« Le docteur Frankenstein s’occupe de votre alimentation | Page d'accueil | On a tué la Vallée d’Aspe une deuxième fois »
10 juin 2007
Black block-La nature de votre oppression sera l’esthétique de notre colère.
Hier soir, dans le jardin, en attendant l'arrivée des hérissons (mais ils ne sont pas viendus, seules les chauves-souris et un tombereau de limaces m'ont fait signe), je relisais un bouquin sur les "untorelli" (en italien, ce sont les porteurs de peste), nom attribué aux autonomes italiens aux prises avec ce que l'on appelait, milieu des années 70, le compromis historique.
Bon, je vous la fais courte. Etat policier-Bologne-mars 77-Loi Reale-Féminisme militant-Jacqueries-Les blindés arrivent.
C'est mon côté contestataire sûrement, mais toute la semaine, j'ai lu, avec attention, les compte-rendus des manifs parallèles au sommet du G8 près de Rostock (Allemagne) et des bastons sévères qui ont mis H.S. un paquet de flics anti-émeutes (counter-insurgency en anglais). Les mots ont une importance en l'espèce. "Riot", c'est pas tout à fait la même chose...Bref, passons...
J'aurai bien aimé voir Claire Chazal prononcer les mots "bloc noir", renvois gastriques à l'appui, mais je ne regarde jamais T.F.1.
Pensif, à la veille de me traîner dans un bureau de vote, je me suis dit, finalement, que le pouvoir n'est pas seulement là où on prend des décisions horribles ou dégueulasses.
J'ai la philosophie du bonheur agrafée à la peau mais des fois, le lendemain, le monde est triste et chiant.
Pour la route, puisque le triomphalisme ne sera jamais de mon côté, laissez-moi vous dire que la révolution est un blues : moi, j'y crois un soir et pas l'autre.
16:55 Publié dans Vivre libre, résister | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

