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19 janvier 2008

Choc climatique : il nous reste quelques minutes pour l’éviter.

  

Après moi le déluge !

C'est assurément ce contre quoi Leonardo Di Caprio s'insurge, de bonne foi, sincérement.

Opposé à ces comportements criminels, désastreux pour le devenir écologique de la planète.
Ces décisions et postures empruntes de cynisme, fondées sur le mensonge et la duplicité, motivées par le seul appât du gain, qui mettent à sac la biosphère, mettant en péril la survie des générations à venir.

Les constats sont accablants. Des dizaines de livres, de reportages, de films, en passant par "Une vérité qui dérange" de Al Gore, ont dévoilé l'état de notre boule bleue et ce qui nous attend si rien n'est fait pour contrarier radicalement cette course folle.

Droit dans le mur ! C'est exactement ça.

'Nous fonçons droit dans le mur', nous interpelle L.Di Caprio dans son docu/film "La 11ème heure, le dernier virage".

Présenté au dernier festival de Cannes, ce documentaire est sorti le 09 janvier 2008 mais ne sera pas distribué en salles.
Il est disponible uniquement en VOD (vidéo à la demande), en attendant sa commercialisation en DVD.

Léonardo Di Caprio, auteur, réalisateur et narrateur, a donc voulu nous alerter encore une fois sur le délabrement de notre environnement et proposer, avec le recours à des dizaines de personnalités (de Stephen Hawking à Mikhaïl Gorbatchev) des pistes de solutions.

Dans ce doc, il y a bien sûr les images fortes (effondrements des glaciers, inondations, cyclones...) et leurs conséquences (disparition d'espèces, famines, flots de réfugiés etc).

La bande annonce, plutôt étoffée : http://wwws.warnerbros.fr/11thhour/

Tout juste peut-on, cependant, regretter le manque d'insistance de Di Caprio à stigmatiser l'un des plus méprisables individus de la bande des délinquants écologiques.

C'est l'un de ses compatriotes. Ceci explique peut-être cela. Et non le moindre. Ceci explique sûrement cela.

Devinette : je suis celui qui a refusé, une fois élu, de ratifier le protocole de Kyoto. J'ai livré des espaces gigantesques naturels et protégés, pour forage et concession, à mes amis pétroliers, notamment à ExxonMobil.
J'ai rendu caduques les lois sur la qualité de l'eau et de l'air (Clean Water act et Clean Air act).
J'ai gelé le programme Superfund élaboré pour répondre au délicat problème du traitement des déchets industriels toxiques.
Je suis ? G. Dobeliou Bush et je m'en tape comme de ma première bouteille de bourbon des rejets de CO2 et du choc climatique.

Léonardo Di Caprio, qui précise même que l'heure est dépassée depuis longtemps et que nous sommes maintenant proches des douzes coups de minuit, a été interrogé sur la responsabilité de son président.
Lui, le boss de l'empire (responsable d'un quart des émissions industrielles mondiales de gaz carbonique).  

C'est ainsi qu'il a répondu : "Pour ce qui est du Président Bush, je vais dire des choses extrêmement simples, parce que c’est la vérité. Il a fait très peu pour l’environnement."

Alors ça, c'est envoyé !
C'est du brutal ! Du féroce !

Il a fait très peu pour l'environnement ?

Sans déconner !

 

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