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31 août 2007
NKM : à la faveur de l’été
![]()
Vais-je devoir me ressaisir ? Est-ce un moment d'égarement ?
Comment dire...
Pour l'instant, je pense du bien de NKM, qui est quand même membre d'un gouvernement de droite, droite foutrement décomplexée qui saura, elle, tenir ses promesses.
Nathalie Kosciusko-Moriset, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie a tenu tête, tout au long de cet été, aux ultras du pastoralisme glouton d'argent public et aux chasseurs-éleveurs excités par une pauvre bestiole déracinée dénommée Franska.
Cet animal, avant de mourir sur cette route, s'était fait plombé, ce qui est tout à fait illégal mais les chasseurs, la légalité, il s'en foutent royalement dès que quelque chose dépasse du cadre riquiqui de leur univers mental (le fusil à l'homme, les casseroles à la femme, le rouge en cubi, le lièvre en terrine et le chien à la niche).
Franska, c'était trop compliqué pour eux, ça ne collait pas avec leur simplicité.
Un communiqué du ministère de l'Ecologie, daté du 29 août, leur rappelle donc qu'ils vont devoir rendre des comptes si jamais ils se font gauler.
NKM a effectivement annoncé qu'elle venait de demander un complément d'enquête au procureur de la République de Tarbes sur les actions hostiles dont Franska a été victime depuis son introduction.
Cette enquête viendra compléter les plaintes déposées par 2 associations (dont FERUS) pour destruction d'espèce protégée.
Elle demande que les responsabilités pénales soient recherchées et elle n'a pas manqué de souligner que " le renforcement de la population d’ours brun dans les Pyrénées répond aux obligations communautaires de la France en matière de préservation de la biodiversité.".
Ce qui est un message clair à destination des anti-ours (et des anti-loup, qui commencent, eux aussi, à emmerder sérieusement le monde) : il y aura d'autres introductions.
N. Kosciusko-Moriset a envoyé paître ceux qui voulaient mettre le feu à la montagne et va devoir résister désormais aux ultras de la chasse, de la corrida et aux lobbies de l'agro-alimentaire.
En effet, l'heure est à la préparation du Grenelle de l'environnement. C'est l'ébullition, les propositions affluent, très nombreuses et pour en connaître certaines, je crois que ça va être chaud !
Au sujet des OGM , NKM a déclaré : " il a fallu créer un groupe (de travail, en plus des 6 autres) parce que nous voulons traiter proprement cette question".
Humm, je verrai bien, là-dessous, les prémisses d'un moratoire sur les essais en plein champ.
On parie ?
15:00 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 août 2007
Taureau : 2 - José Tomás : 0

Le guignol qui fait le fier, sur la photo, c'est José Tomás, un "diestro" comme l'appellent les grands brûlés de la sensibilité, c'est à dire l'équivalent, dans la corrida, d'un Zidane pour faire bref.
Mais les journalistes aiment bien utiliser le terme de prodige à son endroit : ça donne à cette distraction sadique un petit côté "artistique", que seuls les connaisseurs savent apprécier.
Eh bien ce con, il s'en est payé une bonne tranche hier après-midi en Espagne, dans l'arène de Linares (Jaén).
Son premier toro ne l'a pas raté ! 2 coups de corne dans la cuisse droite, soit des trajectoires de 15 et 10 centimètres.
Pissant le sang, il a été transporté à l'hôpital de San Agustín mais la chance était dans son camp, l'artère fémorale n'ayant pas été touchée.
C'est mal barré pour qu'il charcute, le 15 septembre prochain, à Nîmes, ses derniers taureaux de la saison française.
Nîmes justement. Parlons-en.
Le maire UMP de cette ville de sang a écrit une bafouille il y a peu au Président de la République, en lui donnant du " Cher Nicolas", pour gémir sur l'attention portée aux protestations des anti corrida et la promesse qui leur aurait faite d'aborder ce sujet chaud pendant le Grenelle de l'environnement.
Jean-Paul Fournier exige donc en retour que toutes les parties concernées par la tauromachie (professionnels, aficionados, clubs taurins etc) soient invitées, à cette occasion, à donner leur avis.
Et ce maire de conclure sa lettre (rendue publique) par ces mots dont les siècles à venir garderont la trace (baveuse, la trace) :
“La tauromachie, élevée au rang d’Art par Théophile Gautier, Federico Garcia Lorca, Maurice Ghana, Pablo Picasso, Ernest Hemingway, Michel Leiris, Jean Cocteau, André Masson ou Jean Cau, ne peut être résumée à la caricature odieuse qui en est faite par quelques abolitionnistes qui se comportent en maîtres du « politiquement correct » et de la pensée moralisatrice les plus rétrogrades.”
Je croyais qu'un élu se devait de représenter l'intérêt général.
15:15 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 août 2007
La mort, pour les animaux de laboratoire, est la grâce
Il est décédé avant hier. A Lugano.
Hans Ruesch, né en 1913 à Naples, de parents suisses.
Après une vie sportive, agitée, il en était venu, d'effroi en écoeurement, à consacrer le reste de son existence à exiger l'abolition (pas l'aménagement, l'abolition !) de la vivisection.
Pour tout militant de la cause animale en général, de la lutte antivivisectioniste en particulier, son ouvrage majeur, "Ces bêtes qu'on torture inutilement"- Editions Pierre-Marcel Favre (1980) est un livre exceptionnel, dur, éprouvant.
Je l'ai devant les yeux.
Je me rappelle, il y a un peu plus de 20 ans, que je m'étais efforcé de le lire en entier, pour pouvoir affronter les réfutations, les critiques, les attaques des passants que je sensibilisais, pétition à l'appui, sur le sujet de la vivisection.
Mes compagnons m'avaient prévenu : "tu devras être impeccable dans tes arguments pour renverser l'opinion générale", produit d'un stupéfiant bourrage de crâne, d'une duperie, d'une manipulation, d'une intoxication conduites par une industrie pharmaceutique toute puissante.
Et la hantise de la question classique : "Il faut choisir entre un chien et votre enfant, Monsieur !"
Le chemin de l'abolition passait (et passe toujours) par l'information. Il fallait être solide dans l'argumentation pour accabler la vivisection et ses monstrueux techniciens.
A la fin de ce livre, il y a un cahier spécial, scellé lors de l'achat, avec un avertissement. Que des photos, terribles, bouleversantes.
Aujourd'hui, comme hier, je suis incapable de les examiner autrement que mécaniquement.
L'engagement contre ce fléau ignoble qu'est la vivisection est assurément l'un des plus difficiles qui soit. Les progrès sont dérisoires, l'ennemi se chargeant de distiller tous les jours des contre-vérités anesthésiant tout sens critique.
En mémoire d'Hans Ruesch, pour manifester mon estime, mon admiration à l'égard de tous ceux qui poursuivent le combat, son combat, contre cette science démente, je vous livre un extrait de ce bouquin.
" On crucifie un chien pour étudier la durée de l'agonie du Christ. On éviscère une chienne gravide pour observer l'instinct maternel dans les affres de la douleur.
[...] Exceptions ? Cas limites ? Au contraire, c'est la règle.
Chaque jour, entre les mains d'individus qui passent pour des autorités médicales ou désirent acquérir cette réputation ou obtenir un titre, ou du moins un emploi lucratif, des millions d'animaux-surtout souris, rats, cochons d'Inde, Hamsters, lapins, chiens, chats, cochons, tortues, singes, mais aussi chevaux,ânes, chèvres, oiseaux et même poissons-sont aveuglés lentement par des acides ou rapidement par des lasers, soumis à des chocs électriques, à des immersions répétées ou à des inoculations de virus mortels, empoisonnées, éventrés, gelés pour être ranimés puis gelés à nouveau, condamnés à mourir de faim, de soif, de chaleur ou de froid, souvent après qu'on leur a extirpé entièrement ou partiellement diverses glandes ou sectionné la moelle épinière, ou qu'on a pratiqué sur eux quelque autre intervention chirurgicale."
Le site : http://www.hansruesch.net/
18:10 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 août 2007
Allez Francis et Alain, assumez ! Le spectacle de la souffrance vous fait jouir ? C’est entendu !

Et, au 6ème jour, Dieu s'adressa à Francis Wolff en ces termes :
-j'ai presque fini mon boulot de créateur, mon gars; écoute bien ce que je vais dire, je ne le répèterai pas. T'es comme un philosophe, on dirait bien, alors tu vas vite piger.
Le muguet a été créé pour être cueilli le 1er mai, les abeilles pour faire le bon miel des céréales de Kellogs®, le chien pour aller chercher la baballe, l'oie pour produire du foie gras qui accompagnera vos bitures du nouvel an, l'âne pour crouler sous les charges, le lap...
-Et le tautoreau ? Bafouilla Françis...
-Le quoi ?
-Le taureau, je veux dire, se rattrapa notre philosophe. T'as prévu quoi comme destin pour lui ?
-Le taureau, en vérité je te le dis, sera à la disposition de l'homme pour périr dans l'arène, en été de préférence car c'est plus sympa d'assister à une corrida habillé d'un bermuda et d'un T-shirt Canal +.
Sueur au front, les mains moites et tremblantes, Francis Wolff se jura, dès lors, de consacrer sa vie entière à transmettre ce message divin et de se mettre au service de cette tradition culturelle digne des plus grandes oeuvres de l'esprit.
La corrida.
Prof de philo à l'Ecole Normale supérieure, Francis a tellement essoré ses neurones qu'il en est ressorti un jus épais qui a servi à boucler un livre publié récemment : Philosophie de la corrida, (éd. Fayard, 2007).
Le monde de la tauromachie a encensé cet ouvrage comme il se doit. Mais Françis Wolff ne se veut pas l'idéologue des aficionados. Il laisse ce soin à d'autres.
Je vous en parlerai très bientôt quand je reviendrai sur la constitution de ce Comité Noé.
Comme il lui restait un peu de rabiot de ce jus de crâne, Francis a décidé d'en faire profiter les lecteurs de Libération.
Alain Léauthier, répartition des rôles oblige, après s'être masturbé frénétiquement devant un spectacle de combat de chiens, se chargera, lui, d'asséner l'argument qui tue dans Marianne : "le droit de vie et de mort que nous avons sur les animaux n'est pas un pêché (sic), mais un devoir"(1).
Alain, il aime certes le "spectacle de la mort et du risque" mais il n'est pas fin.
Francis, il est philosophe, ça passera mieux.
Alors Francis, il a été grandiose (2). Tout y est passé : anthropologie de l'altérité animale, esthétisation de la violence, poésie du sang versé, catharsis rituelle, contrôle des émotions, sublimation de la peur.
Du classique de chez classique; dissertation laborieuse sur le courage de l'homme face à la puissance de la bête, musclée, farouche et brave.
Fantasme fascisant, désir en berne, sensibilité congelée.
Pour éviter de reconnaître qu'ils bandent devant le spectacle de la souffrance, les Francis et Alain se creusent les méninges pour conceptualiser leur perversion.
C'est normal, car personne ne peut assumer un tel goût pour la douleur provoquée sciemment à un être vivant.
Sauf à passer pour un authentique sadique.
Donc, conceptualisons.
Francis Wolff : "qui voudrait qu’on traite les taureaux de combat comme les paisibles ruminants qui peuplent nos campagnes ?"
Une dernière pour la route ? " La corrida montre le toro comme un être qu’on honore en le combattant et non comme un être qu’on avilit en l’abattant ".
Francis a fait des études, Hypokhâgne, Khâgne et normale sup' mais Françis nous prend pour des niais en affirmant que le martyre des animaux d'élevage (ce qu'il reconnaît) justifierait, en négatif, le brave destin (sous-entendu, pas comme celui de ces larves de veaux élevés en batterie) des toros du pourtour méditerranéen.
Les toros bravos, ce ne sont pas des tapettes, c'est bien ce que ça veut dire ! Francis le dit un peu plus intelligemment qu'Alain : "mieux vaut mourir en combattant que de vivre à genoux".
Et ces aficionados, courageux derrière les barreras , ils sont donc l'élite de l'humanité.
Mais pourquoi refusent-ils, tous autant qu'ils sont, les Françis, les Alain, les Gérard (Jugnot), d'assumer ce fait : ils jouissent du spectacle de la mort, ils sont excités par le sang.
Pourquoi ne nous disent-ils pas : "oui, vous avez raison, j'aime voir un être vivant souffrir, ça me fait comme des picotements dans le bas du ventre ?"
Ensuite, tout est question de degré dans la pathologie.
1) www.marianne2007.info/Corrida-ils-defendent-le-ta...
2) Libération du 28 août-pages Rebonds
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22:10 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 août 2007
Précoces, intrépides et sadiques
Deux pour le prix d'un !
Alfonso Oliva Soto et Rubén Pinar, apprentis sadiques (on dit 'novilleros'), avaient décidé de faire faire des économies aux services de santé de la Communauté Madrilène en ayant le bon goût de se faire encorner le même après-midi, dans la même arène.
Lors de la novillada de Collado Mediano, le 24 août, ces 2 jeunes garçons, qui préfèrent torturer des taureaux plutôt que de taquiner les filles de leur âge et de bosser à l'école comme n'importe quel ado normalement constitué, se sont fait choper sévère par leurs victimes.
Le premier était en train de faire ses passes de muleta à la con quand il s'est pris un méchant coup de corne dans l'abdomen (plaie de 20 cm). Rapatrié à l'hosto, le pronostic était réservé au début mais il semble que ça aille mieux.
En tout cas, il n'est pas prêt de faire le mariole sur la plage pour épater les copines !
Le deuxième, Rubén Pinar, 17 ans (ya pas de photo car ça n'en vaut pas la peine), a dégusté un coup de corne dans le haut de la cuisse (16 cm quand même) sans qu'une artère ne soit touchée.
Même punition : il finira l'été accroché à un déambulateur, risée des belles espagnoles qui iront danser sans lui dans les concerts du groupe Tokyo Hotel.
Ah oui, vous ne saviez pas ? Rubén Pinar a tué son 1er taurillon à...9 ans et a effectué son début de carrière en Colombie car il n'avait pas l'âge légal (16 ans) pour le faire en Espagne.
Que se passait-il dans la tête des parents pour qu'ils en arrivent à donner comme éducation, à ce gosse, la banalisation de la cruauté et l'exaltation de la violence ?
23:05 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 août 2007
OGM : une loi pour ne rien changer ?

Et s' il y avait un rapport ?
Et si la FNSEA avait passé un petit coup de téléphone à J-L Borloo afin de lui faire part de l'énervement croissant de ses adhérents devant les destructions renouvelées de parcelles OGM par les Faucheurs volontaires.
Je vous ai parlé hier de la plainte de Monsanto déposée à l'occasion de la destruction, samedi dernier à Janville (Eure-et-Loir), d'une parcelle de 2000 m2 de maîs.
Rebelote hier. Monsanto (associé à cette occasion à Biogemma), a porté plainte pour le pliage, effectué dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 août, de 3 ha de parcelles d'essai à Mauroux (Gers) où elle menait 4 expérimentations.
La société Biogemma, elle, se plaint de la destruction d'une culture de 360 m2 à Sauvetat (toujours dans le Gers).
Jean Louis Borloo s'est donc indigné hier de façon opportune; il a déclaré qu'au sortir du Grenelle de l'environnement, une loi sera présentée afin de mettre fin à une "situation complètement hypocrite en France".
En effet, les possibilités de réaliser des essais en plein champ sont encadrées par un décret pondu à la va-vite par le gouvernement Villepin (auquel appartenait Borloo !).
Les faucheurs volontaires ne sont pas preneurs de cette loi. Ils exigent un moratoire. C'est pas sorcier et compliqué et c'est déjà le cas en Allemagne !
Mais, ici, le poids de la FNSEA et des nécroentreprises comme Monsanto, Syngenta, Pioneer Génétique, Seeds SAS et autres est loin d'être négligeable.
Le site interministériel qui recense (avec localisations et surfaces) les parcelles d'expérimentation : www.ogm.gouv.fr
16:15 Publié dans Les assassins de la nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 août 2007
Monsanto : l’empire du mal

-Et toi, au fait, tu bosses où ?
-Dans une grosse boite, une multinationale américaine. Monsanto...Tu connais ? Je suis en R/D (Recherche & Développement)
-Vaguement... C'est un semencier, c'est ça ?
-Pas seulement, on fait pas mal de choses mais en définitive, on est plutôt discrets. Faut dire qu'il n'y a vraiment pas de quoi la ramener
-Comment ça ?
-Notre taf, c'est de faire crever ce qui vit. Monsanto, c'est une nécroentreprise. Et ça remonte à loin. A la fin de la 2ème guerre mondiale, par exemple, on avait noué un partenariat avec IG FARBEN, la société allemande de chimie qui avait produit le Zyklon B, le gaz utilisé dans les camps d'extermination
-Mais c'est ignoble !
-Oui, pour Monsanto, l'argent n'a pas d'odeur, même si elle est nauséabonde
-Mais tout ça c'est le passé, tout le monde s'en fout désormais
-Eh bien non, dans l'abject, on a de la constance ! Tu ne savais pas que grâce à nous, l'armée américaine a pu déverser 83 millions de litres de défoliants sur le ViêtNam pendant la guerre. Cet herbicide, chargé de la dioxine la plus toxique, il était connu sous le nom "d'agent orange". Cette pluie chimique, cette mort tombée du ciel, a stérilisé, empoisonné tout ce qui vivait, pour des décennies et des décennies. Encore aujourd'hui, les enfants qui naissent au ViêtNam, au Laos et au Cambodge sont victimes de malformations graves.
-C'est hallucinant ! Personne ne dit rien ?
-Pour la majorité, Monsanto c'est clean, c'est le Round-up, l'herbicide que tu balances dans ton jardin le week-end...
-Ah bon ? C'est dommage !
-Tu as raison, c'est d'autant plus dommage que Monsanto poursuit son oeuvre de mort en forçant les populations paysannes à utiliser ses semences génétiquement modifiées, comme le 'Terminator', en intimidant tous ceux qui veulent s'opposer aux OGM. Monsanto, c'est un géant mondial qui, en vendant de la mort, pesticides, herbicides, en plaçant ses OGM, en brevetant le vivant, vise à contrôler la totalité de la chaîne alimentaire et sanitaire, pour faire du fric et du fric.
-Mais ils ont des complices pour faire ça ?
-Evidemment, que ces complices soient passifs, complaisants ou actifs. Gouvernements, groupes agrochimiques, syndicats de producteurs, consommateurs, pub, citoyens, tout le monde participe à cette servitude.
Et si tu veux t'énerver pour la journée, lis ce qui suit :
21/08/07- PARIS (Reuters) -
Monsanto France annonce le dépôt d'une plainte contre les auteurs présumés de la destruction d'une parcelle de maïs transgénique samedi dernier à Poinville en Eure-et-Loir.
La parcelle, d'une surface de 2.000 m2, a été détruite "en totalité par piétinement, arrachage et casse des pieds de maïs", précise le groupe agrochimique dans un communiqué.
"Au-delà du préjudice moral pour les employés qui travaillaient sur ces essais et du retard que ce nouvel acte de violence aveugle fait prendre à la recherche française en biotechnologies végétales, le dommage économique est estimé à 50.000 euros", ajoute Monsanto.Le semencier estime que "loin de constituer un quelconque risque environnemental, les essais biotechnologiques menés dans le respect de la loi permettent justement d'évaluer la sécurité et l'efficacité des plantes concernées."

Vous avez bien compris que, question 'violence aveugle' (sic) et 'préjudice moral', Monsanto est très bien placé pour en parler !
Pour s'infomer, lutter contre Monsanto et les OGM, pour soutenir le Collectif des faucheurs volontaires, c'est ici : http://www.monde-solidaire.org
18:05 Publié dans Les assassins de la nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 août 2007
Corridas à Málaga et ailleurs: encorné parce que je le vaux bien
"Highway to hell"
Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles qui nous viennent de la tauromachie. On a senti, tout récemment, comment dire... de "mauvaises vibrations"... dans le milieu de la torture sous le soleil : accidents, inquiétudes vis-à-vis de l'offensive lancée par les anti-corrida...
Soyez-en convaincus, pour que le quotidien Libération consacre sa UNE et ses premières pages (édition du samedi 18) à l'été maussade de la corrida, c'est qu'il y a du mou dans la corde à noeuds.
Je ne vais pas vous résumer ce que ces articles disent car je suis sûr que vous allez vous débrouiller pour en prendre connaissance.
Alors, ces accidents ?
Regardez bien ces 2 photos : le tueur qui n'en mène pas large, à terre, poinçonné par le taureau ensanglanté, c'est Salvador Cortés.
Alors que ce matador s'apprêtait à exécuter cette pauvre bestiole bien charcutée auparavant par Vitorino Martín, il a reçu un phénoménal cour de corne dans l'abdomen, lui créant une plaie profonde de 25 cm ! Je ne vous raconte pas l'état de la paroi inguinale ! Transféré de suite à l'hosto, le pronostic était grave. Il semblerait qu'il soit hors de danger désormais.
Toujours à Málaga, Marie Sara, notre toréra nationale dévastée par son absence de sensibilité, a eu très chaud aux fesses.
Alors qu'elle descendait de sa monture pour achever son taureau, elle a été renversée par l'animal à bout de forces. Elle a perdu connaissance et a été hospitalisée. Fortement commotionnée, elle a pourtant assuré qu'elle serait à carcassonne le vendredi 24.
Si cette idiote cruelle s'en est tirée, ce n'est pas le cas de Marco Leal, qui, lors de la novillada de Saint-Gilles (Gard) s'est mangé un sérieux coup de corne ascendant dans le haut de la cuisse droite.
Cette blessure va l'empêcher de participer à la corrida de St-Sever. C'est toujours ça de pris.
M.Leal, comme son nom de danseuse ne l'indique pas, c'est un toréro français.
Voici sa tête alors qu'il vient de couper une oreille.

Il n'a vraiment pas l'air net, hein ?
16:55 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 août 2007
Libérez Félix et il sera des milliers

Je suis qui je suis
je suis ce que je suis
Salut !
Mon nom est Félix. Je suis un singe. Plus exactement un macaque.
Je travaille au département de psychologie expérimentale de l'université d'Oxford (Angleterre).
Enfin, quand je dis "je travaille".... C'est une façon de parler.
Celui qui m'a donné ce nom, c'est un farceur.
Il s'appelle Tipu Aziz, c'est le boss de l'unité, le vivisecteur en chef. Félix, ça signifie "heureux" en latin. C'est vous dire si c'est un comique, Tipu Aziz.
Je suis célèbre dans mon pays depuis qu'une équipe de la BBC2 est venue, l'automne dernier, faire un reportage complaisant sur le programme de recherches de ce laboratoire. Tipu Aziz m'a montré aux caméras et a dit : "ce singe, c'est Félix, c'est un animal très coopératif."
Le 27 novembre 2006, des millions de téléspectateurs ont pu enfin mettre un nom sur un de ces milliers de primates qui endurent les pires traitements dans le secret des laboratoires de recherche.
J'étais moi et j'étais eux. Je personnalisais leur calvaire. Un symbole vivant, si vous préférez.
Depuis, je suis au centre d'une campagne.
Les associations de lutte contre la vivisection, notamment SPEAK, manifestent sans relâche pour réclamer ma libération (étant un emblème, ça signifie bien sûr la libération de tous les singes, mais aussi les chiens, les rats et tous mes compagnons de misère) et la fermeture de cette unité.
Ce que vous ne savez pas, c'est que ces associations avaient connu un grand succès en obtenant l'abandon de la construction du plus grand centre de primatologie européen, à Cambridge. Autre université de renom.
Alors, les autorités et leurs partenaires privés se sont dit qu'ils pouvaient rattraper le coup en ajoutant une nouvelle section de recherche à Oxford qui, sous couvert de travaux en psychologie expérimentale, pourrait mener les recherches médicales pour le compte des scientifiques de Cambridge et d'ailleurs.
Les travaux qui sont conduits à Oxford ? Ils nécessitent tous l'implantation d'électrodes, la mutilation de zones cérébrales par moyens chimiques ou mécaniques, la dégénération provoquée de tissus neuronaux, l'altération des facultés cognitives ou de reconnaissance etc.
Mes amis de SPEAK se rassemblent régulièrement devant les bâtiments de l'université d'Oxford pour me faire savoir qu'ils pensent à moi.
Le 15 août, ils ont donné de la voix pour les sans-voix, alors qu'il tombait des cordes dehors. Trempés, essorés, ils sont restés pour crier leur indignation.
J'espère qu'il fera beau le 1er septembre prochain, afin qu'ils soient plus nombreux. Ce sera le jour de solidarité avec Félix, ce qui veut dire que tous mes amis humains pourront se rassembler devant l'ambassade britannique(ou le consulat ou tout autre bâtiment officiel significatif) de leurs pays respectifs pour exiger qu'il soit mis un terme à cet enfer qu'est mon existence.
17:10 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20 août 2007
La résistance au saccage de la planète a fait escale à Heathrow

Au français, on ne lui la fait pas ! Crise climatique ou pas, respect du protocole de Kyoto ou pas, fonte des glaces polaires ou pas, il ira clamer sa fierté d'appartenir à ce pays qui a construit le plus gros avion du monde, l'A 380, trépignera de joie quand on lui annoncera que la Chine a commandé 50 de ces gros porteurs et que le carnet de commandes d'EADS est plein.
Le français, il a acheté le dernier bouquin de N.Hulot alors l'écologie, faut pas s'en faire, il en maîtrise les enjeux. Il ira visiter le salon de l'aéronautique, admirer le savoir-faire industriel de son pays mais c'est décidé, quand il prendra quelques jours de vacances (une semaine pas plus) au Maroc, il fera le nécessaire pour sensibiliser les quelques marocains qu'il rencontrera (le barman de l'hôtel plus les commerçants) au problème du réchauffement planétaire.
L'anglais, lui, il dort, mange, travaille, discute, manifeste, depuis le 14 août, à Heathrow, l'aéroport de Londres.
Non, pas dans une salle en attente d'un embarquement mais à côté, pas très loin, dans un champ, squatté pour le "Camp for climate action".
Comme plusieurs milliers de ses copains et copines, il fait partie de ces militants écologistes radicaux qui ne se contentent pas de discours convenus et consensuels mais qui agissent.
Ce camp, depuis presque une semaine, s'est installé à Heathrow, en dépit de tentatives d'intimidations de la BAA (l'autorité aéroportuaire) pour protester contre ce qui constitue une aberration écologique : l’aviation est la source d’émission de CO2 dont la croissance est la plus forte, comparée à toutes les autres industries. Il y a en Grande-Bretagne (et dans toute l’Europe) une politique insensée de promotion de l’aviation, ainsi qu’un programme totalement suicidaire d’expansion des aéroports.
Heathrow émet environ 30 millions de tonnes de CO2 par an, soit bien plus que la plupart des pays du globe.
Si cet aéroport était un pays, il serait classé 72 ème en terme d'émission de gaz à effet de serre, sur 212 pays au total.

Ce camp, fonctionnant de manière autogérée, décentralisée, sans leaders, sans organisation hiérarchisée, veut aussi montrer qu'il est possible de vivre dans la durée de façon soutenable (attention, ça ne veut surtout pas signifier "durable", terme trompeur à la base d'une agaçante escroquerie intellectuelle).
Toutes les matières organiques sont recyclées, les matériaux utilisés sont empruntés, réutilisables, l'énergie provient de sources renouvelables (solaire, éolien) et le mode de vie emprunte au végétarisme.
Ce camp est distribué spatialement en villages, chacun d'entre-eux étant localisable par sa cuisine centrale. On peut passer d'un village à l'autre en fonction de ses affinités politiques, géographiques ou humaines.
Il y a des ateliers, des forums, des conférences; la recherche de la confrontation des pratiques, des idées, des réflexions, est encouragée.
Avec un principe essentiel : l'action directe.
L'action directe, c'est ne pas laisser à d'autres le soin de faire ce que tu peux faire toi-même. Tu gagnes en temps, tu t'épargnes des déceptions et des trahisons et tu restes cohérent avec tes choix de vie.
![]()
Le mouvement écologiste en Angleterre (comme aux Etats-Unis d'ailleurs) est plus radical, plus inventif, qu'en France. Il s'inspire assez largement de groupes comme l'ELF (Earth Liberation Front) ou Reclaim the streets, des éco-warriors, de pratiques telles que l'éco- sabotage, l'occupation de sites ou de chantiers, tout en assurant les mobilisations contre les sommets internationaux de type G8 ou OMC.
Militer, c'est également mettre en oeuvre des expérimentations sociales et politiques innovantes.
Le Camp pour l'action climatique quittera les lieux demain 21 août. Après avoir réalisé des actions de masse spectaculaires.
Pour tout savoir sur le Camp c'est ici : http://www.climatecamp.org.uk/
Et, j'allais oublier le principal ! Tout ce que le mouvement écolo radical, " Grassroots" comme on dit, fait de bien est relaté par une petite communauté d'activistes sise à Brighton, qui peut être considérée en quelque sorte comme une agence de presse alternative, éditant toutes les semaines (chaque vendredi) un bulletin disponible gratuitement.
Mais c'est un site également. En anglais évidemment.
L'actualité de ceux et celles qui se battent contre l'aliénation du travail, de la société de consommation, contre la prédation économique des multinationales et le saccage de la planète, c'est SchNEWS : http://www.schnews.org.uk/
20:45 Publié dans Biosphère en danger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


….ça , c’est du pamphlet !!!!!! B….. de M…… !!!!!!
….mais je pense qu’outre le sadisme et la jouissance, ces personnes sont vraiment intimement convaincues d’etre des Créatures Supérieures par rapport à la nature……de là à le devenir par rapport à d’autres hommes, il n’y a qu’un pas de fourmi… Rédigé par: chris | le Mercredi 29 août 2007 à 06:14
Une réponse chiadée pour une Apologie de la souffrance pondue, à mon avis, sous quelque substance jamais vue en ce bas monde. Chapeau bas pour l’article!
Les extraits que j’ai pu lire de mon côté sont très probablement le fruit d’une masturbation intellectuelle de longue haleine qui, au final, n’a réussi qu’à vomir une conceptualisation philosophique dégoulinante de transferts des émotions humaines sur le taureau, qui, de “l’honneur qu’on lui fait” et des artistes que son agonie va inspirer n’en a cure!
(je cite Wolff :”Mais si la corrida devait être un jour interdite là où elle est aujourd’hui autorisée […] ce serait aussi une perte esthétique (qu’on songe seulement à tous ces artistes, écrivains, penseurs qui, en deux siècles d’existence de la corrida, y ont puisé une part essentielle de leur inspiration […]) Vous aurez remarqué que les artistes sont choyés par Monsieur Wolff qui compatit depuis qu’on leur a supprimé la guillotine en place publique!
J’ajouterai que Monsieur Wolff a tellement réfléchi qu’il en est à un point où il doit très probablement s’être beaucoup trop déconnecté du monde sensible (au profit d’une monde de concepts) pour l’appréhender comme il serait convenable de le faire.
Je me demande même si ce cher Monsieur Wolff n’a pas délibérément écrit un tel sac à grumeaux juste pour faire parler de lui et vendre son livre… Alors, en bon élève, j’ai entamé l’écriture de “la philosophie de l’éxécution par le feu des nouveaux-nés en place publique” autant vous dire que j’aborderai le concept de l’immortalité métaphorique généré par l’image d’un enfant dans les flammes, celle-là même qui élève les heureux condamnés au rang de martyres qui, par leur sacrifice, purifient un peu nos âmes!
Rédigé par: Marjolaine | le Mercredi 29 août 2007 à 17:28 |
Ce Wolff est un personnage déplaisant!Croit-il seulement ce qu’il dit seulement? Ou veut-il faire parler de lui? Rédigé par: Lhuna | le Mercredi 29 août 2007 à 17:36 |
Je tiens pour avéré qu’il y a des animaux qui sont plus “humains” dans leur comportement que certains êtres qui se pensent supérieurs…Ce Wolff par exemple à X exemplaires dans le triste monde ,hélas.
Bravo pour cet excellent article.
Rédigé par: BlancheFabret61 | le Mercredi 29 août 2007 à 18:10 |
Que dire de plus… absolument rien, c’est parfait.
Rédigé par: Stephanie | le Jeudi 30 août 2007 à 14:20 |