre. Il y a pire que l'hosto d'Orléans La Source et de toute façon, c'était comme qui dirait écrit.

C'est quand il est sorti des vaps qu'il s'est rappelé de cette séance chez la voyante.
En sortant de la roulotte, il l'avait eu saumâtre : en plus d'avoir supporté son accent à la con et sa manie de rouler les 'R', à croire qu'un sac de noisettes dévalait l'escalier, il avait raqué un max pour entendre un magnifique concerto de pipeau. L'idiotie de la situation lui avait semblée aveuglante.

Mais pourquoi se crut-elle forcée de glapir ?

-Maaaaalédiction, maaaalédiction...
-hein ?
-Je vois beaucoup malheurrrrrr, gros malheurrrrr...
-??????
-Vous tourrrrrrner en rond piscine, jamais rejoindre le bord...
-Mais ça veut dire quoi ce truc ? Je vais me noyer ? Soyez plus clair, bordel !
-Pas clairrrr, brouillé, moi voir vous tourrrrrrner, même si vous vouloir nager droit
-C'est n'importe quoi votre vision, j'ai horreur de la flotte et puis, comment ce serait possible de ne pas nager droit ?
-Moi avoir triste pressentiment c'est tout, vision... simplement vision...
-Bon... on va arrêter là
-Aaaaaahhhhhhhhhh ! Il est là ! Lui ! Le sanglier qu'est le démon.... le démon, il sourit...

Deux mois plus tard.

Samedi 23 février 2008. 16H30.

Nous sommes à Saint-Viâtre, au coeur de la Sologne.

François P. essore ses glandes sur la propriété de La Borde en massacrant de la bestiole. Du sanglier pour être exact.

La propriété de La Borde, superbe réserve privée de chasse, un paquet d'hectares qui te font croire que tu revis les grandes heures des rois de France en ces terres giboyeuses à souhait, luxe discret mais sûr à l'appui.

François, il est venu de l'Allier. Il a 66 balais et a décidé de se lâcher grave.

Il a aperçu un sanglier et a épaulé.

Quel con ce François ! Quelle burne moisie ! Son flingue était dans un mauvais jour et il a pété au moment du départ du coup.

La pétoire était négligée ? Va savoir Edouard ! Toujours est-il que l'avant-bras gauche a poussé un cri désespéré (comment ça c'est pas possible ? On est en Sologne oui ou non ?) et  après quelques hoquets, a rendu l'âme.

Tu ris Valérie ? T'es pas gentille... Car la vengeance du démon sanglier, elle est inouïe et on voit bien que c'est pas toi qui devra se taper des longueurs de piscine en tournant toujours du même côté.

27 février 2008

Accident de chasse à Falaise : tir malencontreux en 6 lettres

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Voilà qui est fâcheux.

Je m'étonne, mon cher John, d'ailleurs, que cet exploit n'ait pas été relevé, hissé à la place qui lui revient.

Car c'est du costaud, de la foirade intégrale, de la cagade pétrifiante dont il s'agit, de la bavure qui réduira en cendres des siècles de réglementation des pratiques de chasse et autres codes de bonne conduite qui commotionnent les esprits faibles et permettent aux viandards de rouler des mécaniques.

Que je vous explique en passant, vite fait : la fédération de chasse de l'Aude et l'ONCFS vont remettre, pour la saison prochaine, à tous les chasseurs, un CD-ROM qui contiendra le B.A.-BA (t'as vu comment c'est chiant à écrire ce mot qui paraît simple ?) de la chasse...du genre tout ce qu'il faut savoir sur la chasse individuelle, en battue, sur la différence entre un randonneur et un sanglier etc.

Si tu veux, j'en étais resté à l'opinion largement diffusée que la chasse en avait fini avec ses errements du passé et que, à l'orée du 21ème siècle, elle avait jeté le moche à la décharge pour ne garder que le rayonnant.

Ai-je eu tort ?

Et c'est peut-être pour cette raison que l'accident de chasse dont il est question ne provoquera pas de commentaires de leur part, sinon quelques gargouillements gênés venant des plus audacieux.

Je te raconte Lisette.

Falaise. En pays normand. Calvados.

Le papy, jeune papy en définitive (60 ans), il accompagnait ses petits-enfants pour une promenade, au lieu-dit Vaston, dimanche 24 février après-midi.

4 et 6 ans, les loupiots.

Mais le dimanche, comme tous les autres jours de la semaine, il y a des gens qui prennent la nature et les jolis coins pour des cimetières.

Matin, midi et soir, faut que ça tue, mutile, blesse, qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il fasse grand soleil.

Ces forcenés, ils font comme s'ils étaient seuls. Enfin, eux et leurs proies.

Lui, il voulait exterminer du lapin.

Il a tiré. Divaguant. Il a arrosé. Connement.

Les 2 enfants et le grand-père ont été touchés au visage et aux mains par les plombs.

Conduits à l'hôpital, il s'avère que ce n'est pas trop grave. Heureusement.

Le chasseur a été interrogé par les gendarmes.

A part avouer sans barguigner qu'il est aveugle de naissance, je ne vois pas, pour lui, d'autre excuse à balancer aux galonnés pour expliquer son tir.

Ah si, j'oubliais ! Quel benêt je fais... Il n'avait pas eu son CD-ROM !

 

26 février 2008

Accident de chasse à Pont-sur-Vanne : et si les chevreuils l'emportaient aux élections municipales ?

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Dédé le chevreuil prit la parole.
-Hé les mecs, on a une super occase de mettre fin à ce merdier car ça commence à bien faire ...Depuis septembre, c'est l' hécatombe !
-C'est quoi ton idée ?
-Ce dimanche, d'après une source sûre, dans le coin, il y aura une bonne partie du conseil municipal de cette commune à la con et notamment le Maire. Faut pas rater le coup, on pourra être tranquilles un moment si on se débrouille bien...
-Ouais c'est clair, s'écriât Carla la biche... mais comment faire ?  Ils ont des flingues et pas nous, ça va craindre...
-Rassure-toi ! Il faudra ruser, être très attentifs surtout. L'objectif, c'est de se montrer mais pas trop, toujours avec un arbre intercalé entre eux et nous puis détaler perpendiculairement à l'axe de tir dès qu'on les voit épauler...
-Mais t'espères quoi au juste, s'exclama José le sanglier
-Un peu de chance, pas mal de maladresse et de l'initiative ! Pour tout vous dire, les poteaux, je visite tous les jours un blog super sympa qui relate les accidents de chasse  et il apparaît que chez les viandards, aussi, c'est la cata. C'est viande froide et compagnie. Tout ceci grâce au ricochet, qui fait des merveilles quand on sait le provoquer ! Alors, écoutez-moi bien ...

Pont-sur-Vanne (Yonne). 190 habitants.

Ce dimanche 24 février, une quinzaine de chasseurs accablaient la campagne. Les chevreuils et autres animaux n'en menaient pas large.

Jean Dechambre, 68 ans, maire de cette plaisante commune, en piste pour un 3ème mandat,  eût une digestion particulièrement difficile cet après-midi là.

En visant un chevreuil, un de ses collègues (72 ans) lui plaça une balle dans l'abdomen. La balle aurait ricoché préalablement sur un arbre... Que c'est ballot !

Rapatrié dare-dare par hélico sur l'hosto d'Auxerre, le dépité maire a été opéré. Ses jours ne seraient pas en danger.

Jean-Claude Picon, président de la société de chasse, a déclaré : " J'ai mon permis de chasse depuis 1958. Je n'ai jamais connu d'accident de la sorte".

Au pot de l'amitié qui conclua ce dimanche, Dédé fut acclamé. On dit que depuis, des demandes d'assistance émanent de partout, des forêts d'Alsace aux bocages vendéens. 

Sacré Dédé !

 

25 février 2008

Chasse à courre : taïaut, taïaut, ta gueule répondit l’écho (et les saboteurs)

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“Le sabotage ouvrier s’inspire de principes généreux et altruistes: il est un moyen de défense et de protection contre les exactions patronales; il est l’arme du déshérité qui bataille pour son existence et celle de sa famille; il vise à améliorer les conditions sociales des foules ouvrières et à les libérer de l’exploitation qui les étreint et les écrase… Il est un ferment de vie rayonnante et meilleure.”

C'est le camarade Emile Pouget qui affirmait ça, dans son rapport sur le sabotage et le boycottage adopté par la C.G.T.  au congrès de Toulouse de 1898.

Emile Pouget, syndicaliste révolutionnaire (1860-1931) intraitable.
Je pense à son turbin quand j'ai du mou dans la corde à noeuds; ardent propagandiste de la grève générale, organisateur du mouvement pour la journée de huit heures de travail, il a insisté plutôt deux fois qu'une sur la légitimité du sabotage comme moyen de lutte contre l'exploitation.
'Le sabotage', c'est un classique de l'insoumission, de la révolte contre l'injustice et l'ignominie.

C'est une formule du combat.

Et ce moyen d'action, n'en déplaise à ceux qui vitupèrent contre son 'immoralité', est aussi vieux que l'exploitation à laquelle il veut mettre fin.

L'immoralité, abjecte, est toutefois du côté de ceux qui se sont rangés derrière les caporaux de la mort, les miliciens de la misère morale et physique.
Les ennemis du vivants
Les foutriquets aux idées torves
Les mal bandants
Les cons de nature 

Et je suis certain que le camarade Emile aurait encouragé les actions des 'hunt saboteurs', gentils héros des temps modernes, qui filent des démangeaisons à ces sadiques en livrée, contrariés dans le libre exercice de leurs assauts sanglants.

Raclures de fond de bidet de l'ancien régime, ces chasseurs en tenue grotesque luttent désespérement pour maintenir leur fond de commerce.

Leur dilection sent le pourri.
Et ils s'agitent.

Je vous avais promis il y a peu de vous faire partager les instants magiques, flamboyants, que me valent certains de leurs commentaires.

Soyons clairs : je fais comme avec le tri sélectif ! Je me débarrasse fissa de la très grande majorité de ces commentaires rédigés avec des moignons et je ne garde que la crème, le haut du panier.

Lui, par exemple.
C'est de l'authentique à 100%.

-Bonjour Nicolas, comment tu t'appelles ?
-Beeeeeiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnnnnn......
-Merci Nico, alors exprime-toi et dis à l'auteur de ce blog ce que tu as sur le coeur au sujet de la chasse à courre
-
gros conar la chasse a coure ses trop bien salop enculer

Vous en voulez un autre ? Pas de tracas !

-Bonjour Noël, alors, c'est quoi ta réaction vis-à-vis des sabotages de chasse à courre ?
-
encore une belle bandes d abrutis
surtout choisissez bien des chasses ou il y a que des petit vieux qui marche avec 3 cannes lolll
sa vous éviteras de gros problèmes
car c est pas des hippies choutees jusqu a la moelle comme j ai vue dernièrement aux infos qui vont faire la loi dans nos campagnes
chez moi dans la manche on attend que sa une rencontre avec vous et nous aussi on a des cagoules lolllllll

On va arrêter là pour le moment, mais soyez sans crainte, j'en ai d'autres en rayon.

Pour finir, un peu de pub.

Le blog d'une copine qui sait justement à quoi ressemble une action de sabotage de chasse à courre.

Elle dessine. Vraiment bien. Elle a de l'humour. Pas qu'un peu. Elle est sympa, son blog aussi.

T'attends quoi pour lui rendre visite ?  http://blog.chabd.com

 

24 février 2008

C’est un beau roman, c’est une belle histoire…

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Il n'est pas passé loin d'un triste sort, le lascar ! Heureusement, il a pu compter sur la sollicitude de gens formidables pour se sortir de ce coup fourré.

Comme beaucoup d'individus de son genre, il a croisé la route d'un type habillé en kaki qui avait du charbon de bois à la place du coeur et une serpillière trempée dans le crâne : un chasseur.

Et pourtant, dieu sait s'il cherche à les éviter, ces têtes de noeud mais là, une malchance noire.

Lui, c'est Milvus milvus, autrement dit le milan royal, migrateur partiel, qui ressemble au niveau taille, pour te situer, à une buse variable qui aurait une queue rousse.
C'est un rapace protégé (Loi Rapaces, Directive Oiseaux, Convention de Berne...). Hier, ses congénères n'avaient pas de soucis quant à la pérénité de l'espèce.
Aujourd'hui, elle se raréfie, faut pas demander à cause de qui... On appelle ça, pudiquement, des "destructions volontaires".

En novembre dernier, près de Courcôme, commune du nord Charente (arrondissement d'Angoulême), il s'était fait plomber en plein vol par un viandard, certainement très imbibé (le viandard, pas l'oiseau) -marasme affectif ?- pour en arriver à confondre une tourterelle avec un milan royal (60 cm de longueur et 1,60 m d'envergure).

La bestiole avait été retrouvée à terre, esquintée, par un couple, les Taylor, qui se sont magnés de le porter chez un véto à Mansle; il a été ensuite orienté vers le Centre régional de sauvegarde de la faune sauvage de Charente Nature, à Torsac.

Là-bas, ils l'ont chouchouté. Un vrai patachon... 

Jeudi 21 février, il a été obligé de quitter papa et maman. Il fallait bien qu'il vive sa vie, ce grand garçon, une fois retapé.

Margareth, Edward et les bénévoles de l'asso ont dû écraser une petite larme.

Le milan a repris sa liberté, bagué, puis a volé vers d'autres cieux (les Alpes ? La Suède ?).

Et bientôt, ce sera le tour d'un autre rapace, un splendide Circaète-Jean-le-Blanc, lui aussi visiteur occasionnel recueilli par le centre de Charente Nature.

Vous savez à la suite de quoi ...

   

23 février 2008

Accident de chasse à Ligescourt : qui va à la chasse perd la face

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Oh nooonnn... S'écria-t-elle!
Puis elle vomit ses nouilles.

La bergère de cet homme quitta précipitamment la chambre d'hôpital pour prendre le frais et oublier cette vision : son jules avait la tête d'une écumoire !

Ce que je vais vous apprendre semble triste, mes bons sires, mais en même temps, il faut reconnaître qu'il y a de quoi se fendre le pébroque.

Le gars en question, il aurait été incapable de raconter quoi que ce soit. Vous verriez sa frite, vous comprendriez.
Heureusement, le quotidien L'Union a fait tout le taf. Merci à ce canard pour ce plat de résistance. 

Nous sommes à Ligescourt, dans la Somme, arrondissement d'Abbeville, première à gauche après le stop.

Lundi 18 février après-midi, une partie de chasse était en plein turbin. Et quel turbin...
Je n'invente rien ! Les viandards traquaient du lapin de garenne avec des furets.
Des fois que ces bestioles soient particulièrement agressives, ces trépanés de la sensibilité s'étaient équipés de flingues. S'il y a de la viande froide à gratter...

Un chasseur alerte (77 ans) mais aux réflexes rouillés décida d'arroser les alentours de plombs fertilisants (calibre 12 quand même) pour tromper son ennui.

Et là, let me introduce la zermi, l'accident con, la tuile, la cata : son pote (46 ans, ère Sarkozienne), pourtant situé à plus de 15 mètres, a tout pris dans la poire.

Un shampoing aux plombs.

Rapatrié d'urgence au centre hospitalier d'Amiens, le zig est hors de danger.

Pour finir le tableau, figurez-vous que le pauvret maladroit s'est senti mal, tellement mal qu'il a fallu l'hospitaliser, lui aussi, à l'hosto d'Abbeville.

 

22 février 2008

Corrida : il n’y a pas de mal à faire du mal du moment que le rosé est frais

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Hola baigneur ! Faut serrer les dents... Tu ne vas pleurnicher comme une fillette non ?
Même si t'es sapé comme une poupée, t'es presque un homme !
Les toros que tu charcutes, ils font autant de cinéma ? Non !

C'est à Jorge Adame que je m'adresse, un novillero méxicain qui s'est fait poinçonné le 17 février dans l'arène de la Plaza de Toros San Marcos à Aguascalientes.

Il chouine, le pantin coloré; sa guibole gauche le fait atrocement souffrir; c'est dit-il, comme si une boule de feu le traversait de la plante du pied à la hanche.

Jorge Adame a donc grandement hypothéqué sa participation à la clôture de la temporada (saison ) d'hiver et c'est tant mieux.

Car notre attention se tourne dorénavant vers la saison tauromachique française (et espagnole) qui a débuté le 10 février à Samadet mais qui ne démarre véritablement qu'à Arles, lors de la feria de Pâques, du 21 au 24 mars.

Le sang va couler, les aficionados s'apprêtent à jouir, c'est reparti pour un tour.

Mais revenons sur Samadet, navrante commune des Landes qui se veut irréductible garnison sur le front tauromachique français, lieu d'où a été lancé un appel, en février 2007, qui affirme que la corrida "s'inscrit remarquablement dans une modernité dont la quête de sens s'accompagne malheureusement dans beaucoup d'autres domaines d'une perte de repères qui n'a pas cours dans nos arèneset  invite les députés du Parlement Européen à respecter ces aficionados qui, grâce à ce loisir sanglant, peuvent "communier ensemble autour d'une idée simple : l'homme triomphe du chaos en s'élevant au-dessus de sa condition".

C'est nul à se taper la tête contre un radiateur, hein ?

Cela étant, Samadet et ses édiles tiennent absolument à porter le flambeau de l'art de torturer sous le soleil au nom d'une tradition locale ininterrompue.
Cet alibi permet à une ville de perpétrer les pires saloperies du moment que la tradition en question n'a jamais cessé d'être célébrée, d'une façon ou d'une autre, mais généralement festive.

Samadet aurait, à ce titre, bien souhaité poursuivre la délicieuse fête séculaire de la lapidation des "moins que rien", qui permettait, une fois l'an, aux habitants de caillasser tous les enfants disgracieux (boiteux, voutés, malingres, roux, végétariens, non-croyants ...) vivant dans la bourgade.

Mais des consciences se sont élevées et ont mis fin à cet évènement local, même si les responsables du comité des fêtes avaient proposé, à une courte majorité, de remplacer ces enfants bien français vecteurs d'émotion par des petits noirs, que l'on disait moins sensibles.

Nouvelle levée de boucliers des larves 'droitdelhommistes' malveillantes contre ces réjouissances.  

Les habitants de Samadet ont alors suggéré d'utiliser des chiens errants, de les arroser d'essence et d'y mettre le feu à l'occasion de la Saint-Jean d'été afin d'honorer le retour du soleil.

Les associations de protection animale se sont évidemment opposées vigoureusement à cette tradition pittoresque, laissant Samadet dans la plus grande perplexité.

Et si on tuait des taureaux inoffensifs dans une arène, comme en Espagne, s'exclama un élu !
Ça reviendrait au même, non ? Le principal, c'est bien de faire la java, de manger des saucisses, de se piquer la ruche tout en faisant du mal aux bêtes !

"Ya pas de mal à faire du mal, ça fait du bien de faire du mal !"

C'est donc accrochés à cette devise comme des poux à des cheveux que les habitants de Samadet sont entrés dans le 21ème siècle, flonflons et calicots, rosé bien frais, très satisfaits.

 

21 février 2008

Accident de chasse à Soulgé-sur-Ouette : sortie de route après avoir perdu le contrôle de son fusil

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The game est presque over...

La saison de chasse tire à sa fin et nous a présenté quelques accidents pittoresques, nombreux, réguliers, malheureusement entrecoupés de bavures dramatiques.

Les viandards se sont poivrés d'abondance, généreux comme ils sont !

Mais tout a une fin n'est-ce pas ?

Un dernier pour la route ? Allez, ça ne se refuse pas et en plus, yaura pas de contrôles ! 

Je te ressert quoi ? Du rustique qui revigore ? Pas de souci !

Soulgé-sur-Ouette, c'est en Mayenne, dans le canton de Montsûrs. Cette riante commune a une superficie de 23,1 km et compte désormais un manchot.

Pas l'animal, hein, cet oiseau emblématique de l'Antarctique mais un manchot véritable.

Comment te dire, un clampin qui n'a plus de pogne gauche.

Tout ceci à cause d'un gredin de fusil qui lui a pété entre les mains ce lundi 18 février vers 16 heures.

Ah la bourrique de flingue, quelle sale camelote... Alors qu'il s'apprêtait à dessouder un sanglier... BOUM ! a fait le canon et youyouille a fait le chasseur.

Comment qu'il va tricoter des écharpes pour sa bourgeoise désormais ?

 

20 février 2008

Chasse : rentrer bredouille ? Jamais !

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Au bout d'un certain temps, on pourrait être blasé.
Turpitudes après accidents, bavures après foirades, tu devrais prendre ça à la coule, garçon, me dis-je familièrement (je suis assez proche de moi et donc je n'hésite pas à être familier à mon endroit) !

Je te cause bien sûr des méfaits et gestes de ces gueux en kaki qui écument nos prés zé nos campagnes, adressant chaque jour des bras d'honneur vigoureux à l'évolution morale et intellectuelle de l'homme et de la société. 

Eh bien non ! Ces détraqués arrivent encore à m'étonner.

Tu veux un exemple tout frais ? Pas de lézard Gérard, le voici.

Neuilly-en-Sancerre, le dimanche 17 février. C'est dans le Cher, pas très loin de Bourges (mais également de ces vignobles produisant ces vins ravissants que sont les Pouilly fumés).

Christine Herlin, éleveuse de chevaux Henson, a trouvé un de ses poulains (8 mois) en très mauvais état.

Intestins perforés, par une balle qui a traversé l'abdomen de part en part.

Il n'était pas possible de sauver la pauvre bestiole; le véto a été contraint de l'euthanasier.

Tu vois, la balle qui a atteint ce poulain au beau milieu de son pré, elle n'est pas venue toute seule, comme une grande.

Elle est sortie d'un fusil de chasse et je ne pense pas être de mauvaise foi en affirmant qu'un type tenait cette arme.

Un gars trapu de l'intelligence, pour ainsi dire.

Les gendarmes ont de toute façon vérifié que le tir avait été effectué à l'horizontale, ce qui écarte l'hypothèse du ricochet, encore que, on en a vu des copieuses, dans le genre...

Tu comprends où je veux en venir ! Le viandard a visé le petit animal !

Pourquoi ce taré aurait fait ça ? Pffff....

Et pourquoi vont-ils tous chercher dans le trépas et la souffrance d'êtres sensibles la source de leurs plaisirs ?

 

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