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31 juillet 2007

Les opposants à l’ours ont perdu la partie et sont discrédités

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On peut légitimement penser que le feuilleton Franska a tourné en eau de boudin pour les éleveurs excités qui veulent la peau de l'ourse et que désormais, la sérénité, la raison et le bon sens vont reprendre leur place.

Faisant suite aux décisions de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, N.Kosciusko-Moriset, au sujet des problèmes posés par la réintroduction de ce plantigrade aux éleveurs/chasseurs des Pyrénées, le préfet J-F Carenco a apporté deux précisions importantes et a mis ensuite les choses au clair.

Tout d'abord, les spécialistes étrangers et indépendants qui seront missionnés pour conduire une expertise sur l'ourse Franska (sous la responsabilité de l'équipe  'ours' de l'ONCFS) ont été choisis : il s'agit d'un... slovène, d'un espagnol et d'un américain.

Ensuite, comme prévu, le protocole 'ours à problème' va être retravaillé, dans la plus grande concertation, cette semaine, sous la direction d’Alain Auvé, conseiller technique au cabinet des Ministres.

Pour finir, le préfet, qui n'a pas la langue dans sa poche, a balancé deux vacheries sur certains opposants à l'ours, notamment sur le leader de l'ADDIP : "Monsieur Lacube, lui, ne doute jamais et il est sûr de ce qu'il affirme" (au sujet des dégâts et de leur fréquence, qualifiés presque d'hécatombes au quotidien par ce dernier).

Et le meilleur : " En fait, le vrai sujet, c'est que cela fait  200 ans que les pères des éleveurs chassent l'ours et qu'ils restent boqués dans le même schéma".

Savourons : cette fois, ce sont les chasseurs/éleveurs qui sont considérés, par l'un des plus hauts représentants de l'Etat, préfet de la région Midi-Pyrénées, préfet de la  Haute-Garonne, comme d'affreux réactionnaires, accrochés à des pratiques hors d'âge, décidés à agir au mépris de la loi (les battues d'effarouchement), incapables d'évoluer, énervés par pas grand-chose.

Symboles d'un vieux monde finissant, ou le blanc était blanc et le noir, noir.
Ce monde utilisé par l'homme sans scrupules, sans états d'âme, avec son lot de gaspillages, de mépris, car en ces temps là, monsieur, l'homme pouvait soumettre la nature si ça lui plaisait, tuer les animaux qu'il voulait et quand il le désirait, sans ces foutues dates de chasse et ces emmerdeurs d'écolos...

Oui, les copains/copines, le préfet J-F Carenco vient de l'indiquer : les amis de l'ours, ceux qui se battent pour sa réintroduction (comme de celle des 2 autres grands prédateurs, loup et lynx), ceux qui subissent les sarcasmes des chasseurs, ceux-là sont du côté du progrès, de l'évolution, de la réflexion et de la sensibilité.

               

30 juillet 2007

Combien vaut un eider à duvet ?

   Quand on rentre de vacances et qu'on trouve, dans la pile conséquente de courrier, des magazines aussi superbes que Terre Sauvage et L'oiseau Mag, c'est tout juste si on est pas heureux de revenir.

Je ne débloque pas... C'est vrai.

L'oiseau Mag (numéro 87 de l'été 2007) est la revue trimestrielle de la LPO, d'une grande qualité rédactionnelle et iconographique.

Au sommaire de ce numéro, un entretien avec Maître Kelidjian, l'avocat de la LPO qui a plaidé le 30 avril, lors du procès de l'Erika, pour la reconnaissance du vivant 'non commercial'  et le préjudice écologique, un dossier sur le comportement des oiseaux autour de la question "Pourquoi les oiseaux chantent", un reportage sur le martin-pêcheur et un article sur la façon (très simple) de faire de son jardin sinon un paradis, du moins un lieu d'accueil pour les papillons (évidemment, il faut éviter les pesticides et y faire pousser des plantes hôtes, du genre Buddleia, primevères et...pissenlit).

Pour vous donner vraiment envie de lire ce magazine (100 pages tout de même), voici une petite partie de l'édito signé Bruno Dubrac, le directeur de la rédaction.

Journal télévisé de 20 heures de France 2 : "Et maintenant un reportage sur un zoo en Chine où les fauves sont nourris avec du bétail vivant; attention, certaines images sont choquantes."
S'ensuivent effectivement des images où l'on découvre comment une vache est débarquée d'un camion et livrée à des tigres en guise de déjeuner.

Quelques poulets, vivant eux aussi, servent d'amuse-gueule tandis que les visiteurs profitent de ces scènes de la vie sauvage.
Quels barbares ces Chinois.

Journal télévisé de 13 heures de France 2  quelques jours après : "C'est actuellement la feria de Nîmes avec ses corridas toujours aussi appréciées par un public nombreux."
S'ensuit un reportage sur un jeune et intelligent toréro qui s'amuse avec un taureau bardé de banderilles et maculé de sang tandis que les spectateurs applaudissent cette prestation de toute beauté !

Quel talent ces Français, quelle noblesse dans cette culture occidentale !

            

29 juillet 2007

Nike opposé à la cruauté envers les animaux ? Just prove it ! lui répond PETA.

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Je suis sûr que vous ne connaissez pas le type qui est en photo, là !

C’est Michael Vick, un footballeur américain, ‘quarter back’ de l’équipe des Falcons d’Atlanta.

C’est une star.

A ce titre, pour les plus célèbres équipementiers sportifs, Nike et Reebok, c’est une mine d’or.

Contrat d’exclusivité pour porter les fringues ‘streetwear’, publicité, sponsoring, droits sur les ventes de maillots etc.

Mais Michael Vick, c’est aussi un sacré fumier.

Il est fana de combat de chiens, de pit-bulls exactement.

Aux Etats-Unis, il est impliqué dans un trafic de chiens, sélectionnant avec une cruauté rare les spécimens les plus durs au combat.

Il est fortement soupçonné d’avoir tué les molosses qui « n’étaient pas assez performants », par pendaison, en les jetant violemment au sol, en leur tirant dessus à coup de revolver, en les noyant ou en les électrocutant !

Les associations de protection animale lui sont évidemment tombées dessus, le traînant devant les tribunaux pour répondre d’actes cruels sur animal (les enquêteurs ont perquisitionné sa propriété et y ont trouvé des cadavres de chiens) et ont lancé une campagne pour contraindre les marques sportives à cesser leur collaboration fructueuse avec ce tordu.

Parmi ces assocs, il y a PETA ; ça n’a pas tardé, l’opinion publique américaine a réagi assez rapidement et a obligé Reebok, fournisseur officiel des maillots de la NFL (la ligue nationale de foot américain) à faire savoir qu'il ne vendrait plus la réplique du maillot de Vick (portant le n°7 ) dans les magasins au détail et via son site internet.
Reebok a également annoncé qu'il était prêt à reprendre tout maillot de Vick qui n'avait pas été vendu et que les distributeurs lui retourneraient.

Nike, partenaire exclusif de Michael Vick, s’est montré moins convaincant dans sa réaction.

D’accord, le fabricant d’articles de sport a annoncé vendredi qu’il suspendait  son contrat avec le sportif tortionnaire et qu'il retirera la camelote portant son nom des étagères des magasins dont il est propriétaire.

Certes, le porte-parole de Nike a déclaré que la compagnie était  préoccupée par les « accusations sérieuses et très inquiétantes à l'endroit de Michael Vick » et qu’elle considérait la cruauté envers les animaux comme « inhumaine et répugnante. »

Mais il s’agit bien de suspension du contrat et non de résiliation.

Vous pensez bien que Nike ne va pas tuer la poule aux œufs d’or bêtement.

La marque sportive espère, secrètement, un dénouement heureux dans cette affaire (une relaxe) et la reprise d’un bizness avantageux.

Sauf que PETA ne l’entend pas de cette oreille et exige la rupture des relations contractuelles.

L’association demande à toutes ses sections européennes (Londres, Paris et plusieurs villes italiennes) de relayer la campagne américaine et de faire pression sur les points de vente Nike locaux.

Je suis membre de la section France de PETA et j’ai reçu l’info comme quoi un rassemblement sera organisé devant le siège de Nike, à Paris, avenue des Champs-Elysées, lundi 30 juillet à midi pile.

Je ne pourrai pas m’y rendre, éloigné de plusieurs centaines de km de la capitale mais je vous invite, amis lecteurs parisiens, à vous déplacer.

Ce ne sera pas très long, ce sera tranquille (il s’agit d’un rassemblement de protestation) et ça vaut vraiment le coup.

Nicolas Gresset sera sur place, bien avant 11h45, pour organiser le truc. Il portera un T-shirt…PETA.

Ah ! J’allais oublier : le site de PETA France, c’est ici - www.petafrance.com

                                 

28 juillet 2007

L’exemple Zara Whites

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Bon début de journée !

En finissant de lire mes quotidiens nationaux et régionaux, voilà t-y pas que je vois que Libération, en toute dernière page, sous sa rubrique « Portraits » habituelle, consacre un très long article à Zara Whites, la gentille Zara qui me fait le grand plaisir de visiter ce blog car partageant les mêmes préoccupations, le même engagement.

J’ai trouvé l’article sympa ; Zara nous dira ce qu’elle en pense de toute façon.

Je suppose que je n’ai pas le droit mais j’ai décidé de le reprendre intégralement et de ne pas me contenter de vous renvoyer vers le lien du site Internet du journal. Ce lien ne sera plus valide dans quelque temps et avouez que ce serait dommage de passer à côté du portrait de cette femme qui prête sa voix, donne de son temps, utilise sa notoriété, mobilise les consciences, pour ceux qui n’ont pas le droit d’avoir des droits et dont la vie ressemble le plus souvent à un enfer.

(L’article est signé Laure Noualhat) 

Quand une actrice porno devient écolo, pas de miracle, elle continue à se déshabiller. Mais cette fois pour la cause animale.

Si vous croisez désormais Zara Whites, actrice adulée des années 90, nue, ce sera probablement pour une campagne de la célèbre ONG britannique Peta, qui milite contre la fourrure et la torture animale.

Végétarienne militante, Zara manifeste contre la corrida, la chasse ou pour les cosmétiques ne pratiquant aucun test sur les animaux. Aux Pays-Bas, elle s’est récemment produite dans une «action barquette» : nue, sous la pluie, le corps redessiné comme une pièce de boucherie. Ce samedi, elle squatte près des grands magasins parisiens pour informer les badauds sur les cosmétiques «non cruels».

Bien que Zara Whites ait raccroché les panties il y a plus de quinze ans, son image de star du X colle à la peau d’Esther Spincer, son vrai nom. Dans les années 90, l’actrice de fesses a tourné dans 27 films. Soit 54 jours de tournage, qui ont bâti vingt ans de notoriété. Les films rapportent encore aux producteurs, tandis qu’il ne reste à Esther qu’un pseudo à exploiter. En tant que performeuse, elle était payée au cachet ( «1 250 dollars à l’époque»), mais les producteurs encaissent toujours les ventes de ses DVD. « Tout le monde gagne de l’argent avec mon nom, sauf moi. Je me suis dit qu’il fallait mettre ce nom au service d’une bonne cause.»

Entourée de ses trois Max - Maxime, son mari, Maximin et Maxence, ses fils -, Esther Spincer mène désormais la vie abrutissante d’une mère de famille débordée.

Dans une petite maison de Rambouillet, vivent en bonne harmonie un dogue argentin, deux lapins, deux chats, un cochon d’Inde et un poisson rouge.

Esther forme un assemblement de contraires assez détonnant avec son homme, rencontré dans un restau italien où ils avaient leurs habitudes. Il est aussi noir de peau qu’elle est blonde comme les blés, aussi carnivore qu’elle est végétarienne, aussi mâle/chef de meute/fauve qu’elle est femelle/louve/chatte. Il est peu concerné par la condition animale (sauf dans son assiette), elle peut organiser un enterrement pour une mouche. Il adore les Mercedes, elle le vélo. Cette cohabitation provoque donc de sacrées joutes oratoires.

« Si j’impose mon point de vue, je ne changerai personne», confesse-t-elle. Et de convoquer Gandhi : « Je dois être le changement que je veux voir dans ce monde , alors j’essaie de donner le bon exemple.» Ancien handballeur et préparateur physique de l’équipe de Boulogne-Billancourt, Maxime cultive un potager bio au fond du jardin. Sa belle des champs néerlandaise lui prépare du purin d’ortie. «Sinon, je ne toucherais à aucun de ses légumes», prévient-elle.

Elle ne travaille pas, de peur d’être rattrapée par le fisc (elle aurait oublié de payer ses impôts, la faute à un manager peu scrupuleux, selon elle). Mais elle s’éclate comme une folle sur son blog Zara-Ecolo qui affiche jusqu’à 5 000 pages vues par jour. On y trouve de véritables horreurs sur les ravages de l’alcool au volant, des photos trash de victimes et d’animaux torturés, du sang, de la bile et des bandelettes. «Oui, je sais, il faut que je mette un peu plus d’humour.» Ses fils l’accaparent comme deux adorables souillons exclusifs. Maxime, Maxence, Maximin. Que faut-il y voir ? «Quand j’appelle un Max à la maison, il y en a toujours un qui répond.» Comme si elle craignait qu’aucun de ses hommes ne l’écoute ?

Il est vrai que pour se faire entendre, le X n’est peut-être pas la meilleure voie. Elle en parle avec simplicité et sans pudeur. «J’étais payée pour vivre mes fantasmes. J’avais la libido d’une femme de 20 ans, je tournais avec qui je voulais, j’imposais mes limites. Je m’amusais comme une folle.» Hors de question d’y voir un signe de dégradation de la femme. «Une heure de sexe, c’est comme de la gymnastique quand on n’y met pas son cœur.» Cette décontraction lui a permis de travailler comme prostituée dans une maison close à 19 ans. «Je prenais le fric des mecs, j’étais plus maligne qu’eux!» Son père, qui vendait des espaces publicitaires dans des magazines, l’accompagnait parfois le soir au Whites, un bordel de Rotterdam d’où lui vient son pseudo. «Voyant que les chauffeurs de taxi étaient prêts à me sauter, mon père préférait m’amener. C’était un geste d’amour de sa part.» De son côté, après avoir élevé ses quatre enfants et officié comme serveuse, sa mère a créé sa propre agence de charme. «Il faut comprendre que le sexe est un business comme un autre dans mon pays.» Aujourd’hui, la concurrence des filles de l’Est met l’agence de maman en péril. «Elles sont moins chères, et tout aussi douées. Aujourd’hui, c’est plus dur. Il faut faire des choses plus crues. Moi, j’avais de la chance : personne ne me forçait.» A part sa libido et sa curiosité naïve.

Côté cœur, Zara est si gentille qu’Esther se fait souvent avoir. Par des margoulins qui sentent la poule aux miches d’or. Par des libidineux sans distinction qui ne lui proposent que la bagatelle. Par des gogos gentils ou nocifs. «Les garçons me disaient qu’ils m’aimaient; j’étais naïve, je les croyais.» Après les années fesses et paillettes, pointe la déprime. Zara prend de la cocaïne. Beaucoup. Elle doit à son père, qui buvait au moindre souci, de ne pas toucher à l’alcool. Elle préfère les paradis artificiels, la chimie de synthèse, les soirées en boîte. De ces années-là, elle garde une impression mitigée. Entre regrets et souvenirs attendris. Elle repart aux Pays-Bas se ressourcer auprès des siens.

Elle sait qu’elle doit ce portrait, et moult invitations sur les plateaux télé, à son passé de hardeuse. «Ça va faire quinze ans que j’ai arrêté. Dommage que ça n’intéresse personne de parler d’autre chose que de cul avec moi.» Zara préfère parler des animaux. La jolie poupée qui prend fait et cause pour les bêtes, ça rappelle quelqu’un. En moins méchant.

Cette fille du plat pays assure ne pas s’être tournée vers les animaux par dégoût du genre humain. «J’aime autant les animaux que les hommes, mais je veux aider les animaux parce qu’ils n’ont pas de voix.»

Sa conversion à la préservation de la planète et à la cause animale s’est faite à la lecture d’un livre, il y a trois ans : Les dernières heures du soleil ancestral, de Tom Hartman, qui prône le respect de toutes les formes de vie et estime le divorce homme-nature à la base de l’ensemble de nos problèmes . «Après trois pages, j’ai compris comment ça fonctionnait : les arbres donnent de l’oxygène, et sans oxygène, on ne peut pas vivre. Tout est lié. Je me suis rendu compte que j’ai mis deux enfants au monde, et il faut qu’ils vivent après.»

Son quotidien change peu à peu ; elle trie ses déchets, ne mange que du bio, lave les couches du petit dernier, se soigne au jus d’herbe d’orge et s’achète des pyjamas chez Emmaüs.

Pendant la campagne présidentielle, Esther a milité pour La France en action, un nano mouvement politique qui défend les animaux, les handicapés et la médecine alternative.

Son végétarisme est un véri­table engagement politique. «On ne veut rien savoir des conditions d’élevage, mais un jour, il y a un déclic. On se dit qu’on ne peut plus manger cette souffrance. Et puis ne plus manger de viande, c’est aussi agir contre la faim dans le monde. En consacrant moins de céréales aux élevages, on pourrait nourrir des populations démunies.»

 

27 juillet 2007

Sérieux coup de bambou pour les anti-ours !

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Je trouve que c’est une bonne nouvelle.

A plusieurs titres : pour la politique nationale de protection de la biodiversité et de réintroduction des grands prédateurs évidemment, pour les amis des animaux qui ont gagné une bataille contre l’extrême chasse, pour Franska et ses congénères slovènes.

Je vous l’avais rappelé plusieurs fois : Nathalie (bonne fête Nathalie, on te doit bien ça) Kosciusko-Moriset, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, avait planifié une rencontre hier avec l’ensemble des opposants à l’ours (éleveurs, chasseurs, professionnels, élus, responsables) pour balayer les questions posées par la présence de cet animal en général et de Franska en particulier.

Elle avait la pression : ces dernières semaines, les plus radicaux des anti-ours avait fait monter la sauce.

Ils avaient contacté leurs amis placés au plus haut niveau du pouvoir, directement auprès du cabinet de N.Sarkozy.

Ch. Jouanno, conseillère pour l’environnement auprès du Président de la République, leur avait prêté une oreille attentive. 

Dernièrement, en visite à Toulouse, elle avait reçu Philippe Lacube, président de l’ADDIP (Association pour le Développement Durable de l’Identité des Pyrénées) qui avait osé clamer « qu’aujourd’hui et face aux attaques successives de l’ours, les gens sortent armés la nuit, on en arrive à une situation insurrectionnelle dans le département ».

Ils pensaient donc, ces ennemis des plantigrades, avoir réussi dans la préparation du terrain et avoir permis une réorientation de l’approche gouvernementale.

Eh bien dommage Callaghan ! Pas de bol, tout a foiré !

Nathalie Kosciusko-Moriset a d’abord rappelé qu’à ce jour, elle n’envisage pas de capture et de retrait de l’ourse Franska.

Elle a ensuite appuyé là où ça fait mal : « Les acteurs locaux considèrent que cette ourse est une ourse à problème et ceci est contesté par les experts et par l’équipe de suivi de l’ours dans les Pyrénées ».

Pour bien apprécier son propos, il faut savoir que Claude Carrière, maire d’Ascou, avait  déclaré, lors d’une réunion organisée à Vicdessos par  Jean-François Valette, préfet de l’Ariège : « La situation s’aggrave, les attaques sont permanentes et mettent en péril les estives, les gens qui gèrent l’espace se découragent et le pastoralisme déjà en difficulté va disparaître peu à peu ».

La secrétaire d’Etat à poursuivi en disant qu’elle allait cependant demander une nouvelle expertise sur Franska en faisant appel à des spécialistes étrangers et indépendants (c’est très fort, bravo Nathalie !).

Puis, elle a promis qu’une évaluation du plan de réintroduction sera effectuée à mi-parcours (automne 2007) en soulignant « qu’il n’était pas question de mettre les ours dans un zoo ».

Chapeau !

Devinez ce que Ph. Lacube, très déçu, a déclaré au sortir de la rencontre.

« Aujourd’hui, on attendait des réponses. On ne les a pas.  Peut-être qu’on les aura un jour de la Présidence de la République ».

(souligné par mes soins)

 

26 juillet 2007

Désolante mutation génétique : Marie Sara a des couilles et un glaçon à la place du cœur

 

Que ne suis-je pas obligé de faire pour ce blog ! Et pour vous, par conséquent.

Lire Paris Match ! Le numéro 3035 du 19 juillet  par-dessus le marché.

L’effort est d’autant plus rude que le même jour, j’avais en main le dernier numéro de l’Info-Journal, le trimestriel de la Fondation Brigitte Bardot (l’abonnement est à 8 euros, c’est que dalle et en plus, le supplément junior est compris) ;

Brigitte, dans son édito, elle s’est lâchée grave. Elle en marre, c’est évident. Il est titré «  Notre monde est trop cruel ». 

Donc, je me suis efforcé de lire Paris Match (il y a Cécilia en couverture) car j’avais été avisé qu’une saleté d’article faisait la promo d’une pauvre fille, tueuse d’animal de son état et fière de l’être.

C’est de Marie Sara dont il s’agit. Elle est torera et a décidé, après avoir arrêté sa carrière de tortionnaire pour élever ses 3 gosses, de redescendre dans l’arène.

L’article, intitulé « Les jeux de l’amour et de la mort », dresse un portrait plus que flatteur (carrément flagorneur en définitive) de cette « femme d’affaire et épouse, mère et maîtresse de maison »  qui a tué plus de « 700 fauves ».

« Femme hors normes », « courageuse en diable », qui avait tiré sa révérence  il y a 8 ans dans les arènes d’Arles et « qui s’ennuyait dans sa vie ».

Elle avait un « manque »…Pour le combler, elle reprend son job de malade et en 2007, a prévu de toréer 30 à 40 corridas.

Croyez-moi, ça m’a pelé les fesses de lire ce truc là, de savoir qu’au Venezuela, elle était surnommée, affectueusement, « Doňa Corones » (Madame qui a des couilles) ou qu’elle faisait partie des 50 plus belles personnalités internationales.

J’ai pris le parti d’acheter ce torchon pour tenter de comprendre la raison de cette promo.

Certes, c’est une « people », pas mal foutue, qui a été mariée à Simon Casas, aficionado fou furieux, ancien torero et directeur des arènes de Nîmes et de Valence.

Elle fréquente assurément Cécilia et Nicolas (fana de corrida et pote de Simon Casas).

Mais je pense que l’objectif de cet article, c’est de corriger l’image désastreuse de la corrida dans l’opinion publique et, en ciblant un lectorat somme toute préoccupé par le bien être des animaux familiers, de revaloriser ce spectacle de mort  en utilisant une femme.

L’accent est donc mis sur la persévérance et le courage, « pour mes enfants, c’est une leçon de vie (sic) que je leur donne », sur les difficultés à s’imposer dans ce monde de « machos » , sa réussite, à force de « don de soi » malgré « l’âpreté de la vie ».

N’oubliez pas, mes amis, que nous sommes désormais en terre Sarkozienne, où l’on se lève tôt et on travaille plus pour mériter son destin.

Il y a ici concordance d’injonctions morales, ça ne mange pas de pain et ça renforce le bourrage de crâne.

En résumé, Marie Sara est devenue un homme comme les autres : « Je torée les mêmes toros que les hommes, dans les mêmes arènes. Il n’y a pas de catégories comme dans les autres sports ».

Toutefois, l’article nous rappelle opportunément que Marie, c’est bien une femme car elle a eu des enfants et qu’elle est disposée à abandonner sa passion pour eux s’ils l’exigent.

Les taureaux ?  Sur les 8 pages de l’article, on les mentionne très peu. Juste pour rappeler que  « C’est l’unique animal sur terre que l’on admire pour son courage, sa noblesse et sa bravoure… Des qualités humaines ».

Misère, qu’est-ce qu’il ne faut pas supporter comme conneries !

Je ne sais pas si cette tentative de réhabilitation de la corrida (le mot « sang » a été employé 1 fois) sera réussie.

On assiste, en ce moment, à une offensive des sadiques des arènes, faisant recours à la vieille et classique thématique pour populariser ce loisir barbare : esthétique de la violence contenue, domestication de la mort.

Cet article nauséabond en est une illustration.

On verra bien si ça marche.

Paris Match, sur son site, nous propose le « making of »  de ce reportage merdique.

C’est l’officiel. L’authentique, non retouché, non censuré, le voici .

Mas des bécasses : 16 h. Le soleil cogne méchant. Sur les têtes et à l’intérieur.

Marie Sara fait le tour des chambres et réveille les enfants après la sieste (les prénoms sont authentiques, qu’est-ce que vous croyez ).

-          Coucou mes chéris, faut se lever… Maman a une surprise pour vous !

-          Oooouuaaais !!!!! C’est quoi ? C’est quoi…Hurle Lalo

-          Tsss…Tsss … Vous verrez bien (la coquine a prévu un entraînement avec sa monture, les banderilles et une vachette)

-          Dis-moi, dis-moi , crie Rebecca (6 ans ½)

-          Allons, mes poussins, je vous répète que c’est une surprise… Lalo, arrête ! Je t’ai déjà dit  de ne pas crever les yeux du chien avec ta fourchette (« il est incroyable ce gosse, je suis sûre qu’il sera un grand  torero » songeait Marie. « Il est si enthousiaste quand il regarde des cassettes  de corridas »)

-          Dépêchez-vous mes trésors, ça ne peut pas attendre

-          Dis maman, dis…

-          Rebecca ? Oui mon cœur ?

-          C’est quoi des couilles ?

-           ????     Des couilles ?

-          Bin oui, dans le journal Paris Match, ils disent que tu as des couilles comme un homme

-          Humm…Humm … Tu sais, Rebecca,  c’est…enfin… ce que les messieurs, et ton petit frère aussi, ont en dessous du zizi… c’est comme…des boules, enfin…

-          Mais…Mais… t’es une maman toi ! Tu peux pas en avoir !

-          Oui mon bijou, c’est vrai mais…Disons, tu vois… Comme je me comporte comme un homme…Euuhhh… Que je suis courageuse… ils disent que je…suis un peu comme eux

-         Ah ouiiiiii … Et tu fais quoi comme chose courageuse ?

-         Rebecca … tu sais bien que ta maman, son boulot, c’est de tuer des taureaux féroces grâce à des chevaux tout mignon ?

-         Vi  maman, tu fais le même travail que papa, je sais bien…

-         Voilà… Sauf que si c’est une femme qui fait ce travail là, c’est encore plus fort, tu vois…

-         De tuer des taureaux ?

-         Oui… Ma poulette, c’est ça, c’est un métier d’homme, si tu veux, d’homme brave en plus

-         Aaaahhhhh

-         Quoi ?

-         Faut être brave pour tuer un taureau ? On dirait pas …Il a l’air d’avoir mal en plus et toi jamais…

-         Rebecca, il faut être très, très courageux, il faut en av… enfin, il faut pas avoir peur !

-         Mais pourquoi le taureau il est toujours tout seul dans l’arène et qu’il saigne ?

-          ????

-         Hein maman, pourquoi toi t’es jamais blessée et pourquoi c’est le gentil cheval qui a le bidon qui est tout ouvert à cause des cornes du taureau

-         Rebecca ?

-         Oui maman

-   Tu me fais chier avec tes questions...  

25 juillet 2007

Accident nucléaire au Japon : ouf ! La fuite radioactive s’est arrêtée pile devant le grillage.

Le nucléaire, c’est vachement sûr, on nous assure…

Tout a été prévu, de A à Z.  Les accidents prévisibles (fusion du cœur) comme les évènements exceptionnels (séisme  ou chute d’avion).

Restons zen.

Les mesures de sécurité ont été bétonnées.

Enfin, en principe…On ne peut jamais exclure une négligence hein ?

Même si les plans sont parfaits (c’est valable pour tout, du montage d’une commode IKEA à la construction d’une enceinte de confinement étanche), la réalisation peut parfois laisser à désirer.

Un exemple ? La mégacentrale de Kariwa, dans la ville de Kashiwasaki (Japon). 

C’est à cet endroit , le 16 juillet, que la terre a tremblé le plus fort : magnitude de 6,2 sur l’échelle de Richter.
C’est pas mal.
Mais comme tout avait été envisagé, il n’y avait pas de raison de s’inquiéter.

La sismologie est une vieille science. Le saviez-vous ? La 1ère carte mondiale des tremblements de terre date de …1857. 
Le Japon, qui est placé sur une zone de forte sismicité, est habitué à composer avec les tremblements de terre meurtriers et dévastateurs.

C’est vous dire si les ingénieurs qui ont construit cette centrale nucléaire (7 réacteurs, la plus importante au monde en terme de production électrique) ont fait gaffe !

Ils savent qu’il ne s’agit pas d’édifier une simple superette… 

Faut pas les prendre pour des cons quand même, non ?

Eh bien si… 

Déjà,  l'épicentre se situait à une dizaine de kilomètres de la centrale. Bon, on mettra ça sur le compte de la malchance.

Mais là où on rigole, c’est que des études géologiques ont montré que la faille à l’origine du séisme passerait sous la centrale même !
En gros, ça signifie que la centrale de
Kariwa  est quasiment à la verticale  de l’hypocentre, le foyer du séisme.

Voici des gens qui ont des bacs + 8,  qui sont chargés de bâtir des ouvrages considérés comme étant les plus dangereux au monde (irradiation accidentelle plus celle, ‘normale’  des rejets plus celle liée aux déchets), qui prennent conscience, après une étude postérieure à un accident,  qu’ils ont élevé une centrale nucléaire juste au dessus d’une faille !

On dira que ça craint salement mais le principal, c’est que rien ne soit arrivé de grave car tout avait  été envisagé en terme de risque majeur.
C’est ce qu’ils ont toujours affirmé. Les normes parasismiques sont nickel-chrome.
Ainsi, une centrale de cette catégorie est prévue pour fonctionner normalement après un séisme de la plus grande intensité  jamais observée dans la région.

Dans le coin, de la magnitude 6, on connaît. On est même allé jusqu’à 8 et plus, c’est vous dire.

Alors, cette centrale, elle a tenu le choc finalement ?
Elle a vibré, forcément.
Des bâtiments se sont fissurés, évidemment.
Les installations ont souffert, le contraire aurait été étonnant.

Tepco (Tokyo Electric Power Co), la société qui gère le parc nucléaire japonais, a admis de suite des dégâts mineurs (un transformateur qui a pris feu) mais pas de quoi dramatiser.
C’était l’affaire de quelques jours de réparation, le temps de refaire les papiers peints et de remplacer quelques flexibles de douche.

Mais le problème avec Tepco, c’est qu’on peut difficilement leur faire confiance.

Les experts emploient le mot ‘opacité’ au sujet de sa gestion.
Quand un expert , qui est quelqu’un de poli et bien élevé  dit ‘opacité’, il faut comprendre que c’est le gros bordel en fait.
Depuis plusieurs années en effet, cette société a étouffé un bon nombre d’incidents, dont certains ont été jugés sérieux (en 2003, fuites radioactives, fûts de déchets renversés et ‘ouverts’).

Les organismes et agences en charge de la sécurité nucléaire  se sont donc penchés sur le cas de la centrale de Kariwa au lendemain du séisme. Et là, surprise, plus de 67 anomalies ont été recensées.

On ne compte plus en jours de réparation, ni en mois, mais en années ! Il est même question  d’une fermeture à durée indéterminée.
Car il n’y a pas seulement eu des bris de matériel. On a constaté des fuites radioactives.

Tepco  :  "Il y a eu une erreur dans le calcul de la radioactivité de l'eau qui s'est échappée dans la mer". "Mais la radioactivité corrigée reste sous la limite légale et n'affecte pas l'environnement". 

Je trouve que ça fait beaucoup, tout ceci ;
-une centrale nucléaire construite en plein sur un foyer sismique

-des normes de sécurité défaillantes

-un fournisseur de services qui ment comme un arracheur de dents

Le problème en cas de fuites, avec le nuage de radioéléments (plutonium et uranium isotopiques) c’est que pour y échapper, une crème solaire protection 40 et des lunettes de soleil, c’est pas suffisant ( sauf si on est éloigné de la frontière).  

Mais restons confiants : ça n’arrivera jamais chez nous.

24 juillet 2007

Zara Whites sera à Dax le 14 août contre la torture sous le soleil et les danseuses sadiques


               

Je vais être très clair avec vous.

Franc.

Sincère.

Si jamais, au grand jamais, vous vous trouvez dans les environs de Dax (Landes-40) et que vous me balancez une excuse foireuse pour ne pas aller, ce matin là, au rassemblement anticorrida organisé par le CRAC avec Zara Whites, qui aura fait plus de 700 bornes pour s'y rendre, et bien, je vous promets des années de malédiction, des semaines de galère, des jours pouraves comme c'est pas permis.

23 juillet 2007

Les courses de taureaux, c’est pour les minables, les caves, les lavedus.

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Pas de bol pour les nazes. C'est le résumé de ce fait divers relaté par le quotidien La Nouvelle République daté du 18 juillet.

Un homme, séparé de sa femme, avait la garde de son gosse âgé de 10 ans et n'avait rien trouvé de mieux que de l'amener à 'l'encierro' de Pampelona (Espagne, Navarre), qui est, comme son nom ne l'indique pas, un lâcher de taureaux renommé (suivi d'une corrida évidemment), une course à la con fréquentée par un nombre incroyable de pauvres types avides de sensations frelatées pour demi-portions.

Ils appellent ça les fêtes de la San Fermin. Bien sûr, ça ressemble à tout ce que l'on voit comme stupidité méchante dans le genre, que les photos ci-après, empruntées à l'excellent blog du Suricate mesgrainsdesel.canalblog.com   illustrent comme il faut.

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Et là...La tuile.

L'ex-femme de ce gars a reconnu, d'après une photo publiée dans la presse, cet abruti souriant, tenant l'enfant par la main, courant, pas très rassuré, au devant d'un taureau.

Et hop ! Ni une ni deux. Elle a saisi la justice, qui a ordonné illico le retrait de la garde par le père indigne.

21 juillet 2007

Goéland mon copain

 

Hier soir, sur une plage (car oui, je suis en vacances) de Vendée, j'ai recueilli un goéland argenté, sérieusement esquinté.

Affolé par le passage des promeneurs et de leurs chiens, il tentait vainement de fuir, se cognant aux rochers découverts par la marée descendante.
J'ai pris une serviette de bain, je l'ai enveloppé dedans en prenant soin de lui cacher la tête et direction la maison.

Grand garçon, il s'est laissé faire, couinant discrètement.

Il a plusieurs fractures, ailes et pattes je pense.

Le voici.

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Aussitôt levé, coups de fil partout. Centre de soins pour les oiseaux de mer (mais le goéland n'étant pas une espèce protégée, je n'étais pas sûr de son sort).

Les vétos du coin ? Euthanasie ou démerde-toi.

J'ai appelé l'école vétérinaire de Nantes. Ils vont le prendre en charge. Comme il faut. J'ai bien demandé, je me suis assuré de leur bonne volonté.

Ils m'ont dit que oui,  il sera opéré puis gardé jusqu'à son rétablissement. En même temps, s'il a une broche dans l'aile, il n'est pas près de voler et de rejoindre ses camarades.

Mais bon, il sera à la retraite anticipée (c'est un adulte).

En attendant, il faut lui donner à becqueter. Végétarien, ça me gonflait de faire le tour des poissonneries pour lui trouver des éperlans; ma belle soeur s'en est occupée.

Il en a mangé une petite dizaine, l'animal.  

Pour l'emmener se faire soigner, je vais utiliser un panier à chat; il y sera bien calé.  

Tout ça pour dire que ça occupe.

           

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