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31 janvier 2008
Ontologie du ricochet : sa vie, son oeuvre, ses programmes télé préférés

Je suis sûr que la fréquence gouleyante des accidents de chasse dont sont victimes les viandards vous étonne.
Ce n'est plus de la maladresse. Mais ça relève de la compulsion, de la répétition d'un acte dont on ne sait si elle tient d'un embarras alcoolisé, d'une malchance noire ou encore d'une inaptitude flagrante à savoir utiliser un flingue.
Bref, ces trépanés de la sensibilité n'ont pas fini de nous surprendre agréablement.
S'ils se poivrent d'abondance, observons avec un détachement amusé.
De même, il ne vous a pas échappé que le principal responsable de ces dommages physiques (parfois radicaux et définitifs) se trouvait être le ricochet.
Il y en a eu pour tous les goûts : ricochets sur le tronc de l'arbre, le sol, la crête d'un talus, les feuilles mortes, l'échine d'un sanglier, les cils d'un chevreuil, le lacet de la botte...
Toujours une seule explication ! Le ricochet (рикошет en russe) !
Pourquoi lui ? Qu'a-t-il fait pour mériter cette opprobe ?
Le crucifié qui expie les péchés et fautes des viandards. Le pôvret. Rendons-lui enfin grâce au travers d'un exemple.
C'est du concret. Du fait divers rugueux.
En Loir-et-Cher, début janvier, un tribunal correctionnel se penchait sur le dossier d'un chasseur, âgé de 35 ans au moment des faits, qui ne pouvait plus danser la valse normalement.
Il tournait toujours du même côté ! Forcément, il avait été amputé de la jambe gauche et la droite n'était pas bien vaillante.
Dans les parages de Saint-Laurent-des-Bois, ce 20 novembre 2005, il avait eu en effet les 2 genoux transpercés par une balle tirée par l'un de ses potes de battue au sanglier.
Lors de l'audience, les 2 parties et leurs avocats se sont donc chamaillées sérieusement afin, pour l'une, celle du chasseur maladroit, de se dégager de toute responsabilité et pour l'autre, celle de l'éclopé, de charger le tireur et le faire cracher au bassinet.
Les caisses régionales d'assurance-maladie, les sociétés d'assurance respectives, les mutuelles étaient présentes.
Guettant la faute avérée ou la relaxe pour non responsabilité.
Le tireur avait chaud aux miches : si sa faute était constatée, son assurance ne marchait plus. Et il passerait à la caisse !
Il a fait ainsi dans le classique : respect des règles de sécurité (tir fichant) pour sa part et mouvement inopportun de son collègue de battue par ailleurs.
Et : le ricochet ! Qui a dévié l'une des 2 balles destinées au petit sanglier.
Mais l'astuce du ricochet, ça ne marche pas à tous les coups.
En l'espèce, le tribunal a jugé hier que l'estropié n'avait pas bougé de son poste et donc que le tireur avait fait feu alors que le type était dans la ligne de mire. Pas de tir plongeant mais bien un tir à hauteur d'homme.
Résultat des courses ? L'addition est salée : reconnu coupable de blessures involontaires, le viandard a écopé de 6 mois de cabane avec sursis, retrait du permis de chasse, 1500 euros d'amende et confiscation de l'arme.
Mais le plus dur est à venir; le renvoi devant la justice pour les réparations civiles est pour bientôt. L'ambiance va tourner au congelé. Le chasseur balourd, c'est pas la peine qu'il prenne du laxatif !
Je suis soulagé en tout cas : le ricochet s'en sort bien.
00:35 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 janvier 2008
Accident de chasse à Oiselay-et-Grachaux : à déguster en famille sans modération

-Tu ne le diras pas à ta mère hein ?
-mmmmmmmm
-OK ? Tu ne dis rien !
-mmmmmmmm
-Sinon j'en ai pour des mois et des mois. Déjà qu'elle n'est pas commode d'habitude...Alors là...C'est la soupe à la grimace assurée
-mmmmmmmm
-Si tu ne peux pas répondre d'accord mais montre moi que t'as pigé ! Elle ne doit pas savoir comment ça s'est passé...C'est moi qui lui raconterai, t'as compris oui ou merde ?
-Ils arrivent quand ?
-Bientôt...J'ai appelé il y a un 1/4 d'heure, t'inquiète...ça va aller
-Ça pisse le sang, j'ai super mal bordel
-OK OK t'en fais pas... Dis rien à ta mère d'ac ? Si elle insiste, tu dis que tu n'as pas réalisé ce qui se passait...
Samedi midi, 26 janvier, à Oiselay-et-Grachaux (Haute-Saône).
Pour y aller, tu prends à droite, puis tout droit en direction de Rioz et première à gauche après l'arbre avec des branches sans feuilles.
Deux viandards, le père et son fils, semaient allègrement du trépas par ci par là.
Le premier plomba, avec amour, son gars. Au bras.
Enfin, par amour il faut bien entendre accidentellement.
Le criblé des bosquets fut rapatrié sur le CHU de Besançon par l'hélico de la sécurité civile.
En remerciement de ce magnifique voyage, le fils a fait savoir au parquet de Vesoul qu'il n'y aurait pas de pousuites.
02:15 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 janvier 2008
Accident de chasse à Paunat : mon petit doigt m'a dit que la chasse, c'est pas le pied !
Soudain, sa dizaine de neurones se mirent en éveil.
Le mélange d'expérience (il avait 61 ans) et de bon sens lui avait permis d'être, ce matin là, désigné chef de battue.
Au lieu-dit La Féline, à Paunat, il se passait quelque chose de bizarre.
Ces aboiements l'interpellaient.
Il devait vérifier, bon sang de pute vérolée, ce qui se passait.
Il quitta son poste de chasse, fusil chargé en bandoulière et traça son chemin, perplexe.
En plus, il avait la dalle et le gosier sec (on approchait de midi).
Quelque peu énervé, il ne faisait pas gaffe, s'inquiétant pour les chiens.
Comme on dit, il surabondait en adrénaline. Et ça lui sortait de partout, par le haut, par le bas.
Quel con !
En traversant un fourré, une branche accrocha la gâchette.
Il respira la balle dans le pied gauche.
Un de ses compagnons lui fit un garrot de fortune en attendant les secours.
Le viandard maladroit aux joues rouges eu le grand bonheur de finir sa journée dominicale à l'hosto de Périgueux.
Cette affaire que je te déballe, elle s'est passée à Paunat, près de Sarlat, en Dordogne, hier dimanche 27 janvier 2008.
Les piafs de Trémolat, commune de cet artiste capable d'une telle prouesse, en rigolent encore.
00:30 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 janvier 2008
Tu ne tueras aucun être vivant et tu ne feras de mal à aucun

Soyez-en assurés, j'ai bien compris le message du proverbe africain qui dit que, certes, la lionne n'a qu'un petit mais que ce dernier est un lion.
Pour ceux qui ont l'esprit embrumé ou frigorifié, ça veut dire que quantité n'est pas forcément synonyme de qualité.
Si je vous balance les quelques chiffres qui suivent, ce n'est pas par gloriole ou vanité déplacée.
Entre nous, il n'y a pas de gêne à avoir. Ce n'est pas le genre de la crémerie que de tortiller des fesses en minaudant.
Je suis content, tout simplement, d'avoir réussi à capter autant d'intérêt, d'attention sur une thématique vraiment pas folichonne.
Des fois, les sujets que je traitent prêtent plutôt à pleurer, quand ce n'est pas à indignation et colère.
Ce n'est pas bal à tous les étages, plumes et paillettes, actualité futile, sujets à la con, coucheries de peoples, analyses à la mode TF1, propos nombrilistes...
J'ai pris le parti de causer de problèmes et de questions souvent tristes, rudes dans leur approche et finalement très peu abordés.
J'ai fait le choix d'exprimer ouvertement ma détestation des chasseurs, des aficionados et de tous ceux qui exploitent, mutilent, blessent, tuent, moquent et ridiculisent nos frères en animalité.
J'ai crié ma crainte, ma rage et mon pessimisme vis-à-vis des atteintes (et de leurs effets souvent irréversibles) à l'environnement, à la biosphère.
J'ai vilipendé les Diafoirus qui se penchent sur notre planète malade et qui, en plus de leur incompétence, nous infligent leur lâcheté mercantile, prêts à tous les honneurs en échange de leurs reniements.
Tout ça pour dire que le blog et ses 3 autres copains (qui sont, comme celui-ci précisément, des blogs miroirs, créés à effet de contourner la censure) ont accueili un peu plus de 100000 visiteurs, qui ont eu l'heur de lire 432 articles et de poster 2105 commentaires.
Je ne pensais pas, en ouvrant un blog il y a 16 mois que ça exigerait autant de boulot.
C'est un taf gratifiant, pas du tout ingrat.
Et ça grâce à vous, mes biquets et biquettes.
Je vous salue, vous les lecteurs qui m'accompagnez dans ce labeur.
Désormais, je sais que vous êtes partout, de la Malaisie à la Pologne en passant par l'extrême nord-ouest de la Norvège (tu bosses sur une plate-forme pétrolière, estimé visiteur ?) et le bassin du fleuve Congo.
Sans oublier les italiens, les espagnols, les algériens, tunisiens, marocains, belges et suisses (nombreux), slovaques, américains et canadiens.
Et tous les autres ...
On continue !
Dont give up the fight !
" En secourant par exemple un insecte qui se trouve menacé, je ne fais rien d'autre que d'essayer de restituer aux animaux dans leur ensemble un peu de la dette coupable, toujours renouvelée, que les hommes ont contractée envers eux".
Albert Schweitzer
11:20 Publié dans Humeur & aphorismes et périls | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27 janvier 2008
Refuges animaliers : le bonheur en attente

La France détient un triste record : à l'échelle européenne, c'est celui du nombre d'abandons d'animaux domestiques, chiens et chats en particulier.
Pourquoi ces abandons ? Le chiot craquant acheté de manière irréfléchie qui devient encombrant et que l'on balance d'une voiture, le Husky qui montre des troubles du comportement dans l'appartement de 35 mètres carrés de son maître, le chien trop mignon que l'on adopte comme on prend du Prozac, pour traiter sa déprime et dont on se débarrasse car c'est beaucoup trop contraignant en définitive...
Plus de 100000 bestioles sont ainsi 'jetées' chaque année par des individus irresponsables.
A cette situation, il faut ajouter celle de la reproduction incontrôlée, des portées de chatons dont on se débarrasse vite fait, des cas de maltraitance, de détresse, qui obligent au retrait de la garde de l'animal.
Et vous obtenez un cocktail de difficultés, de galères, assumées plutôt bien que mal par les refuges.
Ceux de la SPA bien entendu, qui ne se contentent pas de recueillir l'animal mais qui veillent à le placer dans les meilleures conditions.
Favoriser une future adoption, c'est bien là l'essentiel. Au delà des soins, de l'alimentation, de l'affection prodiguée, c'est l'objectif de tout bénévole en refuge animalier.
Placer un animal rejeté, maltraité, ce n'est pas s'en débarrasser.
Ce n'est pas fonctionner comme les animaleries ou les élevages intensifs, ce n'est pas considérer un chien comme un objet de consommation, dont on se fout du devenir une fois l'argent empoché.
A côté des refuges de la SPA, il y a une foultitude de refuges particuliers, tenus par des gens dévoués, travaillant durement au quotidien, la tête pleine de soucis pécuniaires.
Je tenais à vous parler ce dimanche du refuge de Deanna Martin, APPA-Equidés, situé à Escondeaux,dans les Hautes-Pyrénées.
Je lui file un coup de main financier, modeste, ce sera toujours trop modeste, depuis quelques temps et je lui refais de la pub pour attirer votre attention sur son travail.
Ce refuge existe depuis presque 20 ans et a élargi son accueil aux poneys, ânes maltraités et chevaux sauvés de l'abattoir.
Il est habilité, sur notre sol, à intervenir dans les cas graves de maltraitance et d'abandon et peut effectuer des saisies judiciaires.
Les bestioles sont soignées par méthodes alternatives (mésothérapie, ostéopathie...).
Le découragement guette, l'énergie déployée est considérable, les sous manquent...
Le spectacle de la maltraitance est parfois éprouvant : jument pourrissant littéralement sur pied (nécrosé, bouffé par l'infection), poulains faméliques avec des escarres partout...
Si vous pouvez donner un peu de blé, ce sera parfait.
Déposer un petit mot d'encouragement sur le site ou adresser un mail de soutien, ce sera bien de même.
Le site : www-appa-equides.org
L'adresse : appa.equide@wanadoo.fr
11:05 Publié dans Des mecs (et des bestioles, oui, oui) biens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26 janvier 2008
Corrida : les dragées de José Tomás cisaillées
José Tomás est l'idole des tarés de la corrida.
Je n'y connais rien mais il semble qu'il a quelque chose de rétréci qui plait à ces âmes damnées, une façon de tuer qui extirpe des râles de jouisance contenue chez les aficionados.
Assez curieusement, alors que j'avais dressé tout au long de l'été une liste copieuse d'encornés, dont José Tomás, les réactions les plus virulentes et fréquentes sont venues de ceux (et celles, oui !) qui défendaient ce type.
Les autres pouvaient crever la gueule ouverte... Pas lui !
Ce matador est un expert dans la torture des arènes. Il s'entraîne. Il a, pour ainsi dire, des devoirs à la maison.
En ce moment, il visite le Mexique; la temporada n'est pas achevé et il devait montrer ses talents de tueur à León demain dimanche 27 janvier.
Lundi dernier, le 21 par conséquent, il se faisait la main sur 2 toros de l'élevage privé de Los Encierros.
Des révisions, quelques broutilles à revoir sur la meilleure façon de bousiller l'animal...
Mais cette brute s'est enquillé un coup de corne taille XXL.
Dans le scrotum.
Cette partie du corps de l'homme est généralement dissimulée au regard des autres et esthétiquement, il y a mieux.
C'est fripé et ça se racornit très vite quand on l'immerge dans de la flotte à 7 degrés.
Résultat des courses : 30 points de suture, qu'on lui a posé à l'hosto de Querétano !
Nous avons désormais l'explication de son comportement intriguant.
En effet, on l'aurait aperçu, en maintes occasions, dans les allées des rayons vêtements pour enfants, plus exactement devant les lots de slips taille garçonnet.
09:45 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 janvier 2008
Accident de chasse à Léguevin : un tiens bien placé vaut mieux que deux tu l'auras n'importe où...

Beau coup !
La cible était d'importance et méritait adresse, concentration et chance.
Oui, il faut toujours un coup de pouce du destin pour réaliser une belle oeuvre.
On appelle ça du bol, de la réussite (comme en foot) ou de l'efficacité.
Mais n'oublions pas que la fortune sourit aux audacieux.
Samedi 19 janvier au matin, en forêt de Bouconne, près de Léguevin (Haute-Garonne), c'est à un chevreuil que la distinction est revenue d'avoir provoqué le tir malencontreux qui a méchamment esquinté le président de la société de chasse du coinceteau, un certain J-Claude Roux, retraité de son état et viandard passionné.
Le plus bluffant dans cette histoire, c'est que la partie de chasse était en fait une battue au sanglier !
17 tueurs de l'aube avaient effectivement décidé de massacrer ce mammifère ce samedi là, dans cette forêt très fréquentée par les promeneurs, les joggeurs et les Vttistes.
Ces derniers sont d'ailleurs ulcérés que de telles pratiques puissent se dérouler en toute quiètude en lisière de la forêt, au mépris des règles de prudence les plus élémentaires.
Mais revenons à nos moutons.
10h30 : les cerveaux violacés étaient postés quand l'un d'eux avisa un chevreuil. Pas un sanglier, un chevreuil...
Il envoya une balle de calibre 12 (c'est destiné en principe au sanglier) puis une autre balle, une 7,64.
Le président de cette association de crevards avait légèrement bougé et en plus, il était caché par des feuilles (bon, on est en hiver mais admettons...).
La balle percuta le flingue, le cassa et notre ange gardien fit le reste.
Lui ! Le ricochet.
La balle a rebondi et se logea pile-poil au-dessus du coude, brisant tout net l'humérus.
A quelques millimètres près, c'est la poitrine qui dérouillait.
Maintenant, je vais vous demander d'éloigner les gosses, c'est trop horrible.
Le gars a été conduit à l'hosto de Toulouse par l'hélico du SAMU (devant les yeux ébahis et scandalisés des nombreux promeneurs) et opéré longuement.
La blessure est tellement grave qu'il a fallu sacrifier une partie de l'os brisé pour sauver le bras.
Beurk !
Il n'est pas prêt de s'initier à la pelote basque, c'est moi qui te le dis.
10:20 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 janvier 2008
Tauromachie :l’appétit de sang sera-t-il freiné bientôt ?

Les associations anti corrida et la SPA ont reçu il y a peu un courrier signé par le chef de cabinet du Président de la République, Cédric Goubet, leur annoncant la constitution prochaine d'un groupe de travail sur la corrida, sous l'autorité du Ministre de l'agriculture et de la pêche.
Ce groupe sera composé des acteurs se souciant de la question du bien-être et de la protection animale et sera chargé notamment de réfléchir sur la proposition d'interdire la corrida au mineurs de moins de 15 ans.
Le côté positif de la chose, c'est bien sûr la prise en compte (au grand dam des aficionados qui se sentent passablement trahis) de la demande, ancienne, de mettre la corrida au centre du débat public.
L'aspect le plus gris, c'est que cette lettre précise clairement qu'aucun engagement de dépôt d'un texte de loi n'est pris et que, s'il y a lieu de le faire, ce sera après consensus, entre toutes les parties prenantes (y compris donc les défenseurs de cette tradition barbare).
D'ailleurs, le même Cédric Goubet avait adressé, préalablement à son courrier, une réponse officielle à certains opposants et aficionados totalement contradictoire qui disait que : "la corrida est une tradition à laquelle sont attachés nos compatriotes dans certains territoires français. Ignorer cette tradition serait considéré par ces populations comme un affront et un déni à leur identité."
Va comprendre quelque chose toi !
On se dirige donc vers un succédané du Grenelle de l'environnement, centré cette fois sur la condition animale.
Je trouve pour le moins curieux que ce groupe de concertation soit réuni sous les auspices du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche et non le Ministère de l'environnement mais bon...
Les élans malsains ont encore de beaux jours devant eux.
La frivolité sadique ne se laissera pas évacuée facilement et il en faudra du courage pour déséquilibrer le lobby tauromachique, dont je rappelle qu'il détient, en la personne de Nicolas Sarkozy, un allié de poids !
12:15 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 janvier 2008
Aidons les toréros à finir comme Manolete...
Curieux mois que celui-ci.
Alors que la saison de chasse tire à sa fin, avec son beau et funèbre cortège de viandards esquintés, que la temporada (la saison) tauromachique d'hiver (sur le sol latino-américain) va laisser place bientôt à la saison d'été (sur les terres méditerranéennes), que la pub pour le foie gras a inondé, il y a quelques semaines, les écrans télé, on perçoit un léger mais solide retournement de tendance.
Les sensibilités évoluent. Le cri des bêtes devient audible. L'animal est considéré comme un être sensible et volontaire. Les expériences de pitié, de compassion, deviennent majoritaires dans la population.
Le rapport de l'homme aux autres êtres vivants se transforme mais il faut persévérer.
Restons dans la corrida, ce loisir écoeurant de cruauté.
L'association L214 (http://www.l214.com/) vous propose un DVD vraiment pas cher du tout (12 euros) sur les écoles taurines françaises.
"Apprendre à tuer", c'est le titre de ce court-métrage tourné lors des saisons 2006 et 2007 par Pablo Knudsen, par ailleurs auteur du remarquable documentaire "Zoos, l'enfer du décor".
L'horreur de la torture sous le soleil devient palpable, la démonstration est implacable.
Comme le fut le coup de corne reçu par un matador mexicain qui a déjà plusieurs heures de vol (photo) au compteur, un dénommé Rodolfo Rodríguez "El Pana".
Ce vétéran du sadisme a attrapé, le 07 janvier dernier dans l'arène de México, un remarquable coup de corne dans la cuisse droite, laissant derrière lui deux trajectoires d'une profondeur de 25 cm qui se sont arrêtées pile poil aux portes de la cavité abdominale.
Inutile de vous dire que le haut de la cuisse et ce que l'on appelle pudiquement la zone pelvienne ont morflé grave.
"El Pana" s'était épanché, il y a un an tout juste, dans la presse mexicaine (entretien du 10 janvier 2007) et avait avoué que son plaisir serait de mourir comme le célèbre "Manolete".
Ce triste bouffon avait effectivement très mal digéré un coup de corne délivré par un toro dans l'arène, en août 47, et l'hémorragie avait fait le nécessaire pour effacer ce tortionnaire de la surface du globe.
Mais moi je dis à El Pana : courage, mon gars, faut y croire...Encore un peu de temps et tu y arriveras...
Tiens ! Je prie pour que ça arrive au plus vite.
10:40 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 janvier 2008
Censure au Monde ! Mais qui sera le maître ? L'auteur, le lecteur ou le modérateur ?
Le sang ne se lave pas avec du sang mais avec de l'eau, dit le proverbe.
Cet appel au bon sens est loin d'être entendu par les proches de ce viandard qui s'est fait assaisonné jeudi dernier, le 17 janvier, à Mélagues (Aveyron) par l'un de ses pairs en lâcheté sanglante.
Ils m'ont poursuivi de leur vindicte, mélangeant colère et vengeance.
Que pouvais-je attendre de moins ?
Jean-Jacques Rousseau, dans L'Emile, disait bien que " La chasse endurcit le coeur aussi bien que le corps".
Les modérateurs censeurs du Monde Interactif, hébergeur de mon blog original ont cédé facilement, sans résister, à la demande des tourmentés suisses qui ont exigé la fermeture de cet espace d'expression.
Comme d'hab', j'ajouterai. Car c'est la troisième fois que les talents de ces gardiens de la pensée s'exercent à mon endroit.
Je crains fort qu'en l'espèce, ils aient décidé de faire un exemple.
Le plus chiant dans cette histoire, c'est la portée du geste. Un blog, qu'il soit alimenté de poèmes, de réflexions, de recettes de cuisine, de coups de coeur, c'est plus qu'un journal intime : c'est un livre, composé page après page, dans la difficulté parfois, le plaisir souvent.
Et censurer un livre, c'est comme le brûler : c'est un crime car cela touche à l'acte de création bien sûr mais aussi à la liberté du lecteur, lui causant un grand dommage.
Vous le devinez, fidèles visiteurs, les textes que je vous ai offerts depuis près de 16 mois contiennent votre reflet.
En me faisant taire par la force administrative, l'une des plus stupides, on vous empêche d'aller à la rencontre de quelque chose qui va exister grâce à vous.
Il n'y a pas de censure délicate : la bêtise pure la dirige.
Les administrateurs du Monde Interactif bénéficient d'une sorte d'imprimatur; ça doit être follement excitant d'avoir le pouvoir de vie et de mort sur des écrits.
Mais l'animal vit encore.
J'ai 3 autres blogs (en fait 4 mais le dernier est tenu en réserve au cas où...) qui publieront mes propos.
Il y a très peu de risques que je sois baillonné sur ceux-là.
Vous avez donc le choix. De l'un à l'autre, les habillages sont différents, la présentation aussi.
Visitez celui qui vous plaira, c'est affaire de goût.
Je vais y placer tous les liens amis, personne ne sera oublié.
Tous les articles (y compris les vilains offenseurs) seront rapatriés sur ces 3 blogs; d'ailleurs, le boulot a déjà débuté.
Sortez les crayons et notez :
- http://cabranledanslemanche.blogspirit.com/
- http://taomugaia.canalblog.com/
- http://cabranledanslemanche.hautetfort.com/
"La cruauté envers les bêtes est la violation d'un devoir de l'homme envers lui-même" - Emmanuel Kant
07:20 Publié dans Humeur & aphorismes et périls | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







