« La corrida au secours de l’impuissance | Page d'accueil | Des toiles d’araignées dans les cheveux, des mille-pattes dans le cou et griffé par les ronces »

21 octobre 2007

L’animal est l’esclave des temps modernes

b33e15b99554c5e98bace120183b4ddf.jpg

Les acteurs de la question animale, en France comme ailleurs, sont divers.

Sur nombre de sujets, il y a concorde, consensus. Parfois, il y a désaccord.

Comme tout milieu militant, celui de la protection animale est traversé par des contributions, des théories, des oppositions marquées.

Le débat majeur qui suscite le plus de lignes de fracture, c’est celui qui traite du bien fondé du réformisme comme stratégie pour aider véritablement les animaux à se libérer de leur oppression, de la maltraitance, par rapport à l’approche abolitionniste qui elle, refuse cette politique de petits pas, de concessions permanentes, d’avancées modestes.

Au nom de la lutte pour les droits de l’animal, il y a ainsi, pour résumer, ceux qui se disent pragmatiques, protectionnistes et ceux qui se veulent radicaux, abolitionnistes.

Ceux qui disent que toute amélioration, même minuscule, de la condition animale mérite que l’on se mobilise pour elle, ceux qui rétorquent qu’il n’y a aucun compromis possible avec le système légitimant le statut de l’animal comme être dépourvu de droits.

Pour les abolitionnistes, l’animal (poule, chien, tigre, lapin etc) est un être sensible et à ce titre, fondamentament, il ne doit pas être exploité, même et surtout pour l’alimentation de l’homme.

Gary Francione, prof de droit, est américain et il est celui qui porte le plus assidûment l’approche abolitionniste.

Il a un blog, rédigé en anglais ça va de soi et a publié un certain nombre d’ouvrages.

Des copains ont pris l’initiative de traduire les articles de G. Francione en français. Ils sont disponibles sur le site http://www.abolitionistapproach.com/fr/

Je vais vous laisser réfléchir sur la question. Des idées vont vous paraître provoquantes, irréalistes, des trucs vont vous remuer ou vous accrocher.

Tout doit être interrogé, remis en cause. Les idées arrêtées, en matière éthique, philosophique, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux.

Faîtes-vous votre propre opinion ensuite. Il n’y a que les abrutis qui ne changent pas d’avis, dit-on souvent.

Si vous souhaitez entamer la réflexion de façon conviviale, je vous suggère le blog de Joanne.

C’est ici : http://lepointdedepart.blogspot.com/

Ecrire un commentaire