20 novembre 2009
Accident de chasse à Nieppe : sa main a crié pouce !

Oyez ! Oyez braves gens, cette triste histoire que je vous conte, rapportant l'infortune du sieur président de la société de chasse La Réserve en la forêt de Nieppe.
Laquelle forêt, disait Le Féron à son bon roi Louis XIV en 1679, est "située en la province de Flandres, tenant du côté d'Orient aux terres du village de Vieux Berquin, d'Occident aux terres du village de Thienes, du Midy aux terres du village daverquerque, de Septentrion aux terres du village de Morbecque".
De nos jours, il sied de dire que cette forêt est le plus grand massif forestier de l’arrondissement de Dunkerque.
Le sieur président guerroyait contre ces animaux que l'on nomme sangliers ce mercredi 18 novembre, armée en campagne menant traque dans le lot numéro 3, frayant chemin dans chênes et frênes pour y faire périr l'ennemi Sus scrofa.
Or le canon de son arquebuse lui fit mauvaise farce, explosant dans sa main gauche, arrachant le pouce.
Les troupes de secours ont dépêché le souffrant dans cet hospice expert en réparation des appendices des membres supérieurs.
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19 novembre 2009
Accident de chasse à La Chapelle-Orthemale : une balle dans le placard, une place pour le billard...

Accidents de chasse à la pelle, ça tombe, ça dégringole, ya de la viande froide à tous les étages, du mutilé en veux-tu en voilà, du macchabée prêt à l'emploi...
Ainsi, le funeste présage lancé aux viandards par les esprits de la forêt se réalise.
Halitherse, augure fameux, fit la même prédiction à Ulysse : "Tu essuieras une longue suite d'infortunes, tu pars avec de nombreux compagnons, tu reviendras seul."
Les chasseurs qui ruinent la nature, la transformant en cimetière, assistent ainsi à l'accomplissement de cette prédiction et se mettent, à notre grand étonnement satisfait, à se poivrer mutuellement avec application.
Même les arbres apportent leur concours à cette entreprise de démolition de la racaille verdâtre.
A La Chapelle-Orthemale (Indre), on en a eu un parfait exemple.
Samedi 14 novembre, las d'assister à tant de malheurs, un arbre du bois des Prises a obligeamment dévié la trajectoire d'une balle destinée à un sanglier vers le sternum d'un autre viandard.
Son geste fut méritoire, le tireur étant placé à plus de 200 mètres. Essaie d'apprécier le parcours d'un projectile venant d'aussi loin, toi !
Bref, le gentil narbe a bien fait son job.
Le blessé a été transporté à l'hosto de Châteauroux et les médecins lui ont retiré la camelote de sa cage thoracique.
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18 novembre 2009
Accident de chasse à Liernolles : contre la constipation, une dragée de calibre 12 devrait suffire

Reste calme, je t'explique. Ce n'est pas la peine de faire des noeuds à tes neurones, l'affaire est simple.
On en chialerait tellement c'est ordinaire.
C'est extraordinairement banal (oxymore aux dents), pour tout résumer.
Il a suivi les consignes des neuneus : ne pas aligner un pote avec une pétoire, ne pas tirer avant d'avoir bien visé l'animal.
Même les angles de tirs ont été respectés, c'est dire l'implication du type. Un pro comme dirait l'autre.
D'ailleurs, c'était lui le responsable de la battue au sanglier.
Le locdu sur lequel tu peux compter, attachant, mais que tu dois malgré tout tenir éloigné de ta femme et de ta cave.
Et de toi aussi. Un ami qui remplace un meilleur ennemi en quelque sorte...
Cependant, il a placé sans barguiner une splendide balle dans l'abdomen d'un viandard qui l'accompagnait lundi 02 novembre à une partie de mort, dans les parages de Liernolles, à gauche après le croisement, lieu-dit Les Gonnets, canton de Jaligny-sur-Besbre.
Vers 16 heures. Si les pandores te relâchent assez vite, t'as le temps de revenir à la maison et de mater la fin de 'Questions pour un champion'.
Comme l'hélico de la sécurité civile n'avait que ça à foutre, il est venu, dans des conditions pas très évidentes, chercher le blessé pour le conduire vers le centre hospitalier de Vichy (dans la colle).
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17 novembre 2009
Accident de chasse à la Chapelle-Janson : ce n'est pas de ma faute, affirme la bécasse

Et si la réalité des faits était complètement différente de la version communiquée à la presse ? Et si la victime l'avait fait exprès ?
Je te torche le topo vite fait sur le gaz : dimanche 15 novembre, sur la commune de la Chapelle-Janson (Ille-et-Vilaine), canton de Fougères-nord, un viandard s'est trouvé dans la ligne de mire d'un autre viandard et a reçu la semoule dans le visage.
C'était du plomb car les tueurs en série des chemins creux traquaient de la bécasse (Scolopax rusticola).
On nous dit que c'était accidentel. Je veux bien le croire car il est rare qu'un chasseur soit imprudent au point de tirer sur un (con)génère. Les viandards sont abreuvés de consignes de sécurité et ils les respectent.
Accidentel oui mais quand même suscité (à la bergamotte) par la victime et là, ça change tout !
Car cette dernière a 78 ans et je pense, quant à moi, que se faisant chier grave dans la vie (pour aller buter de la bestiole à plumes un dimanche matin d'automne à cet âge, faut vraiment avoir une vie creuse et fade) et voulant se rendre intéressant, le criblé s'est mis volontairement dans la ligne de mire du tireur.
Et bien, c'est une réussite !
On parle de lui dans le journal et sur ce blog.
Félicitations !
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16 novembre 2009
Accident de chasse spectaculairement mortel à Vicq : chasse, obsèques, cimetière et traditions

Attention, mesdames et messieurs, c'est important, on va commencer
C'est toujours la même histoire depuis la nuit des temps
L'histoire de la vie et de la mort, mais nous allons changer le décor
Michel Fugain
Quel spectacle !
Six chasseurs, la femme de l'un d'entre eux, deux gosses, des chiens, du gibier traqué.
Et bien, ils n'ont pas été déçus, les enfants, du spectacle offert par les viandards.
Les tueurs étaient postés comme il le fallait, attendant que le sanglier sorte du taillis.
Les tueurs ont tiré comme il le fallait, faut bien montrer aux petits comment procéder...La chasse, c'est l'exemple...
L'épouse du chasseur a bien été touchée à la base du cou...Merde...C'est pas ça qu'il fallait faire.
La femme du chasseur est bien devenue morte...Il y a quelque chose qui a déconné...
Regardez pas les enfants !
Ce spectacle consternant a été vu à Vicq (Allier), dimanche 15 novembre, séance de 10h30.
Les six viandards ont prolongé le moment par une chouette séance de garde à vue dans la gendarmerie de Gannat.
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15 novembre 2009
Bavure de la chasse à Courry : il a tiré sans regarder, il a blessé sans hésiter...

Crétins provisoires ou cons définitifs ? Crétins provisoires parce qu'ils ne le seraient que quelques mois dans l'année, le temps de la saison de chasse ? Cons définitifs, car capables de répéter toujours les mêmes erreurs, de recommencer les mêmes turpitudes sans jamais retenir les leçons de leurs errements passés ?
Les chasseurs sont vraiment la plaie...partout...sur tout le territoire. Pas un seul coin ne peut échapper à leurs méfaits...Ils sont partout, nous ne sommes en sécurité nulle part.
Mercredi 11 novembre, du côté de Courry (Gard), près de Saint-Ambroix exactement, à proximité des habitations, une promeneuse profitait des derniers rayons chauds du soleil quand un viandard lui a tiré dessus.
Pourquoi l'a-t-il fait, demanderas-tu ? Parce qu'il avait cru identifier un faisan !
Elle a été sérieusement blessée à la tête.
L'hélico du SAMU l'a transportée rapidement dans un hôpital de Nîmes.
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14 novembre 2009
Accident de chasse à Ugine : à quand un permis de chasse aménagé pour les aveugles ?

Vous toutes et tous qui passez sur ce blog devez nécessairement soutenir, avec force et vigueur, la proposition de loi qui vise à réduire à 5,5% le taux de TVA sur les tenues de camouflage et à l'inverse, à restaurer à 30% (produits de luxe) celui appliqué aux chasubles fluo et autres gilets orange.
Car oui, je vous le dis haut et fort : ce n'est qu'ainsi que l'autorégulation des chasseurs sera meilleure et plus efficace encore.
Moins ils se verront entre eux, plus leur autoélimination sera facilitée.
Et comme la chasse est un loisir qui coûte cher, seule une mesure fiscale significative peut les inciter à s'équiper prioritairement de tenues de camouflage.
Ensuite, les tireurs maladroits, bourrés (ou les deux) pourront s'en donner à coeur joie.
Un exemple pour convaincre les indécis.
Mercredi 11 novembre, à Ugine (Savoie), un viandard a aperçu du mouvement dans la végétation. Tout de suite, il a pensé à un animal, normal.
Il a fait feu. Normal.
Mais c'est ballot, c'était un autre chasseur.
Ce dernier (53 ans) a pris la balle dans le bide, balle qui est par ailleurs ressortie par la fesse.
Inutile de te préciser que l'affaire est sérieuse.
Il a été hélitreuillé et conduit à l'hosto de Grenoble.
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13 novembre 2009
Accident de chasse à Rochechouart : l'abdomen 1 à 0

Riri, Fifi et Loulou sont trois sacripants, des amis de longue date qui forment une sacrée bande de potes, toujours prompts à la rigolade.
Et ils s'en paient du bon temps, quand ils sont à la chasse, cette passion qui les unit comme le vin blanc lie la sauce de blanquette.
Quelles tranches de poilade ils s'offrent, ces chenapans, quand ils crèvent de l'animal !
Car c'est bien ça la vie...bien se marrer tout en tuant !
La dernière crise de rire remonte à mercredi 11 novembre, au lieu-dit Villeneuve, quand, en fin de matinée, Fifi (41 ans) a collé une bastos dans le baquet de Loulou (41 ans aussi).
Plié en deux qu'il était, le gazier.
Les secours qui l'ont transporté à l'hosto de Saint-Junien (Haute-Vienne) n'en revenaient pas.
Quels déconneurs ces chasseurs ! Toujours à se faire des niches !
07:55 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 novembre 2009
Accident de chasse à Vacheresse : fais comme l'oiseau...

Devinette :
un viandard de 42 ans chute de 50 mètres d'une hauteur de 1200 mètres le 08 novembre à 09h30 dans le département 74; à quelle vitesse allait l'hélico qui a conduit le type à l'hosto de Thonon ?
Tu cales ?
La réponse, c'est on en sait rien. Vraisemblablement dans les 245 km/h.
Je peux te dire simplement que ce chasseur qui s'est pris pour Superman n'avait bien sûr pas d'origine kryptonienne et que même avec une cape, c'est pas coton de voler.
On peut supposer que les animaux du lieu-dit Misérave, commune de Vacheresse, ont, pour la première fois de leur existence, assisté à un hélitreuillage, ce qui a animé de façon fort satisfaisante ce dimanche qui s'annonçait mortel.
07:41 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 novembre 2009
Accident de chasse à Condé-sur-Aisne : nique ta jambe !

C'est le propre des grandes personnalités que de rester discrètes, voire anonymes, tout en effectuant un travail remarquable.
Le sous-commandant Bébert est de celles-là.
Ce blog avait découvert ce sanglier hors du commun il y a 2 ans désormais à l'occasion d'un accident de chasse foutrement mortel à Saint-Epain (bavure qui a été examinée il y a peu par le Tribunal correctionnel de Tours et il semble qu'on se dirigerait vers de la prison ferme comme sanction).
Le sous-commandant Bébert est en effet un expert en combat rapproché, en self-défense, en guérilla de campagne et il dispense ses techniques aux zanimos de la forêt qui sont emmerdés par les tueurs de l'aube.
Sa tête est mise à prix, doublement, car en plus d'organiser la résistance, il répète à l'intention de ceux qui se découragent que tant de misère ne peut pas continuer à donner cette moisson de mort, que l'espoir se sème et se récolte.
D'après ce que je sais, il aurait fait un passage dans l'Aisne pour animer un stage de close-combat, ensemble de techniques qui, je te le rappelle, visent à mettre hors d'état de nuire un adversaire de manière très efficace, par tous les moyens possibles et le plus vite possible.
Ce qui expliquerait l'accident de chasse dont je te cause présentement.
Du côté de Condé-sur-Aisne, dimanche 08 novembre, un viandard s'apprêtait à dégommer un sanglier qu'il croyait avoir acculé dans un épais taillis.
L'animal a probablement mis en pratique le conseil du Samouraï Musashi dans Le 'Traité des Cinq Roues' : "Lorsque, au cours d’un combat qui reste à l’état de mêlée, rien n’avance plus, abandonnez vos idées premières, rénovez-vous en tout et prenez un nouveau rythme. Ainsi découvrez le chemin de la victoire. Chaque fois que vous jugez qu’entre votre adversaire et vous tout grince, changez d’intentions immédiatement et parvenez à la victoire en recherchant d’autres moyens avantageux pour vous."
Il a ainsi foncé avec détermination sur le pervers en kaki, le blessant à la jambe avec sa défense avant de prendre la fuite.
Le chasseur a eu du fion : l'artère fémorale n'a pas été touchée mais il a quand même morflé.
Il a été conduit à l'hosto de Soissons.
N'oubliez-pas, amis animaux, le précepte du sous-commandant Bébert : "Quand on est dans l'action, il faut gagner."
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10 novembre 2009
Accident de chasse à Bollène : et si Riri le ricochet était innocent ?

KicetikatirésurDenis ?
Wiki ?
Ki ?
C'est pas la faute à Ducon
C'est la faute à Riri
Riri le ricochet
Le vilain ricochet qui a fait un gros bobo à la cuicuisse de Denis
Car la baballe elle est pas riquiqui
Riri-le prénom a été modifié pour des motifs évidents (de la mer)- est un tout jeune ricochet qui ne savait pas, innocent qu'il est, à qui il s'attaquait : au président de la société de chasse du coin.
Et ça, les viandards, ils n'aiment pas qu'on touche au patron.
Avec l'aide des sangliers, il a été exfiltré vers un endroit plus sûr.
Cette tragique histoire s'est passée à Bollène (Vaucluse) dimanche 08 novembre au matin.
Riri ne reverra plus le vignoble, c'est absolument ignoble, arrêtez de tout mettre sur le dos de Riri.
Riri clame son innocence.
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09 novembre 2009
Bavure de la chasse à Emmerin : ça bouge, on tire !

-Touché ! Beau tir ! Félicitations
-Merci, vous savez, c'est l'un des gibiers les plus difficile à prélever
-A ce point ?
-Oui, il court très vite et en zigzag en plus
-Vous permettez que j'aille chercher ce lapin ? Je crois savoir où il est...Il longeait la haie...Il doit être au pied des arbustes...
-Si vous voulez
Quelques minutes plus tard.
-Il est vraiment curieux votre lapin !
-Comment ça ?
-C'est un spécimen qui a deux bandes blanches sur les flancs
-Hein ?
-Je suis formel, et dessus c'est marqué ADIDAS
-Mais qu'est-ce que vous racontez ?
-Et chose étonnante, il porte un K-WAY...
Dimanche 08 novembre, à Emmerin (7 km de Lille), un viandard a fait feu sur un lapin, en direction d'une haie derrière laquelle un joggueur alignait les tours, sur une allée de promenade du bois.
Le joggueur a été blessé à la jambe droite et au flanc. Il a été conduit au CHRU de Lille.
Tranquille nulle part, viandard partout.
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08 novembre 2009
Scène de chasse ou le calvaire d'un sanglier...

Quand les tueurs en série de la racaille des bosquets passent à l'acte, ce n'est vraiment pas beau à voir.
Derrière leur pathétique ambition (qui ne berne personne d'ailleurs) de se présenter au public comme des écologistes sur le terrain, il y a, on a tendance à l'oublier, des penchants prononcés pour le mal, la souffrance et la mort.
Le calvaire enduré par ce sanglier n'en est qu'une illustration. Les méfaits de ces déséquilibrés sont quotidiens, répétés.
Une société qui tolère qu'en son sein des tarés armés donnent libre cours, sans limitation, à leurs pulsions malsaines est une drôle de société.
Ces types en kaki ont fait et feront de bons miliciens. La traque, l'affût, ils ont ça dans le sang. Et comme ils méprisent la vie, ils ont fait et feront d'excellents supplétifs d'une armée régulière.
Finalement, la chasse n'est-elle pas la guerre en temps de paix ? Et pour s'adonner à la guerre, une moelle épinière suffit. Pas besoin de cerveau.
Alors, ce malheureux sanglier, que lui ont-ils fait subir ?
La société de chasse de Mathay (Doubs) terrorisait la campagne, ce samedi 31 octobre.
Un viandard a allumé un sanglier mais ne l'a touché qu'à l'arrière-train.
On imagine la suite...Fou de douleur, difficilement, l'animal est arrivé sur une route (la RD438).
Un véhicule l'a percuté, sans dommages, heureusement, pour le conducteur.
Couché, ensanglanté, souffrant mille morts, le sanglier s'est fait ensuite attaquer par les 8 chiens de la meute !
Au beau milieu de la route, devant une dizaine de personnes descendues de leurs voitures, écoeurées, ébahies...
Ce n'est qu'après qu'un chasseur s'est décidé à venir achever le sanglier au couteau.
C'est ça la chasse.
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07 novembre 2009
Bavure de la chasse à Rochefort-du-Gard : peinard nulle part, viandards partout

Dimanche 1er novembre ; un temps de Toussaint. Peu importe, c'est toujours agréable de se promener dans la nature; et on constate, avec une pointe de mélancolie, que la lumière s'affaiblit, que le soleil, décidément, se refroidit, que ces feuilles splendides tombent comme nos ans... Salut, derniers beaux jours ! disait le père Lamartine.
Et ces deux femmes, qu'ont-elles ramassé, ce dimanche : des feuilles pourpres ou jaunissantes ? Des champignons ? D'ailleurs, trouve-t-on des champignons entre les rangs de pieds de vigne ?
Elle, 61 ans, a ramassé 5 plombs; dans la main, le torse et au visage.
Sa fille, 37 ans, a ramassé 16 plombs; au visage et dans une oreille.
Certains plombs sont si profondément incrustés qu'ils n'ont pas pu être extraits. Ce qui est dommage, tu en conviens, empêchant ces femmes, par exemple, de passer une IRM s'il en était besoin.
Mais ces deux promeneuses ne tenaient pas spécialement à prendre du plomb dans leurs chairs.
C'est un chasseur qui s'est chargé de distribuer la ferraille.
Oh! ...Il ne l'a pas fait exprès, bien sûr...C'est entendu...C'est involontaire, il est désolé et patati et patata...
Il visait un perdreau. Il a touché deux femmes.
Qui se promenaient gentiment dans les vignes, chemin de Bel Air, du côté de Rochefort-du-Gard.
Chapeau bas l'artiste.
La racaille des talus fait ce qu'elle veut, quand elle veut, où elle veut et elle emmerde ceux qui ne sont pas contents.
Compris ?
La campagne, en automne, c'est beau comme un coup de fusil.
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06 novembre 2009
Accident de chasse super mortel à Lirac : Maurice, genou voit très mal barrés

-Tu trembles encore !
-Bin ouais, mets-toi à ma place, j'ai failli y passer quand même et je peux te dire qu'une battue, c'est traumatisant à vivre
-Excuse-moi...
-Ce n'est pas grave, le principal c'est que je m'en sois tiré et que ces types soient tellement choqués qu'ils envisagent d'arrêter tout net leur saison
-Bon, faut pas traîner dans le coin, ça pourrait chauffer pour nos meules s'ils ont envie de se venger, des fois que...
-T'as raison, en plus je suis vidé, je m'arrache...Babaille...
C'est sur ces mots que Sylvère, ce gentil mais imposant sanglier mâle prit congé de Manuel, sanglier un peu plus jeune, très impressionné bien sûr par l'incroyable histoire vécue par son camarade mercredi matin 04 novembre au lieu-dit Jas du porc, à proximité de Lirac (Gard).
Pour Sylvère, les affaires étaient très mal engagées en début de matinée. La battue avait débuté, chiens, piqueurs, chasseurs postés, ça sentait le carnage. Quadrillant militairement la campagne, comme à la guerre, la racaille des bosquets s'était mise en route.
Acculé, Sylvère l'était. Ses feintes, ses fausses pistes, ses courses multipliées n'avaient servi qu'à retarder l'échéance fatale et à agacer les viandards.
Sylvère s'était dirigé vers l'endroit le plus boisé du coin...Surtout ne pas leur faciliter la tâche, à ces tueurs...
Un coup de feu. Du très gros calibre assurément. Le truc qui fait un maximum de dégâts.
Un hurlement. Humain.
Le deuxième piqueur avait ramassé une balle de calibre 300 dans le genou gauche.
Le tireur croyait qu'il s'agissait de Sylvère qui tentait de fuir à couvert.
Le temps que les secours rappliquent, le blessé (72 ans) s'était vidé de son sang. Forcément. L'artère fémorale avait été touchée.
Il est devenu tout à fait mort.
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05 novembre 2009
Accident effroyablement mortel et humide à Fresnes-sur-Marne ou la fable du canard et du viandard

Maître canard, palmipède sage à l'oeil malicieux trouvait proie dans l'eau...Fouillant et remuant vase qu'il savait abondante, du côté de Fresnes-sur-Marne.
Occupé puis agacé quand un groupe d'autres canards perturba grandement son labeur.
Ces volatiles malpolis battaient des ailes, cancanaient à qui mieux mieux, ameutant toute la population à plume de cette écluse du canal de l'Ourcq.
Maître canard vint s'enquérir de cette agitation bavarde et il lui fut rapporté que la présence d'un chasseur sur les berges du canal inquiétait la gent ailée.
A juste titre, semble-t-il; cet homme d'une soixantaine d'années donnant la désagréable impression d'être venu précisément pour trucider du canard.
Maître canard, peu avare en conseils avisés, du fait de son grand âge, ordonna un prompt repli qu'il exigea discret, pour ne pas attirer l'attention du viandard.
Ce mouvement d'ensemble troubla-t-il plus que de mesure le pékin en kaki ? Il glissa ainsi de son poste, la vase accompagnant sa chute vers l'eau froide du canal.
Le viandard malhabile périt en cette occasion devant la foule des canards.
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04 novembre 2009
Bonjour tristesse : Claude Lévi-Strauss n'est plus; Claude Allègre se porte plutôt bien

L'auteur de ce blog est d'humeur maussade. Le mot est faible.
Il y a de quoi.
Claude Lévi-Strauss s'en est allé, à l'aube de sa 101ème année.
Claude Lévi-Strauss était un géant. Pour la pensée contemporaine, pour la pensée...tout compte fait.
Ses travaux d'ethnologue, d'anthropologue, n'ont eu de cesse d'appréhender le rapport des hommes aux animaux et des hommes aux hommes, stigmatisant ainsi avec force et lucidité la 'dévalorisation' humaniste, de l'animal.
Claude Lévi-Strauss réclamait un droit du vivant et demandait à l'homme, occidental particulièrement, être souffrant, qu'il fasse enfin preuve de cette qualité (propriété ?) propre à Sapiens à l'égard de l'animal, ce 'plus autrui des autrui' : la pitié.
08:06 Publié dans Humeur & aphorismes et périls | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 novembre 2009
Accident de chasse à Pontevès : le massacreur de 42 fillette habite dans le 83

Quel spectacle ! Ou plutôt quelle prestation ! Pareil que dans un film d'action américain...Tout y était...Le drame, du rebondissement, du suspens...
Notre héros des bacs à sable n'a pas fait semblant. Abdiquer devant tant d'infortune ? Jamais, foi de chasseur. Démerdard au possible. Aurait-il pris une potion magique pour se sortir d'un tel pétrin ?
Tu veux que je te raconte ? Même si ça date de quelques semaines ? Bon, en même temps, ce n'est pas une antiquité donc on peut y aller. Je t'assure, ça vaut le détour...
Nous sommes le 14 septembre, à Pontevès, toute petite commune du Var (83). Il était parti à la chasse.
Alors qu'il crapahutait, il manipulait en même temps sa seringue.
Devine ?
Il s'est pulvérisé le ripaton gauche au calibre 12; juste au niveau de la malléole.
Mais notre loustic s'était avoiné le panard à proximité de son domicile, à quelques 150 mètres. Rampant, tremblant, haletant, souffrant, il n'en pouvait mais...
Comment prévenir les secours ?
C'est là qu'il a eu l'idée de tirer un coup.
Deux coups.
Trois coups...Quel gaillard !
En entendant cette série de coups de feu, sa compagne s'est trouvée alertée et s'est rendue sur place.
Le viandard a ainsi pu être déposé à l'hosto de Toulon.
08:07 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 novembre 2009
Accident de chasse carrément mortel à Brignoles : le ciseau à bois, la caravane passe

Les mois d'octobre sont meurtriers.
Lui, 72 balais, il n'a pas attendu la Toussaint, voire le jour des Défunts, pour sortir rapidement de son existence.
Nous sommes tous condamnés à vivre par contumace. Certains plus que d'autres.
Samedi 31 octobre, à Brignoles (Var), il était parti chasser tôt le matin.
Mais l'imprudence associée à une occupation futile, conne et cruelle, a fait équitablement son boulot.
Il s'est tiré une bastos dans le baquet. On a retrouvé son corps vers les 20 heures.
Il y a grand tort à aller trucider de malheureuses bestioles.
Eugène Delacroix disait que l'homme est un animal sociable qui déteste ses semblables. S'il n'y avait qu'eux !
08:11 Publié dans Traditions connes et cruelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 novembre 2009
Accident singulièrement mortel à Moux-en-Morvan : à la Saint-Quentin, t'iras pas bien loin

J'en connais, de ces types qui affirment avec conviction que la chasse est un loisir sportif qui n'est pas plus dangereux que n'importe quel autre loisir de plein air (équitation, planche à voile...), que partout, il y a également des pépins, des drames...
Prenons-en acte pour une fois.
Et livrons-nous à un petit exercice.
L'accident que je vais te relater est intervenu hier, samedi 31 octobre, du côté de Clamecy, à Moux-en-Morvan précisément.
Comme je suis facétieux, j'ai placé deux mots qui n'ont rien à voir en réalité avec ce fait divers. Ajoutent-ils de la crédibilité au texte ?
Et d'abord, sauras-tu les retrouver ? Je te préviens de suite, ce n'est très facile...
Bois de Simplex. Il est 16 heures. Après l'effort, le réconfort. Il faut dire que la journée a été longue et fatiguante. Ils en ont fait des kilomètres, soufflant parfois. Pour certains, les plus âgés, c'était même ardu.
A proximité des véhicules, coffres ouverts, tout en se changeant, ils échangeaient leurs impressions sur la splendeur du massif forestier. Le Morvan, en automne, c'est quand même quelque chose...
Et soudain, l'accident !
Alors que l'un d'entre eux manipulait ses jumelles pour les ranger, l'étui toucha un collègue en pleine tête.
Il mourut.
Il avait 65 ans.
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