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11 août 2007

R.Bachelot a du goût pour la violence, la douleur, le sang et la mort

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Roselyne, c'était pas une fillette comme les autres; là où beaucoup de ses petites copines exigeaient, pour les fêtes de noël, qui une robe de fée, qui un déguisement de princesse ou de majorette, eh bien, elle ne songeait qu'à une chose : un habit de tortionnaire, brillant, de lumière quoi ...

Plutôt douée pour son jeune âge, elle toréait avec les moyens du bord. C'est ainsi qu'un pic à brochette pouvait lui servir de 'puntilla', une lime à ongles de 'descabello', ce qui était largement suffisant pour sectionner un bulbe rachidien de cochon d'inde.

Car Roselyne, dans la corrida, c'est le 3ème acte qu'elle adore : la mise à mort.

Bon, c'était plutôt galère de couper les oreilles et la queue du cobaye mais enfin, Roselyne ne s'arrêtait pas à ces détails.

Mais voilà, les filles n'avaient pas, à l'époque, autant de facilités à leur disposition pour devenir toréra comme la brave Marie Sara (doña corones, qu'on la surnomme, vous vous rendez compte !) et Roselyne, vaincue provisoirement par le destin, avait juré d'assouvir, par d'autres moyens, sa passion pour la torture d'animaux.

De nombreuses années plus tard, toute fière, elle a pu ainsi déclarer, selon l'hebdomadaire L'Express, qu'il ne fallait compter la joindre le 15 août après 18 heures, tout ministre de la santé qu'elle soit !  

Oui, Roselyne est devenue une femme importante. Elle a même occupé la fonction de ministre de l'Ecologie, c'est vous dire si elle n'avait peur de rien, surtout pas du ridicule, pour satisfaire ses goûts. 

Ce mercredi 15, Roselyne se trouvera en effet dans la barrera (le 1er rang) des arènes de Bayonne.

Cette bonne vieille ville de sang qui, après une feria particulièrement réussi, prolonge le spectacle des exécutions publiques de taureaux à l'occasion des fêtes de l'assomption (corridas des 11,12 et 15 août).

Roselyne, elle a prévenu : "elle ne renoncera à suivre les exploits des trois toréros alignés au programme qu'en cas d'extrême urgence."
Faut-il le rappeler ? "La corrida est une passion ancienne pour l'élue qui avoue assister presque chaque année aux ferias de Dax et Bayonne".

Roselyne, pudique sur son enfance, indique "qu'elle aurait été initiée aux subtilités de l'art tauromachique par son ami François Fillon, dont les parents vivent à Ascain, dans l'arrière-pays basque."

Cependant, Roselyne ne peut cacher au public l'intensité de sa passion de petite fille et admet, un peu gênée (Roselyne n'aime pas parler d'elle), qu'effectivement, cette 'aficion' doit remonter à sa jeunesse lorsqu'elle passait ses vacances à Anglet, commune voisine de Bayonne, avec sa famille.

Excusez-moi, je crois bien que je vais aller vomir !

              

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