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30 septembre 2007
Comité Noé : au service de l’exploitation animale
"Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les petites bêtes du sol selon leur espèce.
Dieu vit que cela était bon.
Dieu dit : "Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance et qu'il soumette les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toute la terre et toutes les petites bêtes qui remuent sur la terre !"
Ancien Testament -livre de la Genèse
Pour simplifier à l'extrême, c'est cette invitation pseudo divine qui a conduit, au mois de juin dernier, des hommes, des associations et des filières professionnelles à constituer ce fameux Comité Noé.
Je ne vais pas revenir sur cet évènement car il avait déjà fait l'objet d'une réaction, certes colorée, de ma part et je vous renvoie à mon article du 22 juin.
Car aujourd'hui, on va faire dans le sérieux.
Qui, a décidé, le 13 juin 2007, au siège de la Fédération Nationale des Chasseurs à Issy-les-Moulineaux, de former cette force de lobbying au plan national et européen ?
La FCN justement et ProNaturA France.
ProNaturA France, c'est une fédération de 9 associations professionnelles dont l'activité tourne autour de la production, l'élevage, la sélection d'espèces animales domestiques, auxquelles s'est joint, début 2007, la Fédération des Sociétés Taurines de France.
ProNaturA France fait déjà du lobbying (oups...Pardon ! On dit... De la promotion...!) pour des activités professionnelles telles que la cuniculture (lapins en clapier), l'aviculture (volailles en batterie), la colombiculture et celles qui ont trait à la sélection/amélioration génétique de races d'animaux domestiques, qu'il s'agisse d'éleveurs (d'ovins, de bovins, d'équidés etc) regroupés dans le cadre de France UPRA Sélection (fédération gestionnaire de races) ou de la Société centrale canine par exemple.
Quelle est la valeur commune de tous ces acteurs ?
L'animal n'a aucun droit. L'homme, à son égard, détient tous les droits mais il a quand même des devoirs, ce qui doit l'inciter à veiller au "bien-être" de l'animal en question dans la mesure du possible.
Chacun conviendra que cette notion de "bien-être" est large, élastique, contingente et de toute façon, elle procède de l'arbitraire le plus total puisque c'est l'homme qui juge et détermine les conditions qui entourent ce " bien-être".
Cette valeur commune refuse donc, farouchement, d'abolir la distance qui existe entre l'animal, objet d'utilisations diverses et variées, et l'homme, qui a tous les droits sur lui.
Toutes ces associations, qu'elles soient professionnelles ou non, rejettent par conséquent l'anthropomorphisme (le fait de prêter à l'animal des sentiments, des ressentis humains) mais également toute idée de lui accorder un statut juridique.
La Fédération Nationale des Chasseurs est très claire sur le sujet : la chasse véhicule des valeurs humaines essentielles et elle délivre un vision non anthropomorphique de la nature.
Enfin, elles abhorrent l'antispécisme.
Ces associations ont à ce titre plusieurs ennemis : les "zoophiles ordinaires", "les zoophiles militants" et les "animalitaires".
Vous remarquerez que l'emploi du terme "animalitaires" fait objectivement penser, en creux, à "humanistes".
Ceci signifie que les "animalitaires", en plus d'être des "Rousseauistes niais", des écoterroristes, des extrêmistes qui revendiquent l'égalité animal/homme en droits, sont bien sûr des anti-humanistes.
L'exemple type de leur détestation, c'est le militant vegan.
Mais les défenseurs des animaux ne trouvent pas grâce à leurs yeux car ils sont soupçonnés de vouloir traiter l'animal comme un être humain.
Comme il leur est insuportable de constater la "mollesse" des anti-corrida, leur sensiblerie, qui "sapent les fondements (judéo-chrétiens) de la civilisation ", cet affadissement de la sensibilité qui s'oppose aux principes héroiques, d'engagement, de la tauromachie.
Restons-en à la tauromachie; la FSTF ne vient-elle pas, sur son site, de lancer ce cri : ”La cause des taurins se confond désormais avec celle des chasseurs, des pêcheurs, des éleveurs, des gaveurs, des fourreurs des maroquiniers, des chausseurs, des animaleries de laboratoire et des animaleries tout court, des entrepreneurs de cirque, des bouchers… et de la large partie de l’humanité qui souhaite rester omnivore.
Nous, occidentaux, nous n’avons pas à nous culpabiliser de notre héritage judéo-chrétien qui nous fait distinguer l’homme de l’animal.”
L'objectif essentiel de ce Comité Noé, il faut bien le comprendre, c'est de tout faire pour ne pas laisser les protecteurs des animaux définir ce que devrait être le bien-être animal.
C'est ce qui explique, notamment, le travail acharné de l'industrie agro-alimentaire française visant à empêcher, au niveau européen, l'amélioration, ne serait-ce que pour 2cm, des conditions d'élevage intensif des poulets génétiquement sélectionnés.
Les groupes qui sont derrière la création de cette force de lobbying mènent, à les entendre, un combat de civilisation. Rien que ça !
Le rapport entre animal et homme ne doit pas varier.
Le taureau devra encore mourir dans l'arène (refusant l'anthropomorphisme, les aficionados affirment que le taureau ne souffre pas, ou alors de façon complètement différente) pour magnifier l'homme.
Traiter un animal comme un humain sera bien sûr une forme de "maltraitance animale" (sic) puisque cette protection n'est pas raisonnable et raisonnée car anthropomorphique.
Voilà, j'ai été un peu long mais désormais, vous savez ce qui a rapproché, en juin de cette année, un éleveur d'oiseaux d'ornement, un producteur de foie gras, un chasseur, un aficionado, un dresseur de chiens de garde ou d'attaque.
18:25 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 septembre 2007
Corrida : une dernière pelletée de terre et …Hop ! On en parlera plus
Je n'en reviens pas !
Le quotidien Sud-Ouest a publié, jeudi 27 septembre, un article copieux sur l'opposition grandissante des anti-corrida et ce, de manière vraiment satisfaisante, intellectuellement honnête, sans mauvaise foi, objective.
Il résume ce que l'on pourrait bien appeler la fin programmée de la corrida, avec quelques faits significatifs qui avaient été portés à votre connaissance sur ce blog.
Quand on sait que le fond de commerce de ce journal c'est justement la tauromachie, ça ne laisse pas d'étonner.
Alors, bon prince, je vous le livre in extenso, ci-après.
Ce papier, signé par Jacky Sanudo, me servira d'introduction à un article que je vous avais promis il y a quelque temps sur le Comité Noé.
Demain, je vous dirai tout ce qu'il faut savoir sur ce Comité, les conditions qui ont entouré sa constitution, ceux qui sont derrière et quels sont leurs desseins.
Réservez votre dimanche, mes poussins et en attendant, bonne lecture.
« Je hais la corrida. Parce que je hais la mort. La mort n'est pas un spectacle. La mort n'est pas un jeu. »
On l'avait presque oublié, mais un des opposants historiques à la tauromachie porte de grandes moustaches. L'écrivain François Cavanna, l'un des fondateurs de « Charlie Hebdo », est tellement contre presque tout que sa croisade s'essoufflait. Du moins le croyait-on.
Et puis en 1994, Francis Cabrel sort un « Samedi soir sur la Terre » avec « La Corrida » comme chanson phare : « Je les entends rire comme je râle. Je les vois danser comme je succombe. Je ne pensais pas qu'on puisse autant s'amuser autour d'une tombe. » Le chanteur d'Astaffort n'a pas souhaité pousser plus loin son engagement anticorrida.
D'autres l'ont fait pour lui, quitte à passer pour des rêveurs, parfois agressifs, qui lancent du Mercurochrome sur les chemises blanches des aficionados qui se rendent aux arènes. Leur présence pour la première fois de leur histoire devant les arènes de Dax le 14 août dernier n'est pas passée inaperçue et pas seulement parce qu'à leur tête se trouvait l'ancienne star du porno Zara Whites.
La mouvance « abolitionniste » se structure depuis plusieurs années.
Des associations comme la Flac (Fédération des luttes pour l'abolition de la corrida), l'Alliance anticorrida ou le Crac (Comité radicalement anticorrida) ont vu le jour. Depuis 2006, elles ont reçu, renfort non négligeable, l'appui des troupes de la nouvelle présidente de la SPA, Caroline Lanty. D'ores et déjà, celle-ci demande l'interdiction d'accès aux arènes aux moins de 16 ans.
Privés de télé. Le nouvel élan des opposants à la tauromachie est parti d'un concours de circonstances, avec Renaud comme nouvelle égérie de la cause. Le chanteur, dont « Rouge sang » est le dernier album en date, a prêté sa voix à un spot publicitaire qui devait passer à la télévision. Mais le Bureau de vérification de la publicité (BVP) a décidé de ne pas le diffuser, arguant que les images de mise à mort pouvaient heurter la sensibilité des jeunes téléspectateurs.
« Nous avons alerté le président de la République. Il s'agit d'atteinte à la liberté d'expression. On dit vouloir protéger les enfants de ce spectacle alors que les portes des arènes leur sont grandes ouvertes et que parfois la gratuité est proposée aux moins de 14 ans pour des novilladas », affirme l'ancien rugbyman Thierry Hély, responsable de la communication du Crac.
L'association s'est servie de l'incident comme d'un levier médiatique.
Le vent en poupe, le Crac et son nouveau bureau ont déménagé d'Alès pour s'installer en Dordogne, du côté de Saint-Astier.
L'espoir ouvert par la promesse de Nicolas Sarkozy d'inscrire la corrida à l'ordre du jour du Grenelle de l'environnement, qui s'ouvrira en début de semaine prochaine, a dopé les énergies (1).
Thierry Hély a envoyé à 785 députés européens le film « Alinéa 3 », de Jérôme Lescure. De quoi s'agit-il ? D'abord le titre : il fait référence à la loi dite Ramarony-Sourbet, du 24 avril 1951, qui, par l'article 521-1 du Code pénal, introduit une tolérance en faveur de la pratique de la tauromachie dans les communes où existe « une tradition locale ininterrompue ». Le coup de pouce des « people ». Le film est une compilation d'images d'un quart d'heure, sans commentaires, de piques, de banderilles, d'épées, d'estocs et de sang, beaucoup de sang. « Il n'y a pas si longtemps, un nombre surprenant de députés pensait qu'il n'y avait pas de mise à mort en France. Il nous fallait combattre cette ignorance au sujet de ce soi-disant art, à l'éthique contestable », poursuit Thierry Hély.
Pour appuyer son propos, l'homme est allé jusqu'à s'introduire une fois dans sa vie dans une arène avec une caméra cachée qu'il a braquée sur l'animal. C'était à Nîmes en 2000, pour l'alternative de celui qui est devenu la grande « figura » française, Sébastien Castella. Les images ont donné « Juste pour le plaisir, le film de la honte », présenté à Cannes hors sélection lors du Festival 2002.
Pour faire entendre leur voix qui, selon eux, a longtemps été muselée, les anticorridas avaient besoin d'un coup de pouce (financier), qui est venu des « people » qui se sont ralliés à leur cause, avec l'ancienne patineuse Surya Bonaly en première ligne. Aujourd'hui, le Crac se vante d'avoir fait signer la pétition abolitionniste à près de 600 personnalités. Parmi elles : Yannick Noah, Alain Delon, Françoise Hardy, Jean-Claude Van Damme, Arielle Dombasle, Laurent Gerra, Michel Onfray, Nicolas Hulot, Hubert Reeves, Geneviève de Fontenay... Une liste à laquelle s'est ajouté ces derniers jours Jean-Pierre Rives.
Pour Claire Starozinski, fondatrice d'Alliance anticorrida en 1994, ce sont ces nouveaux adhérents et donateurs qui ont permis à son association d'avoir deux salariés et un budget annuel de 70 000 euros, investi en grande partie dans des coups publicitaires comme cet avion qui a survolé Nîmes pendant la feria avec une banderole anticorrida. Comme des bisons.
Dans une ville « taurine » comme Béziers, le Crac a obtenu 23 000 signatures contre la tauromachie sur 70 000 habitants. En 2001, à Toulouse et Fréjus, plus de 80 % des personnes interrogées rejetaient ce spectacle. Comme quoi une feria sans taureaux est imaginable. Encore une brèche dans laquelle se sont engouffrés les anti.
Quand on parle à Thierry Hély de culture et de disparition de la race taurine, il s'emporte : « Au nom des traditions, combien de barbaries ont-elles été commises ? Les exécutions sur les places publiques étaient des traditions et d'une certaine manière, l'esclavage aussi. Tous deux, que je sache, ont été abolis. »
Peintre de la cause anticorrida à ses heures, le natif du Cap-d'Agde croit que la tauromachie disparaîtra à court ou moyen terme, du moins en France. Et espère que les taureaux se retrouveront dans des parcs comme, en d'autres lieux, on préserve les bisons. Car pour lui, la seule chose magnifique dans la tauromachie, c'est l'animal, dont il accepterait cependant l'extinction de la race pour que cesse le spectacle.
Le spectre de cette fin hante de plus en plus les aficionados, y compris en Espagne où les arènes, hormis à l'occasion des grandes ferias (Séville, Madrid), n'annoncent que rarement le « no hay billetes » (complet). Le monde taurin souffre de désaffection. Selon un sondage Gallup de décembre 2006, seulement 26,7 % des Espagnols se disent encore intéressés par la corrida.
La fameuse « Fiesta Nacional » a du plomb dans l'aile. La télévision publique espagnole (TVE) pourrait ne plus retransmettre les corridas en direct. Et dans l'autonomie catalane, 30 villes se sont déclarées anticorridas pour lutter contre « l'espagnolisme ». Le 17 juin dernier, la Monumental de Barcelone a fait cependant le plein avec le retour du matador José Tomas. Ce n'était pas arrivé depuis vingt-deux ans. Qu'ils soient 3 000 manifestants anticorridas au pied des arènes ce même jour, c'était du jamais-vu !
(1) Surya Bonaly et la présidente de la SPA, Caroline Lanty, ont été reçues hier après-midi par Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo.
18:35 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 septembre 2007
Cirques animaliers : les paillettes de la misère
(Tonga-9 ans)
Regardez comme il était heureux et épanoui dans sa cage sale et étroite du cirque Luigi Zavatta avant qu'il ne soit extrait de cet endroit merveilleux par une décision de justice *.
Comparez maintenant avec cette photo où l'on voit toute la tristesse de Tonga s'apprêtant à se glisser dans l'eau d'un cours d'eau du parc naturel SANWILD (Afrique du sud) où il a été transféré il y aura bientôt un mois.

Plutôt que s'endormir sur sa litière avec vue sur les réverbères des parkings français, c'est désormais le spectacle d'un crépuscule comme celui-ci qui accompagnera le sommeil de cet animal.

Les cirques animaliers, vous n'irez plus chez eux, même par hasard.
*Grâce au super travail de la Fondation Assistance aux Animaux et au coup de main financier de la Fondation B. Bardot
(illustrations empruntées au site www.code-animal.com
21:05 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 septembre 2007
Ce soir là, le docteur Mengele n’a pas pu aller à la chorale, il avait trop de boulot

C'est abominable et stupéfiant à la fois.
On réalise dès lors, réellement, de quoi il s'agit quand on parle de banalisation du mal, d'angle mort de la conscience.
Le Mémorial de l'Holocauste à Washington a rendu publics les 166 clichés pris par Karl Höcker, officier SS, adjoint du commandant du camp d'extermination d'Auschwitz, pendant la période printemps-été 1944, intervalle de temps pendant lequel les convois de déportés juifs hongrois terminaient leurs voyages dans un monde de cauchemar.
Ces photos montrent des officiers nazis et leurs auxilliaires féminines en train de prendre un bain de soleil sur des chaises longues lors d'une pause, ces mêmes officiers souriants, attablés dehors, prenant l'apéro, la chorale des dignitaires d'Auschwitz (la photo ci-dessus, Mengele étant le 4ème en partant de la droite au 1er rang) et tant d'autres...
Pendant que l'élimination de dizaines de milliers d'êtres humains se poursuivait à un rythme soigneusement planifié, 'digne' des meilleures organisations de travail en société capitaliste, cet homme, marié et père de famille, constituait un album souvenir, demandait à ses 'collègues de travail' de prendre des poses, de sourire, prenant la vie du bon côté malgré ce 'sale boulot'.
Cette insensibilité majeure devant l'atroce, ce détachement vis-à-vis d'une réalité confondante d'ignominie, pourtant plus que proche, sont au-delà de l'imaginable.
Ce n'est pas de l'infra-humain, ni de l'animalité. Les animaux, depuis l'aube des temps géologiques, ne se sont jamais comportés de cette façon.
C'est une mise en parenthèse de la conscience, un crash, une éclipse de l'âme, dont l'ouvrage de Jonathan Littell, Les Malveillantes, rend bien compte.
Le site :
(http://www.ushmm.org/research/collections/highlights/ausc...)
16:25 Publié dans Les malfaisants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 septembre 2007
Des lièvres Ninjas dans le Nord ?

Le mystère reste entier. Le gibier serait-il désormais armé lui aussi ? La rumeur dit que des lièvres Ninjas, rompus aux techniques de combat les plus efficaces, seraient en charge de la protection du petit peuple de la nature.
Bouleversée par ce drame, Jeannine, la compagne de l’animal, en est presque persuadée.
En effet, alors qu’il était criblé de plombs et encerclé par une troupe déterminée, Jeannot, lièvre de son état, a eu la surprise de constater que l’homme qui s’approchait pour lui donner le coup de grâce s’est soudainement effondré à quelque pas de lui, touché en plein bide.
L’enquête suit son cours.
Nous espèrons que le quotidien La Voix du Nord donnera des nouvelles des 2 victimes.
Uxem : le 23septembre
Vers 15 h, un chasseur (quinquagénaire expérimenté) s’est blessé avec son propre fusil dans un champ d’Uxem. Il tentait d’achever le lièvre qu’il venait de tirer lorsqu’il a pris par accident une cartouche de calibre 12 dans l’abdomen.
Les huit autres personnes qui participaient à cette chasse au petit gibier ont prévenu aussitôt les secours. Aucun de ces chasseurs ne présentait un taux d’alcoolémie supérieur à la moyenne autorisée.
La victime a été transportée à l’hôpital de Dunkerque. Ses jours ne seraient pas en danger.
Olé! Voilà une nouvelle fort réjouissante (pas pour le lièvre, faut pas confonfre et déconner, lui il n’avait rien demandé) pour commencer la semaine…!
Il va falloir consulter les avis de décés, pour comme dans le midi dire: “Si vé” (ne pas confondre avec civet, on ne parle pas du lièvre) c’est écrit…! Un con de moins qui ne va pas polluer la nature avec ses plombs, il les a emporté au …?
Rédigé par: grainsdesel | le Lundi 24 sept 2007 à 08:59 | Gérer
YOUPI..YOUPI…ENCORE..ENCORE….
Rédigé par: Michelle | le Lundi 24 sept 2007 à 16:57 | Gérer
L’enthousiasme de nôtre Suricate fait plaisir à voir ! de si bonnes nouvelles me réjouissent pareillement LOL……..
Rédigé par: BlancheFabret61 | le Mardi 25 sept 2007 à 08:49 | Gérer
C’est le fusil Pan-dans-la-gueule! (merci Franquin!)
Rédigé par: jehaismesvoisins | le Mardi 25 sept 2007 à 08:49 | Gérer
@grainsdesel
@michelle
@blanchefabre
@jehaismesvoisins
J’étais si fier de mon jeu de mot vaseux….Personne ne l’a remarqué !
La compagne du lièvre s’appelle Jeannine et Ninja, en verlan, ça donne Jeannine…
Bon, je vais me pendre !
Rédigé par: taomugaia | le Mardi 25 sept 2007 à 10:01 | Gérer
hihihi, trop cool, je n’avais pas compris non plus…mais dis quand ils disent:La victime a été transportée à l’hôpital de Dunkerque. Ses jours ne seraient pas en danger.
on parle bien du livèvre, j’espère?
Rédigé par: zara whites | le Mardi 25 sept 2007 à 19:09 | Gérer
Il me semble que cette année le ménage est plus important! deviendraient-ils maladroits ou les QI seraient-ils de plus en plus bas chez les chasseurs?
Rédigé par: Lhuna | le Jeudi 27 sept 2007 à 01:16
15:55 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Conflit de canard : un exemple de chasseurs responsables qu'on aimerait voir plus souvent

Dans l'idéal, ya pas mieux. Ce serait, comme dirait l'autre, de la régulation proche de la perfection.
Qu'ils se soient engueulés pour se partager la dépouille plombée d'une grive, parce que l'un n'a pas apprécié d'être traité de cocu royal par l'autre ou bien que l'autre ait émis ses plus fortes réserves sur l'efficacité du cablage neuronal de l'un, le fait demeure : ça s'est réglé à coup de fusil de chasse.
Le quotidien L'Union ne manque pas de nous éclairer sur ce qui s'est passé dimanche 23 :
"Un conflit entre deux chasseurs a fait deux blessés hier, peu avant 16 heures, en bordure de la RN3, à la sortie d'Epernay en direction de Dormans.
Pour des raisons qui restent à élucider, les deux hommes ont échangé des coups de fusil à plombs. L'un des deux chasseurs a notamment été blessé au cou.
Ces informations nous ont été confirmées hier soir par le parquet de Châlons-en-Champagne qui a ordonné l'ouverture d'une enquête.
Les sapeurs-pompiers et le SMUR d'Epernay sont arrivés immédiatement sur les lieux ainsi que les policiers du commissariat d'Epernay. Les jours des deux hommes ne sont pas en danger."
Mais ne partez pas... Ce n'est pas fini. Maintenant, on fait dans le classique.
L'attaque du gibier Ninja. Cette fois, il s'agit d'une perdrix, actrice et témoin heureux d'un accident de chasse.
Thècle (je ne connais personne qui s'appelle Thècle donc j'en profite), c'est le nom de cet animal (au fait, bonne fête, Thècle), elle a eu chaud, très chaud aux plumes.
Qu'on en juge, toujours d'après L'Union :
"Hier matin, vers 10 h 30, au lieu-dit Le Cerisier-Notre-Dame sur le territoire de la commune de Crupilly (canton de La Capelle, Aisne), un accident de chasse s'est produit.
Les chasseurs étaient en poste, à l'instar des traqueurs, qui eux, étaient en action.Alors qu'une perdrix se serait envolée, l'un des chasseurs aurait tiré.
La gerbe de plomb de la cartouche aurait malencontreusement atteint son voisin de ligne. La victime, un Marnais de 58 ans, domicilié à Saint-Rémy-sous-Broyes aurait reçu des plombs sur l'avant-bras gauche, l'abdomen et le thorax.
Les pompiers et le SMUR d'Hirson sont intervenus sur les lieux. Le chasseur blessé a été héliporté jusqu'au centre hospitalier de Reims pour y subir des examens."
05:45 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 septembre 2007
Tuer, oui ! Mais sportivement ! Et avec du respect pour la victime, monsieur…
Matez bien la tête de ce type. Il s'y croit, l'air légèrement abruti, fringué comme un militaire.
C'est un chasseur 'classique' reconverti en chasseur à l'arc.
Il parle de sa passion dans le quotidien La Voix du Nord car pour lui, ce dimanche 23, c'est également l'ouverture des festivités sanglantes.
Après nous avoir délivré le baratin habituel (le frisson né de l'affût etc), il pousse le cri du coeur, en toute franchise, loin de l'hypocrisie de certains viandards qui nous bassinent avec leur chasse responsable et qui se revendiquent comme de vrais écolos ou encore d'authentiques protecteurs de la nature : " Faut pas croire, on cherche à tuer le gibier nous aussi ." insiste Marc Ansart.
Eh bien voilà, c'est dit !
16:55 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 septembre 2007
Sans exploiteurs, sans exploités

Quand j'ai, rarement il est vrai, un coup de mou, un cardan qui faiblit, je me jette sur leurs mémoires.
Elle, Louise Michel (Mémoires- petite collection Maspéro 1979) et lui, Alexandre Marius Jacob (Souvenirs d'un révolté- L'Insomniaque 1996).
Tous deux anarchistes, rebelles à l'injustice et au malheur, prisonniers de la guerre sociale, elle, communarde et déportée par l'ennemi versaillais au bagne en Nouvelle-Calédonie, lui, révolutionnaire et cambrioleur, déporté lui aussi dans un bagne colonial, celui de Cayenne, la guillotine sèche comme on disait.
Jamais il ne se sont reniés, jamais ils n'ont abdiqué de leur dignité devant l'ordre brutal et inique, jamais ils n'ont baissé les yeux devant les gardiens assermentés de ce monde aliénant, même mis aux fers.
C'est, en moi, un impératif catégorique que de ne pas me trouver des échappatoires face aux difficultés qui se présentent.
Plutôt crever, tiens ! Tellement j'aurai honte au regard de Louise et d'Alexandre; Louise, ma bonne Louise, jamais défaite par la prison, la Centrale et le bagne.
Louise, qui disait ceci :
" Au fond de ma révolte contre les forts, je trouve du plus loin qu'il me souvienne l'horreur des tortures infligées aux bêtes.
Depuis la grenouille que les paysans coupent en deux, laissant se traîner au soleil la moitié supérieure, les yeux horriblement sortis, les bras tremblants, cherchant à s'enfouir sous la terre, jusqu'à l'oie dont on cloue les pattes, jusqu'au cheval qu'on fait épuiser par les sangsues ou fouiller par les cornes des taureaux, la bête subit, lamentable, le supplice infligé par l'homme.
Et plus l'homme est féroce envers la bête, plus il est rampant devant les hommes qui le dominent.
C'est que tout va ensemble, depuis l'oiseau dont on écrase la couvée jusqu'aux nids humains décimés par la guerre.
Cela finira-t-il jamais ?"
12:50 Publié dans Humeur & aphorismes et périls | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 septembre 2007
Fête de la torture du Toro de la Vega : ils ont touché le fond de l’ignoble

C'est difficile à croire mais en ce début de 21ème siècle, il y a, en Espagne, en région de Castille et León, province de Valladolid, une ville qui attire, chaque année, début septembre, tout ce que le pays compte de sadiques, d'individus complètement pourris de l'intérieur, la pire engeance qui puisse se trouver dans cet Etat de l'Union Européenne.
Cette ville de merde qui s'appelle Tordesillas (8400 habitants) est toute fière de perpétuer une fête datant du 16ème siècle, celle du Toro de la Vega.
Je vais vous en parler brièvement sinon je vais avoir des haut-le-coeur.
Un taureau est d'abord lâché dans les rues de la ville puis il est forcé à fuir dans la campagne environnante.
Quand je dis 'forcé', c'est vraiment parce qu'il n'a pas le choix. En effet, des milliers de salauds (on en a dénombré 35000 cette année, le 11 septembre) sont équipés qui de sabres, qui de couteaux aiguisés, qui de lances et s'échinent à poursuivre l'animal pour le blesser.
La majorité de ces cintrés est saoule.
Le pauvre taureau est choisi parmi les bêtes les moins effrayées. C'est ainsi que cette année, Jacquerito, le premier choisi, a été remplacé au tout dernier moment, car jugé trop poltron, par Enjerado (520 kg).
Enjerado a vécu, comme tous les toros qui l'ont précédé, un abominable et interminable calvaire.
Traqué pendant plus d'une heure par une foule démente, lacéré, il s'est écroulé fou de douleur, de fatigue et malgré le fait qu'il lui restait un souffle de vie, une véritable crevure qui avait obtenu ce 'droit' lui a coupé les testicules et la queue, exposées par la suite, triomphalement, depuis le balcon de l'hôtel de ville, à la population en délire.
L'ordure de cette année a un nom : José Angel Gonzaléz.
Vous vous demandez certainement comment un tel truc puisse encore avoir cours.
C'est invraisemblable.
Quasiment toute l'Espagne est opposée à cette tradition abominable; année après année, les associations de protection animale montent au feu, manifestent, pétitionnent, vont au tribunal pour la faire interdire mais rien n'y fait.
Le conseil régional, tenu par le parti conservateur (le P.P.), a déclaré, lui, que cet évènement avait un intérêt touristique.
Ah, au fait, les reporters, journalistes et photographes sont tenus systématiquement (par l'intimidation si besoin est) à l'écart de ce spectacle.
Ils ne sont pas les bienvenus. Rares sont donc les images (encore plus rares sont les films) qui dévoilent ce qui se passe dans ce coin arriéré du nord-est de l'Espagne.
Vous savez pourquoi ? C'est irregardable ! Ça donne la nausée.
Tant de bêtise, de cruauté, concentrées à ce point, c'est terrifiant.
18:10 Publié dans Les malfaisants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 septembre 2007
Douce France ou terre de malheur ? Cette année, la mode est au treillis, à l’habit de lumières et à l’uniforme.

N'en jetez plus ! La cour est pleine.
Je vais arriver au bout de mes capacités d'indignation.
La rage me prend dans ses petits bras et elle serre, elle serre.
Tests ADN pour les candidats au regroupement familial, quotas d'expulsions qui doivent être respectés à l'unité près sous peine de réprimande, offensive contre les régimes spéciaux, cette France qui pue du bec et qui s'habille en treillis pour garder les gigantesques propriétés privées des amis milliardaires de Sarkozy, me débecte.
Tout est lié, dit-on souvent.
Les mentalités crapoteuses, serviles avec le pouvoir, toutes disposées à faire des fellations aux puissants qui nous gouvernent en échange d'une sécurité précaire, les malheureux qui maltraitent, avec fierté, d'autres plus malheureux qu'eux parce qu'ils n'ont pas eu la 'chance' de naître dans le Berry, les pollueurs, volontaires et involontaires (et la pollution des plombs de chasse, connards de chasseurs, vous ne connaissez pas ?) de la nature, de nos esprits (promotion de la corrida), se sont donné la main pour faire de ce pays un endroit vraiment infréquentable.
Comme les bonnes nouvelles se font rares, signalons la belle performance de Cayetano Rivera Ordóñez, matador célèbre, qui, lors de la feria d'Albacete (Espagne), alors qu'il tentait de charcuter son 1er toro, a reçu un magnifique coup de corne dans la cuisse droite (plaie large de 7 cm et trajectoire longue de 15 cm), blessure qui s'avère beaucoup grave que prévu.
(c'est lui, sur la photo).
En effet, sur le coup, ce pantin sanguinaire a fait comme si de rien n'était (regardez...même pas mal !) et a réussi à crever la pauvre bête.
Mais à l'hosto, ce fut une autre paire de manches. Veine saphène interne sectionnée, rien que ça et je ne vous raconte pas l'état du muscle.
Tu peux tirer une croix sur le ski dans les Pyrénées, mon pauvre gars.
15:35 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

