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31 octobre 2007
Accident de chasse à Cazavet (Ariège) : on explose les compteurs !

-Qui a dit que la chasse, c'était dangereux ?
-Pas moi, m'sieur...
-Qui ? Je ne reposerai pas la question une deuxième fois !
-Mais puisque je vous dis que c'est pas moi m'sieur....
-Bon, ça va pour cette fois mais fais attention...
Le 28 octobre, jour du seigneur, massif de l'Espalas, commune de Cazavet (181 habitants), Ariège.
Guy Portié, 64 ans, avait décidé d'aller tuer du chevreuil avec quelques collègues. L'un d'entre eux, un compagnon de battue comme on dit dans ce milieu, lui a mis une balle dans le bras et une autre dans le thorax.
Inutile de vous préciser qu'il est mort. Sur le coup.
L'enquête rapidement conduite par les gendarmes de Saint-Girons a conclu à ... un accident.
Mais faisons attention aux propos de Philippe Blanc, agent technique à l'Office national de la chasse, rapportés par la Dépêche du Midi : " La chasse connaît des accidents, comme toutes les activités, mais le problème est que des armes à feu sont utilisées, et que donc, les accidents sont graves."
Merci Philippe, pour tes explications pertinentes ! On n'aurait jamais pensé à ça si tu n'avais pas éclairé notre jugement. Merci encore.
13:10 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30 octobre 2007
Accident de chasse en Touraine : le sanglier se fait la belle et l’auteur du coup de feu mortel est laissé en liberté
"Pourtant que la campagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En voyant le sanglier se faire la belle
Que l'automne vient d'arriver ?"
Librement adapté de La Montagne, de Jean Ferrat.
C'est bin vrai qu'elle est belle par là-bas mais y font rien qu'à mourir bêtement !
Ah! Nom de dieu, si c'est pas malheureux alors que le beaujolais nouveau, il est même pas arrivé.
Tiens regarde, cette bande de 4 locdus en vadrouille dans les champs pour tuer du sanglier, dimanche 28 octobre, du côté de Saint-Epain, en Indre-et-Loire.
Voilà t'y pas que la bestiole, repérée par le rabatteur, sort du bois et se met à galoper !
Pardi, elle a compris le coup... mais elle revient sur ses pas et se redirige vers sa cachette (un peu en contrebas, au lieu dit les Girardières, pour ceux qui connaissent le coin).
Et là, y'en a un, pas dégourdi pour 2 sous, qui tire.
Pan !
En plein dans la tête...du rabatteur (45 ans). Un gars de L'Ile-Bouchard.
Il est mort sur le coup, dit donc.
Chasseurs confirmés, qu'ils disaient.
Le meurtrier a été placé en garde à vue puis laissé libre. Forcément.
Puisqu'on te dit que c'est un accident.
Ou un homicide involontaire; ça sonne différent mais c'est kif-kif.
La communauté de brigades de Sainte-Maure-de-Touraine va quand même faire son job.
16:35 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Visons maltraités, visons martyrisés mais visons libérés !

Free ! Set me free ! Freedom...Freedom...Freedom !
" Vois sur ton chemin
Visons oubliés égarés
Donne-leur la main
Pour les mener
Vers d'autres lendemains
Donne-leur la main
Pour les mener
Vers d'autres lendemains"
Vois sur le Chemin-Les Choristes- (légèrement arrangé !)
Vendredi dernier, aux premières lueurs de l'aube, à Grabow (est de l'Allemagne), pas très loin de Berlin, un groupe discret et efficace a libéré 17000 visons (photos) de leurs cages.
Que faisaient ces charmants mustélidés dans ces cages ? Ils attendaient qu'une mort ignoble les délivre d'une détention non moins sordide et être ensuite dépouillés au sens propre, pour le bénéfice de malfaisantes qui gémissent de plaisir en portant cette si belle fourrure sur leurs épaules.
Les fermes d'élevage de visons, il y en a beaucoup. En Allemagne certes mais également au Danemark et aux Pays-Bas, où l'industrie de la fourrure se porte plutôt bien.
C'est vrai qu'elle est douce, la fourrure de ces bestioles. Les visons raffolent de l'eau, des bains, mais afin qu'ils ne puissent pas la salir d'une quelconque façon, on leur refuse, même pour quelques secondes, ce petit bienfait.
Ils ne quittent donc jamais leurs cages étroites et rudes.
Les gars et filles qui ont découpé les clôtures cette nuit là, ouvert les cages, sont donc à féliciter.
Bon, en même temps, l'éleveur qui a perdu son stock de visons à écorcher ne sera pas content, surtout qu'il n'en récupéré qu'une faible partie, d'après mes infos (1/3 des animaux) avec l'appui d'un escadron de gendarmes et de pompiers (50 !).
Ce qui m'a scotché direct, c'est que cette action a été trés critiquée par le porte-parole de la section allemande du WWF (World Wildlife Fund), un certain Joern Ehlers, qui a prévenu que ces animaux relâchés allaient mourir de faim puisqu' incapables de s'attaquer à leurs proies naturelles.
Eh ducon, on allait en faire quoi, sinon, de ces visons, prostrés dans leurs cages ? Les conduire dans un centre de loisirs, en colo ?
Et l'autre abruti, responsable de l'association de protection animale Vier Pfote (4 pattes), Thomas Pietsch qu'il s'appelle, qui juge cette action irresponsable car un certain nombre de ces animaux divaguant risquent de se faire écraser par des bagnoles.
Tu n'as pas réfléchi un peu et conclu que de toute façon, le sort de ces pauvres bêtes ne pourra pas être pire que celui qui leur été promis ?
Qu'au moins, ils gardent une chance de s'en sortir, amaigris sûrement, poils salis peut-être, mais libres, vivants, gambadant...
12:20 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29 octobre 2007
Au catalogue des traditions infâmes

Les traditions cruelles n'ont pas de frontières. Au nom de coutumes stupides, arriérées, sadiques, certains accros sont même disposés à enfreindre des lois européennes.
On a le Médoc et les Landes qui nous donnent à voir, dégoûtés, la poursuite de pratiques de braconnage semi-légalisé ou l'utilisation de techniques de chasse bien crades (à la palombe).
La Catalogne ne veut pas être en reste dans le maintien de ces traditions d'un autre âge. Il s'en est fallu de peu qu'elle parvienne à élaborer un décret autorisant, au mépris d'une directive européenne, la chasse à la glue.
Il s'agit d'attirer des miliers d'oiseaux grâce à des appeaux électriques dans des bosquets d'arbres barbouillés de colle, entourés et clos d'une haie fermé (ça s'apelle des barracas).
Bien évidemment, ça 'marche' et les bestioles ainsi piégées agonisent longuement dans des conditions horribles.
Cette méthode de chasse ancestrale (beurck) est prohibée de par le fait qu'elle n'est aucunement sélective (les espèces protégées en sont victimes), qu'elle a un caractère massif et qu'il est impossible d'en contrôler les phases.
Le gouvernement catalan voulait faire plaisir à son lobby de viandards et restaurer ainsi cette tradition.
Heureusement, une grande mobilisation initié par une association de protection de la nature, le GEPEC, et la SEO (l'équivalent de la LPO en espagne) a permis que, le 10 octobre dernier, ce projet soit abandonné.
Mais ce n'est pas fini : il est question de maintenir la chasse dite au filet qui consiste à capturer des oiseaux assoiffés à l'aide de bacs remplis d'eau.
Même cas de figure ! Déjà, c'est de la chasse au vivant et en plus, elle n'est pas du tout sélective ni maîtrisée.
Si vous voulez contribuer, modestement, à faire reculer ces mentalités rétrogrades et cruelles, à construire une société européenne soucieuse du droit à la vie pour tous les êtres vivants, respectant la biodiversité, une pétition est disponible ici : www.gepec.org/barraca-i-filat/adhesions.htm
15:30 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 octobre 2007
Police (presque) partout, Justice (Humm) nulle part !
Presque partout qu'elle est, la police, quand il faut ramasser du fiston malien, de la fillette albanaise, de l'ado kazakh, à proximité des écoles (c'est même plus efficace d'aller dans les classes) pour les foutre dans le premier avion venu avec leurs parents, affolés, menottés, désemparés.
Elle n'est nulle part, cette justice, qui condamne des jeunes manifestants anti-CPE à des peines d'emprisonnement ferme de 3 ou 6 mois pour violences sans blessures commises contre des policiers, avec incarcération immédiate pour cause de trouble persistant à l'ordre public.
Il faut dire que la peur est désormais jumelle de notre démocratie, cette peur conservatrice, cette peur de perdre ses privilèges, 'crépusculaire' dirait Alain Badiou (son dernier ouvrage, De quoi Sarkozy est-il le nom ? vient de sortir) qui crée "le désir d'avoir un maître qui vous protège, fût-ce en vous opprimant et paupérisant plus encore".
Elles sont partout et ne sont nulle part, ces 2 mijaurées, quand il s'agit de poursuivre, d'instruire et de juger, civilement et pénalement, les accidents mortels au travail, qu'il y ait faute inexcusable de l'employeur ou pas.
Je dédie cet article à tous les proches des suicidés de Renault et de PSA, plongés dans la peine parce que leur papa ou leur mari ou leur frère ou leur oncle, n'a pas su (sic) résister à 'l'ambiance négative au travail", au " phénomène de stress" ou autre "pression morale" comme on dit dans les milieux à l'abri du besoin et très éloignés de ces contingences.
Qu'ils sachent que les morts ne se valent pas, qu'elles sont étalonnées en fonction d'une échelle de valeur ignorée de la très grande majorité des justiciables que nous sommes en puissance.
Et de toute façon, ils répèteront tous : "Rien ne démontre qu'il y ait eu une quelconque pression ou harcèlement".
Mais malheureux, s'écrie-t-on ! Faut pas confondre maintien de l'ordre et justice, répression et sanction, bien commun et profit de quelques uns...
Allez, une dernière pour la route. Vous hocherez la tête, j'en suis certain, en constatant le tranchant exceptionnel de cette décision de justice. *
(d'après La Provence, du 25 septembre 2007) :
“L’homme qui a tué sa femme lors d’un accident de chasse à Pertuis en décembre 2003 a été jugé hier par le tribunal correctionnel d’Avignon.Si la thèse accidentelle a été reconnue, il n’en reste pas moins que le tribunal a prononcé une peine à son encontre de trois ans avec sursis, la confiscation de l’arme, l’interdiction de solliciter un permis de chasse pendant cinq ans et 1 500 € d’amende."
On a cru entendre, lors de l'énoncé du verdict, les habitants de la forêt fredonner :
"Que c'est triste Venise
Au temps des amours mortes
Que c'est triste Venise
Quand on ne s'aime plus
On cherche encore des mots
Mais l'ennui les emporte
On voudrais bien pleurer
Mais on ne le peut plus"
Charles Aznavour
*au fait, le meutrier de Claude Rosseti, paisible ramasseur de champignons, abattu car confondu avec un sanglier par un gendarme à la retraite, a écopé de ...6 mois de prison...avec sursis.
09:15 Publié dans Humeur & aphorismes et périls | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 octobre 2007
Accident de chasse à Zutkerque : les betteraves aux plombs, c’est pas très digeste
Le tout dernier numéro d' Animaux magazine, le mensuel (n° 371) de la SPA, propose à l'attention de ses lecteurs, outre un très bon article sur le petit peuple des décomposeurs, des fouisseurs et des terrassiers (cloportes, coléoptères, lithobies etc) qui grouillent sous terre, un dossier sur la chasse.
La chasse, un domaine d'exceptions ! que ça s'intitule.
Tu m'étonnes qu' exception prenne un 's' à la fin.
Tirs impunis sur des espèces menacées d'extinction, dérogations spéciales pour l'utilisation d'appelants alors que l'épidémie de grippe aviaire fait des dégâts, 200 jours de chasse en moyenne alors que la moyenne européenne est de 150, nuisances sonores qui bousillent la quiétude dominicale, insécurité des promeneurs, accidents de chasse, laxisme des autorités à propos du braconnage, animaux d'élevage lâchés la veille ( oui, la veille) du grand massacre.
Chaque année, en France, 5 millions de perdrix grises et rouges, 1 million de canards colverts, 120000 lièvres, 10000 lapins de garenne sont relâchés dans la nature pour servir de cibles à ces têtes violacées.
Propriétaires malmenés, intimidés, quand ils refusent de prêter leur terrain pour des passages de meutes de chiens traquant le cerf...
Exception enfin quand des adolescents peuvent tenir une arme. C'est la chasse 'accompagnée' qui permet à un mineur de plus de 15 ans de s'initier à la meilleure façon d'ôter la vie à un être sensible et doux, à plumes ou à poils.
Bin, c'est dit !
Pour conclure, la séquence 'accident' habituelle, c'est tout de suite et nulle part ailleurs :
La Voix du Nord -édition de Saint-Omer du 23/10/07
Un accident de chasse s’est produit dimanche, aux alentours de 10 h dans un champ de betteraves à Zutkerque.
Une personne a été blessée au visage et au thorax.
Pendant une partie de chasse, un chasseur, qui visait un gibier prenant son envol, a tiré des plombs sur son collègue qui se trouvait à une vingtaine de mètres.
Kevin Degrave, âgé de 21 ans et domicilié à Zutkerque, a été blessé au visage et au thorax.
Les vêtements épais ont atténué l’impact des plombs sur le thorax.
Les sapeurs-pompiers d’Audruicq, appelés sur les lieux, ont transporté le blessé au centre hospitalier
de Calais. Les jours de la victime ne sont pas en danger.
Le chasseur qui a tiré les plombsa été mis en garde à vue. Il en est sorti dimanche en début de soirée.
10:00 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 octobre 2007
Bateau coulé, baleines en paix

Il avait fait glouglou...glouglouglou... Il finira à la casse.
Le baleinier norvégien Willassen Senior qui avait bu le bouillon le 30 août dernier à Svolvaer (Iles Lofoten, au nord de la Norvège) par la grâce d'un groupe de militants dénommé Agenda 21 (en référence au chapitre 17 du programme issu de la Conférence de Rio de Janeiro de 1992, portant protection des océans et des ressources biologiques) avait ainsi achevé, sans le savoir, sa triste vie de tueur de baleines.
Amarré au quai, il avait été 'visité' par quelques activistes et envoyé par le fond après que ces derniers aient ouvert les vannes du circuit de refroidissement.
On vient d'apprendre que ce navire n'était pas assuré et que le coût des réparations (plus de 2 millions de dollars) a dissuadé l'armateur de le remettre à flot.
Excellente nouvelle. Le coup porté à ce navire de mort touche également la Norvège car, faut-il le rappeler, ce pays contourne sciemment, depuis 1993, le moratoire sur la pêche commerciale à la baleine, en allant massacrer dans l'Atlantique nord des baleines de Minke (ou petits rorquals) dont on sait pourtant qu'elles sont en voie d'extinction.
Toujours sur le sujet de la chasse commerciale à la baleine, c'est reparti pour un tour pour SSCS (Sea Shepherd Conservation Society), l'association de Paul Watson.
La nouvelle campagne 2007/2008 est lancée; destination l'Antarctique, plus précisément le sanctuaire baleinier, où il s'agira pour le Robert Hunter (le bateau de l'association) de se mettre au travers de la route des harponneurs et navires usines de la flotte japonaise.
Le japon a prévu de tuer 1000 cétacés (dont 50 baleines à bosse) pour la saison, en toute illégalité.
L'année dernière, ce blog vous avait régulièrement tenu au fait des démêlées de SSCS (opération Leviathan) et de son capitaine emblématique avec le Nisshin Maru, gigantesque navire usine, machine à découper et à trancher, qui avait été obligé d'écourter la campagne de chasse car endommagé.
L'opération Migaloo va démarrer en décembre. Je vous donnerai toutes les infos au fur et à mesure de son évolution et des manoeuvres de la flotte baleinière japonaise dans les eaux glacées du Pacifique sud.
Pourquoi Migaloo ? C'est le petit nom d'une baleine à bosse albinos (cf photo), véritable star en Australie.
10:55 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 octobre 2007
La libération animale mise en pratique
Alors que l'on vient de se rendre compte qu'Yves Bertrand, ancien patron des Renseignements Généraux, avait le bocal fêlé (il avait déclaré à la radio, le 10 octobre, que l'écoterrorisme et l'ALF, au même titre que l'islamisme, menaçait sérieusement la France !), je fais oeuvre citoyenne en informant la population sur ce que peut faire l'ALF (Animal Liberation Front) dans les divers pays où il est engagé.
Il ne faut pas se raconter de la flûte : pour qui veut avoir connaissance des actions clandestines conduites par des militants de la libération animale, il suffit de visiter, régulièrement, quelques sites, d'être abonné à une ou deux revues à tirage limité.
Ce blog a vocation à exprimer humeur et avis. Il tient aussi à fournir des infos, les plus fiables possibles, sur les sujets qui lui tiennent à coeur.
Direction l'Italie donc; là-bas, l'ALF y est particulièrement actif.
A Brescia (Lombardie), il y a un institut zootechnique (l'IZC) public qui effectue des recherches expérimentales permettant la mise au point de vaccins destinés à la filière de l'élevage industriel.
La nuit du 10 octobre, un groupe de l'ALF s'est introduit dans les locaux de l'une des unités de ce centre et a délivré 2 lapins, 13 canards, 2 rats, 10 souris, 9 poulets et 200 poussins.
Cette unité de recherche teste notamment, sur ces animaux, les effets de l'inoculation du virus provoquant la maladie de Gumboro (seuls les poulets expriment cette maladie dont les lésions- hémorragies intermusculaires, néphrites, atrophie d'organes-sont terribles) ou encore du virus MEV (sur les lapins).
Les vaccins sont connus depuis longtemps (associés à des nettoyages-désinfections) mais bon, puisque l'argent public coule généreusement, ces techniciens s'amusent tout de même à persévérer dans l'expérimentation animale.
Tout en secourant ces bestioles, le groupe a saisi un nombre important de documents, films, qui révélent leurs conditions ignobles de détention et de traitement et a détruit les cages.
Le communiqué a été mis en ligne sur plusieurs sites (ici par exemple, en anglais et en italien : www.directaction.info/news_oct16_07.htm)
Les photos du raid sont visibles là : http://www.veganlink.antifa.net/hp/index.php?option=com_c...

11:00 Publié dans Protection et libération animale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24 octobre 2007
Tauromachie : de la sciure dans les trous de nez !
Je vais vous annoncer une bonne nouvelle. Une de celles qui donnent du coeur à l'ouvrage.
Le monde de la tauromachie en prend plein la gueule et il commence à être démoralisé. Seule la colère, froide, l'anime encore mais on devine que le moral est atteint.
La dynamique anti corrida de la Catalogne, le nombre sans cesse croissant de villes se déclarant anti taurines ont provoqué 2 événements majeurs, le jeudi 18 en Espagne : la lecture publique d'une motion réclamant l'abolition de la corrida au sein même de l'enceinte de l'assemblée nationale et surtout, la promulgation d'un nouveau règlement par le Conseil Basque en charge des spectacles, qui restreint l'accès des arènes aux mineurs de moins de 16 ans.
Cette restriction (ils ne pourront assister à une corrida qu'accompagnés, impérativement, par un adulte) est en fait une interdiction qui ne veut pas dire son nom.
Elle devrait prendre effet pour la prochaine saison. Ce nouveau règlement se substitue à celui qui était en vigueur depuis 1996.
Pourquoi donc nos aficionados français ont-ils la tête dans le sac ?
Parce qu'ils savent que ça signifie une chose fondamentale : si on limite l'accès d'un spectacle à un mineur, qu'il ait moins de 12, 14 ,16 ou 18 ans, c'est parce que ce spectacle est malsain. Qu'il appartient à un adulte de vérifier que l'enfant ou l'adolescent ne sera pas heurté par ce spectacle.
C'est similaire à la signalétique des films.
Mettez-vous donc, 10 secondes, pas plus, dans la peau d'un fana de corrida; il brame depuis des années que ce spectacle relève de la tradition la plus enracinée, la plus belle, la plus authentique, la plus noble, du pourtour méditerranéen et là, Bing ! la plus haute autorité d'Euskadi considère que finalement, il convient de lui associer des aspects dégradants, répugnants, choquants, susceptibles de heurter la sensibilité d'un jeune spectateur.
De ce côté ci des Pyrénées, vous le savez, plusieurs associations de protection animale ont demandé à N. Sarkozy de faire légiférer en ce sens.
Cette interdiction aux mineurs de moins de 16 ans ne sera qu'une étape, évidemment, mais si elle venait à être prononcée, ce serait un coup énorme porté à la tauromachie car d'une part, ça l'atteindra au portefeuille (moins de fric, ferias moins rentables) et surtout, elle chutera de son piédestal, perdant sa légitimité.
Je peux vous assurer que le milieu tauromachique est chahuté. Groggy.
Dimanche dernier, à Dax, seule une dizaine d'aficionados s'étaient mobilisés pour protester contre le nouveau règlement basque. La misère...
Et dimanche prochain, ils battent frénétiquement le rappel, inquiets, pour faire contrepoids à un rassemblement organisé par le CRAC à Mont-de-Marsan.
Ça branle dans le manche !
10:35 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 octobre 2007
Guy, mon camarade

Ta lettre est belle, comme l’aurore qui se lève.
La misère et le malheur des gens, leur sujétion. Depuis les siècles des siècles. Par les mêmes, toujours les mêmes.
Que l’on se demande comment il est possible que leur baratin puant ait encore une quelconque efficacité.
Comment donc ces nouveaux maîtres, qui seront toujours de l’autre côté de la barricade, de ta barricade, ont tenté et réussi cette récupération odieuse.
Manès Sperber, romancier, essayiste, arrêté par la Gestapo en mars 1933, relâché, membre important du Parti Communiste clandestin, activement recherché par l’occupant ensuite, disait, par l’intermédiaire de l’un des personnages de sa trilogie “Et le buisson devint cendre” : […] l’aveuglement n’est pas de la bêtise, même s’il est plus dangereux. Les français, dans leur grande majorité, ont besoin d’aveuglement, ils y trouvent leur dose quotidienne de confiance en eux-mêmes…”
Tu as survécu à ta mort, mon camarade. Ceux-là, parviennent difficilement à justifier leur existence.
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