« Allez Francis et Alain, assumez ! Le spectacle de la souffrance vous fait jouir ? C’est entendu ! | Page d'accueil | Taureau : 2 - José Tomás : 0 »

29 août 2007

La mort, pour les animaux de laboratoire, est la grâce

a035fe09ff884089be62f82c59a896eb.jpg 

Il est décédé avant hier. A Lugano.

Hans Ruesch, né en 1913  à Naples, de parents suisses.

Après une vie sportive, agitée, il en était venu, d'effroi en écoeurement, à consacrer le reste de son existence à exiger l'abolition (pas l'aménagement, l'abolition !) de la vivisection.

Pour tout militant de la cause animale en général, de la lutte antivivisectioniste en particulier, son ouvrage majeur, "Ces bêtes qu'on torture inutilement"- Editions Pierre-Marcel Favre (1980) est un livre exceptionnel, dur, éprouvant.

Je l'ai devant les yeux.

Je me rappelle, il y a un peu plus de 20 ans, que je m'étais efforcé de le lire en entier, pour pouvoir affronter les réfutations, les critiques, les attaques des passants que je sensibilisais, pétition à l'appui, sur le sujet de la vivisection.

Mes compagnons  m'avaient prévenu : "tu devras être impeccable dans tes arguments pour renverser l'opinion générale",  produit d'un stupéfiant bourrage de crâne, d'une duperie, d'une manipulation, d'une intoxication conduites par une industrie pharmaceutique toute puissante.

Et la hantise de la question classique : "Il faut choisir entre un chien et votre enfant, Monsieur !"

Le chemin de l'abolition passait (et passe toujours) par l'information. Il fallait être solide dans l'argumentation pour accabler la vivisection et ses monstrueux techniciens.

A la fin de ce livre, il y a un cahier spécial, scellé lors de l'achat, avec un avertissement. Que des photos, terribles, bouleversantes.

Aujourd'hui, comme hier, je suis incapable de les examiner autrement que mécaniquement.

L'engagement contre ce fléau ignoble qu'est la vivisection est assurément l'un des plus difficiles qui soit. Les progrès sont dérisoires, l'ennemi se chargeant de distiller tous les jours des contre-vérités anesthésiant tout sens critique.

En mémoire d'Hans Ruesch, pour manifester mon estime, mon admiration à l'égard de tous ceux qui poursuivent le combat, son combat, contre cette science démente, je vous livre un extrait de ce bouquin.

" On crucifie un chien pour étudier la durée de l'agonie du Christ. On éviscère une chienne gravide pour observer l'instinct maternel dans les affres de la douleur.

[...] Exceptions ? Cas limites ? Au contraire, c'est la règle.

Chaque jour, entre les mains d'individus qui passent pour des autorités médicales ou désirent acquérir cette réputation ou obtenir un titre, ou du moins un emploi lucratif, des millions d'animaux-surtout souris, rats, cochons d'Inde, Hamsters, lapins, chiens, chats, cochons, tortues, singes, mais aussi chevaux,ânes, chèvres, oiseaux et même poissons-sont aveuglés lentement par des acides ou rapidement par des lasers, soumis à des chocs électriques, à des immersions répétées ou à des inoculations de virus mortels, empoisonnées, éventrés, gelés pour être ranimés puis gelés à nouveau, condamnés à mourir de faim, de soif, de chaleur ou de froid, souvent après qu'on leur a extirpé entièrement ou partiellement diverses glandes ou sectionné la moelle épinière, ou qu'on a pratiqué sur eux quelque autre intervention chirurgicale."

Le site : http://www.hansruesch.net/

         

Ecrire un commentaire