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12 août 2007

Cirque Zavatta : grand numéro de foutage de gueule

 cagniac_1eleph07.1186905155.jpg   Alors là, c'est le pompon !

On savait depuis belle lurette que le quotidien Libération adorait ces grands défilés de mode où des créateurs fracassés, style J-P Gaultier, font porter des nipes qui ne ressemblent à rien, enrichies de fourrure de lynx ou de panthère, à des pisseuses maigrichonnes.

On était énervés par le soutien que ce journal accorde à la corrida, spectacle magnifiiiiiique à l'égal d'une tragédie grecque...pratiqué par des valseuses viriles affichant 35 de QI.

Voilà t'y pas, aujourd'hui, que ce quotidien prend la défense des pauvres petits directeurs de cirques animaliers persécutés par ces salauds de défenseurs des bêtes.

Et quel directeur de cirque, en plus ! Le champion des procédures judiciaires.

Oui...c'est lui, Renato-Arsène Cagniac, patron de la pétaudière Zavatta fils, dont je vous ai parlé à plusieurs reprises (fin mai, il me semble, pour la dernière fois).

Une pleine page; dans le numéro du 08 août. Rien que ça; on va en reparler mais grosso modo, l'article met l'accent sur les 'tracasseries' administratives que subissent les cirques et affiche clairement son parti pris : "Les ennuis ont commencé avec le durcissement des normes de transport des bêtes et les attaques des associations de défense des animaux."

Au moins, on sait de suite pour qui roule Libé !

Petit rappel des démêlées de ce directeur de cirque : après avoir été condamné plusieurs fois et s'être vu retiré ses animaux sauvages (Tembo, un éléphant, Ziam, un hippopotame, en 2002), Renato-A.Cagniac avait écopé, le 16 mai dernier, de 5 mois de cabane et 5000 euros d'amende pour détention illégale de  Kenya, une éléphante de 22 ans, défaut de certificat de capacité et défaut d’autorisation d’ouverture.  

Mieux, le jugement prévoyait la saisie de Kenya (qui sera replacée dans un zoo ou un parc) et il était exécutoire, c'est à dire que l'appel interjeté par le directeur du cirque n'empêchait pas le retrait de l'animal.  

Renato-Arsène Cagniac a tout fait, depuis, pour échapper à cette décision de justice. Il a planqué l'animal, s'est opposé physiquement à la saisie. Les forces de l'ordre n'ont jamais voulu obliger cet homme à remettre Kenya car elles craignaient des troubles à l'ordre public et ne voulaient pas prendre le risque d'une altercation.

Le 13 juillet, le TGI (Tribunal de Grande Instance) de Troyes a confirmé la peine prononcée le 16 mai et ordonné une nouvelle fois la remise de l'animal aux autorités.

Le journaliste de Libération écrit alors " Quand il a vu les 40 gendarmes et leurs gyrophares près de Bellegarde (Ain) Renato-Arséne Cagniac, patron du cirque Zavatta fils, a pensé : "ça c'est pour l'éléphant". [...] Alors, Renato, qui est filou, a aperçu un grand champ en face d'un Mc Donald's, il a ralenti, cassé la clé dans le démarreur pour immobiliser le camion, descendu le tabouret de l'éléphant et lui a dit de sortir. Les forces de l'ordre se sont rendues à la raison. Lui seul pouvait faire remonter Kenya dans le camion."  

Attendez, c'est pas fini ! Renato a pu repartir...avec l'éléphant ! Vous ne rêvez pas, il a encore réussi à se soustraire à une décision de justice pourtant confirmée.
Il va pouvoir garder Kenya jusqu'à l'appel du jugement; en effet, la préfecture s'est engagée à lui délivrer un certificat de capacité.

Vous y croyez vous, à ça ? Le directeur de ce cirque pouilleux reprend, par la ruse et la force, un animal qui ne lui appartient plus.

Mettez vous à la place d'Arnaud Lhomme, le responsable local de l'association Fondation Assistance aux Animaux;  il est furieux de constater que tous ses efforts pour faire retirer Kenya ont été sabotés par un laisser-faire inacceptable.

L'article de Libération nous joue ensuite un super air de pipeau sur l'attachement de Renato à l'égard de Kenya : " J'ai toujours refusé qu'elle parte, ce serait sa mort, elle est trop attachée à nous. On est constamment avec elle, à la chouchouter, la caresser." "On a failli nous prendre ce que nous aimons."

C'est simple, Renato l'appelle "ma fille" nous indique le journaliste, au cas où on aurait pas bien compris. Ce qui signifie que ceux qui persistent à vouloir le retrait de cet animal sont des individus insensibles, au coeur de pierre. Des brutes, point barre.

Cet article affligeant insiste lourdement sur les propos de A.Cagniac qui voit, dans cette aventure, le signe que les associations de défense des animaux veulent faire 'crever' ce type de spectacle ambulant.

Car les animaux qui sont sur la piste, nous dit-on, "ont un pelage et une vivacité qui n'ont rien à envier à ceux de certains zoos".

Fermez le rideau ! On a pigé.

Un cirque est le meilleur endroit pour détenir un animal sauvage, tigre, lion ou éléphant; il y est soigné, il vient même dans le lit de son propriétaire, le matin, pour se faire caliner, son pelage est magnifique, il est resplendissant de joie de vivre et tout ça sans une seule brimade, un seul coup de fouet, un seul claquement de lanière ! Ils ne connaissent, c'est évident, aucun trouble psychologique.

L'animal, nous assène donc Libération, est un sujet d'amusement pour l'homme, il doit être exhibé pour son plus grand plaisir, soumis à des exercices imposés pour le faire rire, même si cela passe par la claustration, les punitions, la misère psychologique et physique.

Spectacle en toc, pathétique, commercial.  

Au fait, le journaliste, Didier Arnaud, qui a pondu cette daube, n'a pas été foutu d'écrire correctement le nom de l'association qui lutte pour le retrait de Kenya. On dirait bien que c'est fait exprès.

 

Commentaires

il est toujour facile de parler parler d'envenimer, j'ai vu leur spectacle et cette éléphante n'a vraiment pas l'air maltraité. tout le monde se bat contre les animeaux au cirque, mai comment protéger un animal méconnu? si personne ne nous aide à les connaître ca me parait difficile de les protéger.de plus ils sont parfois mieux traité dans certains cirque que dans certain zoo!!
allons dans votre sens, nous protégeons les animeaux, plus de cirque, plus de zoo, tous dans leurs espaces naturels, (qui disparaissent peu à peu cela dit), l'homme ne les laisseras pas trankil pour autant, il continueras à les suivre les entourer les étudier et ca en empietant sur leur terrain... je ne suis pas persuadé que ce soit une solution.
Condamner les véritables mal traitance ok, comndamner n'importe quel détention d'animeaux NON!!

Ecrit par : Lincee | 06 février 2008

lincee, la détention est une chose et l'exploitation en est une autre.
pour l"animal ni le fait d'etre maintenu en captivité , ni le fait d'etre exploité n'est NATUREL. Et si la detention d'animaux dans les cirques est à ton sens un moyen de perpetuer l'espèce, tu te rapproches du raisonnement des esclavagistes pour qui leurs pratiques se justifiaient par le fait qu'ils permettaient aux Noirs de vivre.
http://cirque.frenchboard.com/index.htm

Ecrit par : mimi bonbon | 09 mai 2008

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