03 juillet 2009
T'iras pas en vacances, toi !

Cette affiche se passe de commentaires.
Laisse-moi simplement te dire que l'abandon d'un animal domestique est puni par l'article 521-1 du Code pénal (jusqu'à 2 ans de prison et 30000 euros d'amende) dans la mesure où il est intervenu sur la voie publique ou au domicile du proprio.
Le souci reste qu'il faut identifier le coupable.
Et si on prenait alors le problème à la source, on le traitait à la racine, en amont ?
Fermer les robinets de production de ce malheur par exemple ?
Interdire la vente des chiens et chats par le biais des petites annonces serait un bon début. Exiger des animaleries qu'elles stérilisent leurs animaux, ce serait pas mal également...
08:19 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 juillet 2009
Tortionnaires à pompons, vicieux en bermuda, mais toujours ce sang...

Entre ce sang qui coule sur le sable de l'arène
Et fait vibrer la foule barbare, inhumaine
Ce sang rouge qui jaillit comme l'eau des fontaines
Du taureau accroupi sous l'acier madrilène
Et puis le sang versé hier à Tienanmen
Qui a éclaboussé vos mémoires et la mienne
Comme une étrange ressemblance
Même douleur, même peine
Comme une étrange ressemblance
Même couleur, d'où qu'il vienne
Entre ce sang qui coule sur le flanc des baleines
Harponnées dans la houle décimées par centaines
Celui des loups, des ours dans les steppes lointaines
Abattus dans leur course pour une vie sans chaîne
Et le sang qui rougit, la peau de porcelaine
De ces enfants d'Asie, birmanes, tibétaines
Comme une étrange ressemblance
Même douleur, même peine
Comme une étrange ressemblance
Même couleur, d'où qu'il vienne
Six milliards de consciences et combien appartiennent
A cette triste engeance à ce troupeau de hyènes
Qui voit des différences entre toutes ces haines
Ces torrents de souffrances animales ou humaines
La mort est un théâtre dans tous les cas obscène
Le rouge, l'écarlate coule des mêmes veines
Comme une étrange ressemblance
Même douleur, même peine
Comme une étrange ressemblance
Même couleur, d'où qu'il vienne
Comme une étrange ressemblance
Même douleur, même peine
Renaud-Rouge Sang (2006)
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01 juillet 2009
Et ensuite, ce sera notre tour !

"Or, les dauphins ne vont pas bien...On constate, en Europe, en Asie, en Amérique, en Océanie, que ces animaux s'échouent en nombre croissant.
On cherche à comprendre pourquoi.
Une partie de ceux qu'on examine sont morts de vieillesse ou se sont noyés dans les mailles de nos filets de pêche.
D'autres ont succombé à la disette, parce que les humains récoltent de tels tonnages de mollusques, crustacés et poissons que les mammifères marins ne trouvent plus rien à se mettre sous la dent.
Les échouages les plus dramatiques ont d'autres causes.
On a autopsié des cadavres de dauphins communs, de tursiops, de globicéphales, de sténelles...Ces créatures sont victimes de maladies infectieuses cutanées, pulmonaires, rénales, gastriques, hépatiques, intestinales, cérébrales, etc., comparables aux maladies opportunistes qu'endurent les victimes du virus HIV.
On a parlé d'un "sida" des dauphins.
Les virologues se sont penchés sur la question.Il ne faut pas utiliser le mot "sida", car il n'y a pas, chez les cétacés, de germe viral analogue au VIH des hommes ou au VIS des singes.
En revanche, on observe un effondrement catastrophique de leurs défenses immunitaires. Dû à quoi ?
Ce phénomène s'accompagne de stérilités et de malformations foetales. Il est imputable aux pollutions humaines-domestiques, industrielles et agricoles.
Et à l'action pernicieuse d'un cocktail de métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, chrome, cuivre, zinc...), de PCB (polychlorobiphényles), de dioxines, de furanes et de pesticides, que nous répandons dans les fleuves et dans la mer."
J'ai de suite pensé à ce passage du bouquin d'Yves Paccalet, L'HUMANITE DISPARAITRA, bon débarras ! quand j'ai eu l'information d'un échouage massif récent d'animaux marins sur les côtes chiliennes.
Fin mai, c'était une colonie complète (55 spécimens) de baleines-pilotes qui s'était échouée sur une plage du Cap, en Afrique du Sud.
Un peu avant, en mars, c'étaient des milliers de pingouins que les autorités chiliennes ont retrouvés morts, sur une plage, au nord de l'Antarctique.
Pour leur malheur, ces animaux marins sont en bout de chaîne alimentaire. Ils accumulent donc dans leurs organismes toutes les saloperies déversées à droite et à gauche, au nord comme au sud.
Leur malheur, c'est l'homme.
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30 juin 2009
Leur nom est personne

Yves Christen est un spécialiste de la sociobiologie. Cette branche de la sociologie explique les comportements des groupes humains et institutions humaines par l'héritage de l'évolution, avec le recours au néo-darwinisme.
Née de l'étude des insectes sociaux (fourmis, termites...), la sociobiologie travaille à reconnaître dans les comportements sociaux des bases biologiques.
De l'éthologie humaine à l'éthologie animale, il n'y a qu'un pas, minime.
Yves Christen vient de publier, aux éditions Flammarion, un ouvrage remarquable, L'animal est-il une personne ? (530 pages), une somme sur les aptitudes et capacités de nos frères animaux.
Il affirme, sur la base d'observations étayées, rigoureuses, que les animaux ont un univers mental, une conscience souvent, et de ce fait, que si l'homme est bien un animal, l'animal lui peut revendiquer le statut de personne.
Voici la présentation qui est faite de ce livre :
"Longtemps nous avons considéré les animaux comme ceux que la nature avait privés des qualités que nous, les humains, possédons : l'aptitude à raisonner, apprendre, communiquer, s'adapter, décoder, transmettre, enseigner, progresser.
Les travaux scientifiques ont pulvérisé cette idée reçue, et depuis la dernière décennie, ils nous surprennent encore plus.
Qui sont vraiment les animaux ? On les savait joueurs, blagueurs, rieurs, féroces parfois ; on les découvre tricheurs, menteurs, trompeurs, mais aussi aimants, mélancoliques ou encore émotifs, stratèges, sensibles aux intentions d'autrui, capables de respecter une morale ou d'élaborer une culture.
La très grande ingéniosité des tests et l'extraordinaire diversité des observations scientifiques (éthologie, génétique, psychologie, zoologie, primatologie, neurosciences) nous révèlent les facettes de l'intelligence et de l'identité animales, et prouvent l'absurdité qu'il y a à réduire les compétences de la bête à la seule force de son instinct.
Car en dépit des caractéristiques qui fondent l'homogénéité de son espèce, chaque animal est un individu à part entière, un être social unique, complexe, et par là même un sujet de droit.
Des singes aux léopards, des éléphants aux antilopes, des baleines aux dauphins, l'auteur nous propose une approche de l'altérité qui apporte beaucoup au débat sur l'exploitation et la manipulation animales.
Un plaidoyer fort documenté en faveur de la personne animale."
07:43 Publié dans Animal on est mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 juin 2009
Dog connection

Je te parlerai bientôt d'un commerce scandaleux qui, aux Etats-Unis (et à un degré moindre, au Canada), fait l'objet de toutes les attentions des associations de protection animale. Au coeur de ce commerce, il y a ce que l'on appelle les puppy mills, littéralement les usines à chiots.
L'élevage industriel de chiens n'a pas atteint en France la dimension qu'il a pris outre-Atlantique. Mais tu sais bien que nous sommes toujours un peu en retard, en bien ou en mal, par rapport à ce qui se passe là-bas.
Caroline Lanty aborde ce sujet dans son livre.
Je t'en livre quelques extraits :
" Les chiots importés que vous adopterez peut-être amènent avec eux différentes maladies : toux de chenil, diarrhées, vomissements, parfois malformations, teigne, gale de peau, gale d'oreille, puces...
Pourtant, malgré les mises en garde argumentées et répétées de la Cellule anti-trafic, et plus largement de la SPA, trop de personnes choisissent encore la facilité pour acquérir l'animal qui partagera leur vie.
Surtout n'ayez pas l'impression de sauver un animal lorsque vous l'achetez en animalerie parce qu'il vous a fait de la peine derrière sa vitre.
Vous faites tout le contraire !
Au mieux, vous encouragez le commerce de l'animal de compagnie, au pire, vous alimentez des filières peu scrupuleuses où, à l'animal vendu, va succéder celui qui attend en sous-sol de prendre sa place, sans parler de ceux qui n'ont pas eu la "chance" d'arriver vivants.
[...] Alors que dire des trafiquants identifiés par la Cellule anti-trafic, ignorés pendant trop longtemps par la Direction des services vétérinaires et condamnés par la justice à une simple peine d'amende, alors que leur commerce de chiots leur rapporte des millions d'euros et qu'ils recommencent aussitôt leur petit business ?"
Caroline Lanty-Le Scandale de l'animal business-Ed.Laffont
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28 juin 2009
Refuge ou fourrière ?

"L'article L.211-24 du Code rural précise que "chaque commune doit disposer d'une fourrière communale apte à l'accueil et à la garde des chiens et chats trouvés errants ou en état de divagation".
La fourrière est donc une structure d'hébergement des animaux trouvés en état de divagation. C'est un service public, obligatoire pour chaque commune.
Le maire doit informer la population, par affichage en mairie ou par tout autre moyen, des modalités dont les animaux trouvés errants ou en état de divagation sont pris en charge. Autrement dit, il doit être clairement indiqué où se trouve votre chien ou votre chat lorsqu'il s'est échappé de chez vous.
Ainsi, en théorie, les animaux "en état de divagation" ne peuvent être accueillis au sein d'un refuge et remis immédiatement à l'adoption : ils doivent d'abord passer par la fourrière pour que l'on puisse s'assurer de leur état sanitaire et rechercher leur éventuel propriétaire.
Si l'animal arrive en fourrière non tatoué, il y sera automatiquement tatoué avant d'être restitué à son propriétaire ou d'être confié à un refuge pour y être adopté.
Pour ces raisons, l'animal trouvé errant ne peut en aucun cas être admis directement dans un refuge, il doit obligatoirement faire "une entrée fourrière".
[...] Lorsque l'animal n'est pas identifié, il est gardé en fourrière pendant un délai franc de huit jours ouvrés.
Si, à l'issue de ce délai, l'animal n'a pas été réclamé, il est considéré comme abandonné.
Ensuite, deux solutions pour l'animal ou plutôt pour le gestionnaire de la fourrière : l'euthanasie ou le transfert vers une association de protection animale (la SPA le plus souvent) où il devient la propriété du gestionnaire d'un refuge (d'où l'utilité de développer les refuges et les places d'accueil pour éviter la mort aux animaux qui n'ont pas été repris par leurs propriétaires, à la fin du délai de fourrière. Rappelons que 50000 à 60000 chiens et chats sont euthanasiés chaque année.
Ce serait beaucoup plus si les refuges de la SPA n'existaient pas).
En réalité, cette obligation de fourrière est peu respectée, et nombreuses sont encore lescommunes qui ne sont pas rattachées à une fourrière."
Caroline Lanty-Le Scandale de l'animal business-Editions du Rocher
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27 juin 2009
Non au projet d'une unité de torture polyvalente à Cádiz

Teófila Martínez est la maire de Cádiz. Elle appartient au PP (Partido Popular), l'équivalent de l'UMP chez nous.
La municipalité a décidé de construire, dans le cadre d'un programme d'aménagement des espaces communaux, un complexe de spectacles multi-fonctionnel.
Qui ressemblera foutrement à des arènes.
Lundi, il y aura corrida, mardi aussi, mercredi vraisemblablement, jeudi peut-être, il faut voir, vendredi, ya des chances, samedi, ce serait dommage de louper ça et dimanche, si on ne le fait pas ce jour là, on le fera quand ?
Et même si cet édifice n'est utilisé qu'une fois par mois pour faire souffrir des toros, c'est une fois de trop !
Par ailleurs, tu devines que c'est l'argent du contribuable qui va financer le truc. Les assoiffés de sang sont décidément très forts pour faire raquer les autres.
Alors, depuis le début de la phase de consultation, ça gueule dans les rangs des gens de bon sens et ayant un coeur.
Le PGOU, ce plan d'aménagement, a recueilli un peu plus de 800 avis. Sur ces avis, 480 rejettent le projet envisagé.
C'est la PATMC (Plataforma Antiplaza de Toros Multiusos de Cádiz) qui conduit le combat.
Elle appelle (avec une dizaine d'autres associations) aujourd'hui samedi 27 juin à un rassemblement à midi, place Asdrúbal.
Les opposants se dirigeront ensuite vers la mairie.
09:50 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 juin 2009
Descendre la reine de Saint-Perdon...Hic !

"C'est à boire, boire, boire,
C'est à boire qu'il nous faut, Oh ! Oh ! Oh ! Oh !"
L'association des taureaux maltraités de France et de Navarre a le plaisir la tristesse de vous annoncer la destruction complète de l'arène de merde célèbre de Saint-Perdon (Landes).
Un incendie heureux terrible a en effet réduit en cendres ce monument dédié à la torture corrida, mercredi 27 juin 2009, dans le cours de l'après-midi.
Construit en 1953 par les habitants de la commune, ce lieu de mort de spectacle a accueilli bon nombre de corridas.
Cet édifice maudit hors du commun aurait dû être classé, prochainement, monument historique. On s'en cogne désole.
Construite toute en bois, ce bois des narbes qui soutiennent les palombières et qui, tombés à la suite du passage de la tempête Klaus, ont jeté à terre des centaines de ces gourbis infects abris pittoresques du Sud-Ouest, l'arène de Saint-Perdon est partie en fumée en quelques minutes.
S'étant totalement embrasé, le bâtiment qui fut la honte fierté des habitants de cette commune si attachée aux traditions connes et cruelles de cette région n'est plus qu'un tas de cendres fumantes .
07:16 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 juin 2009
"On ne vous demande pas de les aimer, on vous demande de leur foutre la paix"

En ce début de XIème siècle, le temps est venu de s'interroger sur l'indispensable cohabitation.
"On ne vous demande pas de les aimer, on vous demande de leur foutre la paix", lançait Paule Drouault en désespoir de cause.
Mais son appel reste aujoud'hui insuffisant, même si cette recommandation entendue aurait épargné bien des vies.
Désormais la morale, la justice, l'éthique nous dictent de porter un autre regard.
Il y va de notre propre intérêt.
Qui pourrait croire que nous pourrions nous dispenser d'eux ? Pas seulement ceux qui sont contraints de satisfaire notre appétit de confort.
Non, tous les autres. Ceux qui ne servent à rien (!) et qui s'inscrivent dans le décor de l'évolution.
C'est au vivant dans son ensemble que nous devons nous adresser.
Comment ? En reprenant la philosophie simple, basique, logique des sociétés désormais qualifiées de "premières", alors qu'elles furent longtemps taxées de "sauvages".
Que nous enseignent-elles ?
Que toute vie est respectable.
Que si la mort s'impose, il serait coupable de ne pas la prendre en considération.
Que lorsque l'on retire la vie, il convient de s'en excuser.
Allain Bougrain Dubourg-Sale bêtes ? Respectons-les...- Arthaud.
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24 juin 2009
Moby a très bien connu l'animal mort dans votre assiette

On est nombreux sur cette planète à attendre le 30 juin avec impatience. Ce sera en effet la sortie mondiale du dernier album de Moby, Wait for me.
Moby n'est pas un héros du rock et d'ailleurs il ne le souhaite pas. Le côté implacable, vitupérant, c'est pas son truc. La haute voltige il la laisse à d'autres.
Mais encore une fois, d'après ce que j'ai pu entendre grâce à quelques titres mis en ligne, il nous a donné un opus désarmant, authentique, ouvert à tous les vents, avec cette qualité du son qu'on lui connait.
Cet album comporte 16 titres, qui forment un tout cohérent. Mine de rien, on aura quelque chose d'excellent !
Je te propose d'écouter l'un d'entre eux, Pale horses, le 2ème de l'album. Il te suffit de cliquer sur le lien : http://www.deezer.com/track/pale-horses-T3087339
Je suppose que l'émotion et la sensibilité que Moby fait passer tient aussi au fait qu'il est vegan.
Sa compassion, son intérêt (l'un de ses albums s'intitulait Animal rights) pour la cause animale en général et le sort des animaux de ferme et de rente est toujours palpable.
Le blog de Moby : http://www.moby.com/journal
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23 juin 2009
Le pont, c'est bon pour l'écureuil

L'association Le Pic Vert (http://lepicvert.club.fr/index.html) est une association de protection de l'environnement basée dans l'Isère.
Particulièrement dynamique, son équipe a eu une idée géniale.
On avait constaté que sur la route de l'Agnelas à Voiron, de nombreux écureuils se faisaient écraser.
Les services techniques de la mairie ont alors sollicité l'association pour installer un pont à écureuil, fait de vieilles cordes de spéléologie et d'escalade tressées et reliant à 7 mètres de hauteur deux grands arbres situés de part et d'autre de la voie.
Et ça marche !
L'association a tout un stock de cordages de ce genre à recycler. N'hésite pas à les contacter pour venir en aide à nos amis roux.
07:50 Publié dans Nature et vivant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 juin 2009
Corrida : c'est sphincter miné pour Juan Mari Rodríguez

Comme pour l'immense majorité de ses contemporains, l'anus de Juan Mari Rodríguez est entouré de muscles circulaires appelés sphincters. Ces derniers permettent la continence anale.
Je n'ai pas trouvé de photo du bord gauche de l'anus de ce jeune matador (26 ans) et j'en suis désolé. Car c'est à cet endroit précis qu'il a pris un coup de corne de la part du toro (le 2ème de l'après-midi) qu'il s'apprêtait à exécuter, dans l'arène de Séville dimanche 21 juin.
L'inexpérience ? Un moment de relâchement ? Ballonnements ? Toutes choses qu'il paya cher puisque la pointe de la corne transperça le sphincter pour ressortir vers la face postérieure de ce muscle (pas de photo non plus).
Les spectateurs gavés de sang de la feria real ont profité de cette interruption accidentelle de l'image et du son pour se diriger vers les toilettes.
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21 juin 2009
Fabio Butali avait croisé le chemin de ceux qui s'amusent à donner la mort

(ce dessin est emprunté au site d'information Bakchich)
Le 26 octobre 2008, à Lagorce, François Lapergues, 57 ans, participait à une battue au sanglier. Il tira une seule balle.
Cette balle toucha mortellement Fabio Butali dans le dos. Fabio Butali, 24 ans, lui, ne chassait pas. Il faisait du VTT avec un copain. Sur un chemin aménagé pour. Un chemin de randonnée, si tu préfères.
Quand j'avais relaté ce drame par mon article du 28 octobre, j'avais anticipé une peine de 5 ans de retrait du permis de chasse et 6 mois de prison avec sursis pour le prévenu.
Je n'étais pas loin de la réalité, celle d'aujourd'hui, celle qui procède du jugement rendu le 18 juin par le tribunal correctionnel de Privas.
Le 4 juin, au cours du procès, le procureur n'avait pas requis de prison ferme mais 2 ans avec sursis et 5 ans de retrait du permis de chasse (soit le maximum).
Il a été suivi dans ses réquisitions par le tribunal.
Tu sais bien qu'il n'y a pas lieu de commenter une décision de justice.
Toutefois, si on s'arrête un peu sur les conditions qui ont entouré cet homicide involontaire, on peut penser que les manquements délibérés aux règles de sécurité n'ont pas été établis et surtout, qu'il n'y a pas eu de circonstances aggravantes.
Le tireur imprudent a affirmé qu'il avait effectué un tir fichant (en direction du sol) et que la balle meutrière avait malheureusement ricoché sur un obstacle dur pour atteindre ensuite Fabio Butali.
Les expertises balistiques et la reconstitution des faits n'ont pas permis de démontrer formellement le contraire.
François Lapergues se sent moralement responsable de la mort de Fabio Butali. Et il n'ira pas chasser pendant 5 ans au moins.
C'est toujours ça de pris pour les animaux, tu me diras ! Et bien non ... Je prends le pari que les potes de François Lapergues ne vont pas se laisser arrêter par si peu et que de nouvelles battues au sanglier seront organisées à la rentrée.
La mort est leur loisir. A la chasse comme à la guerre.
09:58 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 juin 2009
Quelques nouvelles de l'internationale abolitionniste

Les 3 et 4 juin 2009 se tenait à Caracas (Venezuela) le 3ème sommet mondial anti-corrida.
Des associations de plusieurs pays-Colombie, Espagne, Equateur, France, Mexique, Portugal, Pays-Bas(bonjour Michèle !) ...- s'étaient donné rendez-vous pour faire le point sur les luttes et en engager d'autres, de manière coordonnée.
Pour la France, c'était la FLAC qui représentait l'opposition à ce spectacle de la souffrance.
Une déclaration finale a été mise au point. Elle est classique, bien charpentée. Je t'en livre quelques passages car ils me semblent mériter un peu plus d'attention.
En effet, ils soulignent bien que partout, quel que soit le pays, le lieu où cette saloperie de corrida est présente, ce n'est que grâce à l'argent public. La corrida ne vit que sous perfusion de ressources financières publiques. Sa pseudo vitalité est un leurre. Fermons le robinet à fric et observons la gueule de ces salauds qui pataugent dans le sang !
"Considérant :
- Que dans beaucoup de municipalités, on utilise les biens publics pour présenter des spectacles taurins, privant ainsi d'aides d'autres priorités où cet argent est plus nécessaire
- Que l'implication des pouvoirs politiques pour arriver à une abolition définitive des spectacles taurins est absolument nécessaire
Unissons nos efforts pour:
-Promouvoir la déclaration de municipalités anti-taurines et les bienfaits dûs à cette action
-Soutenir la déclaration de Caracas comme ville anti-taurine avec des campagnes diverses de participation populaire
-Solliciter l'Eglise catholique pour qu'elle cesse toute sorte de relation de soutien aux activités taurines
-Solliciter des divers gouvernements locaux et nationaux, la suppression des subventions à l'activité taurine "
10:12 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 juin 2009
La vérité nue : la corrida est cruelle

"Le spectacle dans la société correspond à une fabrication concrète de l'aliénation"
Guy Debord-La société du spectacle.
Paris. Hier jeudi 18 juin, sur les coups de midi, à proximité de la Tour Eiffel, des dizaines de militant(e)s de PETA France, presque nu(e)s, couvert(e)s de faux sang, banderilles factices collées sur le corps, se sont allongé(e)s sur le sol.
Comme mort(e)s.
Les touristes qui trainaient dans le coin ont ainsi constaté qu'il y avait dans ce beau pays une saloperie populaire, de moins en moins populaire d'ailleurs, à laquelle de plus en plus de gens sont opposés.
La presse et les médias sont venus. Accueillis par le slogan "La vérité nue : la corrida est cruelle."
Nota : si tu es partant(e) dans l'avenir pour participer à ce genre d'action, fais-le moi savoir. Je transmettrai.
07:34 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 juin 2009
Stopper la perte de biodiversité en France : objectif manqué pour 2010

A l'UICN (Union Mondiale pour la Nature), il y a des gens déterminés, sincères mais bien élevés. Pas le genre à gueuler et à s'emporter pour un rien.
Quand ils disent que l’échéance de l’engagement de la France de stopper la perte de biodiversité en 2010 se rapproche, et bien que plusieurs actions aient été achevées ou engagées, les indicateurs restent principalement au rouge, c'est qu'ils sont quand même très énervés.
Et s'ils rajoutent que : " La situation reste toutefois préoccupante : les populations d’oiseaux communs continuent de décliner en campagne et dans les forêts ; l’urbanisme et les infrastructures de transports poursuivent la consommation et la fragmentation d’espaces naturels ; les espèces menacées sont toujours aussi nombreuses ; la présence de pesticides est détectée dans la quasi-totalité des cours d’eau et seuls 40% de l’ensemble des masses d’eau est considéré en bon état en 2008…." c'est qu'ils sont en colère.
En même temps, on est dans un pays qui considère les viandards comme des protecteurs de la faune et de la biodiversité.
Je n'invente rien. La 'loi chasse' de la fin d'année dernière permet aux fédérations de chasse d'être agréées au titre de la protection de la nature.
Et si je ne m'abuse, il a été question de mettre Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, à la place de Michel Barnier comme ministre de l'agriculture et de la pêche. Question pesticides, c'est vrai qu'il en connaît un rayon !
C'est comme si tu demandais au clergé de l'église catholique de mener le combat contre la pédophilie ou à TF1 de promouvoir l'esprit critique et l'insolence dans ses programmes.
Le bilan 2008 tiré par l'UICN, il est visible ici : http://www.uicn.fr/IMG/pdf/Bilan_SNB2008_UICN_France.pdf<...
07:21 Publié dans Biodiversité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 juin 2009
A torture privée, fonds privés !

Les militants de la FLAC (Fédération des Luttes pour l'Abolition des Corridas) des Pyrénées-Orientales organisent à Perpignan une rencontre/séance de dédicaces avec Christian Laborde, l'auteur de Corrida, Basta!
Ce sera le 20 juin à 17 heures, à la librairie Torcatis, 10 rue Mailly.
Christian Laborde, justement, qui, dans un entretien accordé au quotidien L'Indépendant le 15 juin, disait que la corrida c'est avant tout un business sanglant au service de la mort.
Mais cette activité économique n'est pas viable seule. Elle a besoin de pomper l'argent public pour persévérer.
Extrait :" Le fait que le spectacle tauromachique n'existe plus que grâce à l'aide de l'argent public, cela pose une question de l'utilisation des deniers publics.
Il semblerait que la majorité des français soit plutôt hostile à ce type de pratique, or on n'en utilise pas moins l'argent public pour l'organiser.
Si les conseils généraux au nom du respect de l'homme et de l'animal cessaient de subventionner à tour de bras ces spectacles sanglants, je crois que la corrida reculerait."
07:47 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 juin 2009
Frédéric, tu la sens la grosse manivelle ?

Frédéric Nihous, le caporal de CPNT, la milice cygénétique qui fait régner l'ordre dans les forêts et campagnes, s'est fait envoyer à dache. Si tu ne connais pas cette expression populaire, elle signifie qu'on l'a envoyé promener, se faire voir ailleurs, paître...
En résumé, les écolos lui ont mis une branlée des familles, une avoinée fait maison dont il se souviendra longtemps.
Quelques résultats définitifs des listes françaises aux élections européennes : Europe écologie : 16,28%; Alliance Ecologiste Indépendante : 3, 63%; Libertas (MPF-CPNT) : 4,6%.
Les écolos lui collent dans la tronche un mahousse 20% contre un piètre 4% (obtenu grâce au vicomte bien sûr).
La liste Libertas obtient 1 siège mais le baisé dans l'histoire, c'est Nihous.
Alors il crache sa bile, le défenseur des traditions connes et cruelles.
Dans un communiqué daté du 08 juin, il constate "la forte poussée de l'écologie extrême, porteuse de décroissance et de restrictions quant à nos activités économiques et traditionnelles" qui "laisse augurer des jours sombres quant à la pérennité de celles-ci."
Et le taulier des tueurs du dimanche de se demander :"Quelle sera l'action de tous ces boboécolos au parlement européen ? Attention le retour de manivelle à coup de directives liberticides !"
J'ai très envie de lui dire à Nihous que la manivelle, elle va taper dans les gencives plutôt deux fois qu'une et ce ne sera que justice.
Ensuite, son combat pour la ruralité qui schlingue le sang caillé et la vinasse, il appartient au passé.
Comme disait Lacordaire, entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit.
Préparez-vous à déchanter sans désemparer, viandards et compagnie. Vos couleurs locales débiles et sadiques se barrent en sucette.
Times they are changing...
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15 juin 2009
Plus inaudible est la plainte, plus nécessaire est la pitié

"La difficulté essentielle, s'agissant des comportements peu communs engendrés par la compassion, est de faire face aux moqueries qu'ils peuvent susciter.
Schweitzer insiste sur ce point important : "Nous avons peur de nous faire remarquer lorsque nous laissons voir combien nous sommes émus par les souffrances que l'homme inflige aux êtres vivants.
Nous croyons alors que les autres se sont faits plus 'raisonnables' que nous et considèrent comme normal et allant de soi ce qui nous bouleverse."
Florence Burgat- Animal mon prochain-Ed.Odile Jacob
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14 juin 2009
A Carcassonne, l'été rime avec tourisme et sadisme

La ville de Carcassonne va retrouver cette année avec impatience les éléments d'une tradition qu'elle entretient jalousement : tapages nocturnes, saouleries, flaques de vomi, queues aux urgences...
En effet, du 21 au 23 août, aura lieu l'édition 2009 de la Feria du Novillo, dans les arènes Jean Cau, vieille baderne réactionnaire qui aimait à rappeler, au moins c'est clair, que "quand on aime la corrida, on ne peut être de gauche".
Le samedi 22 août, tu pourras trouver cependant des gens super sympas devant les arènes, vers 16 heures : ils seront là à l'appel du CCAC (Comité Carcassonnais pour l'Abolition des Corridas).
Auparavant, à 10 heures, ils auront fait le tour des panneaux publicitaires de la ville supportant l'affiche de la Feria.
10:32 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

