24 juillet 2008
Science et démence : ces macaques rhésus du Népal promis à l'enfer
Il y a à peine un an qu'il est décédé. Son combat reste plus que jamais actuel.
Hans Ruesch s'est battu contre l'expérimentation animale, contre ce sordide accès à la connaissance médicale.
http://taomugaia.canalblog.com/archives/2007/08/29/676101...
Hans Ruesch n'est plus mais les vivisecteurs sont toujours présents, motivés par l'idéal de la recherche l'argent, l'ambition, la carrière professionnelle, buts ultimes confortés par un sadisme inégalé car voulant se faire passer, quelle usurpation ignoble, pour de l'altruisme.
Le bien de l'humanité, pour ces tortionnaires modernes en blouse blanche, je te prie de me croire, c'est d'abord et avant tout une question de fric, d'enveloppe budgétaire.
N'importe quel type est capable (enfin, tu me comprends...) de s'adonner à la recherche, d'empoisonner, de dépecer, de découper, un singe, un lapin, un rat, un chien.
Quiconque peut exercer ses penchants pervers sur un 'modèle' comme ils disent. Du moment que tu tapes dans le budget recherche qui est alloué à ton département.
Laboratoires médicaux, industriels, universitaires : ce sont ces lieux où l'on torture, avec raffinements, au nom du progrès scientifique.
Le macaque rhésus du Népal.
Animal charmant et sacré, en plus. Je veux dire par là que, comme la vache en Inde, c'est une bestiole qui bénéficie, dans ce pays, d'un statut peu banal.
Il vit à proximité des hommes, qui lui donnent à becqueter. Il vit et pionce, s'il le désire, dans les temples Hindouistes.
Un film récent, Hanuman, a retracé ce qui fait la singularité de ce singe-dieu, protégé et vénéré.
Mais le WaNPRC (Washington National Primate Research Center) s'en fout, de tout ça !
Son docteur maboul, Randall Kyes, veut du singe.
Pour occuper ses journées et celles de ses collaborateurs qui bossent pour la sécurité nationale américaine (sur les effets de l'anthrax par exemple) après avoir fait semblant de travailler sur le virus HIV dans l'un de ses laboratoires d'immunologie virale qui fait des envieux dans le monde entier.
Randall Kyes s'occupe de l'une des plus grosses unités de primatologie expérimentale sur cette planète malade.
Donc, il lui faut de la matière fraîche. Faut que ça tourne !
L'Inde l'a envoyé se faire voir il y a quelques années quand il a demandé officiellement un approvisionnement régulier en macaques rhésus.
Toutefois, Randall est loin d'être un con : il s'est tourné vers le Népal et a conclu un protocole d'accord en 2003 qui prévoit que des fermes d'élevage de macaques seront constituées localement, en prélevant si besoin est des singes vivant dans des réserves naturelles, puis d'exporter ces animaux vers les Etats-Unis pour y subir le martyre.
Mais ça coince. Sérieusement.
Déjà, les Népalais ne sont pas trop d'accord car le macaque, je le rappelle, est à leurs yeux un animal sacré.
Ensuite, l'accord a négligé certaines dispositions réglementaires en matière de protection de la faune sauvage.
Enfin, des associations se sont mobilisées pour empêcher cette ignominie.
Stop Monkey Business est un collectif qui rassemble 8 associations de défense des animaux, d'ampleur nationale comme internationale.
Ce collectif fait le maximum pour plomber la concrétisation de cette collaboration démente qui doit prendre effet en septembre prochain : recours judiciaires, campagnes de pétitions, pressions sur les autorités etc.
Voici le site du collectif : http://stopmonkeybusiness.org
Je t'invite simplement à adresser un courrier très court à la représentation népalaise de ton coin (ambassade ou consulat), poli, mais indigné.
Le succès n'est pas loin. Le Népal gère difficilement cette affaire. C'est un petit pays. Ta lettre peut faire la différence.
Ce faisant, tu mettras un sale coup dans la tête de cette recherche barbare et régressive.
Et les gentils macaques du Népal garderont leur calotte crânienne.
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17 juillet 2008
Montagnes de ciment où battent les coeurs des humbles animaux qu'on oublie
"Soyons subversifs.
Révoltons-nous contre l'ignorance, l'indifférence, la cruauté, qui d'ailleurs ne s'exercent si souvent contre l'homme parce qu'elles se sont fait la main sur les bêtes.
Rappelons-nous, s'il faut toujours tout ramener à nous-mêmes, qu'il y aurait moins d'enfants martyrs s'il y avait moins d'animaux torturés, moins de wagons plombés amenant à la mort les victimes de quelconques dictatures, si nous n'avions pris l'habitude des fourgons où les bêtes agonisent sans nourriture et sans eau en attendant l'abattoir."
Marguerite Yourcenar
Qui sait si l'âme des bêtes va en bas? « Le Temps, ce grand sculpteur » Paris, Gallimard, 1983.
"Enfumez-les comme des renards". Ordre de Bugeaud, Maréchal de France, alors gouverneur en Algérie française (1842), en lançant des représailles contre les populations de la région du Chélif.
"Tuer des êtres humains, c'est bien mieux que de tuer des lapins". Un soldat du régiment Washington lors de la conquête américaine des Philippines (1900).
"Ce ne sont plus des êtres humains. Ce sont des animaux". Joseph Goebbels, pendant la visite du ghetto de Lodz, au début de la guerre.
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12 juillet 2008
Chats et chiens abandonnés : le fléau de l’été
Le réconfort de l'été, des vacances, ce n'est pas pour tout le monde.
Demande à un bénévole de refuge, il t'en parlera bien mieux que moi.
En attendant, je te donne à lire ce texte admirable de Cavanna, que tu connais peut-être déjà (je parle du texte bien sûr).
«Ecoutez. Le tuer, j'ai pas le courage. Alors, je vous l'amène. Vous, vous les tuez pas. Vous les sauvez. Un refuge, c'est fait pour ça, pour les sauver. Alors bon, le voilà ! C'est à prendre ou à laisser. Si vous n'en voulez pas, j'irais le perdre dans les bois. Je l'attacherais à un arbre, pour ne pas qu'il me coure derrière, vous savez comment ils sont, paraît qu'il y en a qui ont retrouvé leur maison après des centaines de kilomètres, alors vaut mieux l'attacher et puis se sauver, pas l'entendre crier, c'est trop triste, on n'est pas des bêtes !
Bon, vous le prenez, ou vous le prenez pas ? Faut vous décider, j'ai pas que ça à faire, on n'a pas encore fini les bagages.»
Évidemment, il ou elle le prend.
Quoi faire d'autre ?
Le bon salaud le sait bien. Quand on gère un refuge pour animaux, c'est qu'on a le coeur tendre, qu'on ne peut absolument pas supporter l'idée qu'une bête souffre, soit abandonnée, perdue, vouée à la piqûre, fatale, ou pis, aux pourvoyeurs des laboratoires.
Les pseudos-amis des bêtes qui, lorsque le chien ne veut plus chasser, ou bien est devenu trop vieux, ou bien a osé donner un coup de dent au sale môme qui le harcèle, ou lorsque le mignon chaton offert pour Noël est devenu au 14 juillet, un gros matou qui a son caractère et ne veut plus jouer les nounours en peluche, ou encore lorsque "ces gentils compagnons" se mettent à être malades et coûtent "les yeux de la tête" en visites au véto, ces salopards délicats qui décident de les supprimer mais n'ont pas le courage de faire le vilain geste qui tue vont les déposer à la porte du refuge (variantes : ils les jettent par-dessus le grillage, ils enferment dans une boite en carton la chatte miaulant et ses petits...) comme on déposait jadis les nouveaux nés non désirés à la porte des couvents.
Fonder un refuge pour animaux est la pire façon de s'empoisonner la vie. Non seulement cela ne peut pas rapporter d'argent (les abandonneurs ne laissent jamais de quoi acheter un peu de bouffe, cela ne leur vient même pas à l'idée), mais c'est un gouffre financier.
Fonder un refuge ne peut être qu'une action bénévole et précaire, un élan de révolte contre l'indifférence générale devant l'omniprésence de la misère animale.
C'est le fait d'âmes sensibles qui mettent sur le même plan toute souffrance, toute angoisse, humaine ou non humaine. La plupart du temps, dans le cas des petits refuges, il s'agit de gens à faibles ressources qui s'épuisent à mener un combat sans fin comme sans espoir, mais qui ne pourraient pas ne pas le mener. Ils sont parfois aidés par de maigres subventions (dans le meilleur des cas), par la générosité de quelques adhérents, mais en général abandonnés à leurs seules ressources personnelles.
Un refuge est vite submergé. Là comme ailleurs, la mode imposée par les éleveurs et la publicité des fabricants d'aliments ont stimulé une frénésie d'achat dont les conséquences sont la versatilité du public et la cupidité des éleveurs et des marchands.
La "rentabilité" exige qu'une femelle d'une race "vendeuse" ponde et ponde jusqu'à en crever. On achète par caprice, le caprice passé on est bien emmerdé, et comme on n'est pas des tueurs on se débarrasse, au plus proche refuge.
Et là, c'est le chantage cynique de tout à l'heure : "Vous le prenez ou je vais le perdre".
C'est exactement le coup de l'otage à qui le malfrat a mis le couteau sur la carotide : "Vous me la donnez la caisse ou je l'égorge."
On ne sait pas assez, même chez ceux qui considèrent l'animal comme un être vivant et souffrant à part entière (je n'aime pas dire "amis des bêtes"), quelle terrible et décourageante corvée est la gestion d'un refuge quand on dispose de peu de moyens. Pour un animal placé à grand-peine, il en arrive dix, vingt, cent ! Cela vous dévore la vie, vous écrase sous une conviction d'inéluctable impuissance. Beaucoup de petits refuges de province luttent envers et contre tous, ignorés, méprisés, abandonnés à leurs seules ressources, et, cela va de soi, en butte aux sarcasmes des imbéciles et aux froncements de sourcils des vertueux qui jugent bien futile de s'occuper d'animaux alors qu'il y a tant de détresses humaines...
Et quand l'apôtre qui a englouti sa vie dans un refuge meurt ou devient impotent, que deviennent les bêtes ?
Pardi, l'euthanasie en masse par les services de l'hygiène publique, pas fâchés d'être débarrassés. Savez-vous que, si vous possédez plus de 9 chiens, vous devenez de ce seul fait "refuge" et devez déclarer la chose à votre mairie et à la D.S.V. (Direction des Services Vétérinaires) ?
A partir de là, vous serez soumis aux inspections d'usage concernant les règles d'hygiène, de sécurité, etc.
En somme le bénévolat est pénalisé. Tout se passe comme si la seule voie "normale" était l'euthanasie systématique, le sauvetage étant considéré comme anormal, suspect et fortement découragé. Il faut que l'animal cesse d'être considéré comme un objet, un bien "meuble" qu'on achète, qu'on vend, qu'on cède, avec à peine quelques restrictions concernant les "mauvais traitements", d'ailleurs bien légèrement punis.
Il faut que la survenue d'un animal dans un foyer soit aussi grave, aussi importante, aussi contraignante que la naissance d'un enfant.
C'est le formidable et trop prévu nombre d'abandons liés aux départs en vacances qui m'a mordu au cul.
Savez-vous qu'ils font la queue aux portes des refuges, les enfoirés, avant d'aller faire bronzer leurs gueules de sales cons ? "Avec la planche à voile sur le toit de la voiture" m'a-t-on confié.
Que leurs têtes, à ces sous-merdes, volent haut dans l'air, propulsées par les pales tranchantes des hélices du hors-bord, pêle-mêle avec celles des toréadors et des aficionados !
PS : Vous qui les aimez, faites les STÉRILISER ! Les laisser proliférer est criminel : ce sont ces portées innombrables qui fournissent la matière première des vivisecteurs et condamnent les refuges au naufrage.
François Cavanna
Ce texte a été publié sur la liste fr.groups.yahoo.com/group/vegetarien_fr
09:55 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 juillet 2008
Ce qu'il y a de bien dans ce parc animalier, ce sont les bateaux tamponneurs et le mini golf
Quand tu visites le parc d'attraction animalier Cigoland à Kintzheim (centre Alsace), tu es frappé par l'amour que les proprios doivent porter aux animaux : bateaux tamponneurs, mini golf, toboggans, circuit de voitures électriques, monorail, petit train de visite etc.
Ah oui...Il y a aussi des animaux, comme des chimpanzés, des chats, des chiens et des reptiles. Mais ils sont utilisés par le cirque des Joubinos, troupe intégrée au parc.
De façon tout à fait annexe, il y a des cigognes (d'où l'intitulé du parc), des émeus, des poneys, des lamas...
Quand je dis que ces animaux sont accessoires, qu'ils n'ont, intrinséquement aucune valeur, cela ne veut pas dire que leur présence est accessoire. Bien au contraire.
C'est même le coeur du concept. La présence de bestioles toutes mignonnes et notamment de la cigogne est obligatoire pour faire venir pleins de familles, pleins de gosses et pleins de bons gros sous.
Crois-tu que les visiteurs auraient ce regard patient, intéressé, vers ces animaux, regard qui leur ferait comprendre très vite, d'ailleurs, qu'il n'y a que désarroi, misère, ennui et absence d'insousciance sauvage ?
Non. Passée la curiosité factice, il ne restera que l'indifférence au sort de ces animaux, considérés comme des sujets d'amusement, de distraction, collection montée à la va-vite par un particulier en 1974 pour se faire de la tune sans trop de contraintes.
Cigoland est un complexe de loisirs, avec hôtel et restaurant. L'animal sert de prétexte pour attirer les groupes scolaires, les familles, le client.
Cigoland fait l'objet d'une plainte déposée par la Société de protection des animaux (SPA) de Lièpvre et l'association Arche de Noé d'Ernolsheim-sur-Bruche pour 'cruauté envers les animaux' et 'non respect des règles de transport'.
Le 26 juin lors d'un contrôle routier à quelques centaines de mètres du parc Cigoland, les gendarmes ont découvert dans une camionnette conduite par deux employés du parc plus de 40 000 poussins entassés dans 75 sacs poubelles.
Ces poussins étaient destinés à servir de nourriture aux cigognes. Les oisillons étaient tous morts asphyxiés.
Dans des cartons se trouvaient une centaine de poussins vivants qui étaient affectés eux à l'alimentation des reptiles du cirque en résidence à Cigoland.
D'après les infos, pour nourrir ses cigognes, le parc a besoin d’un approvisionnement d’une tonne de poussins par mois.
La gendarmerie de Sélestat mène actuellement une enquête préliminaire pour transport et abattage d’animaux non conformes au règlement sanitaire.
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09 juillet 2008
La neutralité aide l'oppresseur, jamais la victime
John Maxwell Coetzee, né au Cap (Afrique du Sud) en 1940 a reçu le Booker Prize (l'un des plus importants prix remis aujourd'hui) en 1983 et en 1999, le Fémina étranger en 1985, le Jerusalem Prize en 1987, le Commonwealth Literary Award en 2000 et le prix Nobel de littérature en 2003.
'The lives of animals' est paru en 1999.
L'industrialisation de l'abattage des animaux de rente est au centre de ce récit. C'est à dire que la façon dont on traite ces animaux, créatures vivantes, sensibles, dans les industries de l'élevage, de la transformation puis du massacre à grande échelle conduit à faire des parallèles effroyables avec la Shoah, c'est à dire l'utilisation 'efficace' et 'rentable' des corps après brutalisation terrible et meurtres de masse.
Voici ce que J-M Coetzee dit :
" Permettez-moi de le dire ouvertement : nous sommes entourés par une entreprise de dégradation, de cruauté et de meurtre qui surpasse tout ce que dont le troisième Reich fut capable, dans la mesure où notre entreprise est sans fin, qu'elle s'autogénère, qu'elle fait venir sans cesse des lapins, des volailles, du bétail au monde dans le seul but de les tuer".
Ce livre n'a pas été traduit en français. Pas encore.
Combien de temps faudra-t-il pour prendre conscience que le massacre industrialisé des animaux et celui des personnes, amérindiens, arméniens, juifs, Tutsis, hier, sont entremêlés ?
Je sais, ce n'est pas très joyeux, tout ça; mais j'ai relu aujourd'hui une nouvelle d'Isaac Bashevis Singer (1904-1991), écrivain juif (yiddish plus exactement), prix Nobel de littérature lui aussi en 1978 et où on peut lire ceci : " [...] Pour ces créatures (les animaux), tous les humains sont des Nazis".
In his thoughts, Herman spoke a eulogy for the mouse who had shared a portion of her life with him and who,
because of him, had left this earth. "What do they know--all these scholars, all these philosophers, all
the leaders of the world--about such as you?
They have convinced themselves that man, the worst transgressor of all the species, is the crown of creation.
All other creatures were created merely to provide him with food, pelts, to be tormented, exterminated.
In relation to them, all people are Nazis; for the animals it is an eternal Treblinka.
Isaac Bashevis Singer, "The Letter Writer"
07:15 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 juillet 2008
L'Europe ne sera plus complice du carnage insoutenable qui se déroule en deçà des falaises du Labrador
Ce fut très long et ardu mais on y est presque.
C'est Brigitte qui doit être contente...30 ans d'indignation, de colère...
Le commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, a annoncé en fin de semaine dernière qu'il proposera bientôt à la Commission européenne d'adopter une résolution demandant aux Etats-membres de l’UE d’interdire l’importation des produits issus de la chasse aux phoques (peaux, graisses etc).
La France, qui préside l'UE, a précisé qu'elle apportera son soutien à ce règlement.
L'été dernier, peut-être t'en souviens-tu, une très large majorité de députés européens avait voté une déclaration écrite invitant l'institution à agir dans ce sens.
Le gouvernement canadien a tout fait pour éviter cette issue. Il ne restera, pour lui, s'il veut rester crédible, qu'à mettre en pratique les mesures de rétorsion commerciales qu'il avait envisagé en représailles.
Comment vais-je faire pour me passer des 30 kg de sirop d'érable que je consomme annuellement ?
07:25 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 juin 2008
Cadeaux de Noël ou d'anniversaire puis abandonnés au bord d'une route l'été
Il y a des chiffres, dans cette enquête, qui laissent salement songeur tellement ils sont atterrants.
Figure-toi que sur 100 chiens abandonnés, 95 sont des chiens de moyenne et grande taille.
C'est ce qui ressort du sondage sans précédent conduit par la Fondation 30 millions d'amis et BVA auprès d'un nombre significatif de refuges.
Mais dis-moi, ça signifie quoi ? Que neufs chiens sur 10 sont abandonnés parce qu'ils ont grandi ! Qu'un paquet conséquent d'abrutis (il y a environ 60000 abandons de chiens et de chats, par an, en France) a acheté ou pris un chiot berger allemand, golden retriever, berger malinois ou dalmatien sans penser une seule seconde que la peluche craquante allait grandir, grossir et devenir vite adulte !
Ils ont quoi dans la tête ? De la paille ? Et ça se passe en France, pays qui a vu naître la philosophie des Lumières...lumière faiblarde ouais, celle qui éclaire les chiottes !
Bref, à la lecture des résultats de ce sondage, tu te dis que c'est foutrement mal barré pour obtenir un véritable statut juridique de l'animal.
Un exemple ? 85% des propriétaires de toutous remis à des refuges se foutent éperdument du sort qui attend la bestiole qui les avait attendrit quelques mois auparavant.
Et les raisons qui sont balancées par ces lâches ? Que de la flûte, de la mauvaise foi, le coup de l'allergie, le chien trop agressif vis-à-vis du bébé etc.
A la lecture du second tableau, tu noteras l'amour et l'affection qui ont entouré les clebs largués : presqu'un chien sur deux a été victime de maltraitance. Tu sais, ce que ces gens là appellent réprimandes ou encore cajoleries très appuyées...bin tiens, faut bien qu'elle comprenne la sale bête, à faire ses besoins n'importe quand et n'importe où...
Et l'inclination, toute provisoire, pour cette boule de poil devient finalement chiante et la bestiole devient encombrante.
Tuteur versatile ? Oui. Maître irresponsable ? Evidemment. Propriétaire con ? Quelle question !
Pour se rendre compte qu'en janvier c'est l'hiver, que la pluie, ça mouille et que sortir le chien ça devient gavant, faut pas être fûté.
Si en plus les papattes de l'animal salissent le tapis blanc crème du salon...
06:00 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 juin 2008
Belges, Belges, les bébé phoques comptent sur vous !
Ami(e)s belges salut !
Je sais, grâce à quelques petits et simples programmes statistiques associés à ce blog, que vous êtes nombreux à me faire la faveur de vos visites.
Et je commence à bien vous connaître. Comment vous êtes habillés quand vous vous connectez sur la page d'accueil du blog, ce que vous vous préparez à manger, si les rappels de vaccination de votre animal de compagnie adoré ont été effectués dans les temps etc.
Presque tout. Cependant, je ne sais pas si vous êtes disponibles le 1er juillet. C'est un mardi.
Dans l'affirmative, ce serait hyper dommage (et je serais très déçu) de ne pas répondre à l'invitation lancée par la Fondation Brigitte Bardot à tous les amis des animaux et donc à tous ceux qui sont révulsés par la chasse au phoque.
Il faudra que la Commission Européenne siègeant à Bruxelles vérifie à quel point la mobilisation est forte pour faire cesser cette barbarie.
Tous les ans, vous le savez, le Canada persévère dans cette chasse innommable malgré la réprobation quasi unanime de l'opinion publique.
Aujourd’hui, la Commission Européenne est en passe de statuer sur cette tradition. Elle envisage actuellement d’interdire l’importation des produits issus de la chasse aux phoques,
La Belgique et les Pays-Bas ont déjà adopté un embargo national sur les produits issus des phoques. L’Allemagne, l’Autriche et l’Italie ont annoncé leur intention de faire de même.
Le gouvernement canadien flippe vraiment face à la possibilité de cet embargo. Il a tout essayé, entre intimidation et corruption, pour faire foirer l'éclosion d'une telle mesure.
Mettons-lui un bon taquet dans la gueule ! Et n'oubliez jamais que c'est pour sauver les phoques d'une mort atroce que vous vous rendrez à Bruxelles cet après-midi là.
Date : Le 1er juillet 2008 départ 13h
Adresse : Rue de la Loi 175 - 200 à Bruxelles, entre le bâtiment Justus Lipsius du Conseil Ministériel Européen et le bâtiment Berlaimont de la Commission Européenne.
Transports en commun : arrêt à Bruxelles Central.
Métro : ligne 1b direction Stokkel ou 1a direction Hermann Debroux, il faut s’arrêter à Shuman (4è arrêt).
Nota : il va sans dire, mais ça va mieux en le disant, que, même si tu crèches à Paris, Naples, Rennes ou Varsovie, tu as le droit de participer à ce rassemblement.
12:30 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 juin 2008
Il est temps de changer notre regard sur l'animal
Aujourd'hui ce sera du concis. Pour cause d'activité militante (dans le cadre du printemps BIO 2008) j'ai été passablement occupé.
Donc, je t'annonce que la Fondation Brigitte Bardot vient de lancer une campagne télévisée nationale importante autour de l'idée pivot : "Il est temps de changer notre regard sur l'animal".
Des spots seront diffusés sur les chaines hertziennes et sur la TNT jusqu'au 28 juin.
Quatre thèmes conduisent les messages :
- l'animal cobaye
- l'animal esclave
- l'animal produit
- l'animal objet
On en reparle, hein ? On s'échange nos ressentis, nos réactions ?
17:57 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 juin 2008
Les 20 vaches
A priori, je dirais que c’est une mort que tu vois arriver, lentement mais sûrement.
Il y a une majorité de personnes qui disent : l’idéal, c’est de mourir dans son sommeil, sans s’en rendre compte.
Une mort horrible, c’est, en plus, quand tu souffres avant d’y passer. Que tu en baves. Douleurs, gémissements, et l’attente interminable et suffocante du trépas.
Une mort horrible, c’est, en plus de tout ça, quand tu n’y es strictement pour rien. C’est uniquement le fruit du hasard qui t’a conduit à endurer une telle épreuve.
Une mort horrible, c’est, somme de tous ces malheurs, quand tu es mort pour rien. Je n’ai pas dit pour pas grand-chose ; non ! Pour que dalle. Ta mort indiffère tout ce qui vit et pense.
Ta vie ne valait rien, ta mort encore moins.
Moins que rien, tu imagines ?
Nous allons avoir une pensée émue pour ces 20 vaches qui, mercredi 04 juin, dans une bétaillère, ont connu une mort horrible.
Déjà, le transport. Vers où tu sais. Dans quelles conditions, on devine.
Arrachées à leurs tourteaux de céréales et à leurs stalles, elles avaient grandi vite, donné beaucoup de lait et s’apprêtaient à mourir jeunes.
Sur la route, dans le sens Charolles-Mâcon, vers 23h30, un essieu du camion a pris feu.
Le chauffeur italien s’en est bien sûr aperçu. A cette heure, il n’y a pas grand monde qui roulait.
Il a attrapé la 1ère aire de stationnement qui se présentait (La Roche-Vineuse), s'est garé et a appelé les secours.
Les secours sont venus. Ils ont mis le temps, compte-tenu des circonstances.Les 20 vaches ont été brûlées vives.
Heureusement, nous rapporte l’article du Bien Public, la remorque a pu être épargnée !
J’imagine que comme moi, tu te poseras la question de savoir pourquoi ce chauffeur n’a pas pris la peine d’ouvrir les portes du fourgon une fois garé sur l’aire de repos.
C’est pas la foule qui devait le déranger…
Pensait-il plutôt à ses petites affaires personnelles rangées dans la remorque ?
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